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Courrier des lecteurs

Les croisades jamais abordées à l'école comme ici...


Les croisades ont contribué à éloigner les chrétiens des musulmans mais aussi les catholiques des orthodoxes. Après les croisades, les catholiques ne peuvent plus, durant cinq siècles, faire le pèlerinage de Jérusalem. Principalement, les croisades ont fait l'objet d'un transfert de connaissances de l'Orient vers l'Occident. Elles ont aussi permis à l'Occident de créer des comptoirs de commerce en Orient, qui ont pris en mains une partie du commerce entre l'Europe et l'Orient, jusque là monopole oriental. Venise a atteint son but. L'Europe a conservé des croisades un profit économique dont les musulmans n'ont pas vu l'importance. (Wikipédia)
Les liens permettent de remonter à la source afin d'interpréter les cartes pour les plus passionnés.

Par Pamphlétaire - Publié le Vendredi 25 Mars 2016 à 13:15 | Lu 1422 fois

Les croisades jamais abordées à l'école comme ici...
La première Croisade : Sus à l’Infidèle!

La première Croisade a lieu entre 1095 et 1099. Afin de bien comprendre le contexte géopolitique de l’époque, rembobinons la pellicule:

Jerusalem, la ville sainte pour les Juifs et les Chrétiens, tombe entre les mains des Arabes (dirigés par le Calife Omar) en 638. Néanmoins, les Arabes, ils sont gentils (si, si) car ils laissent quand même les Chrétiens faire leurs pélerinages (moyennant un droit de passage à acquitter auprès des Fatimides, faut pas déconner, non plus).

Ce petit jeu d’équilibriste dure jusqu’en 1009, où les persécutions des Juifs et des Chrétiens débouchent sur la destruction du Saint-Sépulcre par le calife fatimide. Bon, les Byzantins parviennent à négocier un accord pour la reconstruction du lieu saint. L’incident est clos.

Mais en 1078, Jerusalem tombe entre de nouvelles mains : les Turcs Seldjoukides (décidément, c’est une manie… il faut savoir que cette ville fut prise plus de 20 fois dans son histoire! – record mondial, à ma connaissance).

Et les Turcs Seldjoukides, il faut pas les emmerder… Ils passent au fil de l’épée une grande partie des habitants musulmans de la ville et refusent le passage aux Juifs et aux Chrétiens. On commence à toucher du doigt les raisons de la Croisade, n’est-ce pas?

– Y’a quand même un truc que je pige pas…

– Oui, Kevin?

– Les Seldjoukides ont massacré les Fatimides, c’est bien ça?

– Oui, oui, c’est bien ça.

– Mais pourtant, ils sont tous les deux musulmans, non?

– Excellente remarque! +1 à ton prochain devoir. Mais tu oublies qu’il existe plusieurs branches à l’Islam, dont l’Islam sunnite et l’Islam chiite.

– Ah bon?

– Puisque je te le dis! Les Seldjoukides étaient sunnites, tandis que les Fatimides étaient chiites… CQFD.

– Et c’est quoi, la différence entre les deux?

– Oh, on pourrait en écrire un livre entier! En gros, les Sunnites sont les musulmans qui suivent la Sunna, les préceptes du prophète Mohammed (95% des musulmans aujourd’hui). Les Chiites, eux, suivent l’imam Ali, neveu du prophète (5% des musulmans aujourd’hui).

Très vite, l’Empire byzantin se sent à son tour menacé par les Seldjoukides.

En 1095 (peu de temps après qu’ Henri IV d’Allemagne aille à Canossa…) le Pape Urbain II organise une immense réunion, le Concile de Plaisance, pour prendre une décision concernant ce problème. Beaucoup de monde répond à l’appel : 200 évêques, 4.000 prélats et plus de 30.000 laïcs! C’est peu dire que les Seldjoukides inquiètent en Europe!

Durant ce concile, l’Empire byzantin demande de l’aide aux Occidentaux pour se débarraser de la menace turque.

Six mois plus tard, Urbain II organise un autre concile à Clermont (décidément, il a la réunionite, celui-là), où il appelle le peuple à partir délivrer les frères chrétiens d’Orient.

Cet appel est suivi d’une grande ferveur populaire!

Bientôt, quatre armées de Chevaliers se mettent en route (agrandissez la carte en haut de l’article):

Godefroi de Bouillon : Francie du Nord – il suit le Danube
Raymond de St-Gilles : Francie du Sud
Bohémond : Italie méridionale
Etienne de Blois : Francie centrale

Le 20 octobre 1097, les Croisés se retrouvent à Antioche, à environ 200 km au Nord de Jerusalem.

Après un siège difficile, ils parviennent à prendre la ville. Ce siège a été l’occasion de tester la fidélité des Byzantins… Test non concluant, puisque les Croisés ont l’impression qu’ils jouent double jeu avec les Turcs (1). Ils gardent donc la ville pour eux.

Après ça, tout s’enchaîne très vite!

Janvier 1099 : En route pour Jérusalem!
6 Juin 1099 : Prise de Béthléem
7 Juin 1099 : siège de Jérusalem
15 Juillet 1099 : Jérusalem est prise par les Croisés

La première Croisade se solde donc par un succès retentissant!

Godefroi de Bouillon se fait nommer prince de Jerusalem. Et oui, "seulement" Prince et non Roi car, comme il le dit lui-même : "Je ne porterai pas une couronne d’or là où le Christ a porté une couronne d’épines".

C’est beau, non?

Forts de ce succès, les Croisés fondent le Royaume latin de Jérusalem qui survivra jusqu’en 1268.

L’euphorie retombe vite dans les rangs des Croisés lorsqu’ils se rendent compte qu’ils sont au bout du Monde et entourés d’ennemis!

A partir de 1128, l’Islam retrouve ses couleurs et engage de nouveau une lutte à mort contre les Infidèles. En 1144, la population chrétienne d’Edesse (au Nord-Est d’Antioche) se fait massacrer.

La deuxième Croisade peut commencer! Mais ça, c’est une autre histoire…

– C’est génial, les Croisades! J’adore!

– Dis donc, Kevin, je n’aurais jamais espéré que tu prononces ces paroles à la fin d’un de mes cours!

– Et quand est-ce qu’il intervient, Indiana Jones?

– Pfffff…

Sources

CosmoVisions – Le Royaume latin de Jérusalem
Templiers.org – La première Croisade
Histoire-France.net – La première Croisade
Herodote.net – Urbain II Prêche la première Croisade
HistoireduMonde.net – La première Croisade et les premiers établissements croisés
Carte : Wikipédia – Carte de la première Croisade

NOTA du commentateur. (1) déjà les Turcs jouaient au double jeu! De nos jours, avec Erdogan, c'est dans la continuité politique du pays.
http://www.etaletaculture.fr/histoire/les-croisades-partie-1-sur-9/

La deuxième Croisade: On n’y va pas pour des prunes!

On l’a vu dans la première partie de ce dossier, le Comté d’Edesse est repris par les Musulmans en 1144: le coup d’envoi pour la deuxième Croisade est donné!

Dans le même temps, le roi de France Louis VII est en conflit avec le pape Innocent II. Il veut s’imposer en nommant ses propres candidats aux évêchés du Royaume. Ni une, ni deux, le pape l’excommunie!

– Et c’est grave, ça?

– Extrêmement, Kevin! Le roi de France est censé tirer sa légitimité du Saint-Siège. Être excommunié, pour un roi, c’est tout simplement perdre ses droits divins: inacceptable !

Louis VII lève alors une armée contre le comte de Champagne, proche du pouvoir papal: à la suite d’un conflit sanglant, un compromis est trouvé entre Louis VII et Innocent II.

– Mais… Quel rapport avec la deuxième Croisade ?

– Lors de ce conflit armé, Louis VII commet une abomination: il incendie l’église de Vitry-en-Perthois, en janvier 1143, dans laquelle plus de 1.000 personnes avaient trouvé refuge.

– Et ils meurent tous cramés? C’est horrible!

– Oui, Kevin, c’est horrible. Louis VII, pour se laver de cet horrible pêché et pour renouer des liens avec Rome, accepte de prendre part à la deuxième Croisade.

En 1146, soit peu de temps après la chute d’Edesse, le pape Innocent II dépêche Bernard de Clairvaux pour prêcher la Croisade. Louis VII lui-même et sa femme Aliénor d’Aquitaine se prosternent à ses pieds! Les préparatifs du voyage peuvent démarrer…

L’armée de Louis VII rejoint celle des Allemands de l’empereur germanique Conrad III. Les deux armées réunies forment un immense corps de plus de 150.000 soldats. Avec une telle armée, les Infidèles n’ont qu’à bien se tenir… Mais l’entente ne règne pas entre les deux clans: les Français méprisent les Allemands et se moquent de leur armure pesante et de la lenteur de leurs mouvements.

Bientôt, l’armée croisée ressemble à un gigantesque foutoir, où les soldats, français comme allemands, volent et pillent les habitants et les monastères.

Louis VII a bien du mal à faire régner l’ordre, lui qui a perdu sa crédibilité en amenant sa femme Aliénor d’Aquitaine avec lui!

Face à ces difficultés de cohabitation, l’empereur Conrad III décide de faire bande à part: les deux armées se séparent et fondent sur la Terre Sainte chacune de leur côté, sans aucune coordination (voir la carte).

Ce qui devait arriver arriva… en octobre 1147, à Dorylée, dans la Turquie actuelle, les Allemands se font encercler par les Infidèles, les Turcs Seldjoukides. Une vraie boucherie s’ensuit… Conrad III parvient à s’enfuir, mais son armée est réduite à moins de 2.000 hommes…

De son côté, l’armée de Louis VII n’est pas mieux lotie… Le roi de France a l’intelligence de choisir un itinéraire plus long que celui de Conrad III, ce qui lui évite de traverser le désert d’Anatolie. Néanmoins, en 1148, son armée se fait exterminer dans les défilés de Cadmos, où des milliers de soldats sont acculés et tombent dans de profonds précipices.

Louis VII parvient à s’en sortir vivant avec quelques-uns de ses hommes. Il rejoint Conrad III et, ensemble, ils se rendent à Antioche par la mer où ils sont accueillis par Raymond de Poitiers, l’oncle d’Aliénor d’Aquitaine.

A ces cuisantes défaites militaires s’ajoute le déshonneur pour Louis VII! Aliénor d’Aquitaine est accusée de liaisons incestueuses avec son oncle. La rupture entre Louis VII et son épouse est consommée: il répudiera Aliénor quelques années plus tard.

– Ah, oui ! Et après, elle va épouser le roi d’Angleterre, c’est ça ?

– Parfaitement, Kevin ! Ce mariage est même à l’origine de la guerre de Cent ans!

Mais, pour le moment, Louis VII ne s’avoue pas encore vaincu. Les troupes européennes reprennent leurs forces et se rejoignent toutes à Jérusalem. Un concile à Acre se réunit le 24 juin 1148 pour décider des cibles militaires prioritaires. La ville de Damas (en Syrie actuelle) est choisie…. Et c’est donc parti pour Damas! Une armée d’environ 50.000 soldats assiège la ville.

C’est un échec total! Au bout de quelques jours, les Croisés, épuisés et assoiffés, lèvent le camp. Conrad III et Louis VII rentrent en Occident, humiliés, sans aucune victoire militaire à leur actif…

La deuxième Croisade est donc un échec retentissant! Il faudra attendre 40 ans pour que Philippe Auguste, Frédéric Barberousse et Richard Cœur de Lion organisent la revanche des Croisés, en 1189!

Parviendront-ils à délivrer la Terre Sainte et à laver leur honneur ? La suite au prochain numéro !

L’Info du Jour qui te permet de briller en société

Connaissez-vous l’origine de l’expression "pour des prunes", synonyme de "pour rien"?

On l’a vu, les Croisés ayant pris part à cette deuxième Croisade sont revenus défaits en Occident. Avec eux, ils en ont profité pour ramener quelques variétés de pruniers. Il n’en faut pas plus pour faire rentrer cette expression dans le langage courant!

La troisième Croisade: Haro sur Saladin!

On l’a vu, la deuxième Croisade menée par Louis VII et Conrad III entre 1144 et 1148 n’a pas été très brillante.

Les Infidèles en profitent logiquement pour s’organiser et, en 1174, Saladin se proclame Sultan d’Egypte et mène une campagne militaire pour reprendre la ville de Jérusalem, toujours aux mains des Croisés. Baudoin IV le Lépreux veille au grain, et parvient à chaque fois à repousser les attaques des Musulmans.

Mais, en 1185, Baudouin IV le Lépreux meurt de la lèpre (sans blague), et il est remplacé sur le trône par Guy de Lusignan, son beau-frère. Hélas! Guy de Lusignan est loin d’avoir la carrure d’un roi… Il est incapable de défendre son royaume, et son armée se fait écraser lors de la bataille de Hattin, près du lac de Tibériade, en 1187. Quelque mois plus tard, Saladin s’empare de la ville de Jérusalem… puis de toutes les places fortes: Antioche, Tyr, Tripoli,…

L’Europe est rapidement mise au courant de ce désastre. Sans surprise, le pape Grégoire VIII lance un appel à tous les rois chrétiens pour une troisième Croisade.

Ce n’est pas vraiment une bonne période pour la France et l’Angleterre qui se livrent un combat sans merci depuis qu’Aliénor d’Aquitaine a permis aux rois anglais successifs d’avoir des vues sur la couronne française !

En 1188, le pape exige néanmoins des deux rois une trêve: les deux souverains, Philippe Auguste et Henri II d’Angleterre ne sont pourtant pas enclins à baisser les armes si facilement. Profitant de querelles familiales, Philippe Auguste se rapproche finalement de Richard Cœur de Lion, le fils d’Henri II d’Angleterre. Tous les deux partiront en Croisade quelques mois plus tard la main dans la main.

– Et Henri II, il réagit comment?

– Il ne survivra pas bien longtemps à cette trahison… Il meurt peu de temps après, en 1189.

– Et donc c’est Richard Cœur de Lion qui devient roi d’Angleterre?

– Et oui! Au grand dam de Jean Sans Terre, le frère cadet de Richard. Tout cela fait les affaires de Philippe Auguste qui compte bien profiter de son amitié avec Richard Cœur de Lion pour déstabiliser le Royaume d’Angleterre!

– Ah bon ? Et il s’y prend comment?

– Une minute, Kevin! Revenons-en pour le moment à la troisième Croisade!

Un troisième larron veut également participer à la délivrance de Jérusalem: Frédéric Barberousse, l’empereur du saint Empire germanique. Malheureusement pour lui, un an à peine après son départ, il se noie bêtement en voulant se rafraîchir dans un fleuve situé en Turquie actuelle. Bien qu’elles soient bien plus puissantes que celles de l’ennemi, ses troupes se dispersent aussitôt! Sans leader, les soldats ne voient pas l’intérêt de poursuivre la Croisade…

– C’est ce qu’on appelle un epic fail!

Le 4 juillet 1190, Richard Cœur de Lion et Philippe Auguste se mettent enfin en marche pour la Terre Sainte. Les deux armées se rejoignent à Messine, en Sicile. Finalement, ils resteront plus de six mois sur l’île, histoire de laisser passer les tempêtes hivernales: bien plus de temps qu’ils n’en passeront à combattre en Terre Sainte!

En mars 1191, enfin, ils se mettent en route. Les Français débarquent à Saint Jean d’Acre. Les Anglais, eux, préfèrent faire escale sur l’île de Chypre que Richard Cœur de Lion parvient à conquérir.

Guy de Lusignan qui, après sa défaite face à Saladin, a rassemblé le peu de troupes qui lui restait pour monter un siège devant la ville de Saint Jean d’Acre, voit d’un bon œil l’arrivée des renforts!

Le 12 juillet 1191, les Croisés parviennent à faire tomber la ville. Enfin une victoire!

Quelques jours après cette victoire, Philippe Auguste, préoccupé par la gestion de son royaume, en profite pour retourner en France. Il aura passé en tout et pour tout 3 mois en Terre Sainte, alors qu’il reste encore tant à faire!

Lorsqu’il apprend la nouvelle, Richard Cœur de Lion, croyant fermement en sa mission divine de délivrer le tombeau du Christ, n’est que mépris pour Philippe Auguste.

"C’est un opprobre éternel pour lui et le Royaume de France , s’il se retire avant que ne soit terminée l’œuvre pour laquelle il est venu", se serait-il exclamer. (Le Roman des Rois – Max Gallo – p.115)

Dernier roi chrétien encore présent, Richard Cœur de Lion poursuit sa lutte sans merci contre Saladin. En septembre 1191 et août 1192, il remporte des victoires à Arsouf et à Jaffa et parvient à reconquérir tout le littoral de Tyr jusqu’à Ascalon (voir la carte).

Mais Richard Cœur de Lion est lucide : il a conscience que ces victoires ne peuvent être que provisoires, et préfèrent signer une trêve de 3 ans avec Saladin, le 3 septembre 1192.

– Une trêve ? Et Aladdin a accepté ?

– Saladin, Kevin! Oui, les conditions de la trêve étaient sur un rapport gagnant-gagnant: les Chrétiens gardaient la bande de terre conquise par Richard Cœur de Lion et avaient maintenant le droit d’exercer leur pèlerinage à Jerusalem.

– Et les Musulmans?

– Saladin, lui, obtient l’occupation des forteresses de Gaza et d’Ascalon, lieux hautement stratégiques.

Et, surtout, ce traité de paix permet enfin à Richard Cœur de Lion de rentrer chez lui et de s’opposer aux manœuvres de Philippe Auguste pour déstabiliser le trône d’Angleterre…

– Ah bon ? C’est quoi, comme manœuvres ?

– Par exemple, il tente de créer la zizanie entre les deux frères Richard Cœur de Lion et Jean Sans Terre en installant Jean Sans Terre sur le trône d’Angleterre.

– Et… ?

– Malheureusement pour lui, Richard rentre en Angleterre, parvient à se réconcilier avec son frère, et se lance dans un conflit armé contre Philippe Auguste!

Richard Cœur de Lion meurt "bêtement" dans une bataille de moindre importance sur le territoire français. Parvenu sur le trône, Jeans Sans Terre en découdra avec Philippe Auguste en 1214 lors de la bataille de Bouvines, bataille que Philippe Auguste remportera brillamment!

Fermons la parenthèse sur les rivalités entre les royaumes de France et d’Angleterre. La Troisième Croisade, donc, est un succès mémorable pour les Croisés. Conquête de Chypre, prise de Saint-Jean d’Acre, reconquête du littoral, stabilisation de la situation avec les troupes de Saladin: Richard Cœur de Lion s’est débrouillé comme un chef et a permis aux Etats Latins d’Orient, au bord de l’anéantissement, de survivre encore pour le siècle à venir.

Pourtant, en 1195, six ans à peine après la fin de cette Croisade, le pape Innocent III lance un nouvel appel pour une quatrième Croisade. Pourquoi? Vous le saurez au prochain épisode!
http://www.etaletaculture.fr/histoire/les-croisades-partie-3-sur-9/

La quatrième Croisade: Orthodoxes et Musulmans dans le même panier!

On l’a vu, la troisième Croisade a été plutôt réussie: Richard Cœur de Lion est parvenu à libérer toute une bande du littoral et à signer une trêve avec Saladin. Pas mal, mais peut mieux faire: les possessions chrétiennes sont loin d’être sécurisées, et, surtout, Jérusalem est toujours entre les mains des Infidèles!

En 1195, le pape Innocent III appelle à une quatrième Croisade. Pour la première fois, cet appel n’est pas suivi par les rois chrétiens d’Europe, trop occupés à se faire la guerre entre eux et peu enclins à se lancer dans une mission à l’issue plus qu’incertaine.

Pourtant, en novembre 1199, un homme répond au pape: c’est Thibaut III de Champagne, qui meurt 2 ans plus tard et est remplacé par Boniface de Montferrat, un comte italien.

Lors des campagnes précédentes, les armées croisées cheminaient jusqu’en Terre Sainte en passant par l’empire byzantin, ce grand empire situé à cheval entre la Grèce et la Turquie actuelles. Et forcément, voir passer des centaines de milliers de soldats, indisciplinés qui plus est, n’est plus vraiment du goût de l’empereur byzantin.

– Ben oui mais alors, par où ils peuvent passer ?

– Bonne question, Kevin! Puisque la voie terrestre n’est plus praticable, l’armée croisée choisit la voie navale! Et qu’est-ce qu’il faut, pour traverser la Méditerranée?

– Ben… des bateaux?

– Eh oui, des bateaux! Et devine à qui Boniface va demander ces bateaux qui lui font défaut pour transporter ses quelques 30.000 soldats?

– Euh…

– Aux républiques italiennes, Kevin, Gênes et Venise en tête!

– Je l’avais sur le bout de la langue…

Gênes va décliner, mais Venise accepte de transporter l’armée de Boniface jusqu’en Egypte. Et c’est à partir de maintenant que les chose se corsent…

Car le doge de Venise, Enrico Dandolo, bien sûr, ne met pas sa flotte à disposition pour les beaux yeux du Christ. Il veut de l’argent sonnant et trébuchant! Le montant qu’il réclame est énorme: 85.000 ducats. Mais les Croisés n’ont pas cet argent et ne peuvent lui verser que la somme de 50.000 ducats…

– Oulah ! Je sens que ça va dégénérer…

Finalement, Dandolo accepte quand même de partir, mais à une condition: que les Croisés s’arrêtent en route pour conquérir la ville de Zara (actuellement Zadar, située en Croatie, mais dans les mains de l’empire hongrois à l’époque) et la placer sous l’emprise vénitienne.

De nombreux Croisés s’insurgent contre cette demande! Zara est une ville chrétienne! L’armée du Christ n’a pas à trucider des Chrétiens!

Ces problèmes de conscience n’empêchent pas les Croisés d’obéir aux Vénitiens et de saccager la ville… La Croisade commence donc par un massacre fratricide… ce qui n’est pas du goût du pape qui excommunie séance tenante l’armée croisée et les Vénitiens!

Pour comprendre la suite des événements, allons voir ce qui se passe du côté de l’empire byzantin. En 1195, l’empereur Isaac II Ange s’est fait chasser du trône par son propre frère, Alexis III Ange. Celui-ci crève les yeux de son prédécesseur et l’enferme au fin fond d’une geôle sinistre. Encore un bel exemple d’amour fraternel…

Le fils d’Isaac II, Alexis IV, parvient à fuir le pays et à se réfugier chez Philippe de Souabe, roi des Romains, c’est-à-dire à peu de choses près empereur du Saint Empire germanique.

Et l’histoire est bien faite car Boniface de Montferrat, l’italien qui commande l’armée croisée, n’est autre que le cousin de Philippe de Souabe!

– Euh… Ça fait beaucoup de noms à retenir, là…

– Mais non, Kevin ! Arrête un peu de te plaindre à chaque fois que ça se complique un peu !

Boniface, qui n’a pas participé directement au massacre de la ville de Zara et a donc évité l’excommunication, se rend chez son cousin Philippe de Souabe et y rencontre Alexis IV, le fils de l’empereur déchu. Celui-ci lui fait une offre qui ne se refuse pas… Si Boniface l’aide à reconquérir son trône, il lui promet le paiement de la dette vénitienne (les fameux 85.000 ducats, rappelez-vous) et une aide militaire pour la conquête de l’Egypte.

Et c’est ainsi que la quatrième Croisade, censée initialement délivrer le tombeau du Christ, se retrouve en guerre contre d’autres chrétiens (certes orthodoxes, mais chrétiens quand même!). Tout ceci pour le grand bonheur des Vénitiens qui voient là l’occasion rêvée de développer leurs activités commerciales.

– Bon, et sinon, ils ont réussi ou pas à chasser l’empereur?

– J’y arrive, Kevin, j’y arrive!

Alexis III, l’usurpateur, prend son courage à deux mains et fuit la ville de Constantinople quand il voit arriver l’armée croisée. C’est donc sans trop d’efforts qu’Alexis IV reprend son trône et libère son père encore enfermé dans les geôles byzantines.

– Bon, bah voilà ! Enfin une histoire qui se termine bien!

– Bien !? Non, je ne crois pas… Ecoute un peu la suite avant de dire ça !

Le peuple byzantin ne connaît pas ce nouvel empereur, débarqué de nulle part. Comment faire confiance à un souverain qui s’allie avec des étrangers, sales et violents? Le retour sur le trône d’Isaac II est donc exigé.

Mais les Croisés ne l’entendent pas de cette oreille… Isaac II a, dans le passé, mené des négociations avec Saladin, l’ennemi juré de la chrétienté. En plus, le trésor promis par Alexis IV ne peut pas leur être donné: l’usurpateur Alexis III a vidé les coffres avant de partir!

Les deux termes du contrat entre Boniface et Alexis ne sont donc pas tenus. Et, cerise sur le gâteau, cherry on the cake, la cohabitation entre l’armée croisée, encore à Constantinople, et le peuple byzantin se passe très mal: d’innombrables bagarres éclatent, on ne compte plus les morts! La situation est explosive!

Une partie de la population byzantine prend les choses en main. Alexis Dourka (oui, j’y peux rien s’ils s’appellent tous Alexis, dans ce pays…) organise un coup d’état. Il assassine Alexis IV et son père Isaac II et s’empare du trône. Il devient… Alexis V (logique).

– Et les Croisés, ils réagissent comment ?

– Mal, tu t’en doutes… Très mal, même!

Avec la mort d’Alexis IV, leur protecteur, adios espoir de trésor et d’aide militaire pour la conquête de l’Egypte! Mais les Croisés, aidés par les Vénitiens, ne se démontent pas et, en 1204, montent un siège autour de Constantinople et parviennent rapidement à faire tomber les fortifications de la ville. Les Croisés pénètrent dans la ville, et laissent leur violence se déchaîner. Trois jours durant, ils pillent, violent, incendient, détruisent, massacrent. Bilan : des milliers de morts, bien sûr, mais également des œuvres d’art, des livres, des reliques sont détruites, privant l’humanité de ses plus beaux trésors.

Pire encore, depuis ces jours funestes, la rupture est définitivement consommée entre chrétiens orthodoxes et chrétiens catholiques. Pour les catholiques, les orthodoxes sont maintenant à mettre dans le même panier que les musulmans et sont déclarés hérétiques et ennemis de la foi. Quant aux orthodoxes, on imagine bien ce qu’ils pensent des Occidentaux…

En attendant, l’Empire byzantin est dépecé et partagé entre Croisés et Vénitiens. On assiste à la naissance de l’Empire latin de Constantinople, dirigé par un Franc, Baudouin VI de Hainaut, devenu empereur.

Boniface, quant à lui, se place à la tête du Royaume de Thessalonique.

Outre les Byzantins, bien sûr, le grand perdant de cette « Croisade » n’est autre que le pape Innocent III, qui perd toute sa crédibilité et son poids politique dans l’échiquier européen. En 1213, pourtant, il appelle à une nouvelle Croisade, la cinquième. Sera-t-il suivi? Le suspense est à son comble!

L’Info du Jour qui te permet de briller en société

L’Empire latin de Constantinople, fondé en 1204 à l’issue de la quatrième Croisade, survivra jusqu’en 1261. A cette date, Michel Paléologue parvient à reprendre Constantinople et à faire renaître de ses cendres l’Empire byzantin.

L’empire byzantin disparaîtra définitivement en 1453 après la prise de Constantinople par les Ottomans dirigés par Mehmet II, le 29 mai 1453.
http://www.etaletaculture.fr/histoire/les-croisades-partie-4-sur-9/

La cinquième Croisade: En route pour l’Egypte!

On l’a vu, les Croisés de la quatrième Croisade n’ont pas mis ne serait-ce qu’un orteil en Terre Sainte! Jérusalem et le tombeau du Christ sont pourtant encore entre les mains des Infidèles… Le pape Innocent III, dont l’influence a été largement réduite, publie tout de même une bulle en 1213 pour enjoindre toute la chrétienté à s’unir et à repousser les troupes musulmanes. Mais son appel reste, comme le précédent, lettre morte pour les Rois d’Europe, Jean Sans Terre et Philippe Auguste, trop occupés à se faire la guerre. (Voir l’article sur la bataille de Bouvines). En plus, une autre Croisade est déjà en cours sur le territoire français: celle des Albigeois durant laquelle l’hérésie cathare doit être réduite à néant.

– Les raisies du Qatar ?

– L’hérésie cathare, Kevin! C’est un mouvement religieux chrétien qui croit notamment en la réincarnation et en un dualisme entre le Dieu « bon » et le Dieu « mauvais ». On comprend tout de suite pourquoi ils sont considérés comme hérétiques!

Pourtant, à force de prêcher à travers l’Europe, le nouveau pape Honorius III (Innocent III meurt en 1216) parvient à rassembler plusieurs armées, notamment celle du roi de Hongrie, du roi de Chypre et du duc d’Autriche.

Jean de Brienne, le nouveau roi de Jérusalem, organise ces nouvelles troupes fraîchement débarquées et prend le commandement de la Croisade.

– Le roi de Jérusalem ? Je croyais que Jérusalem était entre les mains des Infidèles !?

– Bien vu, Kevin ! Il garde ce titre, mais règne en réalité dans la ville de Saint-Jean d’Acre, encore entre les mains de la chrétienté.

Hélas, les victoires en Palestine sont mitigées. Beaucoup de soldats meurent et, pensant la situation dans l’impasse, le roi de Hongrie décide de se retirer du conflit… Jean de Brienne, par contre, ne se décourage pas. Il a conscience que la prise de Jérusalem par la force relève de l’exploit… Ça ne passe pas en Palestine? Qu’à cela ne tienne, attaquons-nous à l’Egypte!, pense-t-il. Les villes stratégiques du delta du Nil sont plus faciles à prendre et serviront de monnaie d’échange pour récupérer la ville sainte.

– Eh ben… Qu’est-ce qu’on attend, alors? En route pour l’Egypte!

Cette stratégie s’avère payante… L’Egypte est prise au dépourvu. En 1218, la ville de Damiette (voir la carte) tombe entre les mains des Croisés.

Les Français et les Italiens font maintenant venir des troupes fraîches pour prêter main forte. Et, encore une fois, c’est maintenant que les choses se gâtent…

Bientôt, le pape envoie un émissaire, Pélage, pour prendre en main et coordonner la Croisade. Il arrive en 1218 à Damiette, et ses erreurs diplomatiques et stratégiques sonnent le glas de la cinquième Croisade…

La situation est pourtant extrêmement favorable aux soldats du Christ. Gengis Khan, le chef mongol, assaille l’Empire perse: l’Islam est prise en sandwich et est donc vulnérable! Les Musulmans commencent même à détruire les fortifications de la ville de Jérusalem, dans l’espoir de pouvoir la reconquérir plus facilement plus tard, c’est dire s’ils croient la défaite proche…

Pourtant, les Italiens et les Français n’ont pas le même point de vue sur leur conquête du delta du Nil: les Italiens, Pélage en tête, y voient là une occasion formidable pour s’installer dans le Moyen-Orient et y monter des comptoirs commerciaux. A l’inverse, les Français restent fidèles à la stratégie initiale, à savoir se servir de Damiette comme monnaie d’échange pour récupérer la ville de Jérusalem.

Ces querelles neutralisent complètement l’action des Croisés… Pélage va mettre jusqu’à refuser l’offre du Sultan d’Egypte pour échanger Damiette contre Jérusalem! Jean de Brienne, écœuré, abandonne la Croisade et rentre à Saint Jean d’Acre. En 1221, pourtant, il finit par se soumettre au légat du Pape et revient à Damiette suivre Pélage qui lance toutes ses troupes en direction du Caire.

– Hé bé! Il a pas froid aux yeux le Pélage! Il va réussir sa conquête ?

L’armée croisée rencontre des succès sur la route du Caire. C’est plutôt bon signe pour Pélage qui ne se méfie guère… et tombe droit dans un piège!

En juillet 1221, ils arrivent devant Mansourah, ville située le long du Nil. Les troupes musulmanes détruisent les digues qui entourent la plaine dans laquelle s’est installée l’armée de Pélage… Les Croisés se retrouvent, du jour au lendemain, totalement vulnérables, piégés sur une petite île qui vient de se former avec la montée des eaux… S’en est finie de l’épopée chrétienne: Pélage est obligé de céder la ville de Damiette en échange de sa vie et de celle de son armée.

La cinquième Croisade se solde donc par un échec cinglant, en grande partie dû à la différence de point de vue entre ceux voulant à tout prix libérer le tombeau du Christ et ceux qui y voient là un prétexte pour s’installer durablement dans le Moyen-Orient. Et à l’incompétence de Pélage, cela va de soi.

Les Occidentaux vont-ils rester sur cet échec? Evidemment, non! Moins de 6 ans plus tard, dès 1228, l’empereur romain germanique Frédéric II organise une nouvelle expédition… Sera-t-il victorieux ? Il vous faudra, ami étaleur, attendre le prochain numéro consacré à la sixième Croisade!
http://www.etaletaculture.fr/histoire/les-croisades-partie-5-sur-9/

La sixième Croisade : Quand un Chrétien admire l’Islam, ça se corse!

Décidément, les Croisades se suivent mais ne se ressemblent pas. Leur dénominateur commun semble être l’incapacité des Chrétiens à s’emparer de Jérusalem… On l’a vu, la cinquième Croisade était pourtant bien partie: le sultan égyptien était même disposé à échanger la ville de Damiette contre la ville sainte. Malheureusement, le manque de lucidité de Pélage, le prélat du pape, empêche la transaction de se faire et les Croisés repartent finalement comme ils étaient venus: une main devant, une main derrière…

A la suite de cette défaite cinglante, Jean de Brienne, le roi de Jérusalem, se rend à Rome se plaindre auprès du pape Honorius III de l’incompétence de Pélage. Ensemble, ils tentent de trouver une solution pour lever une armée digne de ce nom pour envahir la Palestine. Honorius III se rappelle du serment de Frédéric II, l’Empereur romain germanique, d’enfiler sa plus belle armure et d’aller botter les fesses des Infidèles. Pour essayer de lui rappeler ce serment sans trop le brusquer, il se débrouille pour lui faire épouser la fille de Jean de Brienne, Isabelle. Avoir le roi de Jérusalem comme beau-père devrait lui donner des envies de Croisade, pense-t-il…

Hélas, ce qu’Honorius III ignore, c’est que l’Empereur joue double jeu! Certes, il accepte le mariage avec Isabelle, mais il méprise totalement Jean de Brienne. Secrètement, il admire la culture arabe et, surtout, méprise le pape et le clergé…

– Oh, le fourbe!

– Exactement! Et le pape ignore encore que Frédéric II est une vraie bombe à retardement qui va lui exploser en plein visage!

– Mais je ne comprends pas… Comment un roi chrétien peut-il être amené à admirer l’Islam? C’est pas un peu bizarre, vu le contexte?

– Bizarre? Non, pas du tout ! En fait, Frédéric II a passé toute son enfance en Sicile, île qui a été longtemps sous domination musulmane et qui a gardé des traces de cette culture.

En 1227, Honorius III meurt et est remplacé par Grégoire IX. Ce nouveau pape n’est pas aussi conciliant que son prédecesseur. Voyant Frédéric II hésiter et retarder son départ en Croisade, ni une, ni deux, il l’excommunie!

Du côté des Infidèles, l’unité musulmane du temps de Saladin n’est plus… Tout comme en Occident, les Princes arabes s’entre-déchirent dans ce qu’il convient d’appeler une véritable guerre. Tant est si bien qu’El-Kamil, le Sultan d’Egypte qui a négocié avec Pélage quelques années plus tôt lors de la quatrième Croisade, appelle à l’aide Frédéric II. Si celui-ci parvient à le défaire de son propre frère, le Sultan de Damas, il lui promet Jérusalem en récompense, ni plus ni moins!

– Whaou! C’est génial! Ils vont enfin réussir à s’emparer de la ville sainte!

– Mouais, mais t’emballe pas trop vite quand même, Kevin…

Frédéric II hésite encore et tergiverse… En juin 1228, ce n’est pas moins de trois anathèmes qui frappent l’empereur. Il se dit que, quand même, il serait temps d’agir… et s’embarque enfin pour la sixième Croisade.

– Ses anathèmes? C’est des fleurs?

– Anathème, Kevin, pas chrysanthème! C’est une excommunication majeure qui est prononcée contre les hérétiques et les ennemis de la foi. C’est la punition ultime de l’Eglise catholique, si tu préfères.

Malheureusement pour lui, El-Kamil s’en est sorti tout seul (son frère et ennemi meurt en 1227) et n’a plus besoin de l’aide de Frédéric… Qu’à cela ne tienne, il est trop tard pour reculer, et celui-ci s’embarque tout de même pour l’île de Chypre, puis pour Saint-Jean d’Acre.

– Ah! Enfin en Terre Sainte! C’est pas trop tôt!

Frédéric II avait compté sur la promesse du Sultan El-Kamil et pensait donc trouver en Terre Sainte un soutien financier et militaire. Pour cette raison, il n’a apporté que peu d’or et son armée compte en tout et pour tout 600 chevaliers. Et encore, ces chevaliers sont peu fiables: ils ont du mal à obéir à leur empereur qui a été excommunié et a donc perdu de son aura!

– C’est clair que là, on est loin des 150.000 soldats de la deuxième Croisade.

– Hé! Ça me fait plaisir que tu te rappelles de ça, Kevin!

Sans un sou, avec une armée peu digne de confiance, sans soutien en Terre Sainte, son expédition commence assez mal. Sans compter qu’il apprend que son beau-père, Jean de Brienne, profite de son absence pour attaquer ses possessions en Sicile. Que faire?

Heureusement, les tensions diplomatiques des Ayyoubides vont grandement l’aider.

– Les Gras du Bide ???

– Les Ayyoubides! Pas de panique, Kevin… C’est simplement le nom de la dynastie musulmane à laquelle appartient El-Kamil, dont Saladin faisait également partie.

Le frère et ennemi juré d’El-Kamil, on l’a vu, est mort en 1227. Mais la guerre civile n’est pas finie pour autant! Entre les oncles, les frères, les cousins, c’est un vrai bordel d’alliances et de contre-alliances qu’on ne va pas détailler maintenant…

– Oui, merci de nous épargner ça!

Toujours est-il que les Sultans ayyoubides sont trop occupés à se faire la guerre pour se préoccuper de Frédéric II, qui s’installe à Jaffa et renforce les fortifications de la ville.

C’est à ce moment, en février 1229, que Frédéric parvient à conclure un Traité inespéré avec El-Kamil… En échange de la neutralité de l’Occident dans les affaires de famille, El-Kamil cède les villes de Jérusalem, Nazareth et Béthléem!

– Youhou! Champagne! On a gagné, on a gagné!

– Je te l’ai dit, Kevin, il ne faut pas s’emballer trop vite! Attends de connaître la suite!

Frédéric II ne perd pas de temps et se fait couronner roi de Jérusalem dès le lendemain. Mais il se désintéresse également très vite de la ville… Au bout de 3 jours, il prend la décision de rentrer chez lui, en Occident. Or, vous vous en rappelez sans doute, les fortifications de la ville Sainte avaient été détruites par les Musulmans lors de la Croisade précédente pour pouvoir la reconquérir plus facilement. Et Frédéric II ne daigne même pas les reconstruire! La ville est ainsi abandonnée à elle-même, sans roi, sans aucune fortification, au beau milieu d’un pays en proie à la guerre civile.

– Ouais… En effet, y’a pas vraiment de raisons de se réjouir…

– Tu l’as dit, Kevin!

Sans pouvoir royal pour arbitrer les conflits, les barons chrétiens restés en Terre Sainte s’entre-déchirent. Dix ans plus tard, en 1239, ce qui devait arriver arriva… La ville retombe entre les mains des Infidèles.

L’occasion rêvée pour organiser une septième (déjà !) Croisade. Celle-ci sera dirigée par Louis IX en personne, autrement appelé Saint-Louis. Saura-t-il faire mieux que ses prédécesseurs? La réponse est dans la suite de ce dossier! (qui est à paraître...)
http://www.etaletaculture.fr/histoire/les-croisades-partie-6-sur-9/




1.Posté par kld le 25/03/2016 18:37

elles ont donné lieu , sous couvert de but "papal" à de nombreuses exactions . complexe , mais comme d'hab , les beaux préceptes de "rome" n'ont jamais été respectés , comme pendant la colonisation , c'est bien de parler de " l'amour du prochain" , mais ce concept qui est difficile à respecter, certes , ne l'a pas été , alors , profil bas , quand on se donne de "si haut " objectif et qu'on le foule du pied .................... les religions (quelle qu'elle soit) et leurs concepts ......... pas facile de viser si haut , mais quand on y arrive pas .l'humilité et la vérité historique , c'est la moindres des choses, ce n'est pas encore le cas , pour beaucoup de suiveur religieux, pour qui , on se demande où ils placent "leur foi" . . .

2.Posté par Ben Voyons !! le 25/03/2016 16:55

Génial cet article !!

3.Posté par Jules Bénard le 26/03/2016 09:35

Bravo, très bel article, bien documenté.
Je ne sais si beaucoup auront la patience d ele lire jusqu'au bout car très long il est vrai.
Moi je l'ai fait car je suis inconditionnel des beaux textes et celui-ci en est un.
Je vous recommande chaudement aussi "Les Croisades vues par les Arabes" de monsieur Amin Maalouf, que je ne vous présente plus. De quoi remettre les idées en place en même temps qu'on se fait plaisir avec des phrases d'une beauté époustouflante ùais... c'est du Maalouf.
JoyeusesPâques... orthodoxes, juives ou chrétiennes.

4.Posté par Rito le 26/03/2016 09:58

Récit historique passionnant,avec un petit zest de vulgarisation de bon aloi.

5.Posté par Kevin le 26/03/2016 10:52

kevin : pourquoi le terme d'infidèles ?
L'auteur : ben euh.....

Kevin : et les invasions que Charles Martel empêcha ?
L'auteur : ben euh...

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9sence_sarrasine_au_nord_des_Pyr%C3%A9n%C3%A9es

6.Posté par la foi en Allah le 26/03/2016 11:05

C'est vieux !
Ce n'est plus d'actualité !

Les intégristes prônent :
1) l'application intégrale de la chariah à tous les aspects de la vie quotidienne et politique ;
2) la rupture avec l'Occident ;
3) l'instauration d'un Etat islamique "authentique".
Pour cela ils utilisent le Coran car celui-ci regorge de « sourates » appelant à la guerre contre les Juifs et les Chrétiens insoumis.
(Dans le Coran, le combat armé est appelé le «Sentier d’Allah» et les Moujahidines tombés sont comparés à des «martyrs de la Foi») :
«Combattez ceux qui ne croient pas en Dieu »
«Lorsque les mois sacrés seront expirés, tuez les infidèles partout où vous les trouverez »
«O Croyants ! Combattez les infidèles qui sont près de vous. Qu’ils trouvent en vous de la rudesse »
«Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de luttes doctrinales et qu’il n’y ait pas d’autre religion que celle de Dieu. S’ils cessent Dieu le verra » …..
C’est en effet parce que le Jihad est chargé d’une considérable légitimité islamique que tous les Islamistes contemporains comme Oussama Bin Laden en ont fait leur leitmotiv central.
Ne pas oublier que l’Islam doit toujours dominer et que l’allié infidèle doit se soumettre à ce principe, le Coran précisant : «Vous formez la meilleure communauté suscitée parmi les hommes; vous ordonnez ce qui est convenable, vous interdisez ce qui est blâmable».
Et pour cela, les actions violentes (attentats suicides, bombes, assassinats …) sont les moyens qu’utilisent ces combattants de la Foi.

7.Posté par kld le 26/03/2016 16:05

bonnes fêtes de Pâques à tous . Le Christ roi était un grand humaniste , la compassion a été son message . le reste ........... que ts les croyants (ou non croyant d'ailleurs , bien que Pascal est invité au "pari" !!) en l'amour de l'humanité se donne la main , c'est pas gagné.

8.Posté par Pamphlétaire le 27/03/2016 18:53

Si l'article est trop long, pourquoi ne pas le lire croisade après croisade (chapitre après chapitre) quand on a le temps...C'est si facile et logique... A quoi ça sert qu'on se décarcasse pour faire avancer le schmilblick...
Le Schmilblick est un objet imaginaire créé par Pierre Dac dans les années 1950. Selon son concepteur, cet objet ne sert absolument à rien et peut donc servir à tout car il est rigoureusement intégral.

9.Posté par Copié-collé ! pas bien ça! le 27/03/2016 19:28

Je trouve cet "article" contestable en son principe:

1 - on ne sait de qui il provient (auteur?)

2 - il laisse penser que celui qui l'a édité en serait l'auteur.

Or, cela est faux et le procédé est un peu intellectuellement malhonnête: si on copie (ou recopie) des articles d'un site, il faut le dire.

Or, mis à part le lien en fin de ce très (trop) long article, rien.

J'invite les personnes intéressées à aller voir directement le site en question plus aéré, ornementé, mieux présenté avec des illustrations et plusieurs pages (chapitres), que cet article, qui est d'ailleurs incomplet..

http://www.etaletaculture.fr/histoire/les-croisades-partie-1-sur-9/://

10.Posté par O Kaïdi, Kaïda, Kaïdo... le 27/03/2016 19:29

5.Posté par Kevin le 26/03/2016 10:52 | Alerter

Kevin : et les invasions que Charles Martel empêcha ?

..............................

Il n'y a jamais eu d'invasion. On a utilisé une histoire de quelques centaines de bandits solitaires et égarés pour faire croire à cela et c'est ainsi que Charles MARTEL a pu prendre le pouvoir.....C'est de la com.....

11.Posté par O Kaïdi, Kaïda, Kaïdo... le 27/03/2016 19:48

Lors de ce conflit armé, Louis VII commet une abomination: il incendie l’église de Vitry-en-Perthois, en janvier 1143, dans laquelle plus de 1.000 personnes avaient trouvé refuge.
...........................................................

Pas possible. Dans cette civilisation supérieure? Phare de la tolérance. Soeur ainée d'une église d'amour et de paix? Haut lieu de la kiltir?


Faux, faux, faux et faux et refaux. Les français ont inventé ce qu'il y a de mieux sur terre et avec une grande abnégation, se sont sacrifiés pour offrir aux autres peuples les seuls aspects positifs de leur civilisation.

12.Posté par madibastard le 27/03/2016 21:28

Il est temps que des voix s’élèvent pour contrer les propos révisionnistes présentant les croisades comme une agression alors qu'elles ont eu lieu dans un cadre de légitime défense, on retrouve d'ailleurs chez ces révisionnistes islamistes et gauchistes, à la mode O'KKK venu ici faire ses besoins.....toujours cet axe islamo gauchiste qui fait tant de mal partout.

13.Posté par Alwatani (الوطني le 27/03/2016 21:38

Evidemment, la djihadosphère s'en donne à coeur joie en évoquant les Croisades, un épisode controversé vieux de MILLE ANS.
Il faut en effet comprendre que les militants de la djihadosphère vivent au Moyen Age, quand ce n'est pas à l'âge des cavernes...

Cet article anonyme et interminable contient de nombreuses contrevérités, voire des inepties, et n'a qu'un but : justifier les horreurs de Daesh, d'Alqaida , d'An-nosra ou des sinistres Frères Musulmans.
Des horreurs bien réelles et surtout actuelles qui suscitent une adhésion à peine dissimulée chez plusieurs commentateurs..

Des commentateurs qui ne dissimulent aucunement leur haine de la France et de la civilisation, pensant qu'ils bénéficieront toujours d'une scandaleuse impunité.
Ne soyons pas dupes...La gangrène islamiste est bien présente et sera difficile à éradiquer, sans une ferme volonté politique.
"Il est encore fécond le ventre d'où a surgi la bête immonde".

Terminons sur une bonne nouvelle: la reprise de Palmyre par l' Armée syrienne.
Et une note optimiste: Da3esh, An-Nosra et les terroristes ont virtuellement perdu la guerre en Syrie et en Irak...
Merci à Poutine et merci à Assad !!!
Ne vous en déplaise, takfiriin awlâd el harâm !!!

14.Posté par madibastard le 27/03/2016 21:44

QUATRE MYTHES À PROPOS DES CROISADES
Paul F. Crawford

Mais l’unanimité n’est pas une garantie d’exactitude. Ce que tout le monde «connaît» au sujet des croisades pourrait bien, en effet, ne pas être vrai. Parmi les nombreuses idées répandues sur les croisades, permettez-nous d’en choisir quatre et de voir si elles supportent un examen attentif


Mythe n° 1:
Les croisades représentaient une attaque non provoquée de la part des chrétiens d’Occident sur le monde musulman.

Mythe n ° 2:
Les chrétiens occidentaux ont fait des croisades parce que leur avidité les a amenés à piller les musulmans dans le but de s’enrichir.

Mythe n°3:
Les croisés était une bande de cyniques qui ne croyaient pas vraiment en leur propre propagande religieuse, mais avaient plutôt des motifs matérialistes inavoués.

Mythe n° 4:
Les croisades ont appris aux musulmans à haïr et à attaquer les chrétiens.

http://www.medias-presse.info/nous-catholiques-et-francais-soyons-fiers-des-croisades/20418

15.Posté par O Kaïdi, Kaïda, Kaïdo... le 28/03/2016 00:55

12.Posté par madibastard

O'KKK venu ici faire ses besoins....
.............................

Merci de m'essuyer....

Depuis ma chaise percée, je plussoie.....à votre art supérieur en la matière.....

16.Posté par O Kaïdi, Kaïda, Kaïdo... le 28/03/2016 01:04

"ans doute la croisade a paru aux chevaliers et aux paysans du XIe siècle un exutoire au trop-plein occidental, et le désir de terres, de richesses, de fiefs outre-mer a été un appât primordial. Mais les croisades, avant même de se solder par un échec complet, n'ont pas résolu la soif de terre des Occidentaux, et ceux-ci ont dû rapidement chercher en Europe, et d'abord dans l'essor agricole, la solution que le mirage ultramarin ne leur avait pas apportée. [...]
Les croisades n'ont apporté à la Chrétienté ni l'essor commercial né de rapports antérieurs avec le monde musulman et du développement interne de l'économie occidentale, ni les techniques et les produits venus par d'autres voies, ni l'outillage intellectuel fourni par les centres de traduction et les bibliothèques de Grèce, d'Italie (de Sicile avant tout) et d'Espagne où les contacts étaient autrement étroits et féconds qu'en Palestine, ni même ce goût du luxe et ces habitudes molles que des moralistes moroses d'Occident croient être l'apanage de l'Orient et le cadeau empoisonné des infidèles aux croisés naïfs et sans défense devant les charmes et les charmeuses de l'Orient. [...]
Qu'elles aient au contraire contribué à l'appauvrissement de l'Occident, en particulier de la classe chevaleresque, que loin de créer l'unité morale de la Chrétienté elles aient fortement poussé à envenimer des oppositions nationales naissantes [...], qu'elles aient creusé un fossé définitif entre Occidentaux et Byzantins (de croisade en croisade s'accentue l'hostilité entre Latins et Grecs qui aboutira à la IVe croisade et à la prise de Constantinople par les croisés en 1204), que loin d'adoucir les mœurs, la rage de la guerre sainte ait conduit les croisés aux pires excès, depuis les pogroms perpétrés sur leur route jusqu'aux massacres et pillages (de Jérusalem par exemple en 1099, et de Constantinople en 1204 qu'on peut lire dans les récits de chroniqueurs chrétiens aussi bien que musulmans ou byzantins), que le financement de la croisade ait été le motif ou le prétexte à l'alourdissement de la fiscalité pontificale, à la pratique inconsidérée des indulgences, et que finalement les ordres militaires impuissants à défendre et à conserver la Terre sainte se soient repliés sur l'Occident pour s'y livrer à toutes sortes d'exactions financières ou militaires ; voilà en fait le lourd passif de ces expéditions. Je ne vois guère que l'abricot comme fruit possible ramené des croisades par les chrétiens.

Jacques Le Goff, La Civilisation de l'Occident médiéval,
Arthaud, 1984"
.......................................

17.Posté par O Kaïdi, Kaïda, Kaïdo... le 28/03/2016 01:25

@14


Le Benoitphile perroquette benoitement......les idées di sieur Benoit piqués sur le site web "Quatre mythes sur les Croisades - Benoit et moi
benoit-et-moi.fr/2012(III)/articles/quatre-mythes-sur-les-croisades"
........................................................

Or, les croisades ont été des entreprises armées décidées par les papes contre des grâces (indulgences, remises de pêchés etc.), contre les païens, les croyants d’opinion religieuses différente ou même contre des chrétiens, bref contre tous ceux qui gênaient l’Eglise catholique.


Ainsi les croisés massacrèrent les chrétiens byzantins pour renforcer l'église catholique.

Ensuite, les croisades poursuivaient un but économique. Toute guerre nécessite un financement et les papes ont fait assumer le coût aux peuples chrétiens notamment français. La République de Venise, argentier de l'église a gagné un pognon fou en transportant les croisés sur ses bateaux . Les ducas d'or devaient être payés avant embarquement et en cas de refus nombre de croisés se sont retrouvés bloqués dans des ports pendant des mois. Le but de Venise était d'ouvrir des comptoirs commerciaux dans toute les zones conquises.

Cette idée d'aller libérer la terre sainte n'est qu'un mythe entretenu par les alpestres.

18.Posté par O Kaïdi, Kaïda, Kaïdo... le 28/03/2016 01:33

14.Posté par madibastard

Soyons fiers d'être catholiques
..................................

Il n'a pas de nez ce merdiquebastard. A longueur de post il insulte les gens, et ensuite il ose parler de religion.

Catho de circonstances: c'est Paques, je suis catholique et sert moi un viceki, c'est Noel, je prend la bouteille. Vrai catho de fêtes.

En fait, il est comme ces malades de terroristes qui clament agir au nom de Dieu, alors qu'ils agissent au nom de leur folie, de la haine des autres, de leur intolérance rance. Eux usent d'une kalash, lui de son fiel.

19.Posté par ohbenkwe le 28/03/2016 11:07

ona deja du mal a apprendre le franacais alors apprendre les croisades va falloir le faire traduire ou bien,,sa parle ni de bm,ni de credit ni tantine....ben le mol gars

20.Posté par Philippe le 07/11/2016 17:27

Cool le pompage intégral d'EtaleTaCulture, sans même le mentionner...

http://www.etaletaculture.fr

21.Posté par Jean le 04/12/2016 01:18

Un copier-coller d'EtaleTaCulture sans même un lien en bon et dû forme...
J'en reste sans voix...

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