Océan Indien

Les pays africains condamnent le référendum à Mayotte

Mardi 3 Février 2009 - 17:41

Les pays africains condamnent le référendum à Mayotte
Le président Sambi a obtenu que les ministres africains des Affaires étrangères ‘‘condamnent l’organisation, le 29 mars 2009, d’un référendum sur la départementalisation de l’île comorienne de Mayotte et exige l’arrêt immédiat de ce processus’’.
Le projet de décision soumis par les Comores sur la question de Mayotte a été adopté à l’unanimité par les ministres africains des Affaires étrangères.
Une note verbale préparée par les autorités françaises adressée à toutes les ambassades africaines pour plaider la position française sur l’appartenance de Mayotte à la France n’a obtenu aucune adhésion africaine. Malgré une campagne française, menée avec de gros moyens de pression, aucun pays africain n’a manifesté une quelconque opposition pour contrecarrer la décision.
Cette prise de position unanime a eu pour conséquence de redonner de l'espoir à ceux qui ne veulent pas que Mayotte soit un territoire français.

Voici, ci-dessous, le texte de la décision des ministres des Affaires étrangères africains:

Décision sur l’île comorienne de Mayotte ex.cl/draft.38(xiV)

Le Conseil exécutif
Prend note du rapport du Gouvernement de l’Union des Comores sur la situation dans l’île comorienne de Mayotte;
Rappelle toutes les résolutions antérieures de l’Organisation de l’Unité africaine (Oua) sur l’île comorienne de Mayotte. Rappelle également que le Peuple comorien, lors du referendum du 22 décembre 1974, a exprimé sa volonté d’accéder à l’indépendance dans l’unité politique et l’intégrité territoriale de l’archipel des Comores;
Considère que les référendums organisés les 8 février 1976 et 11 avril 1976 par l’ancienne puissance coloniale dans l’île comorienne de Mayotte constituent une violation grave de l’intégrité territoriale des Comores. Considère également que l’inscription de l’île comorienne de Mayotte dans la Constitution de la République française est contraire au droit international;
Condamne l’organisation, le 29 mars 2009, d’un référendum sur la départementalisation de l’île comorienne de Mayotte et exige l’arrêt immédiat de ce processus;
Réaffirme l’appartenance de l’île comorienne de Mayotte à l’Union des Comores;
Demande l’instauration immédiate d’un dialogue entre l’Union des Comores et la France en vue de définir ensemble les modalités du retour de Mayotte dans l’Union des Comores, et
Décide de réactiver le Comité ad hoc des sept sur l’île comorienne de Mayotte.
Pierrot Dupuy
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1.Posté par floc'h patrick le 03/02/2009 18:19

L'hôpital qui ce moque de la Charité ou l'inverse , combien va couter l'hôpital annoncé sur les Comores

Pourquoi vouloir s'entêter à aider en portant assistance à des gens qui ne nous aiment pas

2.Posté par cimendef le 03/02/2009 18:41

La position de l'Union Africaine est celle qui respecte à la lettre le principe de l'intangibilité des frontières coloniales qui, dans le cas de mayotte, n'a pas été respecté par la France. Je rappelle que ce principe reconnu par tous les Etats y compris la France avait pour but d'empêcher le dépècement des colonies au moment de l'accession à l'indépendance. Ainsi en raison de l'existence de ce principe de droit, la France n'a pas pu détacher la partie saharienne de l'Algérie alors même que cette partie du territoire recelait du pétrole et était utilisée pour les essais nucléaires. On peut être pour ou contre ce principe mais il est reconnu par tous et a été appliqué scrupuleusement par les colonisateurs au moment de l'accession à l'indépendance des colonies. Il est donc surprenant que la colonie Comorienne qui était constituée de quatre îles accède à l'indépendance amputée d'une partie de son territoire au motif que les Mahorais s'était prononcé majoritairement contre l'indépendance. Le résultat de ce référendum d'autodétermination aurait du être analysé globalement et non île par île.

3.Posté par Alain JEUNET le 04/02/2009 09:25


Bonjour à tous,

Une situation bien ambigüe que ce référendum du 29 mars, concernant l'éventuelle départementalisation de Mayotte, historiquement, politiquement et culturellement, Ile de l'Archipel des Comores.

En tant que Ministre des Affaires Etrangères de "LA REPUBLIQUE ACRATIQUE DE L'ILOT DE M'TSAMBORO", petit bout de terre de 2Kms carrés situé entre Anjouan et Mayotte, autoproclamé
libre et indépendant de toute nation et de toute puissance politique, la première question que je me pose est la suivante: Pourquoi ne pas organiser un référendum au niveau national (français),
afin de savoir si nos compatriotes seraient d'accord pour que l'Ile au lagon, devienne ou non , le 101ème département français, avec ses droits, mais aussi ses devoirs.

L'expérience serait bonne à tenter, mais le résultat lui, risquerait de réserver bien des surprises avec toutes les leçons à en tirer.

En attendant LA REPUBLIQUE ACRATIQUE DE L'ILOT DE M'TSAMBORO, continue son petit bonhomme de chemin, sans faire trop de bruit, mais s'installe contre vents et marrées.

Notre système fonctionne déjà avec 12 ministres (de vrais représentants du Peuple et de la Diaspora), 1 Consul en métrpole, un ambassadeur à Madagascar et surtout pas de Président.

Nous nous en passons très bien, notre Conseil des Citoyens nous suffit amplement.

Merci d'avoir lu mon commentaire et je reviendrai régulièrement sur le site, pour vous donner mon point de vue sur l'évolution géo-politique de la Région Nord de Mayotte et de nos amis comoriens.

Amicalement et ACRATIQUEMENT à tous...
Alain JEUNET

4.Posté par Ulysse le 04/02/2009 11:54

Je reprends la formulation de Pierre Frédéric Dupuy à laquelle j'adhère : "Perso, je serais pour leur rendre Mayotte et ne plus rien leur donner: chacun chez soi, on en parle plus, les bons comptes font les bons amis, tout ca... ".

Il serait temps que certains en France se réveillent pour s'indigner et exiger que le référendum soit également organisé sur l'ensemble du territoire national. Que toutes celles et tous ceux qui ont des relais pour porter ce débat là-bas n'hésitent pas !!!

5.Posté par MADI Marouf le 13/02/2009 19:02

Bonjour à tous !

Je vois que certains ont bien retenu leurs lecons quand il s'agit d'accuser aveuglement la france de violer le droit international. A la questtion de savoir si Mayotte appartient à l'archipel des comores, la reponse est indicutablement oui.

Par ailleurs, je tiens à rappeller à ceux qui essaient de nous parler de respect de droit sans scrupule que le preambule de la charte declaration universelle de droit de l'homme et de citoyen stipule que "l'homme est né libre, et personne n'a le droit d'entraver à sa liberté". Ceci dit, Mayotte a fait son choix de rester francais, et ce n'est pas les comoriens de choisir son destin.

En ce qui concerne, les dirigeants africains s'ils peuvent deja respecter les droit de l'homme dans leurs pays respectifs ca serait un petit pour l'homme noir mais un grand pas pour le continent africain.

Vive l'archipel des comores, vive Mayotte francaise

6.Posté par Fabien le 15/02/2009 23:06

En quoi est-ce un « accord verbal » ? Le « pacte de départementalisation » est écrit. Je m’en suis servi pour rédiger ce sujet :
http://menilmontant.numeriblog.fr/mon_weblog/2009/02/sarkozy-et-jgo.html
Il fait précisément 28 pages, Pierrot !

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