Faits-divers

Les "couac" du Rossignol portois, tyran domestique sans la moindre compassion

Mercredi 19 Septembre 2018 - 11:16

Correctionnelle mardi 18 septembre 2018 :


« Tu n’as de coeur que pour toi-même ! »


Ces paroles d’Eddy Mitchell auraient aussi bien pu être composées exprès pour Jean Rossignol, 42 ans, du Port. Ce petit homme trapu, balaise, garde son air renfrogné tout le temps que dure « son » affaire. Il est sûr de son bon droit et n’a que mépris pour tout ce qui n’est pas lui.
 

On sent bien que sur la Terre, il y a lui… et les autres.
 

Un châtiment divin ?
 

C’est ailleurs ce qui fera bondir Madame la Procureur Mascarin (on est en pleine volière !), ahurie par tant d’égoïste froideur : "Le monde ne tourne pas autour de vous, monsieur !"
 

Pas ça qui va désarçonner ce drôle d’oiseau.
 

De quoi on l’accuse ? Trois fois rien : avoir, des années durant, fait souffrir physiquement et mentalement son épouse, malade donc méprisable à ses yeux ! et leur fils, coupable selon lui d’être le fils de sa mère.
 

Ils ont vécu longtemps ensemble et ont eu ce garçon aujourd’hui âgé de 12 ans. En 2017, la dame porte plainte au commissariat du Port pour violences et abus de faiblesse. Au chapitre des violences, il y a des gifles, des tentatives d’étranglement… Mais c’est lorsque la Présidente lit la liste longue, très longue, des violences verbales, que l’on se prend à frémir.
 

Parce que cette dame a, pour son plus grand malheur, été atteinte de troubles bi-polaires. Ben oui, ça arrive et ça n’a rien de honteux. Les personnes bi-polaires sont plutôt à plaindre qu’à blâmer… sauf pour lui qui y voit sans doute un châtiment divin ? Châtiment de quoi, on en est encore à se le demander.
 

« Il faut le marquer pour qu’il comprenne ! »
 

L’enfant va alors, à son tour, faire l’objet de la rage paternelle : "Vous l’avez traité (je cite la Présidente) de raté, d’insecte, de connard, de bâtard, de petit con, de petit pédé… votre propre enfant ?"
 

Réponse ahurissante de cet humaniste : "Elle passait son temps à dormir ou à m’engueuler. Je rentrais tard du travail sans savoir à quelle sauce elle allait me manger. J’étais fatigué et énervé, vous êtes d’accord avec moi, non ?"
 

"Et pourquoi les tentatives d’étranglement ?" Autre échappatoire : "Mais non, c’est pas ça du tout. C’est elle qui passait son temps à me taper dessus quand elle voulait alors j’ai fait pareil".
 

Fallait le dire tout-de-suite, pauvre victime, va !
 

"Et pourquoi avoir frappé votre fils et l’avoir insulté ?" "Ben… quand un enfant fait une bêtise (il ne dit pas laquelle), il faut le marquer pour qu’il comprenne bien".
 

Il a juste oublié d’ouvrir sa main en giflant le môme. Encore heureux qu’il n’ait pas usé de la bascule. Le médecin ayant examiné l’enfant parle "d’un état d’épuisement psychologique total". À 10 ans !!! On a du mal à croire que ça peut exister, des monstres de cet acabit.
 

Le psy l’ayant eu devant lui parle de « pervers narcissique » (voir votre Larousse favori). Son épouse a été hospitalisée plusieurs fois depuis 2007, évocation qui fait sourire à la barre ce psycho rigide pour qui le mot empathie est une invention de doux rêveurs. Il préfère arguer de sa bonne foi en évoquant une thérapie de couple voulue par lui.
 

"Combien de temps, cette thérapie ?" demande la Présidente qui ne peut retenir un rire en entendant la réponse : "Un mois et demi". Louable effort, en effet.
 

« Zot va voir quoué qu’ c’est mwin ! »
 

Mais il n’a pas dit son dernier mot et, interrompant cavalièrement les juges, lance vertement : "Si on est là aujourd’hui, c’est de sa faute à elle. Elle est totalement fauchée et essaie de se faire de l’argent sur mon dos". Pauv’ ti bête !


Pour les parties civiles, Me Moutou-Comorapoullé s’est dite atterrée de constater une telle insensibilité, une telle faculté également de nier toute évidence. Bref, la jeune avocate a passé l’accusé au marteau-pilon, parlant de ce père qui lacère le doudou de son fils avec un couteau très affûté, lançant des sous-entendus terrifiants au gamin. On apprend encore que lorsque la jeune mère et son fils se sont enfuis de chez ce tyran, tous deux ont dû être longuement hospitalisés car dans un état physique et psychique lamentable.


La procureur Mascarin l’a pas mal assaisonné aussi ; au total, il s’en sort plutôt bien : 12 mois avec sursis et mise à l’épreuve de 2 ans, et deux dommages-intérêts de 1.500 et 2.000 euros à ses victimes.
 

L’homme n’aura qu’une réaction à l’énoncé du verdict : "Combien d’temps mwin néna po fé appel ?"


Et de sortir de la salle en grommelant, sourcils froncés : "Zot va oir quoué qu’c’est mwin !"


On a vu.

Jules Bénard
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1.Posté par Cimendef le 19/09/2018 12:02 (depuis mobile)

En résumé, il ne ferra pas de prison, de quoi le conforter dans son attitude. Cette décision de "justice" est incompréhensible.

2.Posté par Dadou le 19/09/2018 18:36

Du sursis pour une brute pareille!!!! Et ensuite , La justice nous parle de protéger les victimes ??!!!
Il se sent encore tout puissant ce tyran et n'a pas fini de faire parler de lui, comme il l'a dit lui-même en quittant le tribunal !!

3.Posté par titi974 le 21/09/2018 07:10

Un justice de comique pour les crapules et une justice sans aucune compassion pour les victimes comme trop souvent , on attend certainement que l’irréparable soit commis pour agir ......

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