MENU ZINFOS
Santé

Les premiers résultats des lâchers tests de moustiques stériles à Duparc


Dans le cadre du projet Technique de l’Insecte Stérile (TIS) conduit par l’Institut de recherche pour le développement (IRD) à La Réunion, des lâchers test de moustiques tigre mâles stériles ont été effectués en juin, septembre et novembre 2019 dans le quartier de Duparc – Sainte-Marie. Encadrés par un arrêté préfectoral, ces lâchers avaient pour objectif de comparer le comportement des mâles stériles à celui des mâles sauvages dans la nature. Le bilan de ces opérations de « marquage-lâcher-recapture » permettra d’affiner la stratégie de la phase TIS 2B du projet, qui a démarré en février 2020.

Par LG - Publié le Mercredi 20 Mai 2020 à 15:33 | Lu 2065 fois

En 2019, l’IRD a procédé à des lâchers expérimentaux de moustique mâles stériles en vue d’études entomologiques sur le quartier de Duparc – Sainte-Marie, suite à l’avis du Conseil Départemental de l’Environnement et des risques Sanitaires et technologiques (CODERST).

Ces lâchers tests ont été encadrés par un arrêté préfectoral. L’objectif : évaluer la probabilité de survie et de dispersion des moustiques tigre (Aedes albopictus) stérilisés dans un environnement naturel, par rapport aux moustiques sauvages.

Trois opérations de « marquages-lâchers-recaptures », particulièrement encadrés par l’ARS, se sont déroulées dans le quartier de Duparc en 2019 : le 15 juin (début de l’hiver austral, lorsque la densité des populations baisse fortement), le 7 septembre (en hiver, période où les conditions sont défavorables aux moustiques) et le 9 novembre (début de l’été austral, lorsque la densité des populations remonte).

Pour comparer le comportement des mâles stériles et mâles sauvages dans la nature, 2 lots de 3000 moustiques ont été relâchés à chaque fois1. Après chaque lâcher, une vingtaine de pièges à moustiques a été déployée pendant 2 semaines consécutives dans le quartier, afin de recapturer à la fois les moustiques stériles et sauvages. Ces pièges ont été installés entre 25 et 400m autour du point de lâcher initial. Les moustiques issus de ces recaptures ont ainsi pu être différenciés, afin d’évaluer la proportion de mâles stériles parmi la population totale capturée.

Les résultats

Pour chaque lâcher test, le taux de recapture se situe entre 4 et 6,5 % pour les moustiques sauvages marqués et entre 8 et 10 % pour les stériles. Des mâles marqués ont été recapturés jusqu’au dernier jour d’enquête et près de 90 % d’entre eux ont été piégés au cours de la 1ère semaine.

Ce que montrent les premiers résultats que la probabilité de survie est équivalente entre mâles stériles et mâles sauvages, quelle que soit la saison de lâchers (de 0,82 à 0,92 pour les stériles, contre 0,86 à 0,97 pour les sauvages), que les moustiques stériles et les moustiques sauvages se dispersent de façon semblable (de 42 à 79m pour les stériles et de 36 à 64m pour les sauvages et enfin que les résultats varient entre les saisons, car le comportement des moustiques dans la nature est modulé par des facteurs extrinsèques (température, humidité).

Louis-Clément Gouagna, entomologiste médical à l’IRD qui coordonne le projet TIS à la Réunion, rappelle que « ces lâchers tests n’avaient pas vocation à réduire la fertilité des moustiques sauvages mais à évaluer les mâles stériles dans la nature. Un lâcher efficace devra comprendre de 5 à 10 fois plus de moustiques mâles que la population existante ». « Ces tests nous ont permis de constater que les mâles stériles ont un comportement et une survie semblable aux mâles sauvages et une distance de dispersion moyenne de 62 mètres (contre 54m chez les sauvages). Ces résultats ont permis d’affiner la stratégie de lâchers mise en œuvre lors de la phase pilote TIS 2B, financée par la Région Réunion dans le cadre du programme FEDER et la Direction Générale de la Santé, qui a démarré en février 2020 ».

Compte-tenu de ces résultats concluants, les prochains lâchers, sous réserve d’autorisation préfectorale, seront conduits au cours des périodes de faible densité de moustique afin d’accentuer le déséquilibre mâle/femelle et augmenter l’efficacité.




1.Posté par DSL le 20/05/2020 14:34

pour dire quoi au final

2.Posté par QBR974 le 20/05/2020 17:25

Ah! Si c’est encadré par l’ARS...

3.Posté par testeur le 20/05/2020 17:25

Dans d autres oays ils testent dés lachés de virus volontairement ou pas la n est plus la question
quand on connait la puissance des lachés dans la nature
pour en revenir au moustques est il possible que ces derniers transmettent le corona a l homme?

4.Posté par Cloclo le 21/05/2020 08:03

A ce rythme là on a pour 15 ans avec une tonne de subvention. Pendant ce temps là dengue continue à tuer. En éduquant la population pour mieux lutter contre ce moustique et encourageant les associations à demoustiquer on gagnerait du temps et on ferait un meilleur investissement.

5.Posté par Henry Pauter le 21/05/2020 09:07

partout ailleurs dans les autres Dom-TOM on a infesté les moustiques avec une bactérie (Wolbachia) avec des résultats tangibles (1ères publications Australie en 2011) on s'obstine dans des voies sans issues. https://www.pasteur.fr/fr/institut-pasteur/institut-pasteur-monde/actualites/wolbachia-bacterie-lutter-contre-dengue

6.Posté par polo974 le 21/05/2020 14:07

le moustique mâle stérile n'est plus à la mode, maintenant, c'est le mâle qui n'engendre que des mâles qui est à la pointe des études...

7.Posté par Dr anonyme le 21/05/2020 17:38

Question : est-ce que les insecticides utilisés ne touchent pas les insectes stérilisés ?

8.Posté par Jambalac le 22/05/2020 07:13

Quel boulot d'esmaculer des moustiques. Ca doit être fastidieux ?

9.Posté par JORI le 22/05/2020 09:29

8. Jambalac. Encore votre obsession sexuel qui remonte en vous !! 😂 😂

10.Posté par patrick le 22/05/2020 14:54

Ouah, des foudres de guerre, d'ici un résultat probant : études, contre-études, analyses, publications, pré-validation, validation, confirmation de la validation...les moustiques seront tous mort d'ennui et sûrement la plupart d'entre-nous. La recherche bureaucratique française dans toute sa splendeur. Rien à reprocher à ces chercheurs, c'est le système qui est conçu ainsi.

11.Posté par ProtectEarth le 26/05/2020 15:58

Au moins ce n'est pas OGM et ça ne risque pas de détruire notre écosystème à grand coup d'insecticide ! Vivement un déconfinement massif de ces petits mâles stériles alors ! :)

Nouveau commentaire :
Twitter

Si aucune page de confirmation n'apparaît après avoir cliqué sur "Proposer" , merci de nous le faire savoir via le mail contact@zinfos974.com
------
Merci de nous donner les informations suivantes, elles nous serviront à mieux cerner votre situation :
-- Smartphone ou ordinateur (mac ou windows)
-- Navigateur utilisé
-- Votre fournisseur d'accès internet
------
Toute l'équipe de Zinfos974 vous remercie
 

1F Rue de La Martinique

97490 Sainte-Clotilde

06 92 97 75 75
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales

- CGU

- Politique de Confidentialité

- Nos Journalistes