Santé

Les sages-femmes se sentent “méprisées” par les pouvoirs publics

Mardi 29 Septembre 2009 - 14:16

Combien seront-elles (ou ils) devant la préfecture jeudi matin (à partir de 10 heures) ? Les sages-femmes veulent plus de reconnaissances et être plus nombreuses pour assurer leur mission, selon le Syndicat départemental des sages-femmes de la Réunion (SDSFR).


Les sages-femmes se sentent “méprisées” par les pouvoirs publics
Les sages-femmes du SDSFR “ tous modes confondus : hospitalières, libérales, PMI…”, sont solidaires du mot d’ordre national de l’ONSSF (Organisation nationale des syndicats de sages-femmes) : elles seront dans la rue le jeudi 1er octobre.

Dans un courrier au directeur de cabinet du préfet, le SDSFR annonce un rassemblement de la profession devant les grilles de la préfecture à 10 heures. Puis, vers 11H30, un cortège accompagnera les sages-femmes de PMI jusqu’au Conseil général pour y déposer leurs revendications.

L’une des principales revendications des sages-femmes, aussi bien à La Réunion qu’en métropole, “c’est l’absence de reconnaissance de nos compétences. Nous demeurons peu connues, non reconnues, et pire, nous sommes méprisées par les pouvoirs publics qui n'entendent toujours pas nos revendications !”

“Ne pas reconnaître la profession de sage-femme et la mépriser c'est oublier aussi que les familles sont à la base de notre société et de notre devenir”, explique le syndicat.

“C'est nous qui assurons le suivi des grossesses physiologiques ou dites à bas risques. C'est nous qui réalisons les accouchements physiologiques en hôpital ou en clinique”.

“C'est nous seules qui assurons au domicile des patientes le suivi des grossesses à risques et le suivi des patientes accouchées et de leurs nouveaux-nés. C'est nous qui assurons les larges missions concernant la périnatalité, les futurs parents, les familles... qu'il s'agisse de prévention ou d'accompagnement”.

“Que nous exercions en hospitalier, en libéral, ou en centre de PMI, nous sommes peu nombreuses (moins de 400 sur l'ile) et c'est une des raisons qui nous exclut des décisions concernant notre profession et la périnatalité”, souligne le syndicat départemental des sages-femmes de La Réunion.
Jismy Ramoudou
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