Société

Les collectivités ne pourront bientôt plus utiliser de pesticides

Jeudi 8 Décembre 2016 - 11:06

Une échéance arrive pour les collectivités qui devront s’adapter à l’interdiction de l’usage des pesticides sur les endroits publics très bientôt.


La réglementation de la Loi Labbé prévoit l’arrêt de l’usage des produits phyto-chimiques de synthèse par les collectivités et organismes de l’État au 1er janvier 2017. Cette loi, adoptée en 2014 et issue du plan de transition énergétique a été portée par Ségolène Royal. Sur le papier, l’intention est honorable mais sur le terrain, la transition risque de se faire brutalement.

"Toutes les collectivités devront s’y conformer, mais quand une loi fixe une date butoir, beaucoup de collectivités vont attendre le dernier moment avant de l’appliquer. Les produits sont déjà achetés donc ils attendent le dernier moment. Ils seront contraints d’arrêter mais derrière, il n’y a pas forcément de solution alternative", explique Jérôme Masson, chargé de projet Ecophyto pour les zones non-agricoles.

De plus, quelques exceptions sont faites, pour les cimetières et les lieux qui peuvent être fermés au public pendant la période de traitement comme les stades, terrains sportifs ou pépinières communales. "La loi n’est pas vraiment complète, l’interdiction n’est pas totale alors il reste tout de même quelques zones d’ombres", soulève Jérôme Masson.

Une autre loi commentaire devrait venir renforcer ces dispositions en janvier 2019, cette fois-ci avec l’interdiction de ces produits chimiques de synthèse pour les particuliers. Seuls les produits utilisables pour l’Agriculture biologique pourront être utilisés, ainsi que des produits de biocontrôle: macro et micro organismes, les phéromones et les substituts naturels d’origine végétale.

En ce qui concerne les collectivités, il n’y a pas encore de sanctions prévues en cas de non-respect de la loi, en l’absence d’un décret d’application. En attendant, l’organisme Ecophyto a créé une charte régionale regroupant les collectivités signataires autour d’un engagement sur trois niveaux progressifs dans l'alternative aux pesticides.

"Huit collectivités ont déjà signé et c’est en cours pour deux supplémentaires, soit un tiers des communes", précise Jérôme Masson. "Il va y avoir un temps d’adaptation, nous sommes dans une démarche de formation pédagogique aux alternatives, comme par exemple utiliser les débroussailleuses au lieu des désherbants", conclut le chargé de projet Ecophyto.
Laurence Gilibert - laurence.gilibert@zinfos974.com
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1.Posté par golf51 le 08/12/2016 12:33

Il ne faut pas avoir peur d' entreprendre une nouvelle approche de l'entretien des espaces! Ne serait-ce que pour les personnels en charge de cet entretien , c'est de leur santé qu'il s'agit. Après une grosse communication vers les administrés est essentielle pour faire comprendre et admettre cette importante décision.
Nous avons tous à y gagner!
Vive la Réunion écologique.

2.Posté par GIRONDIN le 08/12/2016 13:50

Pas grave, tant qu'ils peuvent utiliser les emplois verts........

3.Posté par Branlos le 08/12/2016 15:18

C'est plus fatigant de débroussailler que mettre des desherbant
Il va falloir que les emplois verts se mettent à travailler
C'est pas gagné

4.Posté par A mon avis le 08/12/2016 16:21

L'huile de coude est le plus efficace des désherbants : bon pour l'environnement et bon pour l'emploi !

(Désolé pour Monsanto et consorts !)

5.Posté par klod le 08/12/2016 20:29

le bon sens , c'est lent ............

6.Posté par . MANUZOREIL le 08/12/2016 21:24

Et pour les moustiques (tigres et bouledogues...ah non je dérive), ça va changer quelque chose ?

7.Posté par gromale le 09/12/2016 09:01

Une mesure de François Hollande pour sauver notre environnement.

8.Posté par Pierre Balcon le 09/12/2016 12:42

Voulez vous dire qu'on va interdire les partis politiques?

9.Posté par A mon avis le 09/12/2016 14:00

@ 7 gromale : "les petits ruisseaux font les grandes rivières"

10.Posté par Thierry Massicot le 09/12/2016 17:08

C'est pas trop tôt....En espérant une interdiction totale de ces merdes (oui, je rêve...Novartis, Monsanto continuent un lobbying à outrance!)

11.Posté par zzef le 09/12/2016 20:41

c'est comme les sacs plastiques soit disant interdits !

12.Posté par Une mesure bien tardive et incomplète .... le 10/12/2016 07:36

"Une autre loi commentaire devrait venir renforcer ces dispositions en janvier 2019," :ou 2017?

Il était temps. Mais pourquoi avoir attendu fin 2016, le dernier moment, à la veille de mai 2017 pour instituer cela? Alors que dès 21012 cela aurait dû être mis en place?

Et pourquoi pas une interdiction totale?

Question de santé publique, tout simplement... .

Avec le prochain gouvernement, ce sera peut être un pas en arrière, et rebelote les pesticides?

13.Posté par Pierre Balcon le 10/12/2016 08:49

message ouvert au camarade Thierry ,

Mon voisin ,qui est de droite , m'a indiqué qu'il détestait tellement la gauche qu'il s'interrogeait sur la meilleure manière de lui nuire , ainsi qu'aux moustiques.
En rentrant des courses à Score , où il avait acheté du Baygon ( rapport donc avec les pesticides ) , Il m'a informé hier soir qu'il allait venir perturber les primaires de gauche pour tenter de promouvoir le plus mauvais candidat , celui qui , s'il est investi , est sûr de faire le plus mauvais score contre Fillon .
Je trouve cela dégueulasse aussi bien pour les moustiques que pour le PS.
Mais ça ne m'étonne pas d'un homme de droite , sans morale comme tous les gens de droite .
Et vous vous en pensez quoi?

14.Posté par Zarin le 10/12/2016 11:12

La révolution des nouveaux désherbants «bio»

AU JARDIN CE WEEK-END - Chaque week-end, Marc Mennessier, journaliste au Figaro, ingénieur agricole et amoureux des plantes vous livre ses conseils et astuces pour faire de votre jardin un Éden.

http://www.lefigaro.fr/jardin/2015/05/08/30008-20150508ARTFIG00228-la-revolution-des-nouveaux-desherbants-bio.php

15.Posté par Oula le 10/12/2016 17:21

Par contre l'utilisation de raticide contre certains élus reste toujours...conseillé.

Mais malheureusement, beaucoup ont développé des anti-corps.

Ah les rats !

16.Posté par cloclo le 12/12/2016 06:16

Des solutions alternatives aux produits chimiques existent: tous les travailleurs payés par les collectivités à ne rien foutre, on leur donne une pioche, 100 m de chemin à désherber tous les jours, des plantes pour fleurir les abords, les quartiers...Comme aux bons vieux temps? Ainsi, moins de produits, meilleure santé, moins de profit pour les industries phyto, moins de déficit CGSS, moins de chômeurs et moins tireurs au cul dans les collectivités et si en plus on les colle les 39 heures?

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