Santé

Les problématiques de santé mentale au 1er rang des défis sanitaires de l'île

Le Pr Franck Bellivier, délégué Ministériel chargé de la santé mentale et de la psychiatrie, s'est rendu sur notre île les 10 et 11 octobre pour rencontrer des élus et des acteurs intervenant dans le champs de la santé mentale. Parmi les nombreux défis sanitaires sur l’île, les problématiques de santé mentale figurent au 1er rang. "Face à cette situation, les acteurs de la santé mentale de La Réunion ont fait preuve année après année de créativité, en imaginant des organisations et des fonctionnements qui permettent malgré tout de répondre aux besoins de la population", indique l'ARS. Le communiqué de l'agence régionale de santé :

Samedi 12 Octobre 2019 - 10:10

Dans le cadre de la mise en oeuvre de la feuille de route nationale "santé mentale et psychiatrie", le Pr Franck Bellivier, Délégué Ministériel chargé de la santé mentale et de la psychiatrie est venu à La Réunion les 10 et 11 octobre pour aller à la rencontre des élus et des acteurs du champs sanitaire et médico-social intervenant dans le champs de la santé mentale.

A cette occasion, il a pu également participer aux 1ères Journées Régionales de Santé Mentale. Organisées par la Communauté Territoriale de Santé Mentale 974 et placées sous le patronage des trois fédérations hospitalières, avec le soutien de l’ARS Océan Indien, ces journées ont été l’occasion de débattre de la situation mentale avec les acteurs et professionnels concernés, en réalisant un état des lieux. Elles ont surtout permis de mettre en lumière les innovations sur le territoire et les évolutions en cours : dispositifs, expérimentations et projets pour les 5 prochaines années.

Situation de la santé mentale à La Réunion


Parmi les nombreux défis sanitaires sur l’île, les problématiques de santé mentale figurent au 1er rang. Les pathologies "mentales" progressent discrètement parmi toutes les catégories de populations, aussi bien chez les jeunes que chez les personnes âgées.

Quelques chiffres clés (source ORS 2017)
 

  • Près de 8 000 séjours hospitaliers (environ 5000 patients) pour troubles mentaux et du comportement chaque année
  • Plus de 13 000 personnes inscrites en affections de longue durée pour des pathologies psychiatriques (principalement la schizophrénie)
  • 150 décès en moyenne par an directement liés à des pathologies mentales (taux de surmortalité supérieur de 23% à la moyenne nationale).


L’offre de soins est particulièrement carencée à tous les niveaux : manque de spécialistes (psychiatres et pédopsychiatres) notamment dans le secteur libéral, déficit de lits et de places en psychiatrie mais aussi, dans l’offre sociale et médico-sociale. Par ailleurs, les moyens alloués à la psychiatrie sont de 30% inférieurs à la moyenne nationale.

Face à cette situation, les acteurs de la santé mentale de La Réunion ont fait preuve année après année de créativité, en imaginant des organisations et des fonctionnements qui permettent malgré tout de répondre aux besoins de la population.

Une feuille de route pour développer la santé mentale

La situation des personnes souffrant de troubles psychiques en France étant préoccupante, une feuille de route nationale «  santé mentale et psychiatrie »  a été présentée le 28 juin 2018. Elle s’articule autour de  trois axes majeurs :

  • Promouvoir le bien être mental, prévenir et repérer précocement la souffrance psychique, et prévenir le suicide ;
  • Garantir des parcours de soins coordonnés et soutenus par une offre en psychiatrie accessible, diversifiée et de qualité ;
  • Améliorer les conditions de vie et d’inclusion sociale et la citoyenneté des personnes en situation de handicap psychique.


Le Professeur Frank BELLIVIER a été nommé délégué ministériel à la santé mentale et à la psychiatrie  par Agnès BUZYN, ministre des Solidarités et de la Santé. Chargé du déploiement de la feuille de route santé mentale et psychiatrie, il a pour missions d’impulser la dynamique de transformation et d’ouverture de la psychiatrie, de coordonner le pilotage national de la stratégie « santé mentale et psychiatrie », et ainsi, encourager et participer à l’accompagnement du déploiement de la stratégie dans les régions et les territoires.


Plusieurs chantiers structurants ont été lancés à partir de juin 2018 issus de la feuille de route nationale :

  • Réforme de la tarification avec un volet financement en fonction de la qualité des prises en charge,
  • Plan de renforcement de 100 millions d’euros au niveau national (dont 11 millions pour l’ARS OI),
  • Création des projets territoriaux de santé mentale (PTSM) : élaborés à l’initiative des acteurs de la santé mentale locaux, l’objectif des PTSM est d’améliorer l’accès des personnes concernées à des parcours de santé et de vie de qualité, sécurisés et en limitant les ruptures (un projet en cours d’instruction à l’ARS OI).


La politique régionale de santé mentale portée au sein de l’ARS Océan Indien s’inscrit dans la feuille de route nationale. Elle est détaillée dans le Schéma régional de santé 2018-2023 du Projet de Santé Réunion-Mayotte (PRS2). Elle s’inscrit dans l’axe stratégique n°6 : «La promotion et la protection de la santé mentale » et se décline autour de 7 objectifs. Le parcours santé mentale s’articule avec d’autres axes ou parcours, notamment :

  • La qualité de vie des personnes âgées et des personnes en situation de handicap
  • La préservation de la santé des jeunes
  • les personnes en situation de précarité

Les premières journées réunionnaises de la santé mentale

Portées par la Communauté Territoriale de Santé Mentale (CTSM) 974 et placé sous le patronage des trois fédérations hospitalières, avec le soutien de l’ARS Océan Indien, les 1ères Journées régionales de Santé mentale se sont déroulées les 10 et 11 octobre 2019 à Saint-Leu, en présence du Pr Frank BELLIVIER.


Objectifs :

  • Echanger sur la situation de la santé mentale, en métropole et à La Réunion, avec les principaux acteurs de la santé mentale et de la psychiatrie : ARS, CTSM, EPSMR, CHU, Groupe Les Flamboyants, Fédération hospitalière de France, Fédération des cliniques et hôpitaux privés de France, FEHAP, URML, associations…
  • Mesurer l’état d’avancement de la mise en œuvre de la feuille de route nationale (réforme des autorisations, de la tarification, et plan de renforcement national).  


Sur le thème « La Réunion, terre d’innovation ? », le programme était largement axé sur les dispositifs et expérimentations en cours à La Réunion ainsi que sur les projets portés par la Communauté Territoriale de Santé Mentale pour les 5 prochaines années.

Ces deux journées ont permis de mettre en valeur les spécificités du micro-modèle réunionnais  de santé mentale et de les exposer à de nombreux acteurs, notamment de métropole.  

Cet évènement a témoigné de la capacité des acteurs locaux de la santé mentale à développer sur l’île des solutions originales et innovantes, dans les domaines du management, de l’organisation ou de la technologie.

N.P
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1.Posté par x le 12/10/2019 12:08

La tendance croissante à la paupérisation de la classe moyenne permet de relever que ce public constitue désormais une importante fraction des patients soignés. Les pressions exercées sur cette dernière procèdent de choix politiques qui mettent ainsi en péril la structure même de la famille: lorsque le papa ou la maman, ou un enfant activement impliqué dans la société, est hospitalisé-e, c'est un fragile équilibre financier qui est atteint.

Les situations de burn-out se multiplient, sans que le gouvernement ne concède à inscrire cette maladie de longue durée sur les tableaux idoines de la sécurité sociale. Il me paraît dès lors plus judicieux que les personnes concernées invoquent une dépression, laquelle est reconnue et facilite l'accès à l'Affection de Longue Durée (ALD). Les soins seront à ce moment intégralement pris en charge.

L'offre de professionnels de la psychiatrie est nettement insuffisante sur l'ile, comme la mise à disposition de lieux d'hébergement. S'agissant de professions libérales, les honoraires dépassent souvent la capacité de financement des malades: ne serait-il pas opportun d'envisager une prise en charge intégrale de ces dépenses, au titre du tiers payant ? Le contexte socio-économique est favorable à la genèse de ces pathologies, accroissant le volume de patients à suivre. Combien ne consultent pas ou refusent de poursuivre une thérapie sous le prétexte justifié de la gêne financière ?
Par incidence, un malade non suivi exerçant en milieu professionnel court et fait courir à ses collègues le risque d'un accident .

Un nombre croissant de jeunes étudiants sont également concernés: absence de motivation, perte de la confiance en soi, sensibilité exacerbée, etc. Beaucoup de familles sont désemparées face à un enfant qui abandonne ses études sans motif apparent et davantage lors d'un passage à l'acte.

Le titre de cet article est parfaitement justifié.

2.Posté par HÉ BIN?! le 12/10/2019 13:04

Vivre avec un TSA (Trouble du spectre autistique) à la Réunion fait rencontrer un vide poussé en ce domaine.
La présence d'une "structure" justifie bien de tenter "un suivi"... qui s'est montré être réduit à une seule heure de parlote avec un psychologue de formation freudienne qui a écouté, écouté... et conclut à la fin de la séance "HÉ BIN?!"...

Ensuite vint le rapport de la secrétaire "il vous appellera pour vous dire pourquoi il ne peux plus vous reprendre"... bien sur, "le psy" n'a pas rappelé pour expliquer plus en détail son "incapacité" à "répondre à la demande"...

Finalement, c'est donc un kiné qui s'y colle, en prétextant avec le généraliste une luxation d'épaule, pour qu'il puisse donner certains soins important pour une personne autiste telles que la contention (entourer fermement le corps pour soulager le stress autistique)

Cet évènement a témoigné de la capacité des acteurs locaux de la santé mentale à développer sur l’île des solutions originales et innovantes, dans les domaines du management, de l’organisation ou de la technologie.



Ces mots condensent à eux seul ce qui rend les gens... malades ou inadaptés sociaux, traumatisés et surbooké en en burn-out... ils sont à prendre dans quel sens?


aussi «
La Réunion, terre d’innovation ?
»

Pourquoi pas "l'île intense" tant qu'on y est?!

: dispositifs, expérimentations et projets pour les 5 prochaines années



Tout ce vocabulaire "économique" ne sonne pas très net...
de quoi rester 7ptik

3.Posté par miro le 13/10/2019 15:20

bla, bla, et bla .... quand lé fou, lé fou ! ... pourquoi ne pas le dire ouvertement ? la santé mental et comme toutes les santés, il suffit d'avoir un bon psy et les choses se règlent d'elles-mêmes ....

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