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Courrier des lecteurs

Les finasseries du Président Hollande


Par André Pouchet - Publié le Dimanche 7 Février 2016 à 15:12 | Lu 424 fois

Les finasseries du Président Hollande
Au lendemain de la plus récente des vagues d’attentats islamiques, celle du 13 novembre au Bataclan et au Stade de France (c’est pour le moment la plus sanguinaire mais on ne peut raisonnablement préjuger de l’ampleur que prendront les prochaines, celles qui nous guettent, celles très probablement hélas encore à venir), notre brave et intrépide président, ayant enfourché son cheval de bataille et endossé son allure la plus déterminée et la plus martiale, avait – vous vous en souvenez tous – convoqué en congrès à Versailles l’ensemble des parlementaires français pour les haranguer solennellement. Cela, c’était le 19 novembre.

Afin de répondre à l’émotion générale dans le pays (130 morts, des centaines de blessés, ce n’était tout de même pas rien !), il jugea bon et habile ce jour-là, par l’entremise des députés et sénateurs tous rassemblés devant lui et qui, subjugués, ne lui ont ménagé aucun de leurs plus nourris et plus unanimes applaudissements, des applaudissements prodigués debout (ce qu’aujourd’hui, en recourant au lexique à la mode, celui de "l’entertainment" et des grandes messes hollywoodiennes, il est convenu d’appeler une "standing ovation"), de faire aux Français des promesses tout à fait précises et extrêmement radicales.

Chose curieuse et qui a alors beaucoup surpris, ces mesures, il était allé tout bonnement les puiser dans l’arsenal des mesures "fascistes" préconisées par le FN, des mesures que son propre parti, le PS, avait jusque-là combattues avec une grande énergie et repoussées avec une vive indignation : fermeture et contrôle des frontières, fermeture des mosquées salafistes où l’on cultive le jihad et expulsion des imams qui y prêchent, interdiction de retour sur le territoire national pour les anciens combattants du jihad, port de bracelets électroniques pour les islamistes radicalisés jugés susceptibles de préparer un mauvais coup, création d’une garde nationale constituée de réservistes de la Défense, et surtout, la plus symbolique de toutes, déchéance de nationalité et expulsion pour les binationaux (pas seulement les binationaux naturalisés depuis peu mais également ceux nés en France) compromis avec le terrorisme islamique…

Qu’est-il advenu de toutes ces belles mesures ? Le contrôle aux frontières ? La garde nationale ? Les fermetures de mosquées et les expulsions d’imams ? Les bracelets électroniques ? Il semble que Hollande, Valls et Cazeneuve aient perdu en cours de route la plupart des articles de leur très alléchant catalogue. Pour eux, ce qui importait – on aura donc pu ainsi clairement le constater – c’était la "réclame" (ce qu’en termes plus décents il est convenu d’appeler aujourd’hui "l’effet d’annonce" !), plutôt que la mise en œuvre effective, pour de bon, de toutes ces mesures rigoureuses dont notre pays aurait pourtant le plus grand besoin !

De toutes ces mesures, il n’en reste qu’une, la déchéance de nationalité, mais M. Hollande voudrait nous faire croire que, pour la promulguer, il est nécessaire de faire entrer dans la Constitution de la République, une nouvelle définition de l’état d’urgence. Les juristes compétents nous disent pourtant que cela est inexact et que, pour durcir les dispositions sur la déchéance de nationalité déjà existantes dans la loi, il suffirait de légèrement modifier quelques articles du Code Pénal et du Code Civil.

En fait, ce projet de réforme de la Constitution présenté comme indispensable dans la conjoncture actuelle par notre président, il apparait de plus en plus clairement aux yeux de tous qu’il obéit surtout à d’autres objectifs, moins purs, moins innocents, plus bassement politiciens. De sa part, il s’agirait tout simplement d’une manœuvre de grand style : en recueillant sur sa proposition de réforme de la Constitution les 3/5 de suffrages du Congrès nécessaires, il espère pouvoir apparaitre aux yeux de l’opinion comme l’incontournable clé de voûte de l’unité nationale, le Grand Rassembleur nimbé d’une immarcescible aura ! Dans la perspectives des présidentielles de 2017 (en réalité sa seule véritable préoccupation), il espère qu’une telle stature lui procurera un positionnement recentré, plus à droite et moins à gauche, lui permettant (pour peu qu’il parvienne à se hisser jusqu’au 2ème tour) d’affronter victorieusement Marine Le Pen et d’être ainsi réélu par défaut. Quel machiavélisme !

Cependant, à force de finasser, il arrive que l’on se retrouve le bec dans l’eau. C’est ce qui, semble-t-il, menace aujourd’hui notre trop habile manœuvrier ! En effet un nombre non majoritaire mais apparemment de plus en plus important de députés du PS rechignent à voter comme leur patron voudrait qu’ils le fassent. De plus, les députés de droite, de leur côté, sont de plus nombreux à se demander pourquoi, en votant docilement sa loi et sa réforme de la Constitution, il ferait un aussi beau cadeau à un Hollande discrédité qui cherche à redorer son blason… Les observateurs jugent l’opération désormais bien hasardeuse et susceptible de capoter. Alors, Hollande va-t-il être désavoué, échouer à obtenir la majorité des 3/5 qu’il guigne ? Ou bien va-t-il se dédire, renoncer à sa promesse solennelle de "réforme constitutionnelle" ? Dans les deux cas, ce serait catastrophique pour lui…

Que l’on n’aille pas pour autant s’imaginer que, personnellement, j’aurais été ébranlé par les gesticulations grandiloquentes et les jérémiades grotesques d’un Noël Mamère, d’une Cécile Duflot, d’un Mélenchon ou d’une Taubira contre la déchéance de nationalité et que je me serais benoitement rallié aux positions hypocrites et complaisantes des ténors de "la gauche de la gauche", toujours plus prompts à défendre les droits des assassins que ceux des assassinés. Bien sûr, il n’en est rien !

Pour ma part, comme Jean-Pierre Chevènement, je suis favorable à ce que ceux qui prennent les armes contre la France, ceux qui, sans pitié, n’hésitent pas à venir « jusque dans nos bras égorger nos fils, nos compagnes » (et ceux qui se font leurs complices et les aident à perpétrer leurs forfaits sanguinaires), soient automatiquement déchus de la nationalité française, qu'ils soient binationaux ou mono-nationaux, français de naissance ou par naturalisation, "français de branche" ou "français de souche" !

Et qu'on ne vienne pas nous opposer en pleurnichant que, les pauvres !, cela en ferait des apatrides. Puisque leur vraie patrie, ils le proclament eux-mêmes, c'est Daesh, c’est le califat islamique, qu'ils assument leurs choix ! D'ailleurs, comme le rappelle encore Chevènement dans un entretien à RTL (http://www.rtl.fr/actu/politique/jean-pierre-chevenement-s-il-y-a-des-gens-qui-se-considerent-comme-francais-de-papiers-ils-n-ont-qu-a-en-tirer-les-consequences-7781615528) : "On ne va pas en faire un plat… Il y a un statut d'apatride, qui est d’ailleurs assez protecteur (je dis ça pour les bonnes âmes !), mais moi je considère que la nationalité française, ça se défend. Et s’il y a des gens qui se considèrent comme des Français de papiers, ils n’ont qu’à en tirer les conséquences. Dans la réalité, quand on est un citoyen français, on est français, avec ses droits et ses devoirs".

Et pour les déchoir de la nationalité française qu’ils ne sont plus dignes de posséder, ces assassins fanatisés, ces agents de la cinquième colonne islamique infiltrés parmi nous, point n’est besoin – cela est évident ! – de modifier la Constitution comme voudrait hypocritement nous le faire croire le Président Hollande !

André Pouchet, le 7 février 2016




1.Posté par KLD le 08/02/2016 17:53

stupide que cette déchéance .............

2.Posté par République le 09/02/2016 07:56

Faire passer des mesures au-delà de son propre camp, c'est rassurer, quitte à bousculer un peu les siens. C'est de la tactique politique, mais c'est le scrutin majoritaire à deux tours qui le veut, encore que, même lorsqu'une majorité se dégage, elle s'effrite rapidement – d'ailleurs l'idée de revenir au système proportionnel avec des mandats plus courts revient en surface ; et d'autant qu'il n'y a pas de système éternellement adapté. Le FN sera lui aussi plus ou moins obligé d'emprunter cette voie, mais l'échec ce regroupement est au bout pour une raison simple : tous les sujets sont complexes, rien n'est à 100% comme ceci, ou comme cela, et un parti qui surfe sur les réactions premières des citoyens n'est en position de travailler dans la réalité, sur le fond des dossiers. D'autant que ses principes insultent la nature humaine et la démocratie.

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