Courrier des lecteurs

Lettre ouverte du bâtonnier Georges-André Hoarau à Mr Jules Bénard

Lundi 18 Septembre 2017 - 16:36

Droit de réponse suite à l'article du 13 septembre 2017.

Monsieur Bénard,

Il est de mon habitude de répondre aux courriers qui me sont adressés, c'est pourquoi je prends le temps, malgré ma semaine chargée, de vous adresser à mon tour une lettre ouverte. 

Vous m'avez annoncé le 13 septembre 2017 que votre implacable juridiction avait tranché et que je n'étais désormais plus digne de votre respect et de votre amitié, pour avoir manqué de "compassion" pour la "victime" de mon client.

Je vous rassure, je n'entends pas interjeter appel de votre verdict, mais simplement apporter un peu de contradiction aux débats, puisque telle est l'essence de ma profession.

Vous auriez pu me reprocher uniquement le manque d'élégance des propos que j'ai tenus sur une chaîne locale. Si ce n'était que cela, j'aurais pu convenir avec vous que l'élégance n'est pas ma qualité première. Je vous aurais également expliqué, qu'après deux jours de combat acharné aux assises, l'adrénaline peut rendre les mots plus durs...

Mais là n'est pas le problème.

Vous me reprochez surtout mon absence de "compassion" pour la "victime" de mon client. 

Et là, je réalise avec effroi, qu'après toutes ces années passées à chauffer les bancs du Tribunal correctionnel, vous n'avez toujours pas compris le principe central de toute justice qui se respecte, la présomption d'innocence. 

Je vais donc vous raconter l'anecdote que je réserve en général aux braves gens qui n'ont jamais mis les pieds dans une enceinte de justice :

Imaginez qu'une personne vous accuse à tort, des faits les plus horribles, meurtre, viol, torture. 

Imaginez que la presse et l'opinion publique, sur les simples déclarations de cette personne, vous condamnent d'office, parce que c'est bien connu, les accusateurs ne mentent jamais. 

Vous seriez bien heureux de pouvoir compter sur un avocat indigne de respect comme moi pour vous défendre et pour subir la vindicte populaire à vos côtés. 

Vous seriez bien heureux d'avoir droit à un procès équitable, comprenant le droit de faire appel.

Dans cette hypothèse, pouvez vous imaginer qu'à la sortie d'un premier round judiciaire difficile, votre confident et seul allié, retourne sa veste en chantant les louanges de la personne qui vous a accusé à tort...

Je brûlerai ma robe avant de faire subir cela à celui qui m'a confié sa confiance et son destin. 

Monsieur Bénard, sans mettre un orteil à l'audience pour écouter ce qu'il avait à dire, vous avez jugé, condamné et exécuté publiquement mon client. 

Sachez cependant qu'il est toujours présumé innocent.

En me reprochant de ne pas reconnaître le statut de victime de la plaignante, vous me reprochez de ne pas reconnaître le statut de coupable de mon client.

En définitive, vous reprochez de ne pas trahir mon client...

Sachez que je n'exerce pas cette profession pour être aimé, tout comme je ne tire aucun plaisir à être détesté par ceux qui ne comprennent pas (ou ne veulent pas comprendre) que chacun a le droit d'être défendu pleinement.

Cependant, si vous me méprisez parce que je refuse de trahir mon client et mon serment, sachez que votre mépris est pour moi une grande source de fierté.

Enfin, vous faites état en fin de votre article, de votre honte d'avoir été mon ami. 

Je vous rassure sur ce point, votre honneur est sauf, je n'ai pas souvenir que nous ayons été amis.
Zinfos974
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1.Posté par vanille le 18/09/2017 17:25

Et v'lan dans les gencives de Bénard !

2.Posté par miro le 18/09/2017 18:20

Oté ! la donné là ... z'étincelle y grène ... un vieux dicton réunionnais y dit : "ravage pas le guêpe !" mette l'huile coca su les piqures, y parait que y soulage ......

3.Posté par Lesseps le 18/09/2017 18:42

Attention Mr HOARAU , votre "ami" pourrait faire un mail en missouk pour vous mettre dans l'embarras comme il l'a fait pour un chauffeur de bus qu'il ne pouvait pas piffer... sinon j'aime beaucoup votre prose et les deux dernières lignes atteste donc bien que ce Monsieur Benard s'invente bien une vie et des amis ...

4.Posté par Nivet Alain le 18/09/2017 20:12

Georges -André nous nous connaissons depuis la Cave des Etudiants. Je sais ta compétence professionnelle et respecte tes engagements. Mais, vois-tu, c'est le vocabulaire insultant utilisé par un Bâtonnier représentant la Défense et la Loi donc, envers" juste" une Dame dans la souffrance, C'est un dérapage inacceptable d'un Homme de ton envergure. Ta démonstration ne convainc personne. Jules, Raymond, et moi avons été "secoués". Nous nous connaissons depuis si longtemps, et si tes extravagances naturelles ne nous ont jamais étonnées et toujours amusées, là, nous ne rigolons plus. Oui nous sommes déçus, je mets cette maladresse sur le compte de la fatigue comme tu le dis .J'ai une pensée, ce soir pour cette dame. Reprends-toi et laisse Jules tranquille. Tout comme Raymond et moi, il a réagi. Ceci est un épiphénomène et tu conserves ma considération.

Amitiés,
Alain.

5.Posté par GIRONDIN le 18/09/2017 20:22

...... Vous auriez pu me reprocher uniquement le manque d'élégance des propos....

A demi pardonné alors.

6.Posté par Marine RIVIÈRE le 18/09/2017 20:23

Sublime réponse M.Bâtonnier, on l'attendait. Vous vous bagarrez depuis plus de 30ans tous les jours pour défendre vos clients coupables ou victimes. Vous soutenez vos dossiers avec force, ardeur. Pendant que M.Bénard s'invente des amis puisqu'il cite d'autres avocats par leur prénom, serait-il aussi leur ami, jusqu'au jour où ils s'exprimeront pour défendre leur client , M.Bénard les jugera indigne aussi d'être son ami.... Il en connaît du monde M.Bénard, en plus d'avoir été élu meilleur journaliste , merci pour les autres talentueux tel un Jean Noel Fortier que j'ai lu dans le JIR du 12/9/2017 en page 12 et 13, celui là aussi serait peut être plus digne d'être journaliste puisque... Mais que M.Bénard s'attribue le droit de juger indigne un bâtonnier d'être avocat parce qu"'elle se démerde" c'est ne pas le connaître.... Est-ce que M.Bénard sait ce que sait que de plaider pendant 2 jours seul face aux jurés aux magistrats. vous souhaiteriez qu'il soutienne l'adversaire, vous dites avoir voulu casser votre télé , vous auriez dû le faire ça vous aurait peut être soulagé. Il faut vous en prendre à vous même
Mais quel était le but intrinsèque de votre attaque informer le public de vos journées de dédicaces pour vendre votre livre???
M.Le Bâtonnier Georges André Hoarau n'a pas pour habitude de faire de la paraphrase, de la périphrase et autres procédés de style, ni de se cacher derrière les mots, ni derrière les avocats parisiens...
et pour Bénard une petite "fable" locale à méditer :
allez pas baigne dans bord la mer, chenille Galabert pique ton derrière...

7.Posté par Mwa la pa di le 18/09/2017 21:03 (depuis mobile)

À côté de la plaque Jo la flûte le : "qu'elle se démerde" est de trop et lamentable.

8.Posté par li le 18/09/2017 21:10

La suite au prochain mail

9.Posté par Roméo le 18/09/2017 23:10 (depuis mobile)

Nivet (post 4) plus que jamais porte flingue de Benard. Lequel ne répond pas non parce qu'il est lâche mais plutôt KO debout.

10.Posté par Jules Bénard le 19/09/2017 08:37

à Marine Rivière :
Je vous félicite pour être une des rares à ne pas vous dissimuler derrière un pseudo franc comme un âne qui recule, comme la plupart des autres.
Ceci dit, qui a prétendu que j'avais été élu "meilleur journaliste" comme vous dites ?
Certainement pas moi !
D'où tirez-vous cette "info" ?
Je peux vous citer des noms de journalistes que j'estime être à quelques encablures au-dessus de moi : Jean-Noël Fortier, que vous nommez à juste titre ; Daniel Vaxelaire ; mon propre cousin Pierrot Dupuy ; Geoffroy Géraud Legros ; Jean-Pierre Santot ; Etienne M'Vé ; Alain Courbis, Matthieu ; Alain Lemée... etc. Ils sont trop nombreux pour que je les cite tous. Moi, j'ai une petite réputation d'emmerdeur public, soit, mais je n'ai JAMAIS dit que j'étais le meilleur.
Vous mélangez tour et alentour, chaude-pisse et première communion : que vient faire la séance de dédicaces évoquée par vous, là-dedans ? Eclairez-moi vite, je vous en supplie.

à tous mes autres contempteurs :
Je suis le 1er à dire que tout accusé, même le plus monstrueux, a droit à une défense. Je n'ai pas contesté ce droit : j'ai dit qu'un peu de compassion ne ferait de mal à personne. Nuance.
Je n'ai jamais dit que Me Hoareau n'était pas bon avocat : j'ai dit que son dérapage fait vomir, nuance, là encore.

à "Roméo" tout seul :
Alain NIVET n'est pas mon porte-flingue, expression issue des mauvais polars série-B que vous avez mal ingérés et que vous régurgitez de façon nauséabonde. Je pense qu'Alain vous répondra car il a la plume vindicative, méfiez-vous, avertissement sans frais.

11.Posté par Jean Yab le 19/09/2017 11:14

@ Alain Nivet post 4

Maître Hoarau a de bien drôles d'amis, à l'affût du moindre faux pas à pointer sur la place publique, au lieu de lui dire les choses en face tout simplement.

Au moins il n'a pas besoin d'ennemis

@Jules Benard post 10

Nous publions sous pseudo pour ne pas subir vous foudres, quand on voit comment vous vous adressez à vos amis, on n'a pas envie d'être votre ennemi. C'est peut être lâche, mais nous n'avons pas tous le pouvoir de salir les gens publiquement au gré de nos humeur

12.Posté par Nivet Alain le 19/09/2017 11:35

Jean Yab, c'est justement parce que nous nous connaissons bien et depuis longtemps que nous nous permettons de "recentrer"" les copains d'avant" lorsqu'ils dérapent. Si nous utilisons ce support qu'est ZINFO, c'est pour utiliser aussi un support médiatique tout comme G.A.R. "Qui aime bien châtie bien" !

Quant à votre justification du pseudo,.......pas convainquant !

A.N.

13.Posté par Oscar DUDULE le 19/09/2017 12:20

Au delà des connaissances et amitiés, les propos de M. Georges- andré Hoarau sont inadmissibles.

On ne dit pas à une justiciable ; Qu'elle se démerde"

14.Posté par Marine RIVIÈRE le 19/09/2017 12:42

M.Bénard, apprenez à vous méfier "des ânes qui reculent"...
J'estime que vous su dans l'ensemble comprendre mon écrit ainsi que les "tours et alentours", pour les explications complémentaires sincèrement vous avez dû accéder au sens et sous-entendus...et à l'enseignement dispensé. Mais je ne voudrais pour rien au monde tomber dans vos délires...
Cependant je comprends ainsi mieux qui vous êtes sans prétention de faire partie de vos intimes. En effet vos menaces et mesures d'intimidations aux usagers de cette plateforme sont donc à la hauteur de ce que vous écrivez de vous "votre petite réputation d'emmerdeur public"

15.Posté par lesseps le 19/09/2017 13:11

La définition de l'amitié chez les gramounes qui se prennent pour des écrivains : attendre qu'ils fassent un faux -pas pour les abattre par le biais d'un média afin de leur démontrer toute leur affection passée... Et la définition du courage c'est quoi déjà ??

16.Posté par vanille le 19/09/2017 13:13

C'est qui cet individu qui se permet de faire la pluie et le beau temps ici sous prétexte d'être supérieur aux autres juste en se donnant une pseudo notoriété de scribouillard.
J. Bénard a fait de la délation avec un chauffeur de car jaune c'est pitoyable.
Quant au reproche fait publiquement à Me HOARAU, même s'il est en partie justifié, J Bénard pouvait s'adresser directement à son prétendu "ami". Mais non, J Bénard est du style "'j'ai besoin de me faire remarquer pour exister" et je dénonce, je dénonce ....

17.Posté par Jean Yab le 19/09/2017 13:38

@Nivet Alain

Pas convaincant ?

Allez donc lire la contre-réponse de Jules Bénard et revenez me dire qu'il ne s'agit pas d'une menace d'aller déterrer des pseudo dossiers pour essayer de salir son contradicteur, à défaut de répondre sur le fond.

Votre ami m'a donné l'illustration parfaite de mes propos.

Vous feriez un bon avocat Monsieur Nivet, votre défense est admirable, mais votre client ne vous aide pas.

18.Posté par krillin le 19/09/2017 14:23 (depuis mobile)

Mi aime toujours pas li ... (A.Hoarau)

19.Posté par fille la cour le 19/09/2017 16:33

La remarque de cet avocat au sujet de cette dame est au delà de l’écœurement, rien ne peut justifier un tel mépris. Jules Bénard a donné son ressenti du moment, il n'a fait que traduire le dégoût de beaucoup de personnes, dont moi et il a eu raison.
Et après cela, monsieur l'avocat est mécontent et la ramène ? Il aurait dû se faire oublier. La défense d'un "présumé" innocent ne justifie pas tout et surtout pas une telle déconsidération du statut de victime de cette dame. Je suis une femme et en l'entendant, j'aurai aimé l'avoir en face de moi pour lui dire quelques vérités. Et cet homme est supposé avoir fait des hautes études !!!! mais la haute fonction qu'il exerce aujourd'hui ne lui octroie pas le droit de cracher sur qui que ce soit.
Et si c'était arrivé à sa femme, sa fille ou un membre féminin de sa famille, il aurait utilisé les mêmes termes?
Son attitude dénote un manque profond d'empathie; un irrespect total et un dédain profond pour l'être humain.Son arrogance n'a d'égal que sa négation du droit à la défense de cette dame.
Pour moi, il a été humilié devant le tribunal; môôôsieur , qui gagne toujours ses procès , a mordu la poussière et a vu son client condamné lourdement et cela ne lui a pas plu. Cela a blessé son ego , il ne pouvait pas laisser ça passer , alors il a cherché à blesser la partie adverse par une bassesse . c'était petit et mesquin et cela ne relève pas l'homme.
Un avocat digne de ce nom sait perdre avec panache !!!!

20.Posté par Jean Luc Hoareau le 19/09/2017 18:38

posts 6 et 10 ... et aussi Idriss Issa, Pierre-Yves Versini, Bernard Batou, Franky Lauret, Alain Dupuy, Alain Junot, pas mal de bons journalistes que vous auriez pu citer, et encore d'autres comme François Martel Asselin, etc. Ce n'est pas ça qui manque sur l'île, même si cette profession est souvent décriée, voilà des plumes dont les noms sont connues et dont les carrières sont reconnues.

21.Posté par Marie A. le 19/09/2017 18:55

Encore un qui pense en termes juridiques et surtout, qui pense que le droit est acquis pour tout le monde...

Certes, préciser qu'il y a une victime revient forcément à admettre qu'il y a un coupable.
Cependant, les faits sont là et ont été corroborés par de multiples expertises qui n'ont pas été contestées. Monsieur Bénard n'a fait qu'assister à ce qui a été dit, il a uniquement été confronté aux faits. Dès lors, le terme de " victime " qu'il a employé, s'apparente simplement à son ressenti du moment et non à un terme juridique. Victime au sens commun, à laquelle il a éprouvé de la compassion, de la douleur (sûrement).

Idem pour les nombreux qualificatifs décrivant la personne poursuivie : " fieffé salopard, un macho épouvantable, un tortionnaire familial [...] ". Il n'a aucunement considéré que cette personne était coupable, il a simplement exprimé ce qu'il ressentait (ce qui peut friser l'injure, attention), à partir des éléments qui ont été exposés lors de l'audience.

D'autant que votre réaction - un tantinet exagérée, certes - l'a davantage mis sur ses gonds.

En outre, il n'est aucunement question de contester la présomption d'innocence de cet homme, Monsieur Bénard ne fait que vous reprocher votre manque d'empathie à l'égard de l'ex-compagne. Qu'elle joue le jeu ou non, vous faîtes grief à ce journaliste de maltraiter votre client après avoir vilipendé cette femme...

Loin de l'excuse des deux journées d'affilée à la Cour d'assises, vous auriez dû et vous devriez revêtir cette dignité que vous ne cessez d'implorer pour votre client.

22.Posté par Jocelyne Fontaine le 20/09/2017 09:06

Cet avocat est un vrai Tartuffe !

23.Posté par polo974 le 21/09/2017 08:22

question au bâtonnier:
C'est en tant que bâtonnier que vous causez ou en tant qu'avocat d'une partie ? ? ?

Donc parlez-vous au nom de tous les avocats que vous êtes sensés représenter (avec vos mots si doux envers la partie adverse) ? ? ? (êtes-vous sûrs que vos pairs vont apprécie d'être mis dans le même panier?)

Où bien n'est-ce encore qu'un "effet de manche" aux allures d'argument d'autorité pour mieux enfumer le public ? ? ?

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