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Les surveillants en colère bloquent Domenjod

Mercredi 24 Janvier 2018 - 11:45

La grève des surveillants pénitentiaires continue, ce matin encore, la prison de Domenjod est bloquée par les manifestants.


Trois syndicats de l'administration pénitentiaire, CFDT, CGTR, et UFAP sont unis autour de revendications quant aux conditions de travail des surveillants. Plusieurs agressions de surveillants ces derniers jours en métropole sont venues appuyer les arguments des syndicats, qui dénoncent un gros manque de moyens, face à une augmentation de la violence carcérale.

Les surveillants réclament une évolution statutaire, ils souhaitent passer en catégorie B, mais aussi des augmentations considérables de salaires. Un surveillant pénitentiaire débute à 1300 euros par mois, tandis que les syndicats en réclament 1800 à 2000. Interrogé ce matin, Vincent Pardoux, le secrétaire de FO pénitentiaire, précise les revendications spécifiques à La Réunion, à savoir une brigade cynophile pour détecter les stupéfiants, la mise à disposition de tazers pour les surveillants dans les quartiers difficiles des prisons, ainsi que la sécurisation des établissements afin d'empêcher que des colis ne soient lancés de l'extérieur.

La secrétaire de la CGT Domenjod, Brigitte Vélia, insiste quant à elle sur le problème des manques d'effectifs, présents, et surtout à venir, car, dit-elle, "à la fin de 2018, une cinquantaine de départs à la retraite ne seront pas couverts."

En métropole, les blocages durent depuis 10 jours, cela faisait 25 ans que la pénitentiaire n'avait connu de conflit aussi dur. Hier mardi 23 janvier, les négociations entre les syndicats de surveillants de prison et la ministre de la justice ont échoué, le conflit va donc perdurer. Les personnels de 12 prisons ont refusé de prendre leur service hier, et des barrages empêchent l'entrée du personnel non gréviste.

La France est parmi les mauvais élèves de l'Europe, avec un ratio de 2,39 détenus par surveillant. De plus, les prisons de France sont régulièrement dénoncées par les ONG pour leur insalubrité et leur surpopulation. Le mouvement a éclaté le 11 janvier, suite à l'agression de trois surveillants par un détenu radicalisé dans la prison de Vendin-le-Vieil (62).

À La Réunion, ce mercredi est le troisième jour de blocage, il était annoncé par les syndicats, qui vont prolonger leur mouvement. David Calogine, secrétaire de l'UFAP, prévient : "Dès demain, il y aura des actions sur l'île."

Samuel Irlepenne sur place

B.A
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1.Posté par KUNTA KINTé le 24/01/2018 13:56

Encore un problème de manque d'effectifs , il est temps de faire un inventaire de l'état des lieux en personnel sur tous les établissements pénitentiaires péi . Après on KOZ !

2.Posté par Marie le 24/01/2018 15:22

des revendications de ce qu'il y a de plus normal, souhaitons pour eux que leurs demandes soient acceptées, courage et bonne continuation dans vos actions, tient bo largue pas!

3.Posté par jean claude le 24/01/2018 17:43

POST 2 -

IL y a surement des choses a revoir, il vont obtenir et encore pas tous une prime quelconque non integre dans le calcul des retraites.

Par contre oser demander un tel salaire ne peut etre accepte, il y a la quelque chose de malsaint.

4.Posté par Lucide le 24/01/2018 23:55 (depuis mobile)

Un tel salaire ? En quoi toucher 2000€ est ce malsaint ? Tu crois que leur job est facile peut être ?

Même chose pour les policiers.

Toucher un peu plus d'un smic pour s'occuper de la racaille, être constamment exposé au danger, risquer sa vie

5.Posté par Lucide le 24/01/2018 23:56 (depuis mobile)

Le salaire d'un enseignant me choque beaucoup plus en revanche. Sans parler du personnel administratif qui sont payés à glander...

6.Posté par A bioire et à manger le 25/01/2018 06:51

Si j'ai bien compris, voilà leurs revendications, pour une grève suite à des incidents dans une prison de métropole

"Les surveillants réclament une évolution statutaire, ils souhaitent passer en catégorie B, mais aussi des augmentations considérables de salaires. Un surveillant pénitentiaire débute à 1300 euros par mois, tandis que les syndicats en réclament 1800 à 2000."

L'occasion fait le larron? Allons-y pour augmenter de super augmentations. Ca fait pas un peu exagéré et opportuniste. Qu'ils aient une tite augmentation, je veux bien, mais là... Et qui paiera à la fin: le con-tribuable, pour rappel...

"Interrogé ce matin, Vincent Pardoux, le secrétaire de FO pénitentiaire, précise les revendications spécifiques à La Réunion, à savoir une brigade cynophile pour détecter les stupéfiants, la mise à disposition de tazers pour les surveillants dans les quartiers difficiles des prisons, ainsi que la sécurisation des établissements afin d'empêcher que des colis ne soient lancés de l'extérieur."

Là je suis tout à fait d'accord: voilà des revendications qui répondent au problème de sécurisation...

"La secrétaire de la CGT Domenjod, Brigitte Vélia, insiste quant à elle sur le problème des manques d'effectifs, présents, et surtout à venir, car, dit-elle, "à la fin de 2018, une cinquantaine de départs à la retraite ne seront pas couverts.""

Là aussi, je suis d'accord; car cela entre dans la problématique de la sécurité des prisons.

"David Calogine, secrétaire de l'UFAP, prévient : "Dès demain, il y aura des actions sur l'île." "

CA VEUT DIRE QUOI?

7.Posté par specialized le 25/01/2018 07:50 (depuis mobile)

Aucun fonctionnaire d état ni territorial la reunion ne touche 1300€ par mois sauf s il ne compte ni les primes et celle de la vie cher qui est entré 35 et 53% pour beaucoup...

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