Culture

Les Grands de la musique réunionnaise : "Rois et reines, princes et princesses" …

Vendredi 29 Mars 2019 - 17:31

... du séga, de Huguette et Christian Baptisto, et "Dédé"


On ne sait ce qu’il faut admirer le plus chez ces trois-là ; leur passion pour notre (vraie) musique, leur obstination à la défendre pied à pied, ou encore l’étendue de leur science musicale ?

Depuis de longues années, les Baptisto et leur association Les Chokas ont décidé de faire oeuvre parallèle à celle de notre ami Alain Courbis et sa merveilleuse collection Takamba. Il s’agit de graver dans le marbre (sinon sur galette) le tout meilleur de la chanson réunionnaise afin que ces trésors patrimoniaux de notre musique ne tombent pas dans l’oubli.

C’est ainsi que nos amoureux de Bois-d’Olive ont publié "Bourbon maloya, Bourbon cuivre, Rolland Raëlison, Pierre Roselli"… Cette fois, ils ont décidé de passer du CD au livre avec un magnifique ouvrage, richement illustré, qui n’est que le tome 2 d’un premier opus sorti voici cinq ans.

Pour être bien certains de ne pas dire de bêtises, d’anachronisme, ils ont fait appel au meilleur, rien moins que le célèbre André "Dédé" Maurice, l’homme à la mémoire en forme d’ordinateur, qui vous dit tout-tout-tout sur la zizique (oups !)

Avec le Dédé de service, aucun risque de se gourer car il se souvient de tout et, si par le plus grand des hasards, une date lui échappe, il n’a qu’à se plonger dans ses archives personnelles, considérables, et le tour est joué.

On retrouve là une foule de noms connus mais aussi d’autres, pratiquants moins renommés mais tout aussi performants, l’ami Roger Carpin, l’inénarrable Lilian Ethève, Armand Jeannette, Axel Kichenin (ce bon vieux "Lolo"), Alfred Vienne… Je ne saurais les citer tous.
Pour illustrer richement l’ouvrage, on a fait appel au formidable Georges-Marie "Nano" Daprice, photographe à l’incontestable talent (j’en sais quelque chose !) et lui-même musicien hors-pair, lui qui fut l’un des piliers de Bastèr, excusez du peu.

Si la couverture est sobre, je vous conseille la « 4è de couve, la dernière) où l’on se retrouve devant un amusant clin d’oeil à l’ami Vabois et son carriole-bourrique, un soir de cuite devant l’Hôtel de l’Europe. Cerise sur le gâteau pour un livre qui se parcourt avec passion. Ce fut en tout cas ce qui s’est passé pour votre serviteur.

On ne peut que saluer l’acharnement des Baptisto et de Dédé à défendre becs et ongles le plus précieux de notre patrimoine musical, à une époque où ce dernier est bien mis à mal par de nouvelles "productions-hamburgers" ; voyez ce que je veux dire : ces musiques vite fabriquées, vite ingérées, vite régurgitées et encore plus vite oubliées : "Et choses elles ont vécu/Ce que vivent les choses/L’espace d’un machin !" (aaaaarrrrrggggg ! Pauvre Du Bellay… je crois).

Ce très beau livre sera bientôt en librairies et, d’ores et déjà, je peux vous dire qu’une séance de dédicaces aura très prochainement lieu à la Médiathèque de Saint-Pierre.

Au plaisir de vous y retrouver ; on vous dira quand et à quelle heure.
Jules Bénard
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1.Posté par Lolo le 30/03/2019 08:23 (depuis mobile)

Excellente initiative... Il est vrai qu'aujourd'hui les producteurs pensent ARGENT. La qualité, ils s'en foutent royalement...Quant aux pseudos stars de TÉLÉ LREOL et KANAL AUSTRAL...!!!!

2.Posté par Kayam le 31/03/2019 20:10

Et à la génération mi 90 et 2000 à monter, il y aura sans démériter car ils-elles sont vraiment très bien :

- Misiz
- Missty
- Pix'l
- Séga'el
- Wisdom
et d'autres du même style que j'oublie

Et lé + et + ke tan remplas' --- Ti flèr fané par ça

👉 ://www.youtube.com/watch?v=euKKQgQFDdw 👍👍

Tèr là mi sen a mwin bien
Lé bèl
Soley y bry
Ren'n la vi pou mwin in pé pli façil
....
Mon lile o 1000 savèr
Ici toute koulèr
Pou nou na mèm valèr
De fé parti mi lé fièr
Oui lé gravé dan'n kèr
Sa mèm mon bonèr
...
Sa in mélanz
Yapèl ça métissaz
....

3.Posté par microipi le 01/04/2019 13:24

@ poste 1 les producteurs financent les albums et bien souvent ils peuvent perdre de l'argent aussi tous les albums ne sont pas des réussites non plus, heureusement qu'ils sont là pour gagner de l'argent comment voulez vous qu'ils financent les autres albums? avant tout un producteur est un patron donc pour tourner il faut de l'argent actuellement les producteurs sont devenus rares le marché du disque est en train de se casser la gueule trop de piratages vive le spectacle vivant!!

4.Posté par ragga-dance hall le 06/04/2019 20:21

Des reliques de la muisiques qu ont doit adoré,sinon pas de subventions de la part des collectivités.

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