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Faits-divers

Les derniers mots de Géraldine : "Avec Didier, tout est possible"


Par - Publié le Lundi 23 Avril 2018 à 20:28 | Lu 3647 fois

La douleur marque le visage épuisé de la mère de Géraldine Boyer qui tient une photo encadrée de sa fille, dirigée vers la cour comme si elle y assistait. Sa fille avec qui elle se trouvait, décédée à l'âge de 38 ans, le 21 janvier 2016 sur le parking de Jumbo Sainte-Marie sous les coups de son mari.
 
Jugé pour assassinat devant la cour d’Assises ce lundi, Didier Nauche, 44 ans, a pu donner sa version des faits. Une version peu satisfaisante car "il ne sait plus", bien trop souvent. Ce qu’il sait, c’est qu’il a attendu dans le parking, a accéléré au vu de sa femme pour la percuter, puis a pris le couteau qui se trouvait sur le siège passager avant de la poignarder au cou à plusieurs reprises. Mais il ne reconnaît pas l’intention de tuer ni la préméditation. Il s’attendait peut-être à ce qu’elle s’en sorte ? Après un coup de 4x4 à vive allure et une dizaine de coups de couteau, c’était peu probable.  
 
Et certains éléments ne jouent pas tout à fait en sa faveur niveau préméditation… Il avait déjà menacé sa femme et ses deux fils avec un couteau lors d’une séparation en 2007. Trois semaines avant le drame, alors que le couple se séparait à nouveau, il avait réveillé Géraldine Boyer au beau milieu de la nuit et avait mimé un égorgement. Et le jour des faits, il l’avait suivie toute la journée en voiture et avait donc fini par crier "je vais te tuer !" en la poignardant. Tout cela ne colle pas vraiment avec la théorie du coup de folie.
 
Les derniers mots de Géraldine à sa meilleure amie : "Avec Didier, tout est possible"
 

Et il y a cet incident de la veille. Venu voir ses enfants dans le nouvel appartement de sa femme, il tombe nez à nez avec sa meilleure amie. La conversation devient tendue. "Je sais où tu habites", balance-t-il. "Là, pour la première fois, j’ai vraiment eu peur, raconte cette amie plutôt confiante qui fond tout à coup en larmes, je vis seule avec ma fille et j’avais vraiment très peur". Les fils, alors âgés de 16 et 20 ans, se placent alors devant elle, afin de la protéger. "Ils m’avaient plus tard expliqué qu’il y avait un couteau sur le plan de travail à ma gauche et qu’ils avaient peur pour moi".
 
Le dernier coup de fil entre Didier Nauche et sa femme, le lendemain matin, quelques heures avant sa mort, portait d’ailleurs selon lui sur l’incident de la veille. Mais aussi "peut-être" sur leur séparation et l’existence éventuelle d’un amant. Géraldine Boyer a ensuite envoyé un message à sa meilleure amie : "Avec Didier, tout est possible".
 
Son comportement dans la salle d’audience n’est pas idéal non plus. Alors que son amie décrit la tristesse de Géraldine Boyer, quelques mois avant sa mort, à cause de la perte de son emploi et le malaise dans son couple, Didier Nauche l’interpelle, énervé : "Kosa ou koné a sa tristesse ou ?". Et ses réponses au président du tribunal, ainsi qu’à l’avocat général, frôlent l’insolence. Il répond du tac au tac, parfois avec une confiance injustifiée et leur renvoie leurs questions. Alors que l’avocat général lui demande dans quel état d’esprit il était pour pouvoir commettre l’irréparable, il répond : "Le jour où ça va vous arriver, vous allez me le dire".
 
"Elle était tout pour moi"
 
La mission pour la défense n’est pas simple, du coup. Son avocat insiste sur l’abandon de sa jeune mère dès sa naissance, les moqueries à l’école à l’encontre de sa rousseur et enfin cette femme qui lui avait montré ce qu’était l’amour. "Elle était tout pour moi", déclare-t-il. La jalousie aurait poussé cette âme sensible à bout ; une relation entre la victime et l’infirmier de son père totalement imaginée…
 
Place ce mardi aux plaidoiries des avocats de chacun, et une autre journée de torture pour cette mère, qui ne cesse de pleurer la mort de sa fille tout en évitant du regard celui qui la lui a prise.



Soe Hitchon
Journaliste La liberté et la justice pour tous, c'est une utopie en laquelle je crois. Chaque... En savoir plus sur cet auteur


1.Posté par Candide le 23/04/2018 22:57

Comment peut on écouter un avocat dire de telles conneries ? Commercial et avocat, voici deux professions où pour exceller, il faut arrêter de se regarder en face dans un miroir !

2.Posté par noe le 24/04/2018 07:57

L'avocat dit souvent des connerie pour défendre son client ... il a des mots qui essaient de flasher mais ça ne marche pas toujours ... C'est ça notre Justice de parade !

3.Posté par Pimentrouge le 24/04/2018 08:07

Si il prend sa voiture pour venir percuter et rouler sur son ex femme puis sortir un couteau pour la finir : c est un assassinat Monsieur l Avocat car la préméditation est qualifiée donc on ne peut dire qu'il ne savait pas ce qu'i faisait............
Ceci n'est pas non plus passionnel car ce crime est prémédité.......................

4.Posté par Zarlor le 24/04/2018 10:03 (depuis mobile)

Wouayayaye...Pliss''i sava lavoka la i rakont'' riyink la salopri su band''viktim''..Mi komanss'' par poz amwin la kestyon si li fé pa ekspré pou fé war li...An touka li viéyi an kouyon...Pran la rotrète si i respek pi riyin.

5.Posté par Karl martin le 24/04/2018 12:31

A Candide

Je suis commercial et je me regarde dans la glace tous les matins.
Commercial ne veux pas dire voleur ou arnaqueur.
Ni avocat non plus.

6.Posté par tite créole le 24/04/2018 14:51

on en arrive à des faits divers d'attaques meurtrières, d'un homme tuant son ex voire ses enfants dans d'autres situations car il ne supporte pas la séparation ou sa vie misérable. Que font les forces de l'ordre avant le drame ?! je ne comprends pas l'absence totale de sécurité. les gendarmes ou la police ne font rien s'il n'y a pas de sang! nous ne sommes pas protégés. Nous payons des agents avec nos impôts pour ne pas nous protéger. ils ne se déplacent pas. Faites une main courante, Madame. Quand je serais morte qui fera ma main courante. Et, quand on veut se protéger contre des voleurs ou des agresseurs, ça se retourne contre nous car on a utilisé une arme et pas lui ou que l'on s'est défendu avec une prise de combat et pas lui. J'espère que les agents de SECURITE qui reçoivent des femmes menacées ou battues ont la conscience tranquille quand ils lisent plus tard dans les journaux qu'elles sont mortes.

7.Posté par Dorian le 24/04/2018 15:08

Il faut peut être de tout pour faire un monde, mais vu d'ici je me dis que celui-là disparaitrait au fond d'un trou il me manquerait pas.

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