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Blog de Pierrot

Les dernières frasques de Frédéric Miranville à l'université : il va bientôt devoir payer 4 ans de salaire à une enseignante !


Un communiqué du SNESup en date du 4 mars dernier revient sur une affaire qui fait grand bruit à l'université de La Réunion.
Sous un motif fallacieux, le président Miranville a décidé d'annuler la nomination d'une enseignante pourtant recrutée dans les règles de l'art, puis d'organiser un nouveau concours et d'attribuer le poste à une personne pourtant arrivée en seconde position la première fois.
L'enseignante ne s'est pas laissée faire et a attaqué l'université au tribunal administratif où elle a gagné deux fois, les juges estimant que Frédéric Miranville avait fauté par excès de pouvoir.
Problème : une autre enseignante avait entre-temps été recrutée et deux enseignants cohabitent actuellement sur un seul poste.
En outre, l'université va probablement devoir payer à cette enseignante quatre années de salaire de retard, depuis la date où elle aurait initialement dû être embauchée.
Nous reprenons ci-dessous le résumé des faits rapportés par le SNESup et y ajoutons quelques détails et commentaires supplémentaires.

Par - Publié le Jeudi 8 Avril 2021 à 12:40 | Lu 8887 fois

Le 23 mai 2017, le conseil académique de l’université de la Réunion (CAc-r) siégeant en formation restreinte valide à l’unanimité le travail du comité de sélection et classe Madame M. première sur un poste de l’ESIROI.

Le 25 mai 2017, soit quarante-huit heures après la réunion du CAc-r, de mystérieux candidats au même poste adressent au Président de l'Université de La Réunion "un recours gracieux" anonyme invoquant que "le classement n'a pas respecté le principe d’impartialité qui régit les concours de la fonction publique". On ne l’apprendra que bien plus tard...

A ce stade, rien ne prouve d’ailleurs que ce soit "des candidats" et non des membres du comité de sélection, ou n’importe qui d’autre d’ailleurs, qui se soient plaints. En outre, signé "des candidats", le courrier anonyme n’a aucune valeur juridique. Toutefois, le Président lui accorde une attention toute particulière.

Aujourd’hui encore, il n'est toujours pas possible de savoir dans quelles circonstances l'Université de La Réunion a reçu ce document (pas d'enveloppe, pas de tampon de réception des services du vaguemestre de l’Université, pas de trace des services destinataires, pas de référence de courrier arrivé, pas de date d'arrivée...).

De plus, vu sa date de rédaction, ce courrier a été rédigé alors que les résultats n’étaient connus que des membres du comité de sélection et des membres du conseil académique en formation restreinte. Comment "des candidats" auraient-ils pu connaitre le résultat ? De deux choses l’une : soit il y a eu divulgation indue des résultats aux candidats, ce qui constitue une faute professionnelle grave, soit, en fait, ce ne sont pas "des candidats" qui ont rédigé le courrier, ce qui représente une faute encore plus grave.

Quoi qu’il en soit, le 29 mai 2017, le conseil d’administration de l'Université de La Réunion siégeant en formation restreinte adopte une délibération par laquelle il conforte la proposition de nomination de Mme M. en qualité d'enseignante-chercheure.

Lors de cette réunion du CA-r, il n’est pas fait allusion au "recours anonyme". Personne n'est informé de l'existence de ce document.

Madame M. ayant été classée première, le 18 juin 2017, la DGRH du Ministère lui notifie son affectation à l'Université de La Réunion à compter du 1er septembre 2017.

Le 3 juillet 2017, Madame M. bénéficie d’un avis d'affectation en qualité de Maître de Conférences.

Le 1er septembre 2017, Madame M. vient à l’université pour prendre ses fonctions.

Le 8 septembre 2017, le Président de l'Université de La Réunion l’informe que "le recrutement pour le poste de MCF4195 pour lequel vous avez candidaté est, à ce jour, suspendu, suite à un recours gracieux".

Le 12 septembre 2017, le CAc-r, en présence de la directrice des ressources humaines, du directeur des affaires juridiques et du Président, vote pour la suspension (et non l’annulation).

Le 25 septembre 2017, le Conseil d’Administration (éclairé par les informations données par la secrétaire académique du SNESUP-FSU Réunion) prend le contre-pied du CAc-r et infirme la décision de suspendre le concours et conforte la décision initiale.

Malgré la décision du CA-r, le président persiste à vouloir suspendre le concours.

Madame M. a donc fait une requête en annulation de l’annulation. Le tribunal administratif lui a donné deux fois raison et estimé que Frédéric Miranville avait fauté pour "excès de pouvoir".  Mais la procédure a été longue et un deuxième concours a été mené et qui a placé la candidate arrivée en deuxième position lors du premier comme major. Elle a donc été à son tour embauchée.

Aujourd'hui on aboutit à la situation kafkaïenne de deux personnes occupant le même poste.

Madame M est actuellement chercheure en CDD. L’université devra donc lui proposer une solution. Et certainement lui payer 4 années de salaires...

Bravo Frédéric Miranville...


Pierrot Dupuy
Pierrot Dupuy est le fondateur de Zinfos974. C’était le 1er septembre 2008… Aidé d’une petite... En savoir plus sur cet auteur


1.Posté par Lokal lai vital le 08/04/2021 16:17

Les dernières frasques de Frédéric Miranville à l'université : il va bientôt devoir payer 4 ans de salaire à une enseignante !


=

Et certainement lui payer 4 années de salaires




Certainement, d'après la jurisprudence dupuy.


Ce qui est bien c'est miranville ancrage réunionnais avec dupuy avec ancrage réunionnais,

Nou la fé,

ça a nous ça.....


Comme pour Patel de la cci......


Entre nous, en famille



Lokal c'est vital

2.Posté par Zorro le 08/04/2021 16:18

Encore un copinage à la Ericka!

3.Posté par HULK le 08/04/2021 16:31

Il n'est pas tout seul comme responsable. En substance," quand des individus élisent des voyous et des corrompus, ils ne sont pas victimes mais complices" Georges ORWELL; Si c'est avéré, honte à lui et à ceux qui l'ont élu à ce poste.

4.Posté par Gilo le 08/04/2021 16:50

Proposition de loi : il faudrait que dans ce ce genre de décisions pris en excès de pouvoir, de manière diffamatoire ou discriminatoire, les décisionnaires soient taxés sur leurs deniers personnels. Suis persuadé que les tribunaux administratifs seraient désengorgés. Facile de prendre de telles décisions quand on ne risque rien.

5.Posté par Rive Dakour le 08/04/2021 16:54

Tout le probleme du localisme

6.Posté par martin lane le 08/04/2021 17:00

quoi qu'il arrive, c'est pas grave, c'est l'état qui paye

7.Posté par jolacaille le 08/04/2021 17:59

Bon exemple de préférence locale, l'université, un milieu fermé qui fonctionne au copinage pas nécessairement à la compétence

8.Posté par Dignité le 08/04/2021 18:01

post 5

Entièrement d'accord avec vous.

Quand ce genre de subterfuge se passe à Mayotte on a tendance à accuser les mahorais de ne pas être suffisamment "entrés" dans la règle de droit de la République.

Quand cela se passe à la Réunion, surtout de la part du principal responsable d'une institution censée être le temple du savoir et du respect du droit , matière qui y est enseignée , on est en droit d'être outrés, révoltés et de ne trouver aucune excuse à ce dernier.

Pour moi, il devrait démissionner car son autorité est profondément altérée.

Il faut bien réfléchir avant de confier un pouvoir de recrutement à ce genre d'individus qui ont une propension à triturer la règle de droit pour servir leurs intérêts.

9.Posté par Karl le 08/04/2021 18:11

Ce sont les étudiants qui verront le montant de leur inscription augmenter ainsi que les tarifs de cantine, ou autres prix liés au représentations culturelles à la salle Canter quand les salles vont rouvrir.

10.Posté par Red BULL le 08/04/2021 18:20

Alors les pros embauches locales.
Rien n'est parfait.

11.Posté par Pascal DURET le 08/04/2021 20:08

Parmi les choses que j’apprécie fort peu dans la gouvernance de Monsieur Miranville (et des ses services), il y a l’art consommé de la censure des courriels destinés à la communauté. Une commission de modération avait été pourtant prévue à cet effet… Mais elle n’a jamais vue le jour et une censure arbitraire triomphe toujours dans le manque le plus total de transparence.
Dernière en date : j’avais rédigé une question ouverte au Vice-Président étudiant.e. sur sa position à propos des réunions « racialisées » organisées par l’UNEF en métropole en m’inquiétant de cette dérive. Ce mail a été immédiatement passé à la trappe. Cette censure peut sans doute s’expliquer par le fait le Vice-Président étudiant.e.s et aussi le responsable UNEF-Réunion ( et que Monsieur Miranville pour être élu a eu besoin des voix des étudiant.e.s UNEF). Monsieur Miranville a d’ailleurs immédiatement pris, dès son élection, pour directeur de cabinet un ancien étudiant responsable de l’UNEF- Réunion, tout comme vient d’être embaucher dans son service d’orientation (PROFIL) la toute dernière présidente UNEF-Réunion. Le fait d’être en commerce politique étroit avec l’UNEF ne devrait pourtant pas dispenser F. Miranville de se faire le défenseur de la liberté d’expression. La communauté universitaire a besoin d’échanges et non d’une chape de plomb. Être tenu au silence sépare et déchire. Les débats, les échanges (respectueux) et la confrontation des idées sont à la base (ou devraient être à la base…) d'une universitaire harmonieuse et bienveillante.

12.Posté par Disaknapoudi le 08/04/2021 20:34

Le Réunionnais fait un tapage lorsque la société fait le choix d'une personne d'une autre région pour assumer des postes à responsabilités. Ce qui pourrait se comprendre, si on est exemplaire à commencer par certains maires qui couvrent des postes fictifs, qui utilisent le personnel à des fins de campagnes électorales... qui passent leurs temps à nourrir la maltraitance professionnelle chez leurs opposants et à leurs proches...

Lorsque le Réunionnais obtient un pouvoir (un peu politique quand même) s'agissant de président l'université, voilà le résultat. Du coup tous ceux qui sont montés au créneau pour le poste du CNFPT sont servis ! C'est que l'exemplarité ne fait pas partie du vocabulaire de nos élus...

Ca s'appelle : la culture de la médiocrité, celle qui laisserait penser que tous les Réunionnais à des postes à responsabilités ont bénéficié de pistons ! nos jeunes diplômés ont du souci à se faire !

13.Posté par Damnation memoriae le 08/04/2021 20:50

Nou lé fier nou péï.
Miranville? Un rapport avec la maire de la Possession?

14.Posté par yab le 08/04/2021 21:03

Et pourtant M DUPUY dit qu'il faut la préférence régionale, la preuve est apportée que ce n'est pas obligatoirement une bonne chose.

15.Posté par A mon avis le 08/04/2021 21:17

Monsieur DUPUY, étonnant que vous ne précisiez pas l'ancrage de ces deux personnes nommées sur le même poste ?
Encore une question d'ancrage réunionnais insuffisant ?
Otez nous d'un doute !

16.Posté par Didou le 08/04/2021 21:40

Rectification : le concours qui a recruté le second MCF a été annulé par le TA....madame M devrait retrouver son poste....

17.Posté par PATRICK CEVENNES le 08/04/2021 22:00

fukcd473
Sérieusement, il y en a qui s'amuse à utiliser l'écriture inclusive. J'espère qu'ils ne se grattent pas la tête pour savoir s'ils doivent appliquer la règle de primauté ou la règle de proximité, comme ces 314 décérébrés de didacticiens, pour faire les accords.
Le grand Édouard en 2017 a sifflé la fin de la récréation et a publié dans le JO une circulaire, et la PU de l'université de Limoges a proscrit cette écriture. Au moins une qui fait de la résistance à tous ces bobos gauchos de mes deuzes. Ces bobos gauchos pensent que les femmes percevront un meilleur salaire que les hommes ou qu'il y aura plus de femmes à la députation en imposant cette méthode.
Sinon Fabrice, il va comment ?

18.Posté par Encore et encore et encore le 08/04/2021 22:20

Quel est le but de ces attaques incessantes contre Miranville ? N' y a t-il pas mieux à écrire que de salir notre université ?
Soit vos sources vous trompent, soit vous véhiculez consciemment de fausses informations Monsieur DUPUY.
Nou la fini compri dopi lontan ke ou yém pa li. Nou la compri déssi kel bord oula viré.
In kreol i réussi, i mette d'autre Kreol en l'air, c'est ça qui déranz... Kontinié hash anou entre nou, ti pas pas nou va ariv oussa bana i vé ral anou. Zinfo974 bato fou ?
Rakont anou plito toute sac lé bon, sak i marche. Miranville la fé bonpé zafair po ce liniversité, mais personne i enparle pas.
Domoun rouv lo zié, bwar pa sak lé dovan zot, agard plito derrière tousala kosa nena.

19.Posté par Nono le 09/04/2021 05:40

Trop intelligent attention la dengue

20.Posté par BinBin le 09/04/2021 06:02

Entre branleurs et eu ses.
Pfff
A QUAND LE DEGRAISSAGE DU MAMMOUTH.
Snif snif

21.Posté par Antipspcr le 09/04/2021 06:48

Fonctionnaire

22.Posté par vizir le 09/04/2021 06:53

"Post 18" sachez que dénoncer une faute d'où qu'elle vienne ce n'est pas salir l'université c'est tenter de la laver ! Or Miranville commet faute sur faute
"Post 18" les sources seraient trompeuses ? et bien, allez y, attaquez les sources ne vous en privez pas ! on verra bien qui diffame qui

23.Posté par Joe le 09/04/2021 07:07

Un louis XIV qui s’ignore?
Tout comme Érika là maire qui fait sa colère quand copain n’est pas recruter
On en a marre de vous comprenez vous ?
C’est vous qui devez dégagez

24.Posté par mitho miro miran le 09/04/2021 09:16

je fais n'importe quoi, quoi qu'il en coûte (d"argent public).
Bravo la gestion et l'ancrage local

25.Posté par copinage le 09/04/2021 09:22

tout est copinage à l'UR.
encore plus inadmissible dans un tel lieu 😤😭
encore un exemple du localisme...

26.Posté par Iceberg le 09/04/2021 10:35

On a hélas que la partie visible de l'iceberg.
Les personnels souffrent dans cette université.

27.Posté par Tsunami le 09/04/2021 20:17

Peut-on parler de "frasques"?
Il ne s'agit pas d'un écart de conduite (comme le serait le fait d'entretenir une amante hors mariage) mais bien du non respect de la Loi.

En effet, Monsieur Miranville outrepasse une décision du Tribunal Administratif (pas moins!) pour imposer "sa"loi. Celle de la délation par lettre anonyme sur un concours national.
Or il n'existe pas de vérité alternative ou d'interprétation des décisions de justice : l'Université de La Réunion a failli lors d'un recrutement sur concours national et il faut réparation à la candidate lésée.
Le temps passant, bientôt 4 ans de salaire dû!!!
Cela fait 4 recrutements MCF ou 2 PU de moins!!!

De l'art d'asphyxier la recherche alors que les postes BIATSS pleuvent comme un jour de cyclone...

Monsieur Miranville doit assumer que l'établissement Université ait une image désastreuse grâce à lui.
Monsieur Miranville n'est pas au-dessus de la Loi.
Monsieur Miranville doit réparer le préjudice du candidat.
Monsieur Miranville doit appliquer le verdict du TA...!

Pas la peine de recruter un chargé de mission DAJI pour suppléer aux dysfonctionnements (et sauter en cas de difficulté). IL NE FAUT PLUS RECULER POUR EVITER LE DESASTRE JURIDIQUE!!!

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