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Courrier des lecteurs

Lettre ouverte aux candidats aux élections législatives


Par Frédéric MIRANVILLE et Gilles LAJOIE - Publié le Vendredi 9 Juin 2017 à 14:32 | Lu 564 fois

Mesdames et Messieurs les candidats aux élections législatives,

Dans quelques jours, les citoyens de La Réunion seront appelés à désigner leurs représentants à l’Assemblée Nationale. Au soir du 18 juin prochain, ce coeur battant de notre démocratie rassemblera 577 députés qui auront pour tâche de représenter la Nation tout entière. En votre qualité de candidat aux élections législatives dans l’une des sept circonscriptions de La Réunion, vous aurez la responsabilité de porter haut la voix d’une population en attente de réponses aux questions qu’elle se pose. Parmi ces questions, l’avenir de notre jeunesse retiendra légitimement toute votre attention car c’est l’avenir de La Réunion.

C’est pourquoi en tant que Président de l’Université de La Réunion et Président de son Conseil académique, nous souhaitons vous apporter un éclairage sur les importants défis qu’il conviendra de relever collectivement dans l’intérêt de la Nation, de notre territoire et de sa jeunesse, défis qu’il vous reviendra de porter jusqu’au palais Bourbon.

En premier lieu et à l’échelle nationale, dans l’époque troublée qui est la nôtre, il convient de rappeler la responsabilité sociétale qui nous oblige. Nos universités produisent et diffusent des connaissances dont le caractère scientifique en garantit la valeur universelle. Elles se caractérisent par leur exigence, leur esprit d'ouverture et leur refus de toute discrimination d'origine, de genre, de religion ou d'opinion. Nos universités portent et promeuvent à travers le monde des valeurs humanistes et laïques qui impliquent liberté de pensée et liberté d'expression. En cela, elles contribuent à la cohésion de la société et au développement individuel et collectif. Ce message est celui que nous avons récemment partagé avec l’ensemble des participants à la dernière Conférence des Présidents d’Université (http://www.cpu.fr/), réunis pour penser l’université pour l’avenir. Nous souhaitons que vous contribuiez à nos côtés à transmettre celui-ci.

Par ailleurs, notre université s’inscrit pleinement dans les questionnements légitimes et partagés par l’ensemble des universités françaises, au sein du vadémécum de la Conférence des Présidents d’Université du 28/02/20171. Ces questionnements sont centrés autour des trois thématiques suivantes :

- « l’université de demain », prenant en compte la question du financement des universités, la nature du contrat entre le ministère et les établissements, le type de modèle des établissements et des regroupements, l’enjeu des ressources humaines ;

- les « propositions sur les missions générales de l’université », avec la question de la formation, de l’orientation et de l’insertion professionnelle, celle de la recherche, de l’innovation, et de la diffusion de la culture scientifique et technique, et celle de la participation à la construction de l’Espace européen de l’enseignement supérieur et de la recherche et la coopération internationale ;

- les « propositions sur des missions spécifiques de l’Université », prenant en compte la question de la formation des enseignant-e-s du second degré et de l’enseignement supérieur, celle de la formation et de la recherche en santé, et celle de la transition numérique.
La pluralité des défis appelle des moyens supplémentaires qui doivent être accordés par la Nation. Si l’objectif de consacrer 3% du PIB pour la recherche et 2% pour l’enseignement supérieur a été annoncé à plusieurs reprises, il devient urgent de l’atteindre pour éviter que l’Université française ne soit définitivement hors-jeu d’une compétition internationale qui se joue désormais sur le terrain de la formation, de la recherche et de l’innovation, véritables moteurs de l’économie de la connaissance et vecteurs de développement des territoires.

Cet objectif des 5% du PIB consacrés à l’Enseignement Supérieur et la Recherche requiert un financement public en augmentation d’un milliard d’euros par an durant le quinquennat. Il pourrait intervenir dans le cadre d’un plan de financement conférant aux établissements la visibilité nécessaire à leur stratégie pluriannuelle de développement, en complément des financements sur appels à projets. Un tel plan, intégrant également une dotation significative aux investissements et incluant un engagement d’amélioration de l’hébergement et de la restauration des étudiants, permettra aussi aux établissements la rénovation indispensable de leur patrimoine, dans le respect de l’engagement de notre pays pour une transition énergétique et écologique.

Les défis qui se présentent à nous sont nombreux et c’est avec votre soutien que nous pourrons les relever. Aussi, nous vous demandons d’être les défenseurs d’une loi de finances qui accorde dorénavant des moyens récurrents et croissants à l’Enseignement Supérieur et la Recherche.

Enfin, nous souhaitons porter à votre connaissance les engagements pris par l’Université de La Réunion et vous proposons d’en devenir les fervents ambassadeurs.

Dans un contexte global d’essor d’une économie de la connaissance et face au défi que représente l’avènement d’une société réunionnaise résiliente, l’Université de La Réunion, par ses missions de formation tout au long de la vie, d’orientation et d’insertion professionnelle, de recherche scientifique et de valorisation de ses résultats au service de la société, de coopération régionale et internationale, souhaite accroître sa contribution au projet de territoire, pour son développement et son rayonnement.
Seule université française et européenne de la zone indianocéanique, idéalement située sur un axe Afrique-Asie caractérisé par un fort développement socio-économique, l’Université de La Réunion connaît une croissance importante et continue depuis sa création en 1982 et accueille actuellement les 3/4 des étudiants du supérieur réunionnais (soit 14 000 étudiants).

Exerçant une mission de service public, elle a à coeur d’offrir une palette de formations la plus large possible afin de permettre à tout bachelier réunionnais de trouver sur son territoire la formation qu’il souhaite suivre pour son projet personnel et professionnel.

L’Université constitue aussi la 1ère force de Recherche du territoire avec près de 700 chercheurs, enseignants-chercheurs et doctorants et a développé des activités diversifiées, en réponse à des attentes sociétales fortes : préservation des écosystèmes naturels, gestion des risques naturels, sécurité sanitaire et alimentaire, autonomie énergétique, observation des humanités et des sociétés en milieu indianocéanique.

Après 35 ans d’essor, l’établissement fait aujourd’hui face à des défis importants en termes de réussite de ses étudiants, d’attractivité et de visibilité de sa recherche. La nouvelle mandature, élue en septembre 2016 pour la période 2016-20 s’est donc fixée 3 grandes priorités :

- améliorer la réussite des étudiants en 1er cycle ;
- constituer, sur le territoire et pour le rayonnement du territoire, des pôles d’excellence scientifique, à portée internationale ;
- développer la coopération et promouvoir à l’échelle de l’Indianocéanie, l’enseignement supérieur et la recherche française.

Pour répondre à ces priorités, en respect du contrat quinquennal 2015-2019 signé avec l’État, l’Université porte un projet de développement, le SOURCE (Schéma Opérationnel de l’Université de La Réunion adossé au Contrat d’Etablissement), qui vise la mise en cohérence des actions portées au sein de l’établissement et la coordination du projet universitaire avec les stratégies portées par le territoire, en particulier la Stratégie de Spécialisation Intelligente (S3), le Schéma Régional de Développement Economique, d’Internationalisation et d’Innovation SRDEII et le Schéma régional de l’Enseignement et FORmation Supérieurs et de REcherche (SEFORRE).

Si la mobilisation de l’ensemble de notre territoire est une condition nécessaire à la réussite du projet stratégique de l’Université, elle n’en constitue sans doute pas une condition suffisante. C’est pourquoi, convaincus par votre détermination d’oeuvrer à nos côtés pour l’avenir de la jeunesse réunionnaise, nous vous appelons à relever ce dernier défi – sans doute le plus important de tous – celui de votre engagement à soutenir l’ambition de notre université pour son territoire et à défendre sa qualité et son dynamisme au plus haut-niveau de l’Etat.

Nous vous prions d’agréer, Mesdames et Messieurs les candidats aux élections législatives, l’expression de nos sentiments dévoués.

Pr. Frédéric MIRANVILLE
Président de l’Université

Pr. Gilles LAJOIE
 Président du Conseil Académique




1.Posté par margouillat974 le 09/06/2017 18:09

Si même les Universitaires croient au Père Noël, où va-t-on!! Avec une augmentation de 2 poins de notre P.I.B. à verser à L'otan, décidée par Mr Trump pour garantir nos frontières d'une supposée attaque, le budget de la recherche et des universités sera bien entendu "coupé".

2.Posté par sans frontiere le 09/06/2017 18:30

Le tribunal des référés de Carpentras a débouté hier 9 juin, Mme Carole Normani qui avait fait assigner M. Myriam-Henri Gros afin de lui « interdire d’utiliser le terme En Marche ! ou LREM sur tout support, y compris bulletins de vote, seul ou accompagné… »
Carole Normani, qui se présente dans la 4e circonscription sous l’étiquette macronniste LREM reprochait à son concurrent de « créer la confusion » et de commettre des actes « de concurrence déloyale et parasitaire ». Selon elle, M. Gros « n’avait aucune autorisation d’utiliser la marque La République En marche ». Par l’intermédiaire de son avocate Me Myriam Silem, elle souhaitait donc faire « supprimer toute affiche, détruire tout document, bulletin de vote, qui comporte En Marche ou LREM ». Sous astreinte de 200 euros par infraction constatée…

3.Posté par Pierre Balcon le 09/06/2017 19:11

La meilleure réponse à tout ce bavardage est dans cette vidéo de Frank Lepage qui explique ce qu'est "l'excédent de culture" .

Frank Lepage est un humoriste mais il sait aussi traiter les questions sérieuses.

Video à voir absolument donc .

https://www.youtube.com/watch?v=Pr4NlZxztqs.

La thèse qu'il défend prend le contre pied du discours politique sur l'éducation et la formation .

La plupart des réflexions sur le sujet nous égarent parce qu'elles confondent deux niveaux d'analyse qui obéissent à des logiques différentes :

- Au niveau individuel il est incontestable que la possession de diplômes multiplie les chances d'accéder à l'emploi .
- Au niveau global ( macro social ) en revanche la prolongation des études et formations n'est absolument pas un gage de plein emploi.

Dit autrement :
aujourd'hui si les moins diplômes restent sur le carreau ce n'est pas parce qu'ils ou elles ne possèdent pas les compétences requises pour occuper les emplois disponibles , mais tout simplement parce que , par l'effet d'éviction, les employeurs ,quand il sont le choix , orientent leurs offres vers les demandeurs possédant les plus haut niveaux de qualification .

Mais au final on constate deux effets :
- les heureux élus ne mobilisent dans leur travail que faiblement leurs savoirs ( symptôme de l'excédent de culture et savoir de la caissière de grande surface titulaire d'un bac + 4 ) et ressentent beaucoup d'aigreur face à l'absence de perspectives d'évolution professionnelle.

- les chômeurs évincés du marché de l'emploi se concentrent sur les niveaux inférieurs de formation alors qu'intrinsèquement ils possèdent toutes les aptitudes pour les emplois réels offerts . Ils ressentent eux de la désespérance et un fort sentiment de culpabilité et d'injustice.

L'effet macro social et économique est désastreux !

Au total on peut dire que faire accéder le maximum de jeunes aux études supérieures est un immense gâchis économique et moral .

Et demain quand la plus forte proportion de nos classes d'âge aura eu accès aux plus hauts niveaux de formation , souvent au surplus dans des filières sans issue , eh bien nous aurons sans doute contribué à la diffusion du savoir mais nous aurons en France les chômeurs les plus diplômes du monde , parce qu'alors l'effet d'éviction jouera sans discrimination .

4.Posté par GIRONDIN le 09/06/2017 23:04

Ceux sont les 2 amis de zinfo, ils sont toujours en poste malgré les révélations !??

5.Posté par JANUS le 10/06/2017 11:58

Un texte incompréhensible pour le commun des mortels ... Donc pour les candidats à cette élection législative :-) :-) :-)

Nous aurions préféré que ces deux enseignants nous parlent des moyens qu'ils mettent en oeuvre pour permettre à notre jeunesse de trouver du travail ...

Comptent-ils le faire en fermant les filières d'ingénieurs à l'Université ???
Comptent-ils le faire en renforçant la filière d'Histoire Géo chère à Mr LAJOIE ???
Comptent-ils le faire en fermant des filières dans le Sud ???

Ce courrier ressemble plus à une demande de subvention qu'à un vrai projet pour nos jeunes ...

6.Posté par Kayam le 10/06/2017 22:46

C'est ça le problème avec courrier bane zintéli-gens :

- Les personnes y écri y pense ke toutl'moune na la capacité de compren' le texte facilmen
- Les cervo moyens fo alé à chak foi ver le dico pou kompren' la signification d'certain mot
- Kan le tex lé tro gran, y fo repartir au débu pou essaye suive le fil des deman' et/ou attentes
- Le bane %, nombres, fraction yarfatigue enkor plis lo coco

Et pourtant, c in courrier yintérèsse domoune parske y koncerne lavnir zenfan... In'n ti pé pli klèr, in'n ti pé pli kourte noré été méyèr... (Pa bezoin préciz ke sra en français)

In ote fwa p'tèt' ?

7.Posté par VIEUX CREOLE le 13/06/2017 14:18

La campagne pour le 2è tour des Présidentielles prendra fin dans TROIS JOURS exactement ! Au lieu de d'argumenter sur ce que devrait être l'Avenir de la Réunion et de sa jeunesse dans le contexte actuel local ,national ,régional et ....international de noter que :
_1) "Kayam" ( post 6 ) a raison que le texte que le texte de Miranville et Lajoie est beaucoup trop long et arrive un peu tard : les Candidats restant en ligne ne le liront pas !!
_ 2 ) " Janus" (post 5 ) a raison : a) ce texte est incompréhensible ; b) j' approuve la pertinence de ses trois questions aux Présidents de l'Université et du Conseil Académique !!!!

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