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Société

Les Chroniques de Tonton - #122 : "Tomorrow will be another day", tu parles, Charlot !


C’est dingue mais on y va ! Fonçons dans ce sacré mur, histoire de changer les choses. Sans voir que nous y sommes déjà, dans le mur. Comme le disait Théophile, ou peut-être Tatave, à moins que ce ne fût Irénée : « Hier nous étions au bord du gouffre mais nous avons fait un grand pas en avant ». On espère suavement que les choses vont aller en s’améliorant mais… chaque matin lé plu mové que sat’ i vient d’fini. Voyez les info… Pour le reste, la connerie reste au menu et pour pas cher.

Par - Publié le Mercredi 16 Novembre 2022 à 17:09

La femme appartient à l’homme, na !

Il ne se passe plus un mois sans qu’une marche blanche soit organisée à la mémoire d’une nouvelle victime, pas seulement ici. Chaque semaine ou quasi, on apprend avec stupeur et effroi (car on ne s’y habituera jamais) qu’un sagouin a violé puis torturé, puis assassiné la femme qui se refusait à lui. Pas une semaine sans qu’un macho moyenâgeux ne tue celle qui, fatiguée des coups et des humiliations, voulait se libérer de ses souffrances. Quant aux coups et blessures épouvantables, on les évoque pour mémoire.
Malgré l’évolution des mentalités, malgré les efforts d’accompagnement, malgré tout ce qu’on veut, il y a une part mâle de la population qui considérera toujours que la femme est inférieure à l’homme.

Après quelques décennies dans mon métier d’informateur, j’avoue être encore surpris par les réactions de mes semblables de même sexe.

Il est vrai que nombre de mâles n’ont toujours pas admis que leur petit bout de bidoche ne leur donnait aucune supériorité. Comme dit Bigard : "Qu’elle soit grosse ou petite, tu pèses toujours le même poids !"

Pour moi, il n’y a qu’une considération qui tienne ; que tu sois mâle ou femelle, noir ou blanc, jeune ou vieux, athlète ou difforme, beau comme Delon ou moche comme Simon, tu n’es supérieur à quiconque ; ni inférieur non plus !
 

Qui suis-je pour décider que ma femme est « ma » chose ?

Suis-je supérieur à Marie Curie ? À mère Térésa ? À Simone Weil ? À Rigoberta Mentchu ?

Je vous raconterai un de ces quatre comment j’en suis arrivé à être aussi radical sur l’égalité hommes-femmes-et autres !

La soi-disant supériorité de l’homme n’est qu’une invention… de l’homme.

« Rouzédolil » trahi par nos pseudo-intellos !

J’attends toujours la publication de « Lo bande ti moune », (Les Misérables) ; « Do moune gros kèr » (Othello) ; « La fou l’can ensemble lo van Sin-Pol » (Autant en emporte le vent) ; « Lo troiziènm troudki » (Le 3è homme) ; « Batay èk sobatkoz » (Guerre et paix) ; « Lo sept madriyés la sazèss » (Les sept piliers de la sagesse) ; « Lo tang èk domoune » (Des souris et des hommes)…

Déjà que Saint-Exupéry doit s’en retourner dans sa tombe, « Lo ti prins » n’ayant que les dessins en commun avec l’original.
Nos vieux professeurs de latin nous répétaient sans cesse « qu’une traduction ne doit jamais être une trahison ». Nous avons la chance immense, en France, d’avoir une école de traduction considérée comme la meilleure du monde. Grâce à quoi nous avons de fidèles traductions de « La puissance et la gloire », du « Vieil homme et la mer », de « Hamlet », de « Une saison blanche et sèche » etc. 
Pour le coup, Rouget de Lisle se voit réduit à zéro par une inénarrable traduction de sa Marseillaise qu’on ne reconnaît plus du tout car truffée d’erreurs et de mots inventés de toutes pièces ! Ce serait comique si ce n’était si tragique : ces mêmes défenseurs du rougail saucisses, sans crème fraîche ni Morteau (je suis 200% d’accord), hurlent comme tangues en chaleur « parce qu’on ne touche pas à une institution ». Et s’en prennent gaillardement à une des principales institutions de notre nation française, son hymne national.
Lorsque nous étions à l’école primaire, madame Cécé nous mettait tous en rang et nous entonnions plein poumons la Marseillaise, en y mettant du coeur et de la fierté. Ce qui ne nous empêchait pas de parler le Créole, rien que le Créole, en cour de récréation.
J’affirme, je prétends, je répète à l’envi que nos soi-disants défenseurs de la langue créole ne font que s’auto-satisfaire en proposant une écriture débile pour une langue à part entière, une très belle et très malicieuse langue créole ! 
Une langue et sa graphie ne se décrètent pas par la force ; elle s’imposent par un usage long et méritant.
Les langues, toutes les langues, méritent d’être défendues, y compris et surtout celles menacées de disparition comme l’inuit, le patagon ou les mille langues pré-colombiennes d’Amazonie.
Or, à force de dénaturer ainsi notre créole, ses pseudo-thuriféraires ne font qu’en dégoûter un peu plus la majorité de nos concitoyens qui n’y comprennent rien. Car s’il faut prononcer une phrase à voix haute pour y entraver quelque chose, autant écrire en braille !
Quand je vois qu’un prix littéraire porte le nom d’un personnage qui a passé sa vie à inventer ce qui lui semblait bon parce que cela lui permettait de faire le buzz, cela ne nous honore pas et je pèse mes mots.
Le sobatcoz n’a jamais existé ; il a été inventé.
« Lo san mové » est une trahison du texte originel. Par « impur », Rouget de Lisle évoquait l’opposition entre le sang bleu des nobles (qui expédiaient leurs serfs au combat) et celui, moins noble » du Tiers-État. Et c’était même ces paysans, ouvriers, prolétaires qui allaient abreuver de leur sang les sillons, pour défendre la Révolution et l’idéal républicain. Il n’a jamais été question du sang des étrangers menaçant la France ; Rouget de Lisle a lui-même été très clair là-dessus.
Quant au « sillon » évoqué, il n’a jamais existé en créole. Nos gramounes disaient « mi sa fait lo trait », « mi sa mette la trace après mi envoye lo graines »… On est loin du « séon ».
La flamme du soldat inconnu a eu pour immense mérite de réconcilier nos jeunes avec notre histoire nationale, une histoire à laquelle nos combattants créoles ont participé en versant leur sang dans les sillons de France et d’Allemagne. Fallait-il que la fête fût ainsi gâchée par cette pantalonnade même pas digne de la Comédia del arte ?
J’en ai marre que cette langue créole que j’adore, que je continuerai à défendre bec et ongles, soit ainsi trahie, dénaturée, grimée par une bande de faussaires ne cherchant que leur propre gloire !
Ou alors… on finira par croire qu’il ne s’agit vraiment, une fois de plus, qu’une basse manoeuvre politique ?


Jules Bénard
Le plus ancien de l’équipe ; la mémoire de Zinfos. Jules Bénard, globe-trotter et touche-à-tout... En savoir plus sur cet auteur


1.Posté par Philippe le 16/11/2022 19:54

Bravo monsieur à propos de ces ingrats de la soit disante " kiltir " reunionaise.
Je lis actuellement un livre de Émile trouette quel plaisir.... (bourbon1789...)

2.Posté par rene le 16/11/2022 23:04

je suis pour une fois d'accord avec vous , le créole que l'on veut imposer n'est pas celui que j'ai parlé durant ma jeunesse au Guillaume .Que de mots inventés pour rendre une langue facile à parler en un patois indigeste .

3.Posté par A bon entendeur. Lodiab le 17/11/2022 02:22

Directement adressé aux clowns du site. Bien envoyé.

4.Posté par rabe le 17/11/2022 09:00

Une langue évolue comme toutes les autres langues .Il est dommages que certains nostalgiques ou passéistes veulent figer la langue créole à celle de leur époque ou de leur petit village ou canton. Non toute langue est amenée à épouser son époque et son environnement, d'où création de nouveaux mots, de nouvelles expressions, de nouvelles règles et cet enrichissement ne doit pas choquer ni faire peur. Il est vrai que certains certains vieux ''moun'' aux neurones atrophiés sont incapables de comprendre cela...

5.Posté par SOMANKE le 17/11/2022 09:30

C’est vrai que la nature a doté le mâle d’une force physique supérieure à celle de la femelle et ceci est valable pour toutes les espèces. Pour autant, la femme chez l’Homme détient une force, d’une autre nature et non moins redoutable (les mots, la posture...). Lorsqu’elle l’utilise on ne dit pas qu’elle est violente on dit d’elle qu’est est « une femme de tête ». Tout cela pour te dire que la violence n’a pas de sexe, qu’elle est « un climat » qui résulte de multiples facteurs internes et externes au couple. Lorsque la parole ne circule plus en interne, l’expression devient corporelle. As tu remarque que le niveau de violences intra familiale suit de près celui de la violence sociale sous toutes ses formes? Ce n’est certainement pas un hasard. À vouloir donner un sexe à la violence, on focalise sur lui (!) et on ne risque pas de se poser les bonnes questions.
Pour la route:
« Je ne cherche pas à connaître les réponses, je cherche à comprendre les questions. »
Confucius

6.Posté par jpleterrien le 17/11/2022 14:17

Déjà que le Français est (très) loin d'être une langue universelle (merci à tous ceux qui ont participé à cette déchéance...), ceux qui se complaisent dans le créole ferait mieux d'apprendre l'Anglais afin d'ouvrir les yeux, si je peux dire, sur le monde actuel !!!
Pour avancer, faut regarder devant, pas derrière !!!

7.Posté par Un Réunionnais qui pense le 18/11/2022 09:05

Tout comme on est pas supérieur à Marine Le Pen, une femme à poigne qui réussit à mettre par terre tous les islamo-gauchistes (néo éco-féministes compris) de la pire espèce et qui sont en train de faire couler la France avec leurs idées nauséabondes...

8.Posté par chikun le 18/11/2022 10:01

"Pour moi, il n’y a qu’une considération qui tienne ; que tu sois mâle ou femelle, noir ou blanc, jeune ou vieux, athlète ou difforme, beau comme Delon ou moche comme Simon, tu n’es supérieur à quiconque ; ni inférieur non plus ! "

Sauf si t'es créole , Hein ?! Hein !?

9.Posté par Grangaga le 19/11/2022 08:21

Nangadèff'....
Waalaaa...( èk' l'ak'san souplé, y fo byin apyié déssi lo "a")...
Si nou, lo bann' vyié..."mounn " y éssay' mètt' noutt' kozé an l'èrr' lé tréné dan la bou, gardd' byin kossa y atann' a zot èk' lo...fransé domin, wèss'....
La d'si zot' fé pa in ka, bann' ..."tèr'yin an détrèss' " ...
Arr' wi, lé a la modd'...
An.. Nik', Adidass', PSG, Rolèx...bling-bling koué...lé...d'zènn', in n'afèrr' de "ouff' "...
Domin sora in n'ott' zourr', po lo z'anglé ossi...
Kan ou gardd' kossa pou tonbb' d'si zot' do...
Lé a krwarr' ke lo "Kwinn' " lé parti èk' toutt'...
Y arètt' ziss' lo...Komand'wèlss', bin aprè sa bann' z'Arkadyiènn' va ar'trouvv' zot' z'Ar'kadyin....
Aprè sa,somanké n'arv'ni a noutt' bon kozé Kréol'...
Si Larouss' ou Robèrr' y sortt' pa nou in....
" A swa kiligui "...

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