Courrier des lecteurs

Les travaux du grand bio-chimiste et évolutionniste Faustino Cordon vont-t-ils contribuer à lever l’énigme du phénomène cancer ?

Mardi 19 Novembre 2019 - 16:09

Notre réponse est assurément oui ! La recherche fondamentale sur le cancer rejoint  les apports qualifiés de « révolutionnaires » de la dimension neuroépigénétique dans les maladies (voir Isabelle Mansuy, 2019), notamment le cancer pouvant interférer dans cette manifestation considérée comme une émergence de cellules anarchiques. Nous suggérerons de changer notre regard et d’envisager cette manifestation paradoxalement comme une manifestation de vie d’une cellule - vite rejointe par d’autres cellules - pour proliférer. Elles tentent de fuir un environnement qui ne leur est pas vitalement favorable. Notre interprétation hypothétique serait que ces cellules pour se maintenir en vie adopteraient une codification génétique ancestrale, inscrite dans leur génome, les désolidarisant des organes dans lesquels elles sont incluses.

Dans cette nouvelle perspective le chercheur Frédéric Thomas, biologiste moléculaire et évolutionniste, suggère une perception radicalement novatrice en affirmant que « nous sommes tous au minimum des cancéreux asymptomatiques », Revue « Pour la science », n° 505, pp. 34 à 39. Il y rend hommage à ce chercheur, (1). Dès lors nous envisageons dans ce courrier le cancer sous l’angle de la phénoménologie car pour des personnes considérées « à risque » cette « affection » touchera certains, en épargnant d’autres. Ceci devrait entraîner un changement d’attitude dans l’agencement des soins consistant à mener une investigation clinique fine pour comprendre la logique existentielle singulière qui lie ce « syndrome » à la personne touchée. Nous pensons à un accompagnement psychothérapeutique parallèlement à celui d’ordre médical.
 
D’autre part, du fait des travaux de Jean-Pascal Capp, 2012, (2) - qui conduisent à pouvoir, semble-t-il, exclure la dimension génétique comme facteur direct et explicatif du cancer - cet obstacle épistémologique levé, l’attention se tourne désormais vers la dimension environnementale des cellules. Cela libére ainsi l’imaginaire des chercheurs, les incitant à explorer d’autres voies.
 
Nous évoquons un début de possible explication avec les travaux du grand biologiste Faustino Cordon (1909-1999), chercheur à l'Institut d'Études de Biologie Évolutionniste à Madrid. Il fait de « l'alimentation » « la base de la biologie évolutionniste », (1977). Il fut mis à contribution par Patrick Tort, directeur du « Dictionnaire du darwinisme et de l’évolution » dans la rédaction de la rubrique consacrée à la « cytologie ». Patrick Tort aura grandement contribué à faire connaître ce grand chercheur hors des milieux hispaniques. Dans cette rubrique Cordon critique la vision communément véhiculée par les biologistes se référant conventionnellement à Rudolf Virchow, Berlin, (1858) et influençant les cancérologues.

« D’une manière quasi exclusive et toujours d’une manière préférentielle, l’investigation cytologique se concentre sur le noyau et la primauté des acides nucléiques, sur la participation de celui-ci à la division cellulaire », p. 754, …, « mais avec l’effet de perdre de vue le problème de l’unité animale », p. 755 ; et non sur les interactions cellulaires avec l’environnement in vivo, (3). Dans nos sociétés où la famine a quasiment disparu, la recherche alimentaire n’est plus vécue comme fondatrice du vivant, toute associée à l’action dans sa recherche. Cette « biologie évolutionniste » de Cordon s’accorde avec la biologie des comportements de base tels qu’Henri Laborit les présente : boire, manger, copuler, agir et rechercher du plaisir, fuir et lutter en cas d’agression. Leur inhibition, lorsqu’elle s’installe durablement, conduit à une avalanche des perturbations entraînant bon nombre de physiopathologies ou biopathies comme le cancer.

Dans un précédant courrier nous avons émis l’hypothèse que : - l’alimentation régulière où se retrouvent des adjuvants toxiques, - l’affaiblissement éducatif et psychologique de l’élan vital dès la conception du bébé d’homme, - ou et encore diverses agressions regroupées sous la rubrique  « stress », pouvaient générer des tissus rétractés, englués de produits toxiques (telle la nicotine), sous vascularisés ; dans lesquels stases énergétiques, miasmes, infections, affaiblissement immunologique, produiraient un environnement cellulaire plus ou moins morbide susceptible de constituer un « terreau » cancérigène. https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/la-seule-raison-d-etre-d-un-etre-c-est-d-etre-c-est-de-maintenir-sa-structure-selon-le-professeur-henri-laborit-et-l-enigme-du-cancer,96604
 
Les travaux de Cordon en cytologie évolutive à partir des tissus de l’estomac nous font comprendre la genèse des premiers neurones et cellules gliales d’une part. D’autre part, l’on comprend ainsi l’insatisfaction de Laborit d’intervenir chirurgicalement sur le symptôme pour en extraire des ulcères. L’estomac (qui semble avoir été précurseur dans l’émergence neuronale et gliale) est aux premières loges  des organes catalysant les conséquences de l’anxiété et de la pénurie de nourriture. On imagine aisément la majoration de stress lorsque la personne se retrouve dans une situation d’angoisse dont Laborit disait qu’elle résulte d’une incapacité à maîtriser une situation.
 
La question préalable à cette hypothèse que nous posons est : La cellule ressent-elle les variations physico-chimiques de son environnement ? Selon un raisonnement sensé être logique, la réponse est oui. La cellule devrait ressentir ce qui est favorable à sa vie ou ce qui lui porte atteinte, ce qui lui est néfaste. Ceci se vérifie suite ainsi aux expériences d’agression d’une amibe qui fuit la source de l’agression selon une direction opposée au stimulus. La cellule devrait ressentir les changements métaboliques dans son « être », ce qu’affirme Faustino Cordon. C’est là que son apport est déterminant ; et cela dès sa recherche de nourriture selon sa formule consacrée explicitée par sa fille Teresa Cordon (4). Ainsi, concernant l’instant très bref d’une cellule ou d’un groupement de cellules, à l’instant de leur existence : l’attention sera portée sur « la qualité de se constituer en être vivant, c'est-à-dire de devenir un foyer d'action et d'expérience ».

Son père qualifie l’expérience de « caractère essentiel des êtres vivants ». Et Teresa Cordon  poursuit : « L'affirmation suivant laquelle un champ magnétique éphémère établi par des cellules déterminées et dans des conditions déterminées (à partir de l'interférence instantanée de deux autres champs, celui du stimulus afférent et celui du stimulus efférent) acquiert, dans l'instant très bref  de son existence, la qualité de se constituer en être vivant, c'est-à-dire de devenir un foyer d'action et d'expérience, est pour le moment indémontrable ; nous disposons seulement de la donnée empirique générale qui est que tout animal, naissant de son ontogenèse, se constitue en un nouveau foyer d'action et d'expérience, qui disparaît lorsqu'il meurt, et le fait expérimenté de ce que nous nous sentons être comme les animaux que nous sommes. La validité de ce postulat lui sera donnée par la cohérence qu'il apportera ou non à l'interprétation des données empiriques et expérimentales », ouvrage « Pour Darwin », p. 494, (4).
 
Un autre regard sur la vie et la « conscience » cellulaire
 
Lors de l’émission animée par Mathieu Vidart « La tête au carré » du 14 avril 2019, Alexis Gaudreau, directeur de recherche au CNRS (5), reconnaît que la cellule mammaire par exemple, voire n’importe quelle cellule, devrait ressentir les variations physico-chimiques de son environnement proche ;  « que ces variations soient purement chimiques, mécaniques ou hormonales ». La visualisation in vivo de cellules à l’aide de technologies microscopiques de très haute performance conduit les chercheurs à cette reconnaissance que l’on aurait qualifiée de « perception subjective » voici peu. La cytologie, intimement liée à la microscopie, n’est plus figée, elle s’anime in vivo sous les yeux du chercheur. Une équipe internationale, dont Alexis Gaudreau fait partie, dans une très récente publication, en convient. 

« Toutes les cellules possèdent un squelette leur permettant de se déplacer et de conserver leur forme. Mais des chercheurs viennent de montrer qu’une partie de ce cytosquelette, appelée « fibres branchées », est également essentielle à la prolifération des cellules : « Ces fibres informent les cellules sur la place disponible autour d’elles et sur les messagers chimiques dans l’environnement et donc sur l’opportunité de proliférer. » Si les conditions requises ne sont pas réunies, ces fibres ne sont pas synthétisées et la cellule ne se divise pas. « Sauf dans le cas des cellules cancéreuses, (assurent-ils), qui arrivent à s’affranchir de ce mécanisme de contrôle et qui prolifèrent où et quand elles ne devraient pas. » Ces chercheurs pensent que ce « mécanisme » (alors que Cordon évoquerait un « processus ») pourrait offrir une cible thérapeutique pour lutter contre certains cancers. « Bloquer la formation des fibres branchées, dans cette hypothèse, permettrait de stopper la croissance de cellules de mélanome pour lesquelles aucun autre traitement spécifique n’existait à ce jour. » Ces travaux menés par une équipe internationale comptant des chercheurs du laboratoire « Bases moléculaires et régulation de la biosynthèse protéique » du CNRS/École polytechnique sont publiés dans Cell Research le 10 avril 2019, (5).
 
Sollicitons de nouveau Teresa Cordon (4). Elle nomme « expérience animale » et, dans un sens plus strict, « conscience animale », enfin « cette prise de notion de l'état du milieu » qui sont implicitement évoqués par cette équipe CNRS/École polytechnique. « Par la prise de notion de l'état de l'environnement, dit-elle, la cellule ou un groupement de cellules, ou l'animal comme champ magnétique unitaire, doit posséder un quantum d'autocorrection réagissant à sa disparition dans le champ magnétique général de la Terre, essayant de coordonner ses vecteurs à travers d'éphémères tentatives d'auto-stabilisation. Nous nommons capacité de liberté de l'animal le quantum d'effort qu'il consacre à corriger son action sur le milieu, en relation avec le caractère (désormais) favorable ou défavorable de l'effet causé par elle.

Ainsi, selon nous, l'animal, en tant qu'être vivant, en tant qu'unité d'intégration, a la capacité de percevoir l'effet favorable ou défavorable de son action sur son environnement, et de tenter de la corriger de la manière qui convient. Cette correction est prise comme guide par ses cellules somatiques qui se voient ainsi garantir un milieu cellulaire stable. L'animal (champ physique commun à de nombreuses cellules, mais très ténu) guide ses cellules somatiques sans avoir conscience de leur existence, et les cellules de son « soma » (l’association de cellules) prennent pour guide de leur activité l'animal, sans le percevoir », « Pour Darwin », p. 495, (4). C'est cet aspect de guide (inconscient) que nous voulions mettre en valeur. Nous partageons le même point de vue que Teresa Cordon, semble-t-il. Au lieu de parler de « prise de notion de l'état de l'environnement » nous utilisons l'expression « sensorialité discriminative » qui guide l'organisme.

Quelques précieuses précisions sont apportées par Patrick Tort (6), pour qui « l’histoire naturelle de la conscience et de l'autonomie est une histoire animale, et elle exige d'être précédée phylogénétiquement par une histoire cellulaire (d'où l'existence nécessaire d'une conscience cellulaire), qui ne peut elle-même se passer d'un primordium au sein d'un niveau antérieur, etc. Le comportement d'un phagocyte par exemple, qui capte son nutriment dans son milieu trophique, puis règle son deuxième captage en fonction de l'écart ressenti entre ce qui était attendu du premier mouvement et ce qu'il en a effectivement reçu, est l'illustration simple de l'existence d'une conscience cellulaire, à la seule condition que l'on redéfinisse, comme je l'ai fait et comme le rappelle Chomin Cunchillos dans le corps de ce livre, la conscience... ». Il s'agit de l'ouvrage (10). De fait, les travaux « cordonien » et ces allusions à la conscience organique cellulaire (résumées ici) révèlent les limites du réductionnisme et du déterminisme en biologie. https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/la-conscience-de-soi-du-bebe-humain-est-elle-uniquement-tributaire-de-la-vue,94970
 
Pour conclure (provisoirement), Faustino Cordon avance comme une sorte de paradigme qui souhaite rendre compte du surgissement de l'animal à partir d'une association ancestrale de cellules. Il est selon lui « sans alternative et doit expliquer trois phénomènes, essentiellement identiques, mais que nous percevons comme distincts. C'est-à-dire qu'il doit rendre compte : a) du surgissement, à chaque instant, de l'unité animale à partir de l'activité de ses cellules somatiques ; b) du développement de la structure et de la conduite spécifique d'un animal au fil de son ontogenèse ; c) de l'apparition, par le jeu d'avantages sélectifs concrets, de chaque type d'animal dans la phylogénie », « Pour Darwin », p. 496, (7). Avec l’émergence du cancer, ce serait cette "prise de notion de l'état de l'environnement" cellulaire qui ne serait pas favorable à la vie cellulaire que celle-ci perçoit avant que la conscience cérébrale et cognitive secondaire l’appréhende. 
 
Cet environnement cellulaire dont nous avons évoqué la pathogénie générerait, de proche en proche, selon les niveaux d’unité d’intégration et d’organisation de l’organisme, des difficultés à éliminer les assauts agressifs évoqués précédemment, inciterait la cellule à « sauver sa structure » pourrions-nous dire, en se désolidarisant - le terme biologique approprié serait en adoptant - une « désymbiotisation » de l’organisme hôte par une métamorphose en cellule cancéreuse. Celle-ci renouerait génétiquement avec ses gènes ancestraux, vestiges d’une époque où elle émergeait du cytoplasme bactérien (voir Lynn Margulis et Dorian Saban 8), et des cellules procaryotes conservant leurs gènes. Sont-ce ces derniers qui furent qualifiés de « poubelle » ? Notre interprétation semble soulever une vision paradoxale : le cancer serait une réaction de vie de cellules aux caractéristiques expansives fuyant un environnement pathogène, entraînant l’organisme hôte vers la mort. 
 
Au moment de conclure, il nous est apparu devoir faire preuve de prudence en cherchant d'autres références qui mettraient en question le chemin parcouru, tout en désirant aussi trouver confirmation de nos analyses, montrant ainsi que nous sommes, même provisoirement, sur la bonne voie. Il nous resterait à questionner les cancérologues de l’île de La Réunion pour sonder leur entendement, sans manquer de solliciter le directeur de recherche au CNRS Frédéric Thomas, biologiste moléculaire et évolutionniste et auteur d’un ouvrage remarqué sur le cancer (9) ; avec qui nous sommes en relation ; et encore Chomin Cunchillos, (10) qui poursuit l’œuvre de Faustino Cordon, pour critiquer, confirmer ou invalider notre hypothèse déductive. 

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Ref :
 
1) Frédéric Thomas, « Nous sommes tous au minimum des cancéreux asymptomatiques », Revue « Pour la science », n° 505, pp. 34 à 39, in « Théorie de l’évolution contre cancer », novembre 2019.
2) Jean-Pascal Capp, Nouveaux regards sur le cancer, pour une révolution des traitements, Belin, 2012. Faustino Cordon, « Cytologie », pp. 748 à 755, in Dictionnaire du darwinisme et de l’évolution, Tome 1, sous la dir de Patrick Tort, Puf, 1996.
3) Teresa Cordon, « L'origine de l'animal : une première hypothèse de travail », pp. 75 à 496, in Pour Darwin, sous la direction de P. Tort, Puf, 1997.
4) Alexis Gaudreau (CNRS/École polytechnique). Ces travaux menés par une équipe internationale comptant des chercheurs du laboratoire « Bases moléculaires et régulation de la biosynthèse protéique » sont publiés dans Cell Research du 10 avril 2019. 
5) Patrick Tort, préface : « Faustino Cordon et la naissance de l’unité dans le champ biologique », pp. 7-19 au livre de Chomin Concillos (9) plus bas. 
6) Faustino Cordon, « Fondements d'une théorie de la conscience », pp. 497 à 508, in Pour Darwin, sous la direction de P. Tort, Puf, 1997. 
7) Lynn Margulis et Dorian Sagan, L’univers bactériel : les nouveaux rapports de l’Homme avec la nature, « Points sciences », Seuil, 2002.
8) Frédéric Thomas, L’abominable secret du cancer, HumenSciences, 2019. 
9) Chomin Cunchillos, Les voies de l’émergence, introduction à la théorie des unités de niveau d’organisation, Belin, 2014.
Frédéric Paulus – Directeur scientifique du CEVOI (Centre du Vivant de l’Océan Indien), Paris le 18/11/2017.
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1.Posté par Fundisantim le 20/11/2019 12:10 (depuis mobile)

Ben dis donc...!

2.Posté par Kayam le 20/11/2019 15:20

Le titre + la première phrase : dan'n OUI na point désorde, rode pas pliss....allez hop ! au suivant ! 😀

3.Posté par Adjouba le 21/11/2019 16:24

Rien n'est sans raison comme l'affirme tout idéaliste qui se respect. Mais face au vivant la butée est de taille car ici aucune explication ne peut se passer de la finalité. Des notions comme "Conscience, Information, sensorialité discriminative et surtout les notions de favorable ou défavorable qui ne sont discriminables qu'en fonction d'un résultat final en principe inconnu et motif précisément de ce qui est cherché, ne peuvent que fragiliser l'argumentaire car contrairement aux causes efficientes en usage dans les siences dures, des causes finales on ne peut en inférer que des hypothèses difficilement démontrables et reproductibles. De plus l'expression conscience cellulaire, sorte de monade Leibnizienne, ressortit, me semble-t-il, plus de l'ésotérisme jungien qu'à la biologie proprement dite.

4.Posté par polo974 le 23/11/2019 21:25

C'est quoi cette secte ? ? ?

5.Posté par Dr anonyme le 24/11/2019 12:04

Vous concluez votre exposé sur l’origine du cancer par : « Il nous resterait à questionner les cancérologues de l’île de La Réunion pour sonder leur entendement. »

J’ai longtemps hésité à vous répondre connaissant bien celui dont vous citez les travaux Henri LABORIT (Les comportements, l’Inhibition de l’action, Agressologie).

Mais ne connaissant pas du tout les travaux du ‘grand biochimiste et évolutionniste Faustino Cordon’. Vont-t-ils l’un ou l’autre contribuer à « lever l’énigme du phénomène cancer ? » (Sic)

Henri Laborit et Faustino Cordon sont tous les deux médecins. Cependant HL est à l’origine de nombreux médicaments, mais pas d’un seul traitement du cancer en tant qu’entité. S’agissant de FC je ne sais pas s’il est à l’origine d’un seul traitement du cancer ?

Quoiqu’il en soit le mot cancer regroupe tant de situations différentes que je crains fort que les situations fort diverses qui le font apparaître ne puissent être réunis en un seul phénomène. Mais peut-être que si ?

C’est qu’il n’y a pas un cancer dans notre organisme mais une collection de cancers surgissant dans chacun de nos organes. Certains organes n’en produisent pas, comme la rate, pourquoi allez savoir ?

D’autres organes en produisent des dizaines de variantes comme le foie. En général chacun de nos organes produit deux ou trois variétés toutes indépendantes les unes par rapport aux autres.

La cancérologie, telle que nous la pratiquons à ce jour est une collection de maladies rares. Bref il n’y a pas de cancer mais une infinité de cancers tous différents auxquels s’ajoutent les cancers de seconde et de troisième génération c’est-à dire ceux qui sont créés par l’usage des traitements de chimiothérapie. Il n’y a pas deux cancers identiques au sein de chaque variété d’organe. Décourageant non ?

Quant à attribuer à chacun des cellules de ces cancers si variés une seule conscience et une seule psychologie, les cancérologues n'y sont pas parvenus que je sache. Et de loin !

6.Posté par Dr anonyme le 24/11/2019 19:20

VIl faut d’abord se remettre en mémoire que l’ADN est le grand capitaine de notre organisme. Toutes nos cellules possèdent toutes le même ADN. Mais chaque organe n’utilise qu’une partie de cet ADN de notre organisme. La distribution des fonctions dans les organes et leurs liaisons se fait par les cellules souches.

Les cellules souches embryonnaires (des copies de la fusion des deux gamètes) se divisent environ cinquante fois en une vie ce qui donne 100 milliards de cellules à l’âge adulte. Si cette cellule se reproduit avec une perte, cela donne un embryon monstrueux.

Les cellules souches primordiales sont totipotentes pouvant donner naissance à toutes les types de cellules. On dit qu’elles sont totipotentes.

Certaines se spécialisent et deviennent pluripotentes. Mais seulement pour un organe ou pour une fonction précise. Enfin les cellules se spécialisent dans chacun des organes pour quelques fonctions.

Si elles perdent leurs capacités ou une partie de ces dernières elles redeviennent des cellules amoindries des sortes d’intermédiaires entre les cellules pluripotentes et les cellules tout à fait spécialisées qui restent leurs voisines. Voilà ce que sont les cancers.

7.Posté par "VIEUX CREOLE " le 24/11/2019 21:55

Monsieur Frédéric PAULIN , nombreux sont nos Compatriotes qui ne possèdent pas vos connaissances scientifiques (moi le premier , , , Le sujet de votre article( qui m'a vivement intéressé ) , m'incite à aborder un problème lié à " la Recherche Scientifique" en générale. . . Lorsque que Monsieur Sarkozy était Président de la République, deux de ses Ministres ( dont Xavier DARCOS ) ont été envoyés dans l'un des Pays Nordique qui par leur régime politique étaient qualifiés de " Sociales -Démocraties ,pour savoir pourquoi ce Pays récoltait chaque année la première place dans le classement mondial de l'Education nationale , alors que notre Pays se classait à un rang médiocre ! ! DARCOS est rentré au en France ET qu' a -t-il décidé ? ABSOLUMENT RIEN ! ! ! L'Explication de la réussite scolaire de ce Pays Nordique était portant simple : IL ACCORDAIT LA PRIORITE DE Financement A: L' DUCATION NATIONALE . LA SANTE ET LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ! ! C' ETAIT LOIN D' ÊTRE LE CAS EN FRANCE puisqu'on estime que sous La mandature SARKOZIENNE 30% de Postes d'Enseignants ont été supprimés ( Voir l' 'article de Cédric MATHIOT dans " Libération" du 04 Novembre 2014 ( " l'histoire sans fin de Sarkozy : 30% d'Enseignants en moins ") !!! -- Plusieurs Chercheurs Français ,on le sait, ont été obligés de poursuivre leurs travaux aux U.S.A ou d'autres Pays étrangers , faute de crédits dans leur Pays ! ! Où EN EST LE BUDGET CONSACREE A LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE EN FRANCE ACTUELLEMENT ? ? ?

8.Posté par Paulus Frédéric le 25/11/2019 01:36

Des milliards ont été dépensés pour connaître « objectivement » les causes du cancer. Nul ne rétorquera que les causes sont multifactorielles tout en touchant, humains (sélectivement !?), animaux et plantes.

https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/le-cancer-de-la-betterave-des-animaux-et-des-hommes-l-enigme-du-cancer-est-elle-levee,92844

Il s’agirait peut-être en cancérologie de chercher avec un autre regard. Selon Teresa Cordon « la conscience cellulaire » est pour l’instant indémontrable, nous sommes d’accord. Ce qui ne veut pas dire qu’elle ne pourrait pas exister !

Lorsque Jean-Pascal CAPP à la suite d’une impressionnante investigation avance le constat que les scientifiques qui ont tenté de comprendre le cancer se seraient fourvoyés dans un modèle à causalité "tout génétique", et qu’Isabelle MANSUY (qui nous a fait l’honneur de venir sur l’île) développe la face cachée de la génétique par l’épigénétique la partie de carte se modifie radicalement. La biologie va devenir moins déterministe et le réductionnisme (qui aura apporté beaucoup de connaissance) va apparaître tous les jours un peu plus réducteur. Pas chez ceux qui sont sortis des clous, comme LABORIT, CORDON, Isabelle MANSUY…, tout en faisant preuve de rigueur, il va sans dire.
Si des chercheurs comme Isabelle MANSUY soutiennent qu’1% des séquences du génome est traduit en protéine, et les 99 % restant sont non codants… Il y a de quoi revoir sa copie !

Laborit était chirurgien et Cordon biochimiste, ce dernier a déduit en explorant la structure des tissus de l’estomac qu’elle pouvait donner des indices plausibles sur l’origine du premier animal… la planula des océans qui se retrouve « cytologiquement » dans cet organe. Et comme la vision symbiotique a été, à la suite de nombreux débats, admise, Cordon aura construit un modèle plausible (et argumenté) basé sur l’alimentation. Ainsi, à sa suite, l’on pourrait avancer que l’origine des neurones se situe dans l’estomac « notre premier cerveau ».
Pensez que les politiques pourront changer grand-chose, je suis dubitatif, peut-être Cédric Villani ? F. Paulus, le 24/11/19.

9.Posté par Dr anonyme le 25/11/2019 11:34

On ne parle pas de la même chose. L'épigénétique est la discipline de la biologie qui étudie la nature des mécanismes transmissibles lors des mitoses (les divisions cellulaires) et ainsi l'expression des gènes lors de la copie de l'ADN en ARN sans changer la séquence nucléotidique de l'ADN.

Elle comporte pour le moment la cause de tous les cancers mais aussi les moyens génétiques qui les combattent.

10.Posté par Paulus Frédéric le 25/11/2019 15:13

Les liens entre « épigénétique et cancer » ont été établis. Voir : modifications épigénétiques et cancer (Sophie Delcour, Valérie Chopin et Dominique Leprince), Institut Pasteur de Lille :

https://www.medecinesciences.org/en/articles/medsci/full_html/2005/04/medsci2005214p405/medsci2005214p405.html

Ce qui ne veut pas dire que nous avons fait le tour de la question. Il ne faut pas confondre conséquences et causes. Jusqu'à preuve du contraire nous soutenons l’hypothèse que la cellule cancéreuse fuirait son environnement qui lui porte préjudice vitalement pour « sauver sa structure » en abandonnant son identité de cellule eucaryote, régressant au stade de protozoaire, immortelle en boîte de Pétri.
F. Paulus, Paris, le 25/11/19.

11.Posté par A mon avis le 25/11/2019 16:58

@ 10.Posté par Paulus Frédéric
"nous soutenons l’hypothèse que la cellule cancéreuse fuirait son environnement qui lui porte préjudice vitalement pour « sauver sa structure » en abandonnant son identité de cellule eucaryote, régressant au stade de protozoaire, "


1°) Une hypothèse n'est qu'une supposition qui demande à être vérifiée.
Et les causes du cancer sont multiples.

2°) "abandonnant son identité de cellule eucaryote régressant au stade de protozoaire" ? Surprenante expression qui laisse (faussement) croire que les protozoaires ne sont pas des eucaryotes.

12.Posté par Paulus Frédéric le 25/11/2019 18:27

Pardon, vous devez être plus instruit que moi, je ne suis pas biologiste, seulement psychothérapeute. Protozoaire unicellulaire aurais-je dû dire ! Ou mieux : « biophore », du grec bio, vie, et phoros, qui porte.
Initialement ma pulsion de recherche concernant l’énigme du cancer fut déclenchée par un proche que j’ai accompagné dans ses soins, et, de ce fait, par la suite, j’ai poursuivi mes investigations, tout en étant éclairé par mes rêves. Voyez-vous, ma démarche est non orthodoxe.
J’évoque cette démarche dans ce texte sur un site d’un ami qui habite Saint-Benoît :

https://fr.slideshare.net/FarzadFelezzi/nouveaux-regards-sur-le-cancer

Pour en revenir à ma première intuition, peut-être y a-t-il en toile de fond les intuitions philosophiques (et théoriques), « la génération spontanée de la vie » d’Auguste Weismann qui restent toujours à invalider, ou à valider ! Et Pasteur pour bloquer cette intuition ! En cas de validation, cela redonnerait un nouveau souffle au vitalisme, tant décrié !
Lorsque la cellule se met à dysfonctionner générant spontanément d’autres cellules, le principe des métastases, n’y a-t-il pas matière à ré-envisager, là, la « génération spontanée » de Weismann. Entendons-nous bien « Dr », je ne suis pas en mesure de prouver quoi que ce soit ! Je ne fais que suggérer, humblement, de nouvelles pistes. La science novatrice ne commence-t-elle pas par là ? Charge à de jeunes chercheurs d’explorer cette hypothèse.
F. Paulus, Paris, le 25/11/19.

13.Posté par Kayam le 25/11/2019 20:31

Vous devez en avoir dans la tête. C'est admiratif !

Permettez-moi de mettre quelques mots sur ce sujet. J'ai quelques questions car je suis très sollicitée pour donner mon avis sur une poursuite ou pas des études. Je ne connais que dalle des formules, des cours aussi spécialisés et de chimie mais je suis celle que je suis : une maman !

Mon fils, en Master de biochimie/microbiologie à Marseille souhaite continuer jusqu'au doctorat. Il est très très indécis sur ce qu'il veut faire. Il change d'avis à chaque appel téléphonique et je ne sais pas quoi lui répondre.

- Quelles sont les perspectives dans ce domaine s'il arrête après son Master ?
- Dans quelles structures aura t-il + de chance de développer ses capacités en biochimie ?
- Est-ce que travailler dans un laboratoire ou hôpital peut lui suffire ? à quel poste ?
- Ici, à La Réunion, a t-il des chances de travailler à un très bon poste et d'être payé en conséquence ? Il veut revenir dans son île qu'il aime intensément !

Sa classe a déjà eu des interventions diverses ex: recherche en police scientifique mais cela ne lui convainc pas. En fait il part au Piton de la Fournaise, il retourne à Grand'Anse, il revient au Maïdo et il s'arrête un instant à Cilaos...tout ça pour dire qu'il ne sait pas que faire, vers où/quoi aller.

Je ne suis pas sur Radio F. pour poser des questions mais ici, avec des spécialistes qui "parlent", je suis plus "à l'écoute" ; les paroles s'envolent mais l'écrit reste. Peut-être que je pourrais mieux lui répondre la prochaine fois, si quelqu'un ici veut bien m'apporter des réponses également.

Là et après, je vous remercie.

14.Posté par A mon avis le 25/11/2019 22:11

@ 12.Posté par Paulus Frédéric :
A propos de la « la génération spontanée de la vie » d’Auguste Weismann :

"La vie n'est possible que là où il y a évolution et, c'est précisément ceci qu'August Weismann a mis en valeur quand il s'est penché sur les origines de la vie. "


Questions : c'est quoi la vie ? Qu'est-ce qui définit un "être vivant" ? Quelle est la limite entre vivant et inerte ?

15.Posté par A mon avis le 25/11/2019 22:25

@ 13.Posté par Kayam
A mon humble avis, si votre fils veut préparer un doctorat, il va falloir qu'il choisisse un sujet de thèse avec un directeur de thèse.
C'est sur ce choix qu'il,doit se concentrer. Car c'est cela qui va déterminer sa destination future. Qui dit doctorat, dit "recherche", puis post doctorat donc spécialisation dans un domaine précis.
Donc ce n'est pas immédiatement qu'il va envisager une profession.

16.Posté par Dr anonyme le 26/11/2019 09:03

Le mot cancer regroupe tant de situations différentes que je crains fort que les situations fort diverses qui le font apparaître ne puissent être réunis en un seul phénomène fusse-t-il énigmatique. Mais peut-être que si ?

Il faut d’abord remettre en mémoire de tous que l’ADN est le grand capitaine de notre organisme. Toutes nos cellules possèdent toutes le même ADN. Et ce sont les défauts du capitaine qui sont la cause des cancers.

Chaque organe n’utilise qu’une partie de cet ADN de notre organisme. La distribution des fonctions dans les organes et leurs liaisons se fait par les cellules souches embryonnaires totipotentes enfin pluripotentes pour un organe, en dernier des cellules spécialisées et fixées dans un organe.

Les cellules souches embryonnaires (des copies de la fusion des deux gamètes) se divisent environ cinquante fois en une vie ce qui donne 100 milliards de cellules à l’âge adulte.

Si cette cellule se reproduit avec une perte d’une partie de ses gènes, cela donne un embryon monstrueux. Personne n’en parle. Mais 2% des accouchements donnent des monstres.

Les cellules souches primordiales sont totipotentes ce qui signifie qu’elles peuvent donner naissance à toutes les types de cellules. De plus elles sont partout voyageant sans restriction dans nos organismes.

Certaines se spécialisent et deviennent pluripotentes. Autrement dit elles étaient totipotentes. Mais elles ont réduit leur champ d’action à un organe pour une ou quelques fonctions précises.


Si elles perdent leurs capacités ou une partie de ces dernières en perdant une partie de leur génome lors de l’épissage alternatif au cours duquel elles constituent une épigénétique de notre génome elles deviennent des intermédiaires entre les cellules pluripotentes (celles des organes) et les cellules spécialisées (celles des fonctions des organes) qui restent leurs voisines jusqu’au jour de leur migration.

Voilà ce que sont les cancers. Des cellules libérées de leurs tâches tout en gardant la possibilité de mieux se multiplier, de récupérer leur libertés de circuler et de donner des métastases.

L’énigme du cancer ? C’est qu’il n’y a pas un cancer mais une collection de cancers différentes surgissant dans chacun de nos organes.

Certains organes n’en produisent pas, comme la rate, allez savoir pourquoi ? D’autres organes en produisent des dizaines de variantes comme le foie. En général chacun de nos organes produit deux ou trois variétés toutes indépendantes les unes par rapport aux autres.

La cancérologie, telle que nous la pratiquons à ce jour est une collection de maladies rares. Bref il n’y a pas un cancer mais une infinité de cancers tous différents.

Auxquels s’ajoutent les cancers de seconde et de troisième génération c’est-à dire ceux qui sont créés par l’usage des traitements de chimiothérapie et d’immunothérapie. Il n’y a pas deux cancers identiques au sein de chaque variété d’organe. Décourageant non ?

Quant à attribuer à chacun des cellules de ces cancers si variés une seule conscience et une seule psychologie afin de fuir un univers dangereux, les cancérologues n'y sont pas parvenus que je sache. Et de loin pas !

Il faut d’abord se remettre en mémoire que l’ADN est le grand capitaine de notre organisme. Il est présent dans toutes nos cellules qui possèdent toutes le même ADN.

Plus les cellules souches d’organe se divisent souvent, plus les erreurs sont nombreuses, plus est grand le risque de cancer, surtout si des toxiques tabac, pesticides, amiante, UV, RX perturbateurs endocriniens lèsent l’ADN, ses gènes ou les protéines réparatrices.

On retrouve dans tous les cancers des éléments communs :

Une indépendance des cellules cancéreuses. Elles se sont séparées des signaux qui stimulent la multiplication des cellules voisines saines et non cancéreuses qui, elles, obéissent aux ordres.
Une insensibilité des cellules cancéreuses aux mécanismes antiprolifératifs. Ou peut-être une chute de ces mêmes mécanismes destructeurs des anomalies de copies de l’ADN en ARM qui seraient débordés.

Une croissance qui n'est plus limitée. C’est une croissance éternelle. Ainsi les cellules cancéreuses en culture se reproduisent à l'infini. On utilise notamment des cellules HeLa. Nous avons 500 tonnes des cellules du cancer d’Henrietta Lacks. Voilà une preuve de l’immortalité in vitro des lignées cellulaires

Elles se rapprochent des cellules souches embryonnaires comme si la cellule cancéreuse faisait le chemin inverse depuis l'état de cellule spécialisée/différenciée vers l'état de cellule œuf immature.

Une des ambitions des cancérologues est de leur faire refaire le chemin inverse.

Vous aviez conclu cher PAULUS votre exposé sur l’origine du cancer qui est pour vous une énigme par cette phrase : « Il nous resterait à questionner les cancérologues de l’île de La Réunion pour sonder leur entendement. ». Voilà ma réponse quoiqu’il reste encore beaucoup à dire. Beaucoup !

17.Posté par Paulus Frédéric le 26/11/2019 12:32

Cher « Dr ». J’ai voulu vous répondre sans tarder pour vous remercier, ainsi que Zinfo974 de nous permettre ces échanges qui pourraient s’avérer fructueux. Je reprendrai, dans le courant de la semaine prochaine le fil de votre contribution point, par point, mais déjà, je me demande si vous avez connaissance de l’ouvrage signé et dirigé par Isabelle MANSUY, neuroépigénéticienne, Université de Zurick. Il a l’avantage d’être très pédagogique et simplement écrit, qui pour moi m’aura aidé à surmonter mes complexes de « candide ».
« Le capitaine ADN » ne semble plus maître à bord : Isabelle Mansuy site Alice Bomboy et Edith Heard ainsi : « Intuitivement, il apparaît évident qu’il existe une donnée qui vient s’ajouter à l’information fournie pas les gênes… », p. 39, in : Reprenez le contrôle de vos gènes.., 2019, Larousse).
Il nous faudrait des bases communes, même si nous avons des cursus de départ différents, peut-être également l’ouvrage de Chomin Cunchillos, continuateur de l'œuvre de Cordon, Les voies de l’émergence, (2014, Belin).
Autre chose : Mon « inspiration » me vient de ma thèse de 2000 où je soutiens l’hypothèse d’un « aiguillon organique de la psyché » qui enacterait des images signifiantes d’un au-delà de notre conscience. L’introduction de la thèse est accessible sur « Admiroutes 2001 Paulus ». De ce fait, je pensais rejoindre l’empirisme de C.G. Jung (le psychanalyste) lorsqu’il avance l’hypothèse d’une fonction anticipatrice des rêves.
Aujourd’hui, je devrais étendre cette hypothèse d’un aiguillon qui scrute à notre insu des espaces de liberté et de vitalité pour favoriser la vie et son expansion, c’est-à-dire son homéostasie transformatrice et évolutionniste. Vision "optimiste. A contrario, vision pessimiste : les "rêves" annonceraient une pathogénie. En cas d’inhibition de cette fonction homéostasique expansionniste, les cellules se dérègleraient en "choisissant" l’alternative cancéreuse, pour se maintenir en vie…
Je suis à court de temps cette semaine, mais je ferai en sorte d’honorer votre initiative constructive, dont je vous remercie encore. De plus elle me dynamise.
F. Paulus, le 26/11/19.

18.Posté par A mon avis le 26/11/2019 17:47

@ 17.Posté par Paulus Frédéric
Vous semblez oublier que nous avons "un esprit plat" !

19.Posté par Dr anonyme le 27/11/2019 09:41

" Cher monsieur Paulus. Comme de nombreux psychanalystes et assimilés, effrayés par le contenu du LIVRE NOIR DE LA PSYCHANALYSE, vous essayez d'introduire l'inconscient des êtres unicellulaires dans les cellules des organismes pluricellulaires : nous. Dommage nous ne sommes pas organisés ainsi.

Beaucoup de généticiens pensaient auparavant qu’une fois décodé le génome des micro-organismes des plantes, des animaux et de l’homme, on connaîtrait tout de la vie, expliquait Giacomo Cavalli, de l’Institut de génétique humaine de Montpellier. C’était un véritable dogme : dans la cellule, le flux d’informations ne circulait que dans un sens - le code ADN était lu et traduit sous la forme de milliers de protéines.

Mais nous sommes en train de vivre une vraie révolution : la régulation de cet ADN par lui-même ! Des mécanismes viennent d’être découverts ce qui peut favoriser l’expression d’un gène ou, au contraire, le déprimer et le contraindre au silence. L’information circule donc dans les deux sens."

Autrement dit, il existe des processus qui se complètent le code génétique dans son premier sens Ces processus se nomment l’épigénétique - épi signifie en grec "au-dessus". Un terme proposé dès 1942 par le biologiste et philosophe britannique Conrad Waddington pour désigner l’étude des mécanismes par lesquels les gènes sont surveillés, acceptés, déterminant ainsi le phénotype, ou refusés et détruits par d’autres gènes qui surveillent les premiers.
C’est le cas de la plupart des cancers : ils meurent. Et cette mort est organisée ne laissant pas de cadavres ou si peu les SPINS ; c'est l'apoptose. Si ces surveillants qui surveillent les photocopies de l’ADN n’étaient pas là nous aurions des milliers de cancers. Seuls survivent les cancers qui échappent aux surveillants et à leurs armes destructrices. Tout arrive !

On s’aperçoit, depuis une quinzaine d’années, que ces deux mécanismes les erreurs et les corrections des erreurs des copies sont probablement parfois influencés par des facteurs externes.

Plus les cellules souches d’organe se divisent souvent, plus les erreurs sont nombreuses, plus est grand le risque de cancer, surtout si des toxiques interviennent qui sont bien répertoriés : tabac, pesticides, amiante, UV, RX perturbateurs endocriniens qui lèsent l’ADN, ses gènes ou les protéines réparatrices.

Mais cette liste d’intervenants extérieurs ne comporte pas encore des chocs psychologiques, notre bien-être psychique, le stress, la violence, etc. Cela viendra peut-être grâce à vous ?

Sans l’épigénétique du génome. Depuis les années 1990, grâce notamment à des travaux auxquels a participé Giacomo Cavalli, les scientifiques étudient la façon dont, au moment de la conception, l’épigénétique contrôle la différenciation des cellules souches mères et filles à partir d’un même bagage génétique, le capitaine ADN. Chacune de celles-ci peut en effet activer ou éteindre des gènes.

20.Posté par A mon avis le 27/11/2019 16:32

@ 19.Posté par Dr anonyme :
La clarté de vos explications contraste avec le jargon technique de Monsieur PAULUS.

A propos des mutations génétiques, il a été observé que chez le chêne, chaque branche possède un patrimoine génétique qui lui est propre et différent de celui des autres branches. Ainsi, les graines qui germeront donneront de nouveaux arbres avec un patrimoine génétique différent de l'arbre qui a produit les glands. Peut-être une réponse à la vie fixée de l'arbre en matière de brassage génétique ?

"Plus on en sait et moins on en sait" ! Ainsi va la science.

21.Posté par Youssef bouterfas le 27/11/2019 20:11

Je ne pense pas qu’un biochimiste pretendra comprendre le cancer. Ce n’est pas son domaine. Un biochimiste cherche des molecule specifiques a un cancer. Ces milecules seront ensuites rechercher
Dans un processus de diagnostic precosse..mais parler de l’evolution c’est un debat ideologique qui a crèe quoi ?? Un debat entre deux gourous qui visent un marchè ou protegè un espace..
Le cancer est un probleme de vieillesse..une vielle batisse commence a se fissurer son examin par un inginieurs en genie civile..s’ils voient que les piliers sont redevenus fragile pour supporter trois etages, il vont vont operee l’ablation du dernier etage..si cette etage est important et vital pour les occupants et qui suporte des panneaux photovoltaiques, comment vont-ils faire ?? Ils ne peuvent rien faire..la fissuration va continuer jusqu’à l’effondrement totale..
Çs se peut que le cancer est un processus de maintenance architecturale..
L'architecture cellulaire est une specialitè d'embryologiste.
Malheureusement y'a pas d'instrument d'observation a l'echelle microscopique pour suivre l'evoltion en vivo
Un microscope de 1000 de grossisement ne servira a rien..
La barriere est la..la construction est trop lente..neuf mois pour passer d'un oeuf a un bèbè..

Donc on peut schematiser le cancer par l'effondrement d'une vielle batisse..les fissures se propagent de pieces en pieces et d'etage en etage..ya pas une autre explication..
Cela suppose que les organes sont imbriquè posè les uns sur les autres sur un squelette..

22.Posté par A mon avis le 27/11/2019 22:01

@ 21.Posté par Youssef bouterfas:
Le cancer n'a rien à voir avec les vielles bâtisses.
Des nouveaux nés peuvent être atteints de cancer !

Les microscopes qui grossissent 1000 fois, c'était bon du temps de Pasteur.
Avec les techniques modernes d'observation, il est possible de voir même le cerveau en activité, et de connaître quels neurones réagissent pour telle activité de lecture par exemple.

La recherche médicale moderne et la recherche sur un plan plus générale, n'est pas une affaire d'une spécialité précise, c'est une affaire de coopération entre toutes les disciplines, car chacune apporte son expertise utile à toutes les autres. Et chacune aborde un même problème sous un angle différent, ce qui favorise les découvertes.
Coopération est le maître mot des sciences modernes.
Les prix Nobel ne sont pas attribués à des individus mais à des équipes de chercheurs.

23.Posté par Paulus Frédéric le 30/11/2019 16:00

A nos débateurs : Tout d'abord merci pour vos contributions.
A la relecture, j'ai pensé m'y prendre autrement en abordant le cancer par le vitalisme. Parfois il faut entrevoir d'autres chemins pour atteindre le même but.
Ce chemin serait le vitalisme dont ferait preuve le cancer en se désolidarisant de l'organe où elle était incluse en générant avec elles d'autres cellules « dissidentes », pouvant se solder par une immortalité en boîte de culture !
Ce mouvement pourrait être interprété come un vitalisme horizontal à défaut d'être vertical comme celui des plantes qui propulsent la sève jusqu'aux cimes des arbres.
J’adresserai prochainement à Zinfo974 un texte inédit.
Cordialement.
Et encore merci pour votre participation « constructive », il va sans dire.
F. Paulus CEVOI

24.Posté par Dr anonyme le 02/12/2019 09:31

La confusion est due à un amalgame entre la conscience et son copain l'inconscient et le comportement.

Un être unicellulaire a un comportement inscrit dans son ADN d'espèce : s'alimenter, lutter ou fuir, se reproduire de façon régulée.

Les êtres pluricellulaires ont des comportements, une conscience et un inconscient.

La cellule cancéreuse ne cesse de se reproduire au point de donner des monstres immortels.

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