Océan Indien

Les autorités malgaches abrogent l'ordonnance sur les sanctions liées au commerce de bois de rose

Jeudi 25 Juillet 2013 - 17:00

Photo : Tananews
Photo : Tananews
Les autorités malgaches font volte-face concernant le commerce de bois de rose. En effet, l'ordonnance du 8 août 2011, qui sanctionne les trafiquants d'une peine de prison comprise entre deux et cinq ans mais également d'une amende équivalente à deux fois le montant de la valeur saisie, va être abrogée.

En effet, la juridiction spéciale chargée de gérer ces infractions n'a jamais pu mettre à l'amende les contrevenants, comme le rapporte L'Express de Madagascar, et les caisses sont restées désespéremment vides.

L'abrogation de cette mesure aura pour conséquence la suspension automatique de ses financements obtenus de la part de la Banque mondiale pour assainir la filière, ajoute le journal, mais permettra à la Grande île d'exporter cette ressource rare.

Au cœur d'un trafic prohibé à destination de l'Asie, le bois de rose est une espèce protégée et menacée d'extinction. Le kilo de ce bois précieux se vend aux alentours de 500 dollars, soit 377 euros.
S.I
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1.Posté par J-L Gajac le 25/07/2013 20:45

Cette histoire de bois de rose donne des hémorroïdes à la Communauté Internationale, alors qu'elle est mille fois moins pesante sur l'environnement que la question du déboisement pour le charbon de bois domestique. Pourquoi ? parce que des ONG américaines on monté en épingle cette question marginale qui date de Ravalomanana et a pris de l'ampleur depuis que l'Etat malgache est privé des aides toxiques de l'Ouest pour réguler ses zones protégées, ces organismes style "Mongabay" sont en fait des officines "écologistes" noyautées par la CIA et actionnées en vue de mettre des trafics sur le dos de Rajoelina et tenter de l'affaiblir.
Dans toutes les usines Tiko and Co ion a trouvé des stocks de bois de rose qui y circulent depuis des décennies.

Mais là où on voit que çà donne de l'urticaire uniquement aux défenseurs de l'ancien régime et leurs alliés étrangers du monde de l'ultra-libéralisme, c'est quand on constate que PAS UN SEUL de ces organismes que le trafic du bois de rose "révolte" ne lève le petit doigt sur la question du bois de chauffe. C'est exclusivement une affaire montée en mayonnaise politique par ces officines supplétives de la CIA. Tout ce petit monde se contrefiche de la question du bois à Madagascar et du bien être de la Révolution Orange souverainiste qui met en danger leurs propres trafics des milliers de fois plus juteux que ce misérable trafic de bois de rose.
Gageons que si le bois de rose ne se vendait pas aussi cher et que ce soit une autre espèce qui soit en danger, ces tristes sires nostalgiques des anciens régimes ne jetteraient même pas un regard sur la question. C'est juteux politiquement, point !
Des vraies préoccupations du peuple, ils n'en ont jamais rien à foutre.

2.Posté par BALOU le 25/07/2013 21:36

C'est une parodie or ce trafic n,a jamais cesser Hoffman le locataire du port d'Anjouan reste le maitre absolue avec ses amis ministres malgaches qui défilent aux Comores pour le bon déroulement du précieux bois, rose sous la bienveillance d'une jeune russe prénommée Valérie qui traille au port de Mutsamudu. * MAFIO *
les containers sont gardés par des milices privés une bonne affaire ! à qui profite le crime certainement pas MADA !!!!!!!!!

BALOU

3.Posté par Kasser lékui le 26/07/2013 08:52

LE PAYS LE PLUS PAUVRES DU MONDE VA ENCORE PLUS APPAUVRIR LES PLUS PAUVRES POUR FAVORISER DES QUI SERONT ENCORE PLUS RICHES ET LE PÈRE PÉDRO REVIENDRA ENCORE PLUS CHEZ NOUS, NOUS RACKETTER ET RACKETTER DIDIER ROBERT QUI LUI PAIERA AVEC ENCORE NOTRE ARGENT, EN CLAIR, ON SERA COMME LES PAUVRES MALGACHES, BAISÉS 2 FOIS PLUS ENCORE

4.Posté par J-L Gajac le 27/07/2013 18:14

Voici des précision sur le vrai problème du bois à Madagascar (article de ce jour de la Gazette de la Grande Île) :

Bois Energie: La Grande Ile consomme plus de 402.000 tonnes par an

Samedi, 27 Juillet 2013

Selon les prélèvements de bois par le FAO en 2011, 92% de la population de la Grande Ile utilisent du bois dans leur quotidienneté pour le bois de chauffe et le charbon de bois. Considérant que cette consommation de la forêt est vraiment colossale, l’Alliance Voahary Gasy (AVG) a effectué une étude sur la gouvernance de la filière Bois Energie au niveau de 5 régions représentatives de Madagascar et qui entre dans le cadre de la préparation de l’Assise nationale sur la gouvernance forestière à Madagascar.
Ainsi, un atelier de restitution du rapport sur l’état des lieux de la gouvernance de la filière Bois Energie a eu lieu à l’hôtel Panorama Andrainarivo, hier. A cette occasion, Andry Andriamanga, coordonnateur national de l’AVG, a affirmé que le bois d’énergie nécessite une bonne gestion afin que les gens n’exploitent les réserves naturelles s’il n’existe plus de forêt destinée à la consommation. Les statistiques actuelles montrent que sur les personnes dépendant du bois d’énergie, 49% utilisent le charbon de bois et 51% le bois de chauffe, a-t-il ajouté.
En général, les bois utilisés pour les charbons de bois proviennent de la plantation forestière paysanne, de l’exploitation des formations naturelles, et de la plantation industrielle. Ce qui signifie que plus de 70% de l’offre en bois destinés au charbon, soit 5,3 millions m3, sont stockés dans les plantations paysannes et 20% dans les forêts naturelles (1,38 million m3).
Avec la croissance démographique ainsi que la disparition petit à petit de la forêt destinée à la consommation, les réserves de forêt disponibles sont actuellement insuffisantes. Cet état favorise l’exploitation des parcs ou des réserves s’il n’existe pas des dispositifs de plantation ou d’une nouvelle gestion relative à cet usage. Donc, une mesure doit être prise afin de mettre un terme à l’exploitation illicite des réserves naturelles. Selon les sources du WWF en 2012, la consommation totale de charbon de bois est estimée à 402.000 tonnes à par an.
A titre d’information, une grande proportion des ménages dépend encore des cuiseurs traditionnels « fatapera gasy » avec une proportion de 36% pour le charbon de bois tandis que pour le bois de chauffe, le recours au trépied « toko » de toute sorte reste la pratique la plus courante.
R.V.

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