Société

Les startups: Un phénomène de société à la Réunion

Mardi 31 Octobre 2017 - 17:49

Cet après-midi s’est tenue la 8e édition des Universités de la profession comptable au domaine du Moca. L’occasion pour les lanceurs de startups de se rencontrer et de profiter de l’expérience d’un réseau.


"L’ADN même d’une startup, ce n’est pas un lieu. Ce n’est pas nécessairement La Réunion ou ailleurs. Les outils technologiques aujourd’hui nous le permettent. Le startupper, à partir du moment où il a son financement et son idée, il n’y a pas de raison que cela marche ailleurs et pas ici", entame Bernard Fontaine, Président de la compagnie régionale des commissaires aux comptes.

 


Startup. Un anglicisme pour définir une jeune entreprise innovante à fort potentiel de croissance de moins de deux ans et en phase d’acquisition d’infrastructures, n’ayant pas encore trouvé son business model.

"Les startutps, ce n’est plus un épiphénomène"

Elles existent également sur notre île et des entrepreneurs se sont réunis pour témoigner de leurs expériences dans le monde des startups. "L’objectif de ces journées, qui sont ouvertes aux chefs d’entreprises et aux étudiants, est de réfléchir à des thèmes d’actualité. Après avoir réfléchi sur l’ubérisation l’année dernière, on s’est dit que le sujet des startups était vraiment important pour La Réunion.

Les startutps, ce n’est plus un épiphénomène. C’est un phénomène de société et La Réunion est concernée, comme l’ensemble des autres pays du monde. On a énormément de startups et des projets qui commence à réussir. Il est important de les mettre en avant et de savoir comment ils fonctionnent car c'est une mécanique qui est très différente de celle du chef d’entreprise"
, explique Rémy Amato, Président du conseil régional de l’ordre des experts-comptables.

Le concept de la Sillicon Valley pourrait-il être dupliqué à la Réunion?

Autour de trois ateliers, lanceurs de startups mais également professionnels du milieu financier et comptables échangent sur la réalité du lancement de ces entreprises à La Réunion. Trois sujets d’actualité: le concept de la Sillicon Valley pourrait-il être dupliquée à La Réunion? À quel moment quitter La réunion pour développer son projet? Et enfin la question du capitalisme réunionnais, à savoir ou trouver les financements sur notre île.

"Ce sont des problématiques vécues et connues des lanceurs de projets à La Réunion. Un conseil? Allez voir les autres lanceurs de startups, échangez et allez à leur rencontre" conseille Vigile Hoareau, créateur de Crowdaa et animateur de la conférence.
 
Laurence Gilibert - laurence.gilibert@zinfos974.com
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1.Posté par Nono le 31/10/2017 17:36

Sillicon Valley, muahahahahaaa, il y'en a qui ne doutent de rien. Enfin bon ,faut il encore avoir même une vague idée de l’abîme de compétence qui sépare les deux mondes.

2.Posté par Question bete le 31/10/2017 18:11 (depuis mobile)

Si les.cons valaient...mais quoi??

3.Posté par Marx le 31/10/2017 18:16

Un comique ce Bernard Fontaine, il aurait du demander a Yann Vigile Hoareau pourquoi celui-ci est parti monter Crooda aux USA apres les inombrables difficultés rencontrées autantàa la Reunion qu'en metropole!
Un pays socialiste ou l'Etat pese 58% du PIB est juste un REPOUSOIR pour n'importe quel startuper un peu sense..... les seuls presents le sont pour raison familiale ou affective...et cherchent a partir...

4.Posté par jean claude payet le 31/10/2017 20:26

excellent j'en suis pantois

5.Posté par Louis Pariot le 01/11/2017 00:30

Les startups c'est le phénomène des perfusés aux subventions. Après ça fait pschiiiit !

Je me souviens d'une société "réunionnaise sans doute perfusée aussi..." qui recrutait des "Ninjas du Web" , ils se la pétaient grave ! Eh bien figurez-vous que je connais quelqu'un qui a été refusé lors de l'épreuve-test parce qu'il n'avait pas de profil facebook. On lui a dit t'es pas un vrai développeur si tu n'as pas de page facebook !!!! C'est tout dire de leur connaissances... et de leur niveau... Et vous savez quoi ? Ce développeur est allé se présenter ailleurs en métropole : il travaille comme ingénieur dans le data science - la recherche et le développement. Il n'a toujours pas de profil facebook ! Au fait... cette société "réunionnaise" n'existe plus aujourd'hui je n'en n'ai plus jamais entendu parler... Alors imaginer faire la Silicon Valley à La Réunion moi je dis LOL

6.Posté par Gogole le 01/11/2017 00:37 (depuis mobile)

Cilaos Marley, un fort potentiel qui ne fait pas trop "modèle" dans le business.
Lé nou la fé, legalize it

7.Posté par Pierre Balconi le 01/11/2017 07:23

Les starts up sont la réponse inventée par nos hommes politiques et nos technocrates pour cacher leur incapacité à répondre aux question d’économie et d’emploi .

Cette argument des "starts up" a un quadruple avantage :

- personne n’y comprend rien et on ne risque donc pas d’être confrontés à des contradicteurs experts ou à des questions gênantes ;
- cela permet de tenir un discours pseudo savant et de paraître intelligent et moderne ;
- cela culpabilise les chômeurs qui n’ont qu’à créer leur boîte .
- ce modèle dément le schéma allemand des travailleurs pauvres , sous qualifiés , vers lequel nous nous précipitons

La réalité est plus cruelle :

- on dénombre en France moins de 10 000 starts up et donc le nombre d’emplois réels créés est dérisoire
- 9 sur 10 disparaissent au bout de 3 ans
- Les starts up se développent sur des secteurs très limités et spécifiques souvent articulés autour de l’informatique
- une maîtrise technique dans ce secteur est le plus souvent impérative, à tel point que plus de 90% des créateurs ont un niveau de bac+5
- Le montant moyen à investir en amorçage, c’est-à-dire lors du premier tour de financement d’une start-up, ’est élevé ( 500 000 euros en moyenne)

Ce fossé entre le discours et la réalité n'arrête personne .Tout le monde veut aujourd'hui avoir sa Silicon Valley : Toulouse est « So Start-up ! », Nantes et Tours avec la « Loire Valley » espèrent rapprocher la Touraine de la Californie, Paris veut s’affirmer comme la « Silicon Valley à la française ».
Et voilà que La Réunion se met aussi à ce délire.

Comme quand une bulle se forme, on n'arrêtera pas le mouvement :
L’engouement autour de ces jeunes entrepreneurs technologiques est aujourd’hui trop puissant :

Devenir milliardaire en étant son propre patron devient le rêve . Une sorte de machine à sous flamboyante du casino , accessible à tous, du moment qu’on trouve la bonne idée au moment juste.

Autant dire qu'on tombera de haut , avec la gueule de bois .

8.Posté par jp le 01/11/2017 12:42

Start up !!que sako !!Ils pourraient parler Français au moins????????

9.Posté par Yann de Prince le 01/11/2017 16:41

C'est une bonne chose de créer des évènements autour des jeunes entreprises innovantes.
C'est un milieu dur et très concurrentiel duquel il est difficile d'émerger mais c'est sans aucun doute l'un des secteurs les plus ouverts et les moins tributaires de l'isolement insulaire. Il existe de réelles opportunités et de véritables talents à La Réunion (toutes proportions gardées bien sûr, mais tout de même, il y a vraiment des gens très compétents).

Pour avancer et aller plus loin, il serait temps que les politiques réfléchissent et agissent pour favoriser l'émergence de nouvelles "startup" car il faut reconnaître qu'en France, comme le disent plusieurs personnes ici, c'est DUR ! Tout est compliqué, lent et inadapté à cet environnement numérique en constante évolution.

En particulier, la France n'a toujours pas résolu le difficile problème du financement des startups. Le niveau du risque est très élevé, le taux de casse très fort, mais quand ça marche, ça marche fort. Les américains, chinois, sud-coréens et d'autres l'ont bien compris et ont créé des fonds spécialement adaptés et capables de décider vite. Au final, la majorité de ces fonds est très profitable, preuve que c'est possible et que tout le monde pourrait y gagner.

10.Posté par klod le 01/11/2017 18:28

tiens, yann do prince ne parle pas de roquin ...inquiétant !

11.Posté par Louis Pariot le 02/11/2017 10:50

Monsieur Yann de Prince : La France (donc le contribuable qui paie ses impôts) n'a pas à financer cela.
Perso je connais des jeunes qui se sont lancés et qui ont levé des fonds dans le privé, la première année de quoi démarrer et puis comme ils ont prouvé leur capacité à produire quelque chose qui fonctionne la seconde année le privé les a de nouveau donné des fonds (beaucoup de fonds). Faudrait arrêter le syndrome des perfusés de l'Etat. Débrouille aou !

12.Posté par Nabil Bilan le 02/11/2017 10:50

Haha intéressants.

Bon alors ou pourrait-on trouver svp les statistiques sur les réussites et faillites des sociétés suivies par la cinor technopole, acg management, bp, le feder, la région réunion,... ?

Ce serait intéressant d'avoir le total de l'argent public et semi public investi dans des startups locales, le nombre d'emploi créés, .. non ?

Je viens tout juste de jeter un oeil rapide sur le site https://www.startupranking.com, qui analyse la présence des startups sur le web pour effectuer un classement.
La France compte deux sociétés dans le top 100 (position 93/100 et 99/100) autant dire que ce n'est pas très brillant.
https://www.startupranking.com/top/france

La Réunion, ...., bon ok, la Réunion n'est pas classée.
https://www.startupranking.com/top/reunion

Ok, je sors, j'entends déjà des voix se lever pour contester la pertinence de ce classement.

13.Posté par Simandèf le 02/11/2017 15:14

Les startups un phénomène de société a la Réunion ça ressemble plus a un fantasme qu'autre chose.

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