Faits-divers

Les Rapetout de Bras-Panon, saouls comme des bourriques, visitent 9 maisons en une nuit... dans leur quartier !

Correctionnelle Champ-Fleuri - Vendredi 8 novembre 2019 :

Samedi 9 Novembre 2019 - 10:45

Les Rapetout de Bras-Panon, saouls comme des bourriques, visitent 9 maisons en une nuit... dans leur quartier !

Inutile de dire qu'ils se sont faits gauler aussi sec.

Oh ! ce n'est certes pas l'affaire du siècle ; on n'a pas fait appel à Eliott Ness et ses limiers les G-Men. Auxquels nos gendarmes locaux n'ont rien à envier d'ailleurs. Mais l'histoire est assez tordante et les détails cocasses. D'où l'urgence, lorsqu'on est abruti comme un nasique et pété comme un coing, de rester chez soi !

« Le zonard des étoiles »

Dans la nuit du 10 au 11 octobre 2016, à Bras-Panon où ils résident (c'est déjà pas futé-futé), quatre monte-en-l'air à la petite semaine décident d'aller se refaire. Comme « Kebra, le zonard des étoiles » de Tramber et Jano, pour vous situer le niveau intellectuel de nos lascars. C'est que dame ! lorsqu'on a les poches plus vides qu'un discours de politicien, faut les remplir. Et quand on a un certain nombre de degrés d'alcool derrière la luette, on coupe au plus court : il y a pas mal de baraques dans le coin ; il y a sûrement là-dedans de bonnes choses à taxer.

C'est parti...

Emmanuel, Marius, Dylan et Gervais, entre 25 et 32 ans, n'y réfléchissent pas à deux fois. « C'est dans l'horreur d'une profonde nuit... » qu'ils vont visiter 9 maisons, assez proches les unes des autres : akoz court loin po fatigue le cadav' ?

Dans leur périple aussi pittoresque que comique (sauf pour leurs victimes), ils chopent quelques meubles ici, une Xsara là, quelques bricoles un peu plus loin. Pas de triage dans leur café ; tout est bon à gratter.

Avec les inconvénients idoines et adéquats, disait Bérurier.

« Ils ont vidé mes marmites »

Une fois, par exemple, ils sont fort préoccupés à investir la véranda d'une maison, véranda bien visible de la route. Il fait noir comme dans une âme d'usurier mais ils n'en ont cure ; et s'agitent comme de beaux diables pour trouver à crocheter cette fichue porte d'entrée qui leur résiste bêtement. Passer inaperçus les laisse froids. C'est alors que passe un automobiliste très étonné de toute cette agitation aussi désordonnée que suspecte.

Ce brave homme klaxonne de façon furibarde, histoire d'alerter le propriétaire des lieux, ce qui ne manque pas d'arriver. La lumière surgit à l'intérieur, éclabousse la véranda ; nos Arsène Lupin pays s'esbignent la queue entre les jambes.

Une autre fois, c'est une propriétaire accablée par l'insomnie qui entend des bruits suspects et aperçoit les malandrins au-dehors, sous sa véranda (il y en a beaucoup dans le coin), fait un pétard de tous les diables. Ce qui met nos mini-vandales en fuite une fois encore. Car, il faut bien le dire, nos apprentis cambrioleurs ne sont pas des violents (du moins cette nuit de libations intenses) et n'ont guère envie de se colleter avec un propriétaire qui peut être costaud, va savoir !

Trois cases plus loin, sentant une petite faim « d'après boire » leur titiller l'estomac, au lieu de voler, ils envahissent la cuisine et raclent les fonds de marmite. « Zot la mange toute, les fid'garce », dira le propriétaire des lieux, amusé, aux gendarmes.

L'indispensable cellule de dégrisement

Les gendarmes sont vite avertis de ce curieux manège nocturne car nos frappadingues sont à mille lieues de se douter que tout ce qui vit dans le coin les a aperçus. Deux des comiques sont tout-de-suite arrêtés. Ils ne tentent pas la moindre résistance. On l'a dit, ce ne sont pas des violents de la cambriole : il y a d'autres occasions pour ça.

Dans une ruelle, on retrouve la Xsara cramée. A côté de divers objets qui n'ont pas été emportés. Trop lourds sans doute ? Les deux autres comparses seront arrêtés à leur tour peu après. Fin de cavale. Les quatre ont d'abord été placés en cellule de dégrisement, le temps qu'il y ait un peu plus de sang dans leur alcool.

Détail cocasse... Lors de sa plaidoirie, une des avocates mettra en avant le fait que si son client n'a pas cherché à fuir, c'est qu'il était complètement pété et n'en avait donc pas la force. Ce qui a plié la salle en quatre mais pas sûr que ce fût en faveur du bonhomme.

Pas contrariants pour un rond.

A la barre, nos comiques reconnaissent tout ce qu'on veut et même ce qu'on ne veut pas. La queue tortue lé courte ? Azot minm l'auteur !

Marius comparaissait détenu, embastillé en attendant un prochain passage aux Assises. Un casier judiciaire vierge avant ce jour, père de trois enfants...

Dylan aussi était venu entre gentils accompagnateurs, détenu pour incendie. Déjà quatre fois condamné pour violences en réunion, trafic de stupéfiants, recels de vols, vols aggravés plus quelques bricoles dans d'autres dossiers encore à l'instruction.

Gervais, lui, est passé six fois déjà devant les juges : vols aggravés, conduite après charrette (plusieurs fois), deux séjours déjà derrière les barreaux. « Mais pourquoi tous ces vols ? » demande le président Molié. Sa réponse, je vous la donne en mille : « J'avais des problèmes dans ma vie ». « Qui n'en a pas ? lui a répliqué le président. Mais tout le monde ne vole pas ».

Emmanuel, costaud bavard mais incompréhensible, a le casier le plus chargé avec 12 mentions à son CV, notamment des séries de vols avec violence. « Un bon client », a dit le président.

Les quatre drôles ayant tout reconnu, l'audience n'a donc pas été rallongée. Mais nous n'étions pas au bout de nos surprises...

Un avocat a disparu !

Au moment de donner la parole à la procureure pour ses réquisitions, le président s'aperçoit qu'un des avocats de la défense a disparu. Audience suspendue... Il a fallu près de 20 minutes pour retrouver le fuyard... et 5 de plus pour retrouver ses deux confrères qui en avaient profité pour s'éclipser à leur tour.

Quand je vous dis que ça peut être tordant, les séances de la Correctionnelle.

La procureure Delmoitié n'a pas cogné trop fort sur ces clampins qui n'ont fait preuve d'aucune violence physique. Ce qui surprend quand on voit leurs méfaits antérieurs.

Les peines : de six mois fermes à huit dont cinq avec sursis.

 
Jules Bénard
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1.Posté par Lol le 09/11/2019 11:06 (depuis mobile)

Mouais Bana sa recommencer ça ! Band gendarmes la lé lourd lé pas active, la justice trop Doux ek délinquants

2.Posté par Joseph le 09/11/2019 11:57

Qu'ils aillent sustenter l'estomac de nos nombreux Carcharhinidés, je ne vois pas d'autre solution pour toute cette équipe !

3.Posté par yannick le 09/11/2019 12:30

Un peu de respect pour les nasiques M. Bénard, s'il vous plaît !!

4.Posté par Jules Bénard le 09/11/2019 15:14

à yannick posté 2 :

vous êtes vraiment un abruti si c'est tout ce que vous avez pu retenir de mon texte !
Au fait... savez-vous lire ?
J'en doute.

5.Posté par Fab le 09/11/2019 17:33 (depuis mobile)

Des barriques! Pas des bourriques! Hahaha!

6.Posté par Cloclo le 10/11/2019 07:45 (depuis mobile)

Tout ce baratin de bobos pour nous raconter que 2,3 bougs saouls la volé 2,3 zafairs. Des écrits comme ça, il faut les reserver aux revues spécialisées. Pas besoin de jouer aux intello ici. J''avoue, je n''ai pas lu tout le texte.

7.Posté par Ouech le 10/11/2019 08:00 (depuis mobile)

Cocasse comique pas tant que sa car le jour où le proprio leur mettra du plomb dans l'aile ou en.prendra un pour taper l'autre et que la famille dira lu ete un bon marmaille mi comprend pas....on rigolera tout autant?cette ile fé pitié

8.Posté par Ali le kafhir le 10/11/2019 08:17 (depuis mobile)

Les avocats cest comme les tites tortues ca courent dans tous les sens et apres baisé pour les rattraper

9.Posté par sambotte le 10/11/2019 08:22

Merci Mr Jules Bénard pour vos articles,je prends un grand plaisir à vous lire, la façon de relater les faits, vous

avez un grand talent, encore bravo à vous!

10.Posté par Ti Tangue zilé zone le 10/11/2019 08:57 (depuis mobile)

Avec ces peines : six mois fermes à huit dont cinq avec sursis. C’est juste dire à ces Clampins À TRÈS BIENTÔT au grand Dam des résidents CON tribiables de BRAS PANON et l’autre qui a 3 enfants ...

11.Posté par anonyme_mouse le 10/11/2019 09:04

Pauvre Jules calme toi c'est pas bon pour ton coeur à ton age!!!! Il n'y a pas de Yannick post 2 et du coup on ne sait pas à qui tu t'adresses!!! Et puis franchement, pas très jolies les paroles...

12.Posté par Ouais... le 10/11/2019 14:58 (depuis mobile)

Mr benard,comme d autres journaliste sur z info ont un style d ecriture,on aime ou on aime pas toujours et il que je trouve ca rafraichissant ...

13.Posté par Pilule miracle le 10/11/2019 16:57

''Saouls comme des bourriques" . Ca n'a aucun sens, je possède une superbe bourrique nommée JANETTE et elle ne boit pas d'alcool!!!!!! . Saouls comme des Polonais non plus n'a aucun sens, Par contre ètre saoul comme un Kréol devant boutik chinois me semble plus approprié.

14.Posté par Joseph le 10/11/2019 19:21

Saoul comme la bourrique
à Robespierre :

anecdote suivante, que Quitard tenait du conventionnel Audoin, a été probablement l’origine de cette locution singulière.

Vers la fin du printemps de 1792, Robespierre était allé à Ermenonville, avec la famille Duplay, pour visiter, dans les environs, les divers endroits illustrés par le séjour de J.-J. Rousseau, dont il se vantait d’être le disciple. Ce pèlerinage se fit, suivant l’usage du pays, sur des ânes, dont la dernière halte fut au bord de la rivière où était la gondole destinée à passer les pèlerins sur l’île des Peupliers, dans laquelle est le tombeau du philosophe genevois.

L’ânier, chargé d’attendre leur retour, chercha un refuge avec ses bêtes contre la chaleur du soleil sous un hangar voisin, où quelques paysans étaient en train de prendre leur repas. Ceux-ci ayant su de lui qu’un de ses ânes avait servi de monture au fameux orateur du club des Jacobins, s’empressèrent de fêter l’animal patriote.

Ils l’invitèrent à manger et à boire avec eux ; ils le gorgèrent de pain trempé dans du vin, ce qui le rendit plus saoul que l’âne de Silène au temps des vendanges, et plus rétif que l’ânesse de Balaam. Il se roula par terre, les quatre fers en l’air, comme on dit, refusant de se relever, malgré les jurements de son maître qui le traitait de fainéant et de vaurien, en faisant jouer rudement martin-bâton sur ses côtes.

Robespierre, arrivé de l’île des Peupliers pendant cette scène, apprit en souriant ce qui l’avait produite et la fit cesser en recommandant d’avoir pitié de la pauvre bête. A ces mots, les citoyens paysans firent entendre de sympathiques acclamations, auxquelles le baudet joignit, comme par reconnaissance, son braire le plus strident.

https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article7648

15.Posté par franky le 11/11/2019 04:23

Té boug prend référence en créole i comprend ni ki ni tet dan out zistoir à mon avis pou écrit sa où devait saoul comme un bourrik

16.Posté par Enirsem le 11/11/2019 11:37

Il faudrait expliquer aux habitants de la Réunion que les prisons débordent et que bientôt plus besoin de juger qui que ce soit faute de places ........

17.Posté par Enirsem le 11/11/2019 11:46

Cambriolages dans la nuit du 10 au 11 octobre 2016 ........ Affaire jugée en correctionnelle Champ-Fleuri - Vendredi 8 novembre 2019 : A méditer .......

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