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Courrier des lecteurs

Les Evangiles, histoire ou fiction


Par Reynolds MICHEL - Publié le Mardi 25 Février 2020 à 16:48 | Lu 968 fois

Nous avons tous lu ou entendu lire un passage des Évangiles dans une église ou dans un temple à l’occasion d’une célébration de mariage ou de funérailles, voire même utilisé une expression évangélique sans le savoir (la paille dans l’œil du voisin ; à chaque jour suffit sa peine…). Des  Évangiles, nous connaissons les quatre (Matthieu, Marc, Luc et Jean) qui ont été retenus par les premières communautés chrétiennes. Chacun est attribué à un apôtre ou au compagnon d’un apôtre : Matthieu et Jean, apôtres, Marc et Luc, compagnon respectif de Pierre et de Paul. Rédigés sous des angles différents et dans des communautés différentes, ils nous rapportent diversement les faits et gestes de la vie de Jésus de Nazareth, prédicateur itinérant crucifié par Pilate en l’an 30 de notre ère. 
 
Certes, ces récits sur la vie du Nazaréen ne constituent, comme nous le savons, que la première partie d’un ensemble plus vaste, nommé Nouveau Testament ‒ un recueil de vingt-sept textes parmi les plus anciens [1] (Actes des Apôtres, lettres de Paul notamment et l’Apocalypse de Jean) ‒, mais ils demeurent la source chrétienne la plus abondante, la plus féconde et la plus utilisée. Ils ont été rédigés en grec et sont apparus entre les années 60 et les années 90, donc historiquement assez proches de la mort de Jésus de Nazareth, une trentaine d’années ou un peu plus pour l’Évangile selon Marc, le plus ancien , vers 65. Mais compte tenu de leur spécificité (voir ci-dessous) et faute de pouvoir les confronter à des sources non-chrétiennes, leur véracité a été contestée.
 
Des témoignages de foi 
 
« Commencement de l’Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu », c’est ainsi que débute le  récit évangélique de Marc. L’Évangile, à cette époque, n’est pas le livre (le contenant), mais la Bonne nouvelle (le contenu, le message) prêchée, annoncée, proclamée, pour faire des disciples ‒ du latin, evangelium, lui-même dérivé de grec euaggelion, qui signifie Bonne Nouvelle. La couleur est annoncée. Il s’agit pour Marc d’annoncer le commencement de la  Bonne Nouvelle de Jésus, Christ, Fils de Dieu. Nous sommes là devant une proclamation de foi, devant un appel à un « je crois ». Jésus n’est plus seulement le prédicateur  annonçant la venue du royaume de Dieu, mais celui qui a été « établi, selon l’Esprit Saint, Fils de Dieu avec puissance par sa résurrection d’entre les morts », comme l’écrit Paul dans sa lettre aux Romains (1,4).  Jésus de Nazareth est désormais désigné comme le Christ de la foi [2] . C’est, en effet, à la lumière de cette proclamation de foi que la mise en forme de la narration évangélique, orale puis écrite, s’est faite. Autrement dit, les évangiles sont des témoignages de foi au sujet de Jésus. Alors se pose la question : dans quelle mesure les Évangiles sont-ils des témoignages fiables de la vie de Jésus ?  Plus précisément : Qu’est-ce qui est historique dans les Évangiles et qu’est-ce qui ne l’est pas ?
 
Les évangiles sont des témoignages de foi, des souvenirs enrichis de la foi en Jésus Ressuscité. C’est incontestable. Ces récits sont nés et se sont développés dans un contexte de prédication et d’expansion du christianisme naissant et dans des communautés dispersées dans le bassin méditerranéen. Ils sont apparus après la mort de Pierre et de Paul en 65, et pour les récits de Matthieu, de Luc et de Jean après le traumatisme de la destruction du Temple de Jérusalem en 70. Et ce, à une époque où la génération des Apôtres ‒ à part « le disciple que Jésus aimait », principal auteur du quatrième Evangile (celui de Jean) ‒ n’avait pratiquement plus de témoins vivants (Gilles Becquet, Notre Histoire, n° 72, 1990). D’où, sans doute, la nécessité pour les dites communautés d’avoir des écrits faisant autorité pour mieux préserver la mémoire du Maître et des Apôtres et mieux affirmer leur identité face à d’autres courants religieux, notamment face à un judaïsme qui se repliait sur une ligne orthodoxe dictée par les pharisiens. 
 
Historiquement fiable
 
Ils sont quatre, quatre récits issus des communautés et des traditions différentes. S’ils s’accordent sur de nombreux points ‒ Marc, Matthieu et Luc ont un certain nombre de passages en commun [3]  ‒ ils divergent en bien d’autres points. L’Évangile de Jean se distingue des autres par sa tonalité et son originalité dans le langage utilisé. Un exemple de divergence : alors que Jean situe l’essentiel de  l’activité de Jésus à Jérusalem ‒ il mentionne trois fêtes de la Pâque ‒ Marc, Matthieu et Luc ont gardé la mémoire d’une activité publique de Jésus en Galilée se terminant lors de l’unique montée à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Les historiens ont de quoi faire de l’histoire en travaillant ces récits traversés de polémiques, les confrontant au besoin avec les autres textes du Nouveau Testament et d’autres plus tardifs non retenus par les Églises chrétiennes, textes dits apocryphes ‒ l’Évangile de Pierre (120-150), l’Évangile de Thomas (vers 150), le Protévangile de Jacques (150-170) et d’autres [4]. On peut déjà dire que si les quatre évangiles relevaient d’une une pure fiction, ils formeraient sans doute un ensemble plus unifié et plus cohérent.
 
Les découvertes  archéologiques de ces trente dernières années et les découvertes, en 1947, sur le site de Qumrân d’un corpus de manuscrits (800) datés entre les III e siècle avant notre ère et le 1er siècle de notre ère, ainsi que les découvertes des textes de Nag Hammadi en Egypte en 1945, datés entre le II e et le IV e siècle de notre ère, ont permis de connaître de façon plus précise la diversité du judaïsme au temps de Jésus, de mieux situer ce dernier et les siens dans le cadre juif de leur temps, tout en ouvrant une meilleure compréhension du message du Nazaréen. Les paroles et les gestes de Jésus résonnent parfaitement dans le milieu juif de l’époque. 
D’autre part, les résultats des recherches contemporaines montrent que les évangiles, nonobstant leur caractère de témoignages de foi au sujet de Jésus de Nazareth, renferment bien des données historiques sûres, qu’ils sont historiquement assez fiables même si leur préoccupation n’est pas d’ordre historique. On peut même dire qu’à leur manière, les évangélistes ont fait œuvre d’historiens, avec, évidemment, des représentations de l’histoire et du récit propres à leur temps. « Si les Evangiles ne présentent pas l’histoire de Jésus dans toutes ses étapes ni dans son évolution intérieure et extérieure, ils n’en parlent pas moins d’histoire comme fait et événement. Ils en fournissent même d’abondantes données ; cela peut être affirmé hardiment malgré la vulnérabilité historique de tant de paroles et de récits pris isolément », écrit le grand exégète protestant, Günther Bornkamm dans Qui est Jésus de Nazareth (traduction française, Seuil, 1973, p 32).
 
Résumons. Les récits évangéliques sont déjà interprétés ; dans certains, le fait parle de lui-même, dans d’autres, faits et interprétations sont intimement liés, dans d’autres encore, l’interprétation a créé le fait, par exemple dans le récit des tentations de Jésus (Matthieu 4, 1-11 ; Luc 4, 1-13), écrit le professeur Gérard Rochais, spécialiste des sciences religieuses de l’Université de Québec. D’où  l’importance de caractériser le « genre littéraire » de tel ou tel document évangélique. Pour bien comprendre les Évangiles, il importe de discerner à quels genres littéraires appartiennent les différents textes qui les composent. Quoi qu’il en soit, ce qui importait aux évangélistes, c’était bien de rapportait ce qu’avait fait et dit Jésus de Nazareth, mais plus encore, comme le souligne justement François Brossier, de faire saisir le sens de ces événements dans la façon même de les raconter.
 
Sources :
BECQUE Gilles,  Au commencement étaient les communautés,  In Notre Histoire, n° 72, 1990
BROSSIER François, Les Évangiles ont-ils une valeur historique, In Notre Histoire, n° 72, 1990.
BROSSIER François, Les Évangiles disent-ils vrai ? In Le Monde de la Bible, n° 185, 2008.
PERROT Charles, Jésus et l’histoire, Éditions Desclée, 1979
ROCHAIS Gérard, Jésus : entre événement et fiction, In Lumière et Vie, n° 248, 2000
QUESNEL Michel, Jésus, l’homme et le fils de Dieu, Éditions Flammarion, 2004

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[1] La source chrétienne la plus ancienne est la correspondance de Paul. Sa première  épître (lettre) aux Thessaloniciens date de l’an 50 ou 51, soit vingt ans environ après la mort de Jésus
[2] Cf. MICHEL Reynolds, Christ de la foi et Jésus de l’histoire,  In Presse locale, février 2018
[3] Ils sont dits « synoptiques » parce que leur confrontation sur trois colonnes parallèles fait apparaître des ressemblances précises dans le fond et dans la forme.
[4] Cf. MICHEL Reynolds, Apocryphes, Evangiles de l’ombre,  In Le Quotidien et Témoignages du 14/06/2006




1.Posté par Thierrymassicot le 25/02/2020 22:03

"Le Royaume" Emmanuel Carrère (Le fils de l'immense Hélène Carrère d'Encausse et le frère de la très populaire Marina Carrère d'Encausse)

Le pitch du livre:
"A un moment de ma vie, j'ai été chrétien. Cela a duré trois ans, c'est passé.

Affaire classée alors? Il faut qu'elle ne le soit pas tout à fait pour que, vingt ans plus tard, j'aie éprouvé le besoin d'y revenir."

Ces chemins du Nouveau Testament que j'ai autrefois parcourus en croyant, je les parcours aujourd'hui - en romancier? en historien?

Disons en enquêteur. "

Lisez le, vous apprendrez des choses, mais après si vous êtes sincère, ouvert, vous sentirez votre Foi vaciller immanquablement.

2.Posté par klod le 25/02/2020 22:43

encore et encore sur la "fiabilité" des "religions", quelle Qu'elle soit . ………………………………. y fé ri , mais néanmoins intéressant .


à chacun son karma avant , pendant et après , aux delà de toute preuve "scientifique" , vaut mieux "parier" comme disait Pascal ……………………….

"in god we trust" , comme disent les comiques made in USA ………………………

3.Posté par JANUS le 26/02/2020 07:21

" ... historiquement assez fiables ..." ... Tout est dit dans cette expression ☺☺☺

Des faits historiques sont fiables ou ne le sont pas ... Il n'y a pas de demi-mesure ☺☺☺

Vouloir démontrer que sa Foi a une base historique, quand il s'agit des chrétiens, c'est mission impossible ☺☺☺

Toute l'histoire de la Chrétienté a été écrite et réécrite par la hiérarchie chrétienne, en ne retenant que ce qui l'intéressait ... En balayant d'un revers de main les évangiles apocryphes, pour ne retenir que les 4 qui l'arrangeaient ...

La Foi est une chose que je respecte profondément ... Elle n'a pas besoin d'être rattachée à l'Histoire pour vivre ☺☺☺

Laissez donc les chrétiens vivre leur Foi, sans vouloir en rajouter ☺☺☺ d'une façon parfois fallacieuse ☺☺☺

4.Posté par Maduraï- le 26/02/2020 07:24 (depuis mobile)

Le scientifique à les pieds sur terre, le religieux à la tête dans les nuages.

5.Posté par JD974 le 26/02/2020 09:28

Je suis devenu athée bizarrement le jour de ma communion. Comment ? En lisant les cadeaux des invités de mes parents. Au dessert, je me suis esquivé pour voir mes cadeaux. Je recevais de mon oncle médecin la BIBLE dans sa version complète avec dorures alors qu'au catéchisme, l'abbé ne nous montrait que des BD d'un mixte des Évangiles.

J'ouvre, au hasard, l'Ancien Testament sur JOSUÉ. L'avez vous lu Comment DIEU si bon nous dit-on peut-il aider une tribu à massacrer les habitants de la Palestine avec leurs enfants et même leurs animaux au profit des Hébreux?

J'ouvre au hasard MATHIEU. Le texte de mon cadeau est divisé en paraboles. Je constate, à 11 ans, que ces paraboles indiquent que le paradis au ciel est semblable à des fermes ou à des familles qui conduisent leurs propriétés ou leurs proches selon les règles des bons pères de famille. Des conseils économiques modernes avec toute la sévérité que certaines conduites méritent !

MATHIEU (ou JÉSUS) n'hésite pas dans la sévérité. Les ecclésiastiques en parlent fort peu.

Deux exemples parmi beaucoup d'autres : les ouvriers de la onzième heure et la parabole des talents.

Au lieu de commenter de façon religieuse les prêtres ne tiennent pas compte de la fin des deux paraboles. Ils les oublient ou ils les massacrent.

Ils oublient l’opinion du patron de la vigne qui affirme, avec une force inattendue de la part du CHRIST, aux employés revendicateurs qui ont travaillé onze heures et n'acceptent pas un denier pour chacun (11 heures comme une heure) qu’ils n’ont pas à se mêler de gérer son entreprise. Le texte dit exactement : « Ne m'est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux ? »

Dans la parabole des talents, il manque souvent les commentaires sur le renvoi peu charitable du mauvais intendant. Au lieu de dire qu’il est simplement renvoyé, certains lisent que le CHRIST ne veut pas ‘se mêler des affaires’ (sic). il ne s’embarrasse pas des calculs financiers »

Comme c'est inexact ! Justement il renvoie brutalement le mauvais intendant qui ne sait pas gérer le cadeau des talents qui lui a été fait. Ma Bible dit : « Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents ! »

Il y de quoi impressionner un gamin !

6.Posté par Dr anonyme le 26/02/2020 19:50

Restons à Mathieu, le plus informé des apôtres : il était receveur des impôts. Ce métier n’est pas sans rapport avec le fameux Rendez CÉSAR ce qui est à CÉSAR. Ce texte célèbre fait suite à une demande des pharisiens sur l’impôt.

Selon l’Evangile, les Pharisiens auraient "innocemment" demandé à Jésus s'ils devaient obligatoirement payer l'impôt à l'empereur. Jésus leur demanda de lui montrer un denier. Celui-ci ayant été gravé par César, le Christ déclara : "il faut rendre à César ce qui est à César." Bref chacun doit payer l’impôt nécessaire à la bonne tenue de l’Etat régalien, bref nous sommes dans l’économie une fois de plus et dans presque toutes les paraboles de Mathieu.

Expliquez-moi alors pourquoi l'accès au paradis ou à la foi -comme vous voudrez- nécessite de parler des ouvriers et de leurs horaires (les ouvriers de la onzième heure) au risque de fort déplaire aux syndicalistes chrétiens et aux prêtres ouvriers, de parler des capitaux que chacun doit faire fructifier (les talents) et de leur placement en banque au lieu de les laisser sous terre au risque de déplaire aux partis de gauche.

En fait Le CHRIST explique ainsi la différence entre le capital circulant et le capital fixe. C’est la nouvelle théorie actuellement en discussion ? Le CHRIST montre qu’une entreprise ne fait des bénéfices qu’en prenant l’initiative d’engager des ouvriers intérimaires. Ce sont eux qui le font gagner !

Pourquoi donner des leçons économiques au lieu de parler des convictions religieuses simplement ? Demandez aux prêtres. Vous les verrez gênés.

Cordialement

7.Posté par JORI le 27/02/2020 14:50

Les "évangiles", une fiction historique!!.

8.Posté par A mon avis le 27/02/2020 23:51

L'existence réelle de Jésus n'a aucune confirmation historique (notamment dans archives romaines) ni archéologique. Le tombeau du christ ne doit son existence qu'à Hélène, la mère de Constantin. Elle aurait aussi trouvé la fameuse croix du supplice du christ.
Ce n'est plus de l'histoire, mais du roman.

9.Posté par graine marcel gauche le 28/02/2020 09:14

Les évangiles sont des témoignages de foi, des souvenirs enrichis de la foi en Jésus Ressuscité. C’est incontestable. Ces récits sont nés et se sont développés dans un contexte de prédication et d’expansion du christianisme naissant et dans des communautés dispersées dans le bassin méditerranéen. Ils sont apparus après la mort de Pierre et de Paul en 65, et pour les récits de Matthieu,
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C’est la confusion de notre esprit qui nous pousse à choisir un guide politique ou spirituel. Et pour cette raison, la confusion n’est pas moindre chez la personne élue que chez nous-même. Nous voulons être flattés et consolés. Nous demandons à être encouragés et récompensés. C’est pourquoi nous choisissons pour instructeur celui qui nous donne ce que nous désirons. Nous ne cherchons jamais la vérité, parce qu’au fond, nous sommes assoiffés de reconnaissance et d’impressions. En nous offrant un maître, nous rendons un immense service à notre moi et à sa tendance à l’auto-glorification, car ce moi se noierait dans la peur et la confusion s’il prenait conscience de sa vanité. Quelqu’un de l’extérieur, aussi éminent fût-il, peut-il faire quoi que ce soit pour que l’on devienne intérieurement un autre ?





Le poison et la corruption entrent en jeu lorsque vous considérez une seule personne comme l’autorité infaillible, votre guide, votre sauveur.


Si quelqu’un vous a aidé et que vous lui reconnaissiez une autorité absolue, n’est-ce pas là une façon de faire obstacle à toute nouvelle aide éventuelle, non seulement en ce qui le concerne, mais aussi pour ce qui est de vous-même ?

L’aide n’est-elle pas partout autour de soi ? Pourquoi ne la chercher que dans une direction ? Et lorsque vous êtes si limité, si renfermé, quelle aide pouvez-vous recevoir ?

Par contre, lorsque vous êtes ouvert, vous êtes en état de percevoir l’aide infinie qui est en toutes choses, depuis le chant de l’oiseau jusqu’à l’appel de l’être humain, du brin d’herbe à l’immensité des cieux.

Le poison et la corruption entrent en jeu lorsque vous considérez une seule personne comme l’autorité infaillible, votre guide, votre sauveur.




10.Posté par A mon avis le 28/02/2020 12:34

Dieu a tué 2,8 millions de personnes dans la Bible
........
Répertoire baroque de meurtres :

Le livre le plus sanglant est de loin le Deuxième livre des Chroniques, dans lequel Dieu aide Asa à tuer près d’un million d’hommes de l’armée de Zérach le Kushite, qui voulait l’envahir.
La méthode divine pour tuer est assez peu précise. La plupart du temps la Bible se contente de dire que Dieu les «frappa» ou les «fit mourir». Mais il existe aussi tout un répertoire baroque de meurtres, comme lorsque Dieu tue un grand nombre de Philistins pour avoir volé l’Arche d’alliance et inflige aux survivants des hémorroïdes. Oui, oui.
Dans un autre épisode, il tue deux «pécheurs» en leur infligeant une inflammation de l’intestin («Toi, tu seras frappé de nombreuses maladies, d’un mal d’entrailles tel que, par l’effet de ce mal, tu te videras jour après jour de tes entrailles»). Il lui arrive aussi de faire tomber des murs, d’envoyer un lion, deux ours, une armée de criquets et même des guêpes. Dieu a une imagination sans limites lorsqu’il veut se débarrasser de quelqu’un.


d'après :
http://www.slate.fr/story/117235/dieu-assassin

Bonté divine !...

11.Posté par maikouai le 01/03/2020 11:39

« L’Univers m’embarrasse, et je ne puis songer que cette horloge existe et n’ait pas d’Horloger. » VOLTAIRE
Dans le domaine démiurgique à mon avis l'intellectualisme autant que la recherche de la preuve, n'ont pas leur place, d’autant que la causalité ne se réfère qu’à la temporalité des actes et des choses. En effet, notre cerveau n'est pas « programmé » pour concevoir et comprendre : l’Éternité, l’Infini, l’intemporalité et le « Pourquoi » de l’Univers.
De plus la cause principale de nos maux semble plus provenir de l'utilisation que l'Homme par son égo, tire de l’alibi Dieu ou autre appellation de l’au-delà pour parvenir à ses fins mercantiles.
En revenant aux Évangiles, le Christ pour le chrétien est une réalité, tout comme l’est pour l’humanité l’un de ses messages universels incitant au bien " Aime ton prochain comme toi-même". Le paradoxe ou l’indicible, provient du fait que pour pratiquer la Fraternité préconisée, il faut pour la majorité des hommes se faire violence en désobéissant à ses penchants naturels que sont : l'égoïsme, l'avidité, l'abus... Les autres « Créatures » (carnivores, insectivores, herbivores) de la terre disposant aussi d’un cerveau, accomplissent pourtant, sans état d’âme et néanmoins sans danger pour l’environnement, leurs respectives missions, alors que l’Homme par le biais de sa probable intelligence, travaille à terme qu’à son auto destruction : armes nucléaires, bactériologiques, numériques… en amplifiant pauvreté, misère…, constat ici, si besoin était de l’indicible.
En dépit des incompréhensions constatées, ou de notre incapacité à faire germer la moindre « graine », toujours Insensée la pensée de Voltaire ?

12.Posté par "VIEUX CREOLE " le 04/03/2020 19:11

" JANUS " ( POST ) : JE SUIS TOTALEMENT D' ACCORD AVEC VOTRE CONCLUSION " :

- "Laisser les chrétiens vivre leur foi , sans vouloir en rajouter "d'une façon parfois frauduleuse" et AUSSI sans " prosélytisme inutile" comme un authentique " LAÏC" dans une R2PULIQUE LAÎQUE ! ! !

13.Posté par Thierrymassicot le 04/03/2020 21:41

12.Posté par "VIEUX CREOLE " le 04/03/2020 19:11

Et laissons aussi les enfants vivre leur foi au Père Noël, les adeptes millénaristes en leur croyance, les témoins de Jéhovah en Jéhovah...Pour sur, faut pas s'emmerder avec la science, faut pas insinuer le doute dans la tête des gens, non! C'est vrai on manipule mieux les foules avec les croyances, pas avec la réalité. Allez comme disait Marx:

"La religion, c'est l'opium du peuple, elle berce les gens d'un espoir dans l'Au-delà empêchant ici-bas toute révolution sociale"

Ben oui, c'est écrit: le pauvre sera le premier dans mon royaume et le riche le dernier!!! Jésus et ses carabistouilles est le pire réactionnaire que le monde politique, de pouvoir a inventé pour que les foules courbent l'échines...Elles seront tellement récompensées plus tard, d'avoir tant souffert sur cette Terre!!!!!!!!!!!!

14.Posté par Shonagon le 15/08/2020 15:05

Réponse à Janus :

à propos de la phrase : "les résultats des recherches contemporaines montrent que les évangiles, nonobstant leur caractère de témoignages de foi au sujet de Jésus de Nazareth, renferment bien des données historiques sûres, qu’ils sont historiquement assez fiables même si leur préoccupation n’est pas d’ordre historique"

vous commentez : "Des faits historiques sont fiables ou ne le sont pas ... Il n'y a pas de demi-mesure ☺☺☺"

Il me semble que vous confondez "faits historiques" et "documents historiques". Les Evangiles sont des documents (écrits) historiques au sens où ils font partie de la production écrite d'une époque donnée et qu'ils reflètent un contexte de production donné, celui d'une communauté religieuse en construction, elle-même partie d'une société plus large avec laquelle elle interagit et se positionne religieusement (communauté judaïque ayant connu des transformations dues notamment à l'hellénisation et l'inclusion dans l'Empire romain, en plus de ses propres transformations internes).
Affirmer que les Evangiles sont historiquement fiables est naturellement un pas supplémentaire. Cela signifie je pense que nombre de faits, détails, semblent grâce à la recherche sur le monde de cette époque crédibles voire confirmés par d'autres sources (extérieures au monde de production des Evangiles). Dire que les Evangiles sont historiquement assez fiables ne signifient pas que tout y est exact, mais qu'à plusieurs reprises, les chercheurs ont pu contrôlé par ailleurs certains faits ou certaines données qui y sont incluses - autrement dit, il ne s'agit pas d'écrits totalement fantaisistes. A noter d'ailleurs que le merveilleux (miracles par exemple) qui peuple ces écrits n'est pas limité à cette époque mais qu'il traverse toute l'histoire humaine, jusqu'à aujourd'hui - pour le meilleur et le pire, question de point de vue. Ce travail de contrôle et d'évaluation des sources n'est pas propre aux Evangiles ou au monde biblique en général. C'est le travail de tout historien travaillant sur des documents anciens : confronter les sources, en étudiant le contexte de production car celui-ci peut orienter une manière de présenter faits, événements ou détails évocateurs. Je ne suis pas spécialiste des textes évangéliques, mais force est de constater que les travaux des dernières décennies sont venues enrichir grandement le milieu de production des Evangiles : travaux sur la Judée romaine, le monde juif de l'époque, les différentes communautés et courants religieux traversant ces milieux.
Ce qui me heurte parfois finalement, c'est le fait que quasiment seuls des croyants semblent faire des recherches sur ces questions (théologiens, exégètes mais aussi universitaires). Il ne s'agit pas de mettre en doute leur honnêteté intellectuelle mais eux-mêmes représentent un milieu de production (de savoir ici) et il serait bon que tous les courants de pensée actuels ( y compris la libre pensée) soient représentés dans le milieu de la recherche sur ce sujet. Plus le panel intellectuel est riche et varié, plus on pourra s'approcher, modestement, un tant soit peu de ce qu'a pu être le monde des Evangiles. Un monde passionnant, qu'on soit croyant ou non, parce que cette communauté en construction est un des fondements (parmi bien d'autres) de la culture occidentale moderne.

Quant à la foi, c'est un autre sujet, qui ne relève pas du travail historique mais de la croyance intime. Laissons effectivement chaque chose à sa place mais que cela n'empêche pas croyants et non-croyants de s'intéresser aux questions historiques par ailleurs.

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