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Les malgaches de Paris veulent créer un comité de salut national

Lundi 11 Mai 2009 - 07:44

Les malgaches de France se sont réunis hier après-midi à Montparnasse afin de rassembler les personnes qui composeront leur futur comité de salut national. Malgré la pluie et la distance, le réseau a suffisamment bien fonctionné pour réunir les principaux acteurs de cette association tout juste naissante.


Les malgaches de Paris veulent créer un comité de salut national
Même s’ils étaient peu nombreux, les malgaches ont pu, à l’occasion de cette première rencontre, dessiner une ébauche de structure pour leur nouveau comité. Le groupement, qui pourrait devenir un nouveau parti politique en fonction de son évolution, portera le nom d’Alamino, signifiant "remettons de l’ordre".

"Nous nous inquiétons pour notre pays. Nous sommes las de le voir sombrer dans la misère, la violence, la dictature et la guerre des camps" a expliqué Marie-Anatolie Tidahy, très probablement future vice-présidente de l’association. Antoine Josoa, à l’origine de l’initiative, a précisé qu’il ne s’agissait ni de remettre le pouvoir aux mains de Marc Ravalomanana, ni de légitimer le statut d’Andry Rajoelina, l’actuel président de la Haute Autorité de Transition. Au contraire, comme le voudrait la Constitution de Madagascar, la présidence du pays doit revenir au Sénat dans l’attente d’un nouveau président élu. Et dans l’idéal, ce dernier devra être une personne jusque là inconnue et soucieuse de l’avenir de son pays.

Une personne, pourquoi pas, formée et "préparée" par le comité lui-même. "On en a marre de ceux qui, jusqu’ici, ont dirigé le pays. Ce sont tout le temps les mêmes et ils ne veulent que s’enrichir" s’est insurgé l’un des futurs membres d’Alamino. "On ne veut plus être des victimes mais des acteurs" a déclaré Marie-Anatolie. C’est cette raison qui a poussé A. , une jeune malgache résidant en Île de France depuis 5 ans, à se montrer présente au rendez-vous.

"Je suis motivée par le fait que les malgaches veulent faire quelque chose pour leur pays, qu'ils souhaitent avancer". Comme quelques autres, elle est surtout venue pour glaner des informations avant de s’engager. D’ailleurs, le comité n’en est qu’à ses premiers balbutiements et appelle encore plus de malgaches à le rejoindre. "Tout le monde peut nous contacter, quel que soit son parti politique. On veut surtout que notre pays soit entre de bonnes mains" a ajouté Antoine Josoa.
Bérengère Lefèvre
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