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"Lettre ouverte des étudiants de l’Ecole Supérieure d’Art de La Réunion"

Mardi 26 Juin 2012 - 16:32

"Lettre ouverte des étudiants de l’Ecole Supérieure d’Art de La Réunion"
Le service communication de l’Ecole Supérieure d’Art de La Réunion a envoyé un document intitulé "Lettre ouverte des étudiants de l’Ecole Supérieure d’Art de La Réunion". Un texte qui revient sur la polémique entre l'ILOI et l'ESA (lire : Les étudiants de dernière année de l'ILOI sans diplôme ) et charge Alain Séraphine, le président de l'Institut de l'Image de l'Océan Indien. Voici ce texte en intégralité:

"Depuis quelques mois, on entend dire que les stagiaires de l’ILOI sont dans l’incertitude de pouvoir prétendre à un DNAP (Diplôme National d’Arts Plastiques), comme il le leur avait été annoncé lors de leur inscription dans ce centre de formation professionnelle. Malheureusement, les différents points soulevés par Mr Alain Séraphine, ancien directeur de l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de La Réunion et créateur de l’ILOI, manquent d’exactitude et introduisent de nombreuses confusions qu’il est en notre devoir d’étudiants et de jeunes citoyens d’éclaircir.

En effet, bien qu’une convention ait été signée entre l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de La Réunion (ancienne Ecole Supérieure d’Art de La Réunion) et l’ILOI en 2009, elle n’a jamais été mise en application dans les faits. Jamais la pédagogie de l’ILOI ne s’est rapprochée de celle d’une école d’art et jamais aucun stagiaire de l’ILOI (car ils sont bien des stagiaires rémunérés et non des étudiants de l’enseignement supérieur, comme il l’est faussement dit dans l’article du 19 juin) n’a fréquenté les cours et les ateliers de l’ESBAR ou de l’ESAR. D’après Maître Akhoun (l’avocat de Mr Alain Séraphine) : "Depuis des années, il y a un suivi (par l’ILOI et l’ESAR) de ces étudiants, c’est inadmissible que, sous prétexte d’un changement de statut ou de direction, on puisse tenir des propos pareils". Ceci est un flagrant délit de mensonge : en tant qu’étudiants, nous pouvons certifier qu’aucun stagiaire de l’ILOI n’a jamais partagé notre maquette pédagogique.

A compétences égales, c’est donc une erreur très grossière de considérer que les étudiants de l’école d’art et les stagiaires de l’ILOI disposent du même profil, du même enseignement et des mêmes objectifs. En effet, il est important de rappeler qu’une école d’art enseigne la mise en oeuvre d’une recherche artistique et d’une réflexion théorique sur l’art, pendant un cursus de trois ou cinq ans. C’est en vertu de cet encadrement spécifique et des objectifs pédagogiques qui lui sont liés que seules les écoles d’art sont légalement et légitimement en droit de délivrer des diplômes nationaux dans le champ des arts plastiques.

Dans une telle situation Mr Alain Séraphine, signataire de la convention ESBAR/ILOI en 2009 en tant que directeur de l’ESBAR (alors même qu’il était Président de l’ILOI), persiste : "l’ESAR doit réunir un jury et convoquer les élèves". Maître Akhoun demande la condamnation de l’Ecole Supérieure d’Art à faire passer l’examen, sans pour autant prendre en considération la justesse de sa proposition, les lois de l’enseignement supérieur et les statuts même qui gouvernent les établissements publics.

Il n’existe que deux façons d’accéder à une école d’art et aux diplômes nationaux en art, ce que l’ILOI, par omission plus ou moins volontaire, n’a pas communiqué à ses stagiaires : soit par un concours d’entrée ou soit par une commission d’équivalence, qui établit avec rigueur et certitude, par l’examen d’un dossier artistique et par un entretien avec un jury d’experts, l’aptitude d’un candidat à suivre ce cursus. Or, Mr Alain Séraphine refuse la solution de la commission d’équivalence, qui est pourtant la seule qui puisse être légalement envisagée par le Conseil d’Administration de l’Ecole Supérieure d’Art de La Réunion, et souhaite s’enfoncer toujours loin dans la confusion des genres.

Nous, étudiants de l’ESAR, nous inquiétons ainsi de la valeur du DNAP face à ces agissements. Nous regrettons amèrement que les stagiaires de l’ILOI soient pris en otage de cette situation, mais il est encore plus inadmissible que des conventions ambiguës prennent le pas sur une loi qui doit s’appliquer à tous. Le mélange des genres n’est pas toujours bon et créé des aberrations qui n’ont aucun sens pédagogique ni institutionnel et qui détruisent l’harmonie et la valeur spécifique des diplômes des écoles d’art.

Nous sommes profondément déçus par l’attitude de notre ancien directeur. Nous souhaitons que cela cesse au plus vite et que les choses rentrent enfin dans leur bon droit.

Les étudiants de L’Ecole Supérieure d’Art de La Réunion."
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1.Posté par Caton2 le 26/06/2012 18:19

L’ESA est un établissement public local culturel . Activité principale exercée: code APE 8542Z - Enseignement supérieur.
L’ILOI est une association déclarée. Activité principale exercée: code APE 8559A - Formation continue d’adultes.
C’est donc de manière tout à fait trompeuse que l’ILOI se prétend un établissement d’enseignement supérieur. Les étudiants de l’ESA sont tout à fait fondés à dénoncer cette supercherie dont je ne comprends pas qu’elle ait été tolérée voire encouragée par des subventions pendant tant d’années.
Je ne comprends pas non plus que le rectorat ait accepté qu’un établissement comme l’ILOI puisse délivrer des équivalences universitaires.


2.Posté par Outsèr le 26/06/2012 22:26

Mais de quoi je me mêle, retournez faire vos Basquiat et renseignez vous avant de parler, nous étudiants de l'ILOI en L3 de cette année 2012 avons commencé le cursus il nous était promis un DNAT, diplôme des arts et des techniques, on se retrouve finalement à devoir se présenter pour un pauvre DNAP, ah oui pour lequel on s'est inscrit auprès de votre école, à raison de 300 euros par tête, 50 têtes, multiplié par 3 années, alors nous regrettons amèrement aussi que vous ayez le même genre de directeur. Et au fait grâce à votre école nous avons une carte étudiante, qui tient toi bien, prouve le statut d'étudiant.

3.Posté par Outsèr le 27/06/2012 12:46

Et comment se fait-il que des enseignants dument référencer aux beaux arts viennent, dans le cadre d'HSE ou d'heures vacataires, prodiguées aux élèves de l'ILOI les enseignements qui pourraient bien être similaire à ceux qu'ils délivrent aux beaux arts ? Si il y a une différence de niveau on aimerait bien qu'ils nous le fassent savoir, car il me semble qu'ils sont grassement payé pour nous donner les même courts d'art. Et nous n'avons pas eu que deux intervenants des beaux arts, il y en a eu plus d'une dizaine en trois ans.

4.Posté par Caton2 le 27/06/2012 14:58

3. Vous voulez la réponse? Pour le fric. Plus de vacations, plus de fric. Vous feriez quoi à leur place?

5.Posté par Caton2 le 27/06/2012 15:33

Petit additif à l’attention des étudiants de l’ILOI.
Je suis totalement solidaire avec vous. Vous avez parfaitement raison de réclamer car on vous a menti. Vous devriez exiger de passer un contrôle de connaissances pour être admis à l’ESAR et obtenir votre diplôme.
Comme vous avez été manipulé et qu’apparemment vous l’êtes encore, vous avez doublement le droit de demander justice.
Si la supercherie n’est révélée qu’aujourd’hui, c’est que les rapports de force politiques ont changé. L’ILOI c’était l’école du PCR. Intouchable tant que le PCR pesait dans le monde politique réunionnais. Maintenant il ne pèse plus rien. Tout ce qui était toléré ne l’est plus. C’est même l’heure des règlements de comptes. Ne vous battez pas pour l’ILOI, battez-vous pour vous!

6.Posté par Outsèr le 28/06/2012 20:24

On se bat plus pour l'ILOI depuis longtemps mais que nos "voisins" ne soient pas solidaires est une chose, qu'ils essayent de nous couler en est une autre. Où est la démocratie lorsque l'on n'accepte pas que d'autre personne puissent prétendre au même diplôme ? C'est un diplôme, pas un concours. Au final c'est 50 petits étudiants de l'ILOI en plus devant leur jury qui leur font peur on dirait. Éh bah tant mieux !

7.Posté par la fille le 29/06/2012 16:13

c'est étrange Outsèr, j'ai l'impression que tu ne comprends pas quand tu disnos ""voisins" ne soient pas solidaires". Pourtant il est écrit par Caton2 qu'il est "totalement solidaire avec vous".

8.Posté par L3 le 29/06/2012 18:23

C'est bien beau de dire "on est solidaire" quand ensuite on enchaîne sur "Vous devriez exiger de passer un contrôle de connaissances pour être admis à l’ESAR". En entrant à l'ILOI, on a passé un contrat qui nous autorisait à prétendre au DNAP. Passer un contrôle de connaissances revient à passer le DNAP en 4 ans. Quelle solution, ça c'est de la solidarité.

Etre étudiant des BA et certifier qu'aucun stagiaire (puisqu'apparemment vous semblez tenir à ce titre) de l'ILOI n'ai partagé votre "maquette pédagogique", c'est juste un peu gonflé quoi. A part avoir des cours dans le hangar situé dans l'enceinte de l'ILOI, vous savez quoi de ce qui s'y fait et des cours qu'on y suit ? Si je dis pas de bêtise, on a environ 1400 heures de cours, et la moitié avec des profs qui viennent de votre école. Alors quoi ? Ils nous enseignent pas la même chose ?

Évidemment, y a des magouilles la-dessous mais ça nous regarde pas ! Maintenant que quelque 150 personnes se sont engagées, on tient ses promesses quoiqu'il en coûte pour Séraphine. Et le coup du "les étudiants des BA ne sont pas d'accord pour que les stagiaires de l'ILOI puissent prétendre au DNAP" (bon ok, je paraphrase), c'est complètement con.

Et dans le cas où on a pas le bon profil, le jury ne nous donnerait pas le diplôme, vous auriez quoi à y perdre vous ? Bref moi j'en ai finis avec vous, c'est juste nawak.

9.Posté par Caton2 le 29/06/2012 21:14

8. Il y a erreur sur la personne. Je n’ai aucune attache avec l’ESAR. Je n’exprime que mon propre point de vue.
Je n’ai pas repris l’expression de « stagiaire » car selon moi vous êtes des étudiants à part entière, mais d’un établissement privé.
L’ESAR est un établissement public. « Un établissement public est une personne morale de droit public disposant d’une autonomie administrative et financière afin de remplir une mission d’intérêt général, précisément définie, sous le contrôle de la collectivité publique dont il dépend (État, région, département ou commune) ».
L’ILOI n’est pas un établissement public, et il n’est pas non plus un établissement privé sous contrat. Il ne peut en aucun cas prétendre délivrer un DNAP.
C’est en toute illégalité que ès qualités de Directeur de l’ESBAR, Monsieur Séraphine s’est signé à lui-même ès qualités de Directeur de L’ILOI, la « convention » liant l’ILOI à l’ESAR.
Ce contrat n’a aucune valeur car il n’est pas validé par le Ministère de l’Enseignement Supérieur.

10.Posté par ZaDiPa le 30/06/2012 11:55

Caton2 arrèt fé croir ou na rien a war ek l'ILOI et l'ESAR et ke ou lé kamarad ek ban zétudian l'iloi!
Si toute sujet i koz zétudian l'ILOI ou lé la pou di bana la poin le nivo, bana lé faib mé en fait c ou ke lé faib pou passe oute temps si forum la. Caton2 allé rode travail et assez rale lo ker si ban marmay i fé avans la rénion!

11.Posté par Caton2 le 30/06/2012 14:46

10. Vous n’avez pas encore compris que les étudiants de l’ILOI se foutent du destin de l’ILOI et de Monsieur Séraphine. Il ne veulent que le diplôme qu’on leur a promis. Le problème c’est que le PCR ne peut plus dicter sa loi. C’est pourquoi je leur conseille d’être raisonnable et d’accepter le contrôle qu’on leur propose. La grande époque du PCR roi de la RUN, c’est fini. It’s over!

12.Posté par ZaDiPa le 30/06/2012 22:45

Na lér Caton2 i konpren pa kreol é li di domoun la rénion sak zot néna pou fé.
Lo tan l'épok kolonial la fini ossi Caton2 ... okip oute fess et lés bana défende zot drwa.
té Caton2 rent out kaz don!

13.Posté par Caton2 le 01/07/2012 00:25

12. Zot drwa? Si c’est pas du créole écrit à la sauce coco! Mais qu’est-ce que vous avez à foutre d’un diplôme colonial Monsieur l’intello du PCR? D’ailleurs, avec ou sans diplôme, il n’y a pas de débouchés pour les étudiants des deux écoles! Ce diplôme c’est juste un bout de papier sans valeur. Un héritage du système colonial et de son arrogant système de valeurs. Pas la peine d’en faire une histoire!

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