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Courrier des lecteurs

Lettre ouverte à M. Daniel Huet, Candidat sortant dans le canton n°7


- Publié le Mercredi 18 Mars 2015 à 16:03 | Lu 738 fois

Lettre ouverte à M. Daniel Huet, Candidat sortant dans le canton n°7
L'heure du bilan a sonné. Auréolé de votre manque d'humilité et de tact habituel, qui frise souvent l'arrogance, vous osez encore aujourd'hui vous soumettre au verdict des urnes. Pourtant, votre bilan n'est pas glorieux ! Et c'est un doux euphémisme. Absent du terrain depuis de très longues années, vous vous contentez d'organiser des réunions de cellules. La population est-elle devenue un virus contagieux qui vous fait peur pour la fuir ainsi constamment ? La proximité, que l'on est en droit d'attendre d'un élu local, n'est pas votre tasse de thé et nous l'avons bien compris au fil du temps. Votre disparition des rues de SAINT-BENOIT résulte d'un bilan calamiteux insoutenable publiquement et, sans doute également, de votre manque d'aisance relationnelle.

Evoquons votre bilan car je ne reviendrai pas sur votre positionnement politique qui demeure un mystère. Homme de droite, vous vous êtes rallié à Jean-Claude FRUTEAU au gré des élections gagnées par celui-ci et de vos intérêts personnels. Libre à vous ! Outre vos divers mandats et votre siège au sein de plusieurs conseils d'administration ainsi que la joie d'avoir bénéficié de multiples voyages, privilèges au passage que vous assumez fièrement au sein de votre entourage, quelles actions avez-vous personnellement soutenues en faveur du canton 7 ? Après maintes recherches, la réponse est visiblement nulle. Je n'aurai donc pas l'opportunité de les citer ni d'en débattre. Quant à vos responsabilités, parlons-en... Votre mandat de conseiller départemental vous a amené à la présidence du conseil d'administration de la SICA-Habitat. Qu'avez-vous fait de cette structure florissante qui vous a été donnée ? Sous votre présidence, sa situation financière s'est détériorée au point d'être placée sous procédure de sauvegarde pour une durée de dix ans (!) en juin 2014. Créée en 1982, il a fallu que vous accédiez à sa présidence pour que cette structure présente pour la première fois en trente ans un déficit avoisinant un peu moins d'un million d'euros (dépenses superflues, réceptions, voyages, missions, primes démesurées qui ont été accordées au directeur et validées par le président que vous étiez, etc.). Au déficit s'ajoutent des difficultés de règlement des factures de vos fournisseurs. Plus graves encore sont les retards de traitement accumulés dans la gestion des dossiers qui ont pénalisé des familles souffrantes déjà de leur précarité sociale, ainsi que les facturations au montant manifestement sur-évalué (beaucoup d'entre elles présentaient étonnamment un montant de 19 800 euros alors que le plafond autorisé s'élevait à 20 000 euros). Certains ont dénoncé l'instrumentalisation de cette structure aux fins électoralistes.

Flairant peut-être les difficultés à venir, vous avez préféré démissionner tout en revenant ensuite de manière suspecte aux yeux de certains au sein du même conseil d'administration. Serait- ce l'audit alors envisagé qui a précipité votre départ ? En effet, la collectivité départementale a commandé, en s'y prenant à deux fois (...), un audit sur la SICA début 2013. Geste de transparence salutaire. Néanmoins, force est de déplorer aujourd'hui que les conclusions de cet audit n'ont jamais été publiées ni communiquées en tout ou partie. La collectivité départementale couvrirait-elle d'éventuelles fautes de gestion commises par la direction et/ou couvertes par le conseil d'administration ? Elle n'a même pas pris soin de publier l'avis d'attribution de cet audit souscrit dans le cadre d'un marché public à procédure adaptée. Il aurait pu l'être. Une telle publication présentait un intérêt juridique certain en sécurisant la procédure puisque, dans cette hypothèse, le délai de recours du référé contractuel aurait été d'un mois au lieu de six... Par ailleurs, cette transparence en matière d'utilisation des deniers publics aurait été vivement souhaitable, comme cela se fait d'ailleurs en pratique, dans des domaines il est vrai moins « sensibles ». Interrogée sur les conditions d'accès aux conclusions de cet audit (en intégralité ou en version résumée), la collectivité a répliqué par une fin de non recevoir en m'orientant vers la Commission d'accès aux documents administratifs. La saisine de la CADA est une procédure administrative qui préfigure généralement une action contentieuse. Elle a un caractère répulsif pour les citoyens ordinaires dont j'en fais partie. A tort ou à raison, toute velléité de rétention d'informations nourrit légitimement des suspicions. Votre fonction de conseiller départemental conforte cette perception. J'attends avec impatience votre réponse pour confirmer ou pour infirmer cette impression. Mais nul doute que les syndicats concernés useront de leurs droits légitimes pour accéder aux préconisations de cet audit... La collectivité aurait-elle un intérêt quelconque à "dissimuler" la gestion réalisée à l'époque sous votre présidence ?

La SICA est aujourd'hui à un tournant décisif de son histoire. En même temps que la collectivité s'est efforcée à ne pas communiquer sur les résultats de cet audit, elle s'est évertuée à colmater les brèches. D'aucuns prédisent à cette structure une fin comparable à celle de l'ARAST... Elle s'est engagée à poursuivre le financement de sa politique d'amélioration de l'habitat jusqu'au 31 décembre 2015, ce qui a pour effet d'assurer durant cette période un certain niveau de recettes pour la SICA. Quid après le 31 décembre 2015 ? Auriez-vous, Mr HUET, participer au démantèlement de cette structure ? En même temps, l’État s'est aussi engagé à garantir une subvention annuelle à la SICA au titre de la LBU jusqu'à la même échéance, soit la fin de cette année. Par ailleurs, l'agrément de la SICA a été renouvelé par le conseil général pour la même période. La préfecture, de son côté, a également renouvelé l'agrément de la SICA au titre de l'ingénierie sociale, financière et technique jusqu'en février 2016. Les échéances approchent donc à grands pas. Qu'en sera-t-il après ? Parallèlement, la collectivité a créé le 10 avril 2012 la « Société Publique Locale Avenir Réunion » (SPLAR). L'une de ses fonctions est précisément de filtrer les demandes d'amélioration de l'habitat et d'orienter ensuite les ménages vers une liste d'artisans agréés pour exécuter les travaux. Les jours de la SICA semblent donc bien compter. Elle est menacée par l'existence même de cette société publique locale et par son activité croissante. En effet, la SPLAR s'est vue assigner depuis peu une mission «environnement et insertion» en liaison avec l'ONF. Elle gérera notamment les contrats uniques d'insertion employés par la collectivité dans le domaine environnemental. L'activité exponentielle de cette SPL, créée dans des conditions controversées à l'époque (le vote a été précédé d'un « débat électrique »), ne manquera pas de soulever des questions relatives à la gestion des contrats aidés du département dans le secteur environnemental. Certaines mauvaises langues y voient un nouvel outil au service du clientélisme électoral. Vous faites aussi partie, Mr HUET, du conseil d'administration de la SPLAR. Nous osons espérer pour l'intérêt de notre île que sa gestion ne connaîtra pas une issue fatale comparable à celle qu'a connue la SICA lorsque vous en assumiez la présidence du conseil d'administration ! Au regard de la nullité de votre bilan pour le canton 7 et du désastre infligé à la SICA sous votre présidence, vous comprendrez que le renouvellement de votre mandat me semble contraire au bon sens et à l'intérêt commun des Réunionnais !

Daniel HOAREAU




1.Posté par cimendef le 18/03/2015 17:59 (depuis mobile)

Huet ? Un politicien qui fait sa petite carrière. S'il est reconduit dans ses fonctions, c'est à désespérer du genre humain..

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