Océan Indien

Les Mauriciens exaspérés par les transats loués aux touristes sur les plages

Mardi 15 Janvier 2013 - 06:00

Photo defimedia.info
Photo defimedia.info
Les touristes qui fréquentent les plages du Nord de l’île Maurice sont de plus en plus adeptes des transats pour bronzer tranquillement sur le chaud sable fin et à quelques mètres d’une eau couleur bleu turquoise.

Adossés à de providentiels parasols qui protègent des rayons du soleil, les transats de plage occupent manifestement le terrain sur les plages publiques du Nord de l’île de Trou-aux-Biches, à Mont Choisy, en passant par Pereybère.

Propriétés des hôtels de luxe ou de prestataires triés sur le volet, les transats couplés avec les parasols se louent comme des petits pains à une clientèle qui n’hésite pas à débourser une cinquantaine d’euros pour bénéficier de leur utilisation à la journée.

Du côté des Mauriciens, les transats sont devenus l’objet de toutes les critiques. De nombreux Mauriciens demandent aux autorités des règlements stricts pour que les plages publiques soient accessibles sur tout le littoral sans exclusivité. "Nous aurions pu bénéficier de ces lieux pour planter nos parasols et passer un moment en famille. Maintenant, il nous faut laisser la place à des transats loués à des touristes", fustige un père de famille qui fréquente avec assiduité la plage de Trou-aux-Biches depuis des années.

Pour l’organisme en charge d’appliquer et de veiller au respect de la législation sur les plages publiques de l’île Maurice, la Beach Authority, la question n’est pas à l’ordre du jour et les Mauriciens n’ont selon eux aucune raison légitime de se plaindre, comme le relate le site defimedia.info.

"La plage appartient à tout le monde : aux touristes, aux hôtels, aux loueurs de transats et au grand public. Il faut que tout le monde s'adapte les uns aux autres… Ces transats ne sont pas exclusivement réservés aux touristes. Les Mauriciens peuvent aussi les louer, mais cela n'est pas dans notre culture de louer un transat pour se bronzer ou se relaxer. Les Mauriciens préfèrent étaler une nappe sur le sable", affirme Subash Seeruttun, directeur de la Beach Authority.
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1.Posté par lorema le 15/01/2013 05:36 (depuis mobile)

Beach Authority ils adorent ces termes grandiloquants a Maurice. Ce serait plutot Bitch Authority.

2.Posté par depain le 15/01/2013 05:09

ils ont laissé privatiser leurs plages et leurs domaines littoral,un peu tard le réveil ..,et au fait qui loue ces transat,des mauriciens ou des touristes?

3.Posté par une réunionnaise le 15/01/2013 07:20

Je les comprends... c'est scandaleux ! En plus oser dire qu'ils n'ont qu'a faire comme les autres et se louer un transat à 50€ la journée ! De qui se moque t-on ? Ce gouvernement est vraiment corrompu !!!!

4.Posté par polo974 le 15/01/2013 09:56

Ahhh, le doux plaisir de "bronzer" à "l'abri de providentiels parasols qui protègent des rayons du soleil"...

Quelles sont les conditions pour mettre en location un transat sur la plage?
Que chacun s'y mette, et récupère alors sa petite part du gâteau...

Prochains équipement à la mode: parasols modifiés façon burka...

5.Posté par oté cousins! le 15/01/2013 16:11

Petite correction:
les Mauriciens ont raison de râler contre la privation rampante des plages par les petits copains des copains des copains de certains policiers ou hommes politiques locaux qui s'y retrouvent car cette location forcée ou presque est très juteuse et nul doute qu'en fin de mois il y ait partage des bénéfices...


Mais sachez qu'en certains endroits , les touristes aussi en ont assez de ce rackett : certaines plages publiques ( je pense à celle de Péreybère par exemple , mais il y en a d'autres) sont envahies par ces transats et parasols et il ne reste plus de place pour les gens qui n'en veulent pas...et comme parfois deux bandes s'affrontent pour se partager le gâteau , je ne vous dis pas l'ambiance craignos qui règne alors sur ces plages...
Et ce "directeur de la beach authority" ferait mieux de faire son boulot sérieusement.
Il n'y aura bientôt plus de plages publiques et contrairement à ce qu'il raconte , ce n'est pas parce que "ce n'est pas dans la culture mauricienne de louer un transat" mais seulement parce que c'est hors de prix pour le Mauricien moyen qu'on veut peut-être chasser de ses plages?

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