Société

Logement social: La moisissure pour quotidien d'une famille de La Montagne

Vendredi 10 Août 2018 - 16:09

La résidence "Les Poinsettias", située à la montagne, avait été inaugurée par les élus de St-Denis et la SHLMR le 15 décembre 2015. Ce sont 20 LLTS (logements à loyers très sociaux) et 15 LLS allant du T2 au T5 qui avaient été livrés pour le plus grand bonheur des bénéficiaires. 

Moins de trois ans plus tard, il s'avère que certains logements connaissent de nombreux problèmes d'infiltrations occasionnant des traces permanentes de moisissures ainsi que des odeurs persistantes dues à l'humidité lorsqu'il pleut. 

C'est le cas de M. Sadenon et de sa famille qui vivent dans un appartement situé au rez-de-chaussée du bâtiment A. Depuis plusieurs mois, ils se démènent auprès de la SHLMR afin de pouvoir trouver une solution rapide, son logement étant moisi et devenu insalubre. 

Faire reconnaître par son bailleur un défaut de construction

Lors de son témoignage, M. Sadenon explique toutes les difficultés qu'il rencontre depuis de longs mois pour faire reconnaître par son bailleur un défaut de construction. En effet, les différentes expertises tendent à vouloir démontrer que les locataires seraient responsables de l'état de l'appartement par un manque d'aération des pièces.

Lors de la visite de l'appartement, une forte odeur d'humidité se dégage alors même que les portes et les fenêtres sont grandes ouvertes. La quasi totalité des pièces donnant sur l'arrière du bâtiment sont touchées par la moisissure. L'appartement, situé en rez-de-chaussée, est attenant à un petit jardin qui retient les eaux en période de pluie.

Cela se traduit par des remontées d'eau dans les murs, entraînant humidité et moisissure. Néanmoins, les différents rapports d'experts mandatés par la SHLMR concluent, pour leur part, qu'il s'agit d'un manque d'aération à imputer au locataire. 

L'état de santé de leurs enfants fortement impacté par ces infiltrations

Quoi qu'il en soit, le réel problème de cette famille demeure l'état de santé de leurs enfants qui est fortement impacté par ces infiltrations. Après analyses, il s'avère que les enfants présentent une réponse positive aux pneumallergènes tels que moisissure et acariens entre autres. Certificats médicaux à l'appui, leur médecin atteste de l'incompatibilité de leur état de santé s'ils restent dans leur résidence actuelle. 

La SHLMR a proposé dernièrement à M. Sadenon un logement à la Plaine des Palmistes qu'il n'a pas pu accepter pour des raisons de surface et de distance de son lieu de travail. Pour autant, ce chef de famille se dit prêt à accepter de se délocaliser pour la santé de sa famille. 

La SHLMR s'est appuyée sur les rapports d'experts 

De son coté, la SHLMR, par la voix de la Bérangère Claudon, responsable gestion clientèle, a accepté de nous recevoir afin d'évoquer la problématique de la prise en charge de la famille Sadenon. La SHLMR s'est appuyée, dans un premier temps, sur le rapport de l'expert de l'assurance qui impute clairement la faute au locataire. Pour lui, il n'y avait aucun doute, le logement n'était pas suffisamment aéré. 

Cependant, pour le bailleur, il n'a jamais été question d'éluder le problème des infiltrations de ce logement. Il rappelle que le bâtiment, livré il  y a moins de trois ans, est toujours sous garantie décennale. Cela implique une procédure particulière à mettre en oeuvre qui a pour effet d'allonger la prise en charge des travaux.

 Il n'est pas question pour eux de se retrancher derrière cette excuse

Pour autant, il n'est pas question pour eux de se retrancher derrière cette excuse. Bérangère Claudon est catégorique. Elle nous affirme qu'une maison individuelle à la Plaine des Palmistes a bien été proposée mais refusée alors que M. Sadenon avait initialement demandé un relogement sur la commune de Salazie. 

Quoi qu'il en soit, des travaux vont être effectués afin de solutionner définitivement la cause de ses infiltrations. La SHLMR va proposer un logement collectif à la famille Sadenon dans un premier temps, voire procéder à un relogement d'urgence s'il est avéré qu'il s'agit d'une situation d'urgence.

Pascal Robert
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1.Posté par MICHEL ANGE le 10/08/2018 17:55

Pourquoi cet article ? ces gens sont assurés ?

2.Posté par les buses du mur en moellon le 10/08/2018 18:19

à propos des buses dans un mur en moellon : il faut pas les boucher avec du béton ! sinon le mur ne fait pas la pachoire mais la pichine ! c'est courant de voir ça avec certains sous-traitants.....

3.Posté par question bête le 10/08/2018 18:56

honte à ce bailleur !!

https://www.lemonde.fr/immobilier/article/2016/03/14/location-quand-un-logement-peut-il-etre-qualifie-d-indecent_4882377_1306281.html

4.Posté par Veritas le 10/08/2018 22:22 (depuis mobile)

Ôté la Di à où aller salazie ou la plaine des cafres. Mdr saint Denis les reserver déjà pou les amis franchement en gros i Di le boug aller dans les arrête fatigue demoun Eh ben lol. Sérieux largue pas mr bon courage à ou

5.Posté par Tam le 11/08/2018 08:52 (depuis mobile)

@veritas
«.. alors que M. Sadenon avait initialement demandé un relogement sur la commune de Salazie. »
Avant de jouer au malheureux exploité par ces gros racistes lisez ...arrêtez de vous positionner en victime ça changera !

6.Posté par Panpan le 11/08/2018 09:30 (depuis mobile)

Qui dit vrai? Le type lambda ou la grosse boite?
Faut pas oublier que le bailleur peut facilement se mettre les experts (qui aiment avoir du boulot régulier) dans la poche.
Luttons contre les forts quand ils abusent : l''actualité regorge d''exemples.

7.Posté par Tous les mêmes le 11/08/2018 12:48 (depuis mobile)

Tous les mêmes. A partir que c''est un bailleur social on est sur de mettre les pieds dans de la merde et à tout les niveaux. La preuve avec la SEMADER et sa résidence Les palmiers bleus à l''étang Salé

8.Posté par Tous les mêmes oui le 11/08/2018 21:36 (depuis mobile)

Victoira qui a eu une villa à la Montagne :comment ?

Nassimah Dindar : une villa dans le fond de la rivière : Comment ?

Les autres on payé plein pot.

9.Posté par SIDR les Marjolaines st denis le 11/08/2018 21:54 (depuis mobile)

SIDR les Marjolaine à st Denis, rien n'est fait. La réhabilitation est en panne et les travaux toujours en attente. Allo freedom ...

10.Posté par SDF dans le froid le 12/08/2018 17:06 (depuis mobile)

Il y a des SDF dans l'hexagone qui aimerait bien vivre sous le soleil avec un peu de moisissures... et pas dans le froid ...

11.Posté par un observateur le 13/08/2018 00:57

A post 10, effectivement, tout le monde voudrait vivre sous le soleil, et surtout nos frères et sœurs
envoyés de force dans ce que vous appelez "l'hexagone", dans les années 1960. Ici, ils ne disaient pas qu'ils avaient froid, oui,ils étaient misères, ils avaient tout simplement faim... Ce sont des enfants arrachés de leur famille, pour aller vivre dans Le FROIT. C'étaient des enfants...Vous comprenez ?
ces gosses, ont été traités moins que des SDF...
Mais le sujet n'est pas là. Ici, il s'agit de logements construits légalement, mais construits de sorte qu' ils
procurent un maximum de bénéfice à certaines personnes. L’intérêt des usagers n'est dans la plupart des cas,
pas pris en compte, et ce, quel que soit le bailleur social. Ce locataire a tout à fait raison de se plaindre des malfaçons.
Tout un travail reste à faire...

12.Posté par @post 11 le 13/08/2018 15:38 (depuis mobile)

Faire preuve de lucidité, et pas de susceptibilité.
Ne dérapez pas svp .... sans l'hexagone cette île serait pire que Mada... gnagnagnagna

13.Posté par A post 12 le 13/08/2018 16:56 (depuis mobile)

Et sans votre post, l'air serait plus frais et de bonne qualité.
Vous ne connaissez ni.la Reunion ni Mada ?
Fermez la et alé jouer cannette.

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