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Loin de nous, cet esprit de surenchère !


Par Spartacus - Publié le Mardi 11 Janvier 2022 à 21:40

Loin de nous, cet esprit de surenchère !
Je préfère la sagesse de ce qui s’écrit plutôt que la saillie de ce qui se prononce. En vertu de la maxime suivante : "Tu es le maître des paroles que tu n'as pas prononcées ; tu es l'esclave de celles que tu laisses échapper". Je résisterai à ce qui est, dans l’air du temps, à cette provocation sourde qui peut jaillir, au détour d’une conversation amicale ou sérieuse, des plus brillants esprits, de ceux-là même qui sont censés nous guider, conduire notre commune destinée vers un meilleur avenir. Nous pourrons noter le passage à l’acte millimétré en 4 mots : provocation, infantilisation, intimidation et fracturation.

De l’usage de la provocation, certains effets sont attendus comme une forme désirée de clivage tandis que d’autres effets pervers peuvent en découler sans que l’on ne puisse être en mesure d’en maîtriser, pour autant, toutes les conséquences. Il y a une forme d’entêtement insupportable subséquent à un aveuglement certain et égoïste que de ne pas souhaiter que l’esprit de paix triomphe dans la cité et perdure dans le temps. Il y a aussi un empressement délétère masqué dans l’écrin du dialogue simulé, une impatience redoutable de mieux en mieux dévoilée, un emballement voulu dans la gestion des agendas qui consistent, ensemble, à prendre de court tout le monde, à obliger à prendre parti tout en incitant les uns à prendre à partie les autres, à semer délibérément le trouble au sein de la masse, à fendre le soc impassible d’un peuple constamment apeuré, à discriminer dangereusement, par le pouvoir insidieux des mots, des choix personnels individuels en les criminalisant à dessein. Cependant, face au délitement potentiel de nos liens les uns avec les autres, face à l’affirmation de propos pernicieux qui n’ont que l’apparence de la vérité, face à des sophismes servant constamment et systématiquement une espèce de dénigrement systématique d’une minorité, face à la charge émotionnelle forte qui découle d’une forme de subversion, le comportement le plus juste ne serait ni de se résigner, ni de se réfugier dans un silence coupable. A l’inverse, il ne faudrait pas non plus donner plus d’importance qu’ils n’en ont, à des propos irresponsables et infantilisants, dont le choc se doit d’être amorti plutôt par un effet de résilience collective et non pas par un réflexe de défense ou de survie individuelle qui viendrait à compromettre l’usage raisonnée, proportionnée et raisonnable des ressources dont seul l’inconscient collectif et éveillé dispose en son sein.

En effet, accepter de s’inscrire dans un schéma d’infantilisation, c’est conférer un pouvoir absolu et tyrannique à celui ou celle qui s’adresse, à nous, du haut de la fonction qui est la sienne, par certains côtés, dont la parole est constamment abaissée d’une part, et, d’autre part de plus en plus délégitimée par des postures porteuses d’une forte charge émotionnelle qui se répètent à l’envie et confirment une méconnaissance totale et du potentiel et du comportement du public auquel on s’adresse. En effet, le peuple ne se décompose pas aussi distinctement que l’on voudrait en 2 groupes complètement étanches : les partisans et les contempteurs, les résignés et les révoltés, les volontaires et les réfractaires. Nous sommes face à un peuple dont beaucoup ont choisi certes le confort du conformisme de la pensée dominante face à un mal absolu, qui, pour autant, dans leur grande majorité, ont agi sur un fondement irrationnel ou alors par peur de privation d’un certain nombre de libertés, pourtant jugées fondamentales dont le spectre paradoxalement ne cesse de se réduire de jour en jour. Nous côtoyons, dans nos sphères privées comme professionnelles, des êtres avec lesquels nous ne partageons pas l’intégralité des opinions, avec lesquels nous ne nous confondons pas fort heureusement, avec lesquels nous sommes liés de sang ou d’amitié et qui ont fait des choix que nous ne sommes pas prêts à faire, pour rien au monde, par instinct de conservation et au nom du nécessaire principe de précaution.
 
C’est pourquoi, il n’est pas concevable que ces êtres auxquels nous tenons et qui tiennent à nous en viennent à nous incriminer pour les choix qui sont les nôtres au nom de la création d’une forme de paranoïa et d’une accusation trop facile consistant à nous mettre au ban de la société parce que nous refuserions de nous plier à des injonctions qui n’ont pas lieu d’être et qui ne sont pas de nature à garantir l’intégrité de notre santé dans la durée. Nos choix tout comme nos vies nous appartiennent, hors de nous l’idée de nous imposer aux autres dans la vérité d’un jour qui n’est pas celle du lendemain, hors de nous l’acceptation docile et béate de prescriptions dont l’innocuité, à long terme, ne peut être garantie. Un peuple puéril est un peuple sans mémoire et sans avenir, et, c’est justement, avec raison, que nous nous rappelons du scandale du sang contaminé.

Pour toutes ces raisons, il est donc hors question de céder au chantage permanent et à l’intimidation injustifiable qui consisteraient à nous faire céder aux menaces aussi insidieuses que répétées. Il n’est pas concevable de répondre au déni de soi, de son identité, et de ce qui fait l’essence même de nos vies qui sont la somme de nos choix, car ils fondent, ensemble, le socle de notre commune appartenance dans l’étendue subtile de nos différences et l’expression riche de nos nuances. Plus que jamais, nous avons besoin de dialogue des cœurs et de profond respect, et, encore plus là où les mots manquent car la bataille de la conviction est close. Et, si jusqu’ici, tout ce qui a été arraché au peuple, l’a été par la persuasion fondée sur la peur, s’ouvre à présent, l’ère de l’intimidation, fondée sur l’absence de consentement. Et, cet état de fait vaut également pour celles et ceux d’entre nous qui ont consenti à la solution du "tout vaccinal" comme d’une panacée dès lors qu’elle se limitait à une, voire au maximum 2 doses. La mise en place d’une forme d’abonnement avec, selon les versions d’experts avisés sur le sujet, une multiplicité d’injections pouvant varier de 7 à 10 doses, ne fera que renforcer la méfiance de celles et ceux qui ont cru et consenti au sacrifice initial exigé en échange de la promesse du rétablissement de certaines libertés confisquées de fait et du retour à une vie plus ou moins normale, lequel retour se fait de plus en plus attendre, et, s’apparente plutôt à une chimère.

Le chemin qui nous conduit aux échéances électorales pour la fonction suprême de notre pays, a donc inexorablement conduit certains, au gré des sondages et de la place prise par des candidatures aussi inattendues que surprenantes, à faire le pari de la fracturation comme ligne franche de partage de la société, à envisager cette dernière comme une arme électorale, à l’ériger en véritable stratégie censée ouvrir une voie royale à un succès qui ne laisse pas de doute possible, occultant de fait, l’ensemble des thématiques de notre pays, comme si la pandémie, à elle seule, représentait un enjeu exclusif, à faire, au fond, du COVID 19, l’enjeu unique sur lequel la discrimination pourrait avoir un effet de levier déterminant. C’est un pari bien osé que celui d’une fracturation capable de faire le plein des voix d’un côté en même temps que la dissolution des oppositions incapables d’en tirer le bénéfice d’une position claire et nette sur le sujet de l’autre côté. Dans l’esprit même de l’expression d’une forme de violence verbale symbolique inacceptable, c’est un pari, insensé et indécent même, qui consiste même à vouloir frapper de déchéance de la nationalité celles et ceux qui poseraient actuellement problème, à supposer que ce soit des voix qui semblent acquises aux extrêmes au mieux et au pire qui ne se déplaceraient pas pour se rendre aux urnes. "Déclarer la guerre" à une minorité en supposant que la majorité ne jouisse, par avance, et, par pur plaisir de vouer, par procuration, aux gémonies leurs semblables, qui, leurs collègues de travail, qui, des membres de leurs familles, qui, leurs ami(e)s, souvent de longue date, s’avère être un pari à double tranchant, qui, même s’il était couronné de succès, ouvrirait indubitablement la voie à une tyrannie sans fin.




1.Posté par GIRONDIN le 12/01/2022 06:44

PUNAISE, ça s'est bien écrit.
BRAVO !

Effectivement beaucoup se sont fait vacciner par obligation professionnelle, et feront les multi doses pour pour pouvoir travailler. Ils n'adhèrent aucunement à la vaccination covid, sans être antivaccin.

2.Posté par L'Ardéchoise le 12/01/2022 21:33

"déchéance de nationalité" : vous avez vu ça où ?

3.Posté par République le 13/01/2022 09:44

Le 13/01/22 : Des mots riches et de belles phrases ne sont pas suffisants pour évaluer une position gouvernementale, partagée sur certains points, dans une république d’un certain niveau de pratique démocratique, et pour construire une autre perspective. Par certains côtés, on retrouve ce qui s’est passé pour les « Gilets Jaunes » … et qui alimente plus le populisme sous toutes ses formes.

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