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Société

Les Chroniques de Tonton Jules #34


Aujourd'hui, ça tire dans tous les sens, les enfants. Avertissement habituel à ceux qui n'aiment pas mes moukatages : personne ne vous oblige à me lire mais Joyeuses fêtes quand même ; car moi, je vous aime. Julot.

Par - Publié le Vendredi 11 Décembre 2020 à 17:06

« Il est bien brave... le pôôôvre ! » (avé laçan)

Cette adorable galéjade marseillaise veut juste dire, avec gentillesse, « qu'il est pas con... sans être intelligent non plus ». Mais ce qui est admissible, drolatique chez nos Provençaux, devient franchement ridicule lorsqu'il s'agit de notre administration française. La mode consiste à changer les mots en croyant, comme les ânes bâtés qu'ils sont, que cela va changer les choses et les faits. Je viens d'en apprendre une bien bonne chez Nagui : un de ses candidats a dit froidement qu'il était « éducateur de vie scolaire de nuit ». Prends toujours ça dans la tronche ! Assistance bouche bée, Nagui aussi, nous avec, avant que cet excellent homme ne lui demande d'éclairer nos esprits. Ben figurez-vous, les poteaux, que c'est ce qu'on appelait « surveillant de dortoir, maître d'internat, pion ». Des mots que tous connaissaient. J'ai été pion sans me sentir dévalorisé par le mot. En plus, c'était bien payé. Alors, j'apprends à mes amis grand Raymond Lauret et Adam de Villiers (entre autres) ce qu'ils sont devenus par la grâce de l'administration, des éducateurs de nuit. Non pas des éducateurs sexuels ni des spécialistes du maquereautage, comme on pourrait le croire, mais des pions, de bêtes pions. On n'en meurt pas. Surtout depuis que les balayeuses sont devenues techniciennes de surface ; les instituteurs des professeurs des écoles et les bretelles d'autoroutes des micro-structures d'approche véhiculaires, si ! si ! Notez qu'il y a, chez nous, des « tranchées couvertes » Ce que nous pensions bêtement être des tunnels. Je ne vous dis pas « au revoir » mais « si bébête bon Dieu sinonsa fourmi grand galop i mange pas nous, somanqué nous artrouve ! »

Quand la Poste débloque à 300 à l'heure...

Je suis de ceux qui persistent à dire qu'à la Poste, on est toujours très bien accueilli. Elles et ils se mettent en quatre, aux guichets, pour satisfaire les désirs les plus saugrenus de clients souvent bizarroïdes. Je prends le cas de l'ami Kouatchy, un des hommes les plus dangereux du monde : plusieurs fois champion du monde de kick boxing. Souriant, avenant, dévoué comme pas possible... Il pourrait balayer l'énervé d'une chiquenaude, eh ben non ! Il écoute, comprend, intervient... en douceur. A la Poste, ce sont les planqués de l'arrière qui déconnent grave, les invisibles chefs de service, les décideurs, les patrons jamais au contact du public. J'en ai subi la triste déconvenue hier... Voulant expédier un mandat Western Union à ma fifille de Bois-d'Olive, comme cela m'arrive quelquefois, j'ai dû patienter trois quarts-d'heure. En pure perte. Parce que les géniaux esprits décideurs (invisibles) avaient décidé de changer un logiciel qui, habituellement, fonctionnait très bien. Là, la malheureuse employée, au bord des larmes, après trois-quarts d'heure de recherches infructueuses, n'a pu que me rendre mon pognon avec des sanglots d'excuse. C'était pas de sa faute et je le lui ai dit : le logiciel merdique avait jusqu'à effacé mon nom ! Un logiciel conçu par de grands esprits très éloignés de l'efficacité, au nom d'un soi-disant progrès qui nous fout les boules. Je redis mon estime envers les guichetiers de la Poste et mon profond mépris pour les décideurs de cette même Poste : vous ne pourriez pas, une fois de temps en temps, essayer de mériter vos fabuleux salaires ?

Devoir de réserve contre liberté d'expression ?

Trois médecins locaux sont traduits devant le Conseil de l'Ordre pour avoir émis des doutes (!) sur les gestes barrières. Se pose une double question essentielle : parce qu'on fait partie d'un Corps social spécialisé, est-on condamné à fermer sa grande gueule ? Ou alors : étant donné la gravité de la situation (la Covid est quand même d'ampleur mondiale), conserve-t-on le droit de dire ce qu'on pense et de s'élever contre le pouvoir ? J'avoue que le doute me ronge, même si « le doute est un hommage à la vérité » (Ernest Renan).

« J'ai envie de boire... »

Ahurissant ! Le maire de Saint-Benoît, Me Selly, a décidé d'instaurer un « couvre-boire » spécial dans sa commune où ça va mal concernant la Covid. Les bars et débits de boissons seront fermés dès 18 heures. Bon ! Ben c'est son choix, à cet homme ; il tient à la santé de sa population et c'est plus qu'honorable. Ce qui me laisse sur le cul, ce sont les interviews de rues des journaux télévisés. Une jeune demoiselle, dans les 16-17 ans à tout péter, s'est dite contre cette mesure de salubrité publique : « Si moi j'ai envie de boire ? ». Paf bonhomme ! Au passage : A-t-on le droit de publier l'interview d'une mineure sans le consentement de ses parents ? Ses parents ont-ils été consultés ? Les débits de boissons sont-ils ouverts aux mineurs ? Les dits-parents sont-ils au courant des habitudes dionysiaques de leur fifille chérie ?


Jules Bénard
Le plus ancien de l’équipe ; la mémoire de Zinfos. Jules Bénard, globe-trotter et touche-à-tout... En savoir plus sur cet auteur


1.Posté par PEC-PEC le 11/12/2020 18:40

Pourquoi certains mots seraient-ils tout à coup devenus blessant ? On se pose bien la question.
Dire noir à un homme noir n'est plus de bon ton, par contre un black ça passe très bien...Pourquoi donc puisque c'est la même chose....Black devient tout à coup politiquement correct, pourquoi ? Toujours point de réponse. Il en va de même pour un homosexuel qui devient, un homme de la communauté LGBT...On passe de vulgaire à class ! Exemples à multiplier à loisir.
Drôle de monde que celui de tous ces culs serrés de la nouvelle génération" boboisée" juste capable d' honnir le passé, sans savoir que c'est avec le passé que l'on construit un avenir.

2.Posté par Veridik le 11/12/2020 19:00

Tonton Jules...
On ne dit plus un handicapé mais personne a mobilité réduite,
On ne dit plus une vieille personne mais un senior
On ne dit femme de ménage mais technicien de surface
On ne dit plus coup de pied au cul mais plan de départ volontaire
et bien d'autres...

3.Posté par klod le 11/12/2020 19:20

bon lire pêc-pec et mourir …………. rien de transcendant chez le pec-pec , des remarques des potes de comptoirs,………….. mouaix ………...

Par contre , Monsieur Jules : bonnes fêtes à vous, en cet an de grace 2020 dite de l'ére chrestienne ………… beaucoup plus d'année "de grace" dans d'autre calendrier d'autres ères, par ailleurs !!!!

en tout cas , par avance ,bonnes fêtes humanistes à tous, en cette fin d'année difficile , à chaque être humain , de l'an de grace 2020 chrestienne ou pas !!!!!!!

4.Posté par boss974 le 12/12/2020 10:01

on ne dis plus les 10 petits negres mais ilx etaient dix

5.Posté par Roberto le 12/12/2020 12:58

Donc Pec pec, homosexuel= vulgaire?
Tu ferai bien de rejoindre les bobo culs serrés....au fait, as tu vérifié?
Comme dit Klod, vive les comptoirs, où les blagues sont souvent plus drôles que les remarques du drôle d'oiseau homophobe...

6.Posté par A mon avis le 12/12/2020 13:05

"des pions, de bêtes pions. "

... dites vous !
Réflexion de "bête pion !

En effet, peut être que de votre temps, vous n'étiez que de "bêtes pions" ou bien des "pions bêtes" qui fonctionnaient à coup de "heures de colle" ou peut-être même de violences physiques ou de punitions dégradantes !

Vous êtes bien placé pour savoir que les mots ont un sens.

Si le "pion" est devenu "Educateur de vie scolaire", ne pensez vous pas que sa mission a changé depuis votre temps ? Et que sa mission comprend aussi "l'éducation" et non plus la seule "surveillance" des élèves !
De même si le "Surveillant général" est devenu Conseiller principal d'éducation (CPE) ce n'est pas simplement une question de vocabulaire.

7.Posté par A mon avis le 12/12/2020 13:11

"Trois médecins locaux sont traduits devant le Conseil de l'Ordre pour avoir émis des doutes (!) sur les gestes barrières. "
"Avoir émis des doutes sur les gestes barrières"
Est-ce le vrai motif ?

Avant de faire douter vos lecteurs, il serait bon d'exprimer des motifs précis et exacts !

8.Posté par A mon avis le 12/12/2020 17:11

@ 1 Posté par PEC-PEC
Vous dites fort justement que "c'est avec le passé que l'on construit un avenir. "

Si les mots ont un sens, le sens des mots peut être déformé ou avoir une connotation différence selon la personne qui le prononce :

L'individu homosexuel actuel est identique à l'individu homosexuel du temps passé. C'est le regard de la société sur l'homosexualité qui a changé. Et ainsi l'individu homosexuel rejeté par le passé devient une personne homosexuelle respectable.

Mais affirmer "On passe de vulgaire à class" est un propos tout à fait homophobe !

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