Education

Les profs de SES inquiets de la disparition de la filière

Mercredi 11 Avril 2018 - 17:04

Cet après-midi, une réunion d'information sur la réforme du bac réunit les profs de sciences économiques et sociales au lycée St-Paul IV. Dans le même temps, à Paris, l'association des professeurs de sciences économiques et sociales (APSES) manifeste devant le ministère de l'Education. L'occasion pour la section réunionnaise de l'APSES de tirer la sonnette d'alarme sur le devenir de leur matière.


Ludovic Angapin, secrétaire de l'APSES Réunion
Ludovic Angapin, secrétaire de l'APSES Réunion
L'association des professeurs de SES est inquiète de l'avenir de son enseignement, en raison de la réforme du baccalauréat, qui supprime les séries.

Exit les séries S, L, ou encore SES, le gouvernement souhaite "un parcours personnalisé". De la première à la terminale, les lycéens auront désormais un tronc commun d'enseignement, fait de sept matières (philosophie, français, histoire-géographie, LV1 et LV2, EPS, enseignement scientifique, et enseignement moral et civique), et dont les maths et les SES, matières phares des séries S et SES disparaissent. Les élèves de seconde choisiront trois "enseignements de spécialité", parmi onze matières, dont les SES. En revanche, les SES seront enseignées à tous les élèves de seconde, contrairement à la scolarité actuelle. 

Cependant, nous précise Ludovic Angapin, secrétaire de L'APSES, les sciences politiques seront intégrées à l'histoire-géo, quant à l'économie approfondie, elle disparait des programmes. Globalement, les SES vont perdre des heures de cours, l'option SES de première sera enseignée 4 heures au lieu de 5 par semaine. En seconde, malgré le caractère obligatoire de la discipline, celle-ci ne sera enseignée qu'une heure et demi par semaine.

L'APSES estime que la disparition progressive des SES est dommageable à la formation intellectuelle et au développement de l'esprit critique des élèves. Ils constatent la prédominance d'éléments de langage néo-libéraux, tels "le marché", "le profit", et craignent la disparition du social et du politique dans les nouveaux programmes. "Nous avons pour objectif de former des citoyens éclairés, mais sans formation initiale, comment penseront-ils la chose politique?", s'inquiète Michel Lebon, co-secrétaire de l'APSES Réunion. "Les programmes sont écrits par des politiques, il y a toujours une idéologie qui les sous-tend, l'actuelle est clairement néo-libérale", conclut-il.
B.A
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1.Posté par Le Bougre le 11/04/2018 18:23 (depuis mobile)

Ben t'es qui toi....

2.Posté par ANIN le 11/04/2018 20:44

Il va falloir vous reconvertir ......c'est le nouveau monde !!

3.Posté par Cimendef le 12/04/2018 00:11 (depuis mobile)

La science économique est une pseudo science traversée par l'idéologie.

4.Posté par Ma sonnerie le 12/04/2018 08:35 (depuis mobile)

3.
N'importe quoi

5.Posté par A m"diter le 12/04/2018 08:56

A poste 2: non ce n'est pas le nouveau monde c'est le monde imposé des ultra-libéraux et nous ne sommes pas obligé d'y souscrire! Pendant longtemps, le Tiers Etat pensait que c'était comme ça jusqu'au jour où les livres parurent et la réflexion avec puis vient le temps de la Révolution!
A poste 3: SES permet une meilleur analyse des faits sociaux évidemment lorsque l'on veut nous faire avaler des couleuvres, il vaux mieux abrutir ça passera mieux, n'est-ce pas? Band d’ignares!

6.Posté par dh le 12/04/2018 11:30

Les profs, comme toujours, jamais contents. Ils sont les premiers à dire qu'il faut du changement, et chaque fois qu'il y en a, ils gueules et descendent dans la rue.

7.Posté par SNOEK le 12/04/2018 12:31

POST N° 6 Cette rhétorique du changement devient plus que lassante. En soi, le "changement" ne veut rien dire. Il y a de bons changements qui contribuent à une AMELIORATION de la situation et de mauvais changements qui conduisent à sa DETERIORATION. Je ne sais pas vous , mais moi je ne considère pas la suppression d'heures d'enseignement dans une discipline aussi importante comme un progrès. Voilà, c'est très simple et rien à voir avec une pseudo-propension naturelle ( génétique ? ) des enseignants au mécontentement.
Un autre exemple pour la route : la création de postes supplémentaires pour faire face à l'augmentation des effectifs élèves serait un changement bienvenu et "les profs jamais contents" n'auraient rien à y redire. Les suppressions de postes annoncées dans toute la Fonction Publique pour remplacer les agents par des salariés précaires et mal formés est effectivement un changement dont il est difficile de se réjouir.

8.Posté par un blanc le 12/04/2018 13:06

Les SES au lycée servent à rien, bon débarras.

9.Posté par Roland le 12/04/2018 13:09

c'est une matière où il y a peu de débouchés. On a plus besoin actuellement et dans l'avenir de médecins et de spécialistes médicaux très bien formés, très compétents et très motivés (on manque en particulier de très bons ophtalmologues aussi bien ici qu'en métropole, etc.....).

10.Posté par biloute le 12/04/2018 13:29

Des coupes franches dans tous les domaines. A force de tout réduire , il y aura que des chômeurs.

11.Posté par kreol974 le 12/04/2018 13:41

les profs loin de la realité économique
aucune valeur ajoutée
aucun ROE

12.Posté par PRT le 12/04/2018 14:47

Les professeurs se convertiront...ahahah vive Macron !

13.Posté par Réunionnaise le 12/04/2018 20:30

Quand on met en place une société à deux classes, les très riches et les très pauvres, il vaut mieux liquider tous les enseignements qui donneraient à réfléchir sur les problèmes économiques.

Moins les gueux en sauront, mieux c'est.

Déjà qu'en sachant, nous sommes mous comme pas possible, alors en ne sachant plus, tous les abus seront permis, et sans aucune résistance.

Comme disait Taylor Frédérick, vous êtes des veaux, alors bossez et fermez là. Et ne perdez pas de temps, vous êtes chronométrés.

14.Posté par gareth le 12/04/2018 23:19

Les SES ne doivent pas disparaître. Les SES propose autant de débouché que les L et S.
Les futurs politiciens, professeurs des écoles ou tout simplement ceux qui ne se voient pas mener une carrière scientifique ou littéraire choisissent cette option par contrainte. Macron, toi qui veux tout changer, bientôt tu changera la démocratie en dictature hein ?! Cet homme qui veut du changement par çi, du changement par là, toi qui à supprimé les contrats aidés, l'ALS et bientôt les filières du lycée. Créez plus de filières, ça fera plus d'emploi et plus de diplômés vraiment qualifiés.

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