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Courrier des lecteurs

Les Enjeux des Législatives 2017


Par Dr Bruno Bourgeon, Président d’AID - Publié le Mercredi 31 Mai 2017 à 15:00 | Lu 470 fois

1°) Une parité encore loin du compte

Au total, 7882 candidats participeront aux élections législatives, et seulement 42% de femmes. Une parité toujours pas respectée malgré le doublement des pénalités.
Le Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCE) a déploré « une quasi-stagnation » de la proportion de femmes investies comme candidates aux élections législatives. Le HCE constate qu'au vu des chiffres publiés par le ministère de l'Intérieur, « les partis ont investi 3344 candidates » pour les élections des 11 et 18 juin, soit 42,4% de candidates contre 40% en 2012 et 41,6% en 2007.

2°) Un surcroît de candidats

La liste de tous les candidats a été révélée par le ministère de l'Intérieur. Leur nombre est supérieur à celui des deux derniers scrutins. Un scrutin qui compte 7882 postulants recensés sur 577 circonscriptions françaises, de métropole, d'outre-mer et de l'étranger. Soit 13.66 candidats par circonscription. A La Réunion, 89 candidats pour 7 circonscriptions, soit 12.7 candidats par circonscription, contre 59 à l’élection précédente, soit une augmentation de 50%.

Parmi eux se trouvent 350 députés sortants, ce qui veut dire qu'une part significative du Palais-Bourbon sera composée de nouveaux visages lors de la prochaine législature, la quinzième de la Ve République. Sur le papier en tout cas, puisque sur les 204 qui ne se représentent pas, 36 ont été « récupérés » en tant que suppléant de leur candidat.   

Le nombre de candidats du cru 2017 dépasse largement celui de 2012, où à peine plus de 6600 personnes s'étaient présentées pour les législatives. Une augmentation de 19%. En réalité, il faut remonter au scrutin de 2002, qui comptait 8400 prétendants, pour trouver un chiffre plus élevé.  

Au niveau des étiquettes partisanes, le Front national remporte la palme de l'implantation, avec 571 candidatures. Le mouvement de Marine Le Pen n'est absent que dans six circonscriptions, comme l'a relevé un journaliste de Libération.  

La France insoumise arrive en deuxième position avec 556 candidats, suivi des 480 estampillés Les Républicains. L'étiquette La République en marche regroupe 461 noms, auxquels doivent s'ajouter leurs 76 alliés du MoDem, ce qui aboutit à un total de 537.
S'agissant des sensibilités politiques identifiables, il semble que ce soit la gauche radicale qui compte le plus de candidatures: si l'on additionne les candidats investis par La France insoumise, par le Parti communiste et ceux étiquetés « divers extrême gauche », l'on obtient le résultat de 1681, soit près du quart des impétrants.  

Parmi les détails insolites, il y a le nombre de candidatures enregistrées dans la 9e circonscription des Français de l'étranger, qui couvre le Maghreb et l'Afrique de l'Ouest : 27, soit davantage qu'aucune autre. En bas de l'échelle, c'est Wallis-et-Futuna qui en compte le moins, avec seulement trois candidatures.   

Autre incongruité, la présence de cinq sénateurs parmi les candidats, dont les socialistes Eliane Giraud, Luc Carvounas et Gaëtan Gorce, et l'écologiste Leila Aïchi. Ne se représentant pas aux sénatoriales prévues pour septembre prochain, ils essaieront de préserver un mandat parlementaire via les législatives. 

S'ajoute à cela les quelques députés européens qui se lancent dans la course, dans l'espoir, peut-être, d'abandonner leur mandat bruxellois afin d'influer sur le cours de la politique nationale française. À ce jeu-là, le Front national, englué dans ses nombreux contentieux avec le Parlement européen, fait fort : pas moins de six de ses eurodéputés vont tenter de basculer vers un mandat parlementaire en France. Notamment Marine Le Pen, Louis Aliot, Sophie Montel, Florian Philippot et Dominique Bilde.
Il faudra bien s’interroger sur les raisons qui expliquent ce foisonnement d’ambitions politiques ou personnelles.

3°) Le casse-tête des candidatures PS 

Ayant investi Benoît Hamon pour l’élection présidentielle, le Parti socialiste doit boucler un autre dossier sensible : celui des investitures aux élections législatives de juin. Une première vague de 395 candidats a déjà été investie le 17 décembre 2016. La totalité des candidatures devait initialement être arrêtée avant la fin du mois de février ; ce sera plutôt actuellement. Car le PS et son candidat – qui, fort de sa victoire à la primaire, entend exercer son droit de regard sur les investitures – doivent simultanément gérer deux facteurs politiques : d’une part, les ralliements de députés sortants à Emmanuel Macron et, d’autre part, les négociations avec les alliés et partenaires potentiels. Sur 395 candidats déjà investis, nombreux sont ceux qui se sont déjà prononcés en faveur de Macron. Que ne ferait-on pas pour quelques bols de soupe !
 
4°) Vers une Majorité Présidentielle ?

Le « jour d'après » est arrivé. Emmanuel Macron doit désormais enchaîner avec un nouveau défi de taille, aux délais serrés : celui d'obtenir une « majorité présidentielle » au soir du second tour des législatives, le 18 juin prochain.   

Il pourra néanmoins compter sur la désunion de la gauche et de la droite, consciencieusement dynamitées par l'ancien ministre de l'Economie depuis plusieurs mois. A la tête d'un nouveau parti, le futur locataire de l'Elysée devrait également faire peser dans la balance la composition de son équipe gouvernementale pour rassembler autour de lui. 

Le 6 avril dernier, En Marche! fêtait son premier anniversaire. Son dernier dans sa forme actuelle, le temps de la « mue d'un mouvement politique à un parti étant arrivé », selon les propres mots d'Emmanuel Macron, à l'entre-deux-tours. 
Nouveau nom et, a priori, nouvelle structure, pour mieux séparer la séquence présidentielle d'Emmanuel Macron, et celle des législatives. Avec à la clé un nouveau parti qui pourrait prendre la forme d'une confédération sur le modèle de l'ancienne UDF et permettre l'agrégation de courants politiques de gauche et de droite, rapporte BFMTV. Contacté, Christophe Castaner préfère évoquer un « pôle progressiste [...] sur le modèle du Parti démocrate américain ». 

5°) L’Assemblée va radicalement changer de têtes

Entre la loi sur le non cumul des mandats, le renouvellement impulsé par La République en Marche et la lassitude de certains élus, l'hémicycle pourrait connaître un renouvellement d'une ampleur inédite.

Le dimanche 18 juin, au second tour des élections législatives, l'Assemblée nationale aura une composition inédite. D'abord parce que les traditionnelles couleurs rose (pour le PS) et bleu (pour LR) ont peu de chance de recouvrir la majeure partie de l'hémicycle, comme c'était devenu la tradition depuis plusieurs législatures.  

Les candidats de La République en marche, dont la quarantaine de circonscriptions gagnables pour le MoDem, ainsi que l'enracinement du FN, devraient commencer par offrir à l'Assemblée nationale une nouvelle teinte. 

Mais ce n'est pas tout : après un premier round des primaires qui a vu Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Hollande, Manuel Valls ou Cécile Duflot subir le « dégagisme » ambiant au profit d'un François Fillon et d’un Benoît Hamon, certains parlementaires ont préféré prendre les devants. Que ce soit pour laisser la place aux jeunes ou pour se concentrer sur un exécutif local -loi de non-cumul des mandats oblige-, plus de 200 députés sortants sur 577 jettent l'éponge, tous partis confondus. 

Parmi eux, des figures de l'Assemblée: Claude Bartolone, Bernard Cazeneuve, Ségolène Royal, Jean-Marc Ayrault, mais aussi François Fillon, Jean-François Copé, Bernard Accoyer, Laurent Wauquiez, Marion Maréchal-Le Pen, Noël Mamère... La liste est loin d'être exhaustive.  
La palme du renouvellement revient évidemment au
jeune parti présidentiel. Sur les 511 candidats investis par La République en marche, seuls une trentaine sont des députés sortants. Et à peu près la moitié est issue de la société civile. Samedi, pour le lancement de la campagne des Législatives du parti Les Républicains, François Baroin a annoncé quant à lui « 60% de nouveaux candidats ».  

Du coup, on pourrait assister à un renouvellement inédit, en proportion, de l'Assemblée nationale. « On peut s'attendre à plus de 250, voire 300 nouveaux députés. Cette barre n'a été franchie qu'une fois, en 1958, avec 310 primo-députés », rappelle à l'AFP Étienne Ollion chercheur du CNRS spécialisé en sociologie politique. 

Et à La Réunion, va-t-on voir émerger des têtes nouvelles ? Pas sûr…




1.Posté par La vérité si je mens ! le 31/05/2017 16:07

Sois patient , et tu verras les résultats le 18 Juin à 22H00 heure locale

2.Posté par fouteur de m le 31/05/2017 17:37

il y aura une femme élue dans la 3eme

3.Posté par Pierre Balcon le 01/06/2017 07:38

Je sais ce qu'est un être civilisé mais pas quelqu'un issu de la société civile .
Un concept creux inventé pour les besoins de la cause .
Comme dans la com commerciale il faut laisser croire qu'on a à faire à un produit nouveau, totalement révolutionnaire ..., enfin pas trop et même pas du tout , et même plutôt réactionnaire en ce sens qu'il est né par réaction, sans corpus idéologique , je veux dire sans que personne n'ait vraiment réfléchi à autre chose que de savoir comment on allait accéder au pouvoir de faire la même chose ( l'Europe , le libéralisme économique) tout en laissant croire qu'on allait faire différemment..
La réalité est plus triviale et elle est dite dans l'article .
En Marche est un mouvement de surplace, institué contre les partis qui se transformera en parti dès que les électeurs seront partis. Ses adhérents militent déjà pour être réélus demain dans le parti sans militants .
Mais là je vous parle du chauffeur et de l'équipage : des enrôlés , des idiots utiles , aussi naïfs que dangereux . Plus fondamentalement En Marche est en effet un véhicule . Son chargement n'a rien à voir avec l'emballage qui n'a rien de progressiste , je vous l'assure

Je ne sais d'ailleurs pas ce qu'est le "progressisme" , vu qu'en politique nous tournons en rond et que donc celui qui est devant nous est aussi derrière..
Encore un truc inventé pour laisser croire que Macron c'est comme Einstein.
La politique n'a rien à voir avec la science , bien au contraire.
Ce qui caractérise la logique de la science c'est que les connaissances d'aujourd'hui ont vocation à être démenties demain. En politique on voudrait au contraire nous faire croire à l'éternité des lois du marché. Et sa pratique n'est , depuis le début de l'humanité , que la lutte entre des intérêts divergents.
Marx était à sa manière innovant par rapport à Smith et aujourd'hui Macron nous dit que Marx est ringard et Smith moderne.

Et tous au fond veulent nous ramener à l'âge de pierre où la richesse sera concentrée aux mains des plus forts. selon la loi de la sélection naturelle ( ils appellent cela le mérite , par exemple celui de la fille de B Arnault qui sort avec Xavier Niels qui soutient Macron ).

De temps en temps pour nous empêcher de désespérer, on nous sort le coup du garage dans lequel , dans un grand élan progressiste , la start up renverserait l'ordre des choses, en oubliant de nous dire que c'est Hewlet Packard qui a financé le garage de Steve Job et IBM celui de Bill Gates.

Le garage, coquille originelle des héros de l'entrepreneuriat et du macronisme de bricolage ( au sens réel du terme ) est aux copains de Macron ce que le saloon est au western. Un mythe , seulement un mythe. Je vous assure : les indiens ont tout simplement été rayés de la carte par des escrocs et les vrais savants meurent généralement pauvres

Le parti démocrate américain se fait appeler "liberal" et c'est le terme qui conviendrait le mieux au macronisme . Le progrès n'a rien à faire la dedans.

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