Océan Indien

Les négociations paralysées à Mayotte

Lundi 7 Novembre 2011 - 16:04

Ce n'est pas encore aujourd'hui que le conflit qui agite l'île aux parfums se règlera. Des querelles entre syndicats font obstacle à l'avancée des négociations sur le prix des produits de première nécessité.


Les négociations paralysées à Mayotte
Cela fait 42 jours que le mouvement contre la vie chère est installé à Mayotte. Et alors que le début des discussions en fin de semaine dernière avec l'ancien préfet du département, Denis Robin, laissait enfin entrevoir une porte de sortie, ce lundi, les négociations se retrouvent à nouveau bloquées.

Déjà jeudi dernier, l'intersyndicale mahoraise voyait d'un mauvais oeil la présence à la table des négociations du syndicat FO. Celui-ci avait en effet signé un accord de fin de conflit depuis le 17 octobre, accord estimé insuffisant pour les autres syndicats qui l'avaient rejeté.

Dans une interview donnée à Malango Actualité, le secrétaire général de l'UDFO, Hamidou Madi M’Colo, a affirmé que la présence de son syndicat était "légitime", dans la mesure où "la reprise des travaux le lundi 07 novembre 2011 s’inscrit également dans la continuité de cet accord". Reste que l'intersyndicale toujours mobilisée ne l'entend pas de cette façon, et l'a bien fait comprendre, au grand dam de Denis Robin, envoyé par la ministre de l'Outre-Mer pour trouver des solutions à la crise mahoraise.

Des entretiens bilatéraux

"J’ai été en effet amené à constater l’impossibilité d’asseoir à la même table de discussion l’ensemble des syndicats. La négociation n’est pas arrêtée puisqu’elle n’a pas pu commencer. Il appartient aux organisations professionnelles mahoraises de régler ce conflit entre elles. Cette situation de blocage est d’autant plus regrettable que j’étais très confiant sur notre capacité collective à trouver une sortie honorable pour tous les participants", a exprimé l'ancien préfet de Mayotte dans un communiqué.

La population mahoraise attend encore que des accords soient trouvés sur les prix de la viande, du gaz et du sable. Denis Robin a en ce sens déclaré: "Puisqu’il n’est plus possible de discuter ensemble, je poursuivrai mon travail par des entretiens bilatéraux, qui débuteront demain matin. Chacun devra contribuer à sa juste part à l’effort global. Lorsqu’un projet d’accord sera prêt, il sera proposé à la signature des participants. Il appartiendra alors à chacun de prendre sa décision et de l’expliquer à la population". D'ici là, des barrages sont maintenus en plusieurs points de l'île.
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1.Posté par momo le 07/11/2011 18:31

ils commencent a faire chi... l'intersyndicale à être aussi démago...
les PME se meurent, de plus en plus de mzungu pensent à mettre les voiles, il serait temps d'arreter de jouer a celui qui a la plus grosse...

2.Posté par boldon le 07/11/2011 20:30

Ceux qui partent à cause de ce mouvement social ne seront pas une grande perte pour l'île.Qu'ils s'en aillent on ne pleurera pas.

3.Posté par touriste le 07/11/2011 21:09

Fuyez amis entrepreneur,artisan, médecin, infirmier,commerçant........... Mayotte c'est une ile foutue.......

4.Posté par Seb le 07/11/2011 21:30

Des meneurs qui prouvent de plus en plus leur bêtise, et je pèse mes mots...
Ce qu'ils attendent ? Foutre le bazar, que ça dure surtout, pendant ce temps là on s'amuse bien, on fait des tours de rond-point, on abat les arbres qui bordent les routes et on brûle des voitures, et puis une petite embuscade histoire de caillasser les forces de l'ordre (oui, les "méchants qui empêchent la démocratie")
Vous ne respectez pas la démocratie, vous les fainéants qui n'arrêtez pas de hurler et de revendiquer vous empêchez les gens courageux qui fournissent un EFFORT pour gagner leur vie
Votre île devient une poubelle par votre faute, c'est une honte

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