Océan Indien

Législative partielle à Mayotte : Une abstention record et un résultat surprenant

Lundi 19 Mars 2018 - 11:25

Photo : © Les Nouvelles de Mayotte
Photo : © Les Nouvelles de Mayotte
Comment la ministre des Outremer a-t-elle pu prendre la décision de maintenir, envers et contre tout, l’élection législative partielle qui s’est déroulée hier à Mayotte ? Election qui a vu Ramlati Ali (sans étiquette), la députée sortante, arriver en tête devant Elad Chakrina (Les Républicains).

Il n’y avait pas besoin d’avoir fait l’ENA pour comprendre que cette élection serait quasi-impossible à organiser. Comment les électeurs allaient-ils pouvoir se déplacer pour voter alors que toutes les routes de l’ile sont coupées par des barrages qui ne laissent passer que les ambulances ?

Sans compter tous ceux qui sont volontairement restés chez eux, histoire de montrer leur mécontentement face aux mesures prises par le gouvernement, et qu’ils jugent insuffisantes notamment en matière de sécurité.

Résultat : on a sans doute battu le record du taux d’abstention à l’occasion d’une élection. Seuls 30% des Mahorais ont pu ou voulu se rendre aux urnes.

Dans l'histoire de la Ve République, les élections où la participation est inférieure à 45% sont extrêmement rares. On compte notamment les deux tours des élections cantonales de 2011 (44,32% ; 44,77%), les élections européennes de 2004 (42,76%) et 2014 (42,43%), ou les référendums de 1988 et 2000. Le record d'abstention reste détenu par les européennes de 2009, avec 59,37%.

Tout cela était prévisible. Alors, pourquoi avoir maintenu malgré tout l’élection ?

Et comment analyser le fait que Ramlati Ali, la députée sortante, soit arrivée en tête ? Voilà une députée qui n’a presque rien fait depuis qu’elle a été élue, dont l’élection a été cassée, qui est en procès au pénal cette fois pour fraude électorale, et qui arrive en tête ! 

Les Mahorais manifestent depuis un mois contre le gouvernement qui les aurait lâchés et ils votent en majorité pour une ancienne candidate de La République en Marche qui a fort opportunément mis son étiquette dans sa poche, le temps du scrutin.

Allez y comprendre quelque chose…
Pierrot Dupuy
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1.Posté par mortier le 19/03/2018 11:35 (depuis mobile)

Ils pensent peut être qu'un républicain ne serait pas mieux !!!

2.Posté par JORI le 19/03/2018 11:46

Faux problème car dans le Loiret à l'élection partielle du 1er tour il y avait également environ 30% de participation et pourtant aucune route n'était barrée.

3.Posté par Jean Bernard le 19/03/2018 11:54

on s'en fou de Mayotte!!

4.Posté par Kanal bisik le 19/03/2018 12:26 (depuis mobile)

On a la preuve que ce soit a mayotte ou a la reunion il n y as que les repris de justice qui peuvent être élus !et de tout façon il n y a plus personne pour voter la bas ,ils sont tous ici a ma reunion ...

5.Posté par Pierre Balcon le 19/03/2018 12:39

Eh bien Pierrot , c'est comme en Russie .
La Guyane avait déjà montré la voie.
Moralité : la démocratie est un leurre , plus encore dans les DOM qu'ailleurs .
Comme disait Christian Annette Mayotte se situe effectivement en Afrique .

6.Posté par marie le 19/03/2018 14:07

Rien a cirer de ces gens la. Alors la je me tape de tt sa.

7.Posté par Fabiho le 19/03/2018 14:09

Rendons Mayotte aux Comores comme le réclament l'ONU et le droit international depuis 1975 ?

8.Posté par GIRONDIN le 19/03/2018 14:45

Et alors ?


9.Posté par Mat Dupont le 19/03/2018 15:04

ils avaient le choix au présidentiel maintenant il faut pas se plaindre

10.Posté par Hugues Neau le 19/03/2018 15:32

Rendons fissa aux Comores ce qui appartient aux Comores!!!!!

11.Posté par Dan Run le 19/03/2018 16:03

Semble t-il ce qui se passe aujourd’hui à Mayotte n’est rien de plus, rien de moins qu’un concentré de problèmes de la colonisation :
problème de religions ;
d’explosion démographique ;
de mépris du colonial pour le colonisé , problème de sous-développement. ...

Tant que Annick Girardin flanquée d’un vieux général à la retraite et d’un ancien préfet mal aimé par les Mahorais qui va ramener le calme . Restituer ensuite cette île à ces trois voisines comme les NATIONS UNIES nous y obligent , point final

12.Posté par lesinfirmières encolere le 19/03/2018 17:10

Lesinfirmières Encolère - le 17 mars 2018 - COMMUNIQUE : on fait le point sur la situation à Mayotte.

Merci à nos collègues Géraldine, Nathalie et autres infirmières qui nous renseignent 24/24 de ce qui se passe réellement sur place. Il y a à prendre et surtout à laisser dans ce qui est publié par la presse nationale, dont on a bien compris quelle était majoritairement aux ordres du pouvoir.
A ceux et celles qui nous reprochent (oui, il y en a) de mettre Mayotte en tête de nos publications, nous répondons que la France ne saurait laisser un de ses départements pourrir encore plus quelle ne l’a laissé moisir et que l’omerta des pouvoirs publics ne saurait être une manière de gouverner.
La publication, ce samedi matin au Journal Officiel de la loi n°2018-185 du 16 mars 2018 - sans contenu (???) - et qui vise à "autoriser l'approbation de la convention d'entraide judiciaire en matière pénale entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de l'Union des Comores" est une insulte de plus à la dignité des citoyens mahorais. Le même "attrape couillon" que la feuille de route signée en septembre 2017 dans le dos des mahorais ?
La volonté du gouvernement de maintenir les élections législatives partielles alors que la priorité de la population est de trouver à manger, de se soigner et de gérer les pénuries en est une autre. Sachant que depuis 3 semaines le courrier n’est plus distribué, les professions de foi des candidats ne sont pas parvenues ou peu aux électeurs.

Pour mémoire, cette élection est la conséquence de l'annulation suite à la mise en examen de l'ex députée, En Marche, Ramlati Ali pour ... fraude électorale. Elle avait déjà été condamnée et rendue inéligible en 2012 pour une histoire de disparition de fonds. Et elle ... se représente !
De plus, nous infirmières, devons prendre soin au delà de toute considération de race, de religion ou de couleur de peau. N’en déplaise à certains, Mayotte c’est en France. Et ceux qui ne sont pas heureux peuvent aller voir ailleurs.
Comme on devait s’y attendre, à force de magouilles politiciennes et de petits arrangements, les mahorais ont décidé de prendre les choses en main. Comment pourrait on leur en vouloir ? Alors que depuis des années, le seul préfet qui a appliqué ou essayé de faire appliquer les lois de la République est celui qui est en poste actuellement, depuis moins d'un an, avec les moyens policiers que Paris voulaient bien lui allouer jusqu’à présent.
Il semble que la peur soit en entrain de changer de camp. Un malheureux cadavre a été retrouvé pieds et mains liés, vendredi matin sur une plage non loin de Sohoa, une enquête est en cours. Les clandestins se livrent aux gendarmeries par crainte de représailles des populations locales dans le nord de Mayotte où, par beau temps, on peut apercevoir Anjouan à 70 kms. Cette île des Comores d’où partent les kwassas, organisés par une mafia dont on a du mal à croire que les autorités comoriennes ne connaissent pas les responsables.

Depuis presqu’un mois, la vie à Mayotte est encore plus dure quelle ne l’est habituellement. La météo est pluvieuse comme jamais depuis des semaines. L’interview donnée à une chaîne d’infos réunionnaise par la responsable de la dialyse pour l’Océan Indien a d’ailleurs fait beaucoup rire ... jaune, nos collègues sur place.
La violence quotidienne reste le fléau prioritaire et même si les forces de police ont montré leurs muscles et attrapé quelques 200 clandestins ces derniers jours, on a peine à croire que les branleurs qui sèment la panique fassent partie des reconduits à la frontière (voyage retour payé par la France faut-il le préciser).
Comme en avril 2016, les images diffusées en métropole donnent une bien mauvaise impression de ce que Mayotte peut offrir aux infirmières qui souhaiteraient venir y travailler. Comme en 2016, ces images font fuir les candidates et pourtant nous manquons cruellement de soignants ici.
Une fois cette mauvaise passe dernière nous, espérons que la tranquillité retrouvée permettra aux mahorais, à tous les mahorais d’où qu’ils viennent, de vivre la douceur des îles Vanille.

13.Posté par JORI le 19/03/2018 17:28

9.Posté par Mat Dupont le 19/03/2018 15:04
Parce que selon vous cela aurait été mieux avec qui??.

14.Posté par digaz le 19/03/2018 17:47

Tout le monde adore la Réunion, qui pense aux conséquences graves que nous allons subir. Nous avons déjà accepté beaucoup de nos voisins Mahorais ou autres. Ne pas le dire est aussi grave.

15.Posté par Réveillez vous le 19/03/2018 17:48

"restés chez eux, histoire de montrer leur mécontentement face aux mesures prises par le gouvernement,"


c est sur qu a rester chez soit ca aide a changer les choses.......

en tous cas, macron est passé....donc dégusté maintenant...

16.Posté par Marc le 19/03/2018 17:49

13. Pour les Outre-Mer? A peu près n'importe qui. On peut penser ce que l'on veut de la politique nationale du gouvernement mais le fait est qu'il est au mieux dédaigneux au pire méprisant à l'égard des Outre-Mer. Les coupes budgétaires, l'attitude générale des ministres et de leurs entourages, l'arnaque totale que constituent les assises, la revue des aides aux entreprises, ... Est-ce que vous savez que les dépenses de l'Etat à Mayotte et Saint-Martin sont très officiellement en baisse cette année selon Bercy? Que celles en Guyane sont en hausse si faible que personne ne croit sérieusement que les engagements de février seront tenus? Ce gouvernement est, à mon sens, l'un des plus hostiles à nos territoires depuis Giscard. Tout ça servi sur un plateau par une ministre "de terrain" comme elle aime à le rappeler partout qui se barre dès qu'elle le peut en annonçant qu'un accord a été conclu (ce qui n'était pas le cas) et qui incite les ultramarins à ne pas rater la révolution du transhumanisme...

17.Posté par Blackmare le 19/03/2018 20:47

Vous n'allez tout de même pas comparer le LOIRET qui est en France avec MAYOTTE qui est
géographiquement en Afrique, allons pas de confusion des genres .

18.Posté par Jp POPAUL54 le 19/03/2018 21:09

Il n'appartient pas au ministre des OM de changer le calendrier électoral mais aux élus en place ou aux
divers candidats si ils estiment qu'au regard de la situation tumultueuse, la date du scrutin ne peut pas être tenue et doit être reportée ..
En tout cas pas la veille, comme cela fut fait.
Enfin, cela arrange bien la Ramlati sortante.
Suite au 2ieme tour...

19.Posté par ali le khafir le 19/03/2018 21:41

17.Posté par Blackmare le 19/03/2018 20:47

et la réunion vous la situez ou ??

20.Posté par Mari le 19/03/2018 22:45 (depuis mobile)

Quel haine, après on se dit humains, les mahorais on le droit de choisir avec qu''ils veulent eux aussi son des humains et libres de faire le bon choix

21.Posté par Réveillez vous le 19/03/2018 23:48

@19.Posté par ali le khafir le 19/03/2018 21:41
comme macron ..juste ne dessous de la corse lol

22.Posté par Najy le 20/03/2018 08:32

#Rendezmayotteauxcomoresavectoutcequiva avec.fr

23.Posté par Pamphlétaire le 20/03/2018 11:19

22.Posté par Najy le 20/03/2018 08:32

Marseille avec plus de 80.000 habitants d'origine comorienne est la population migrante la plus forte mais c'est principalement parce que les prestations familiales sont là et les soins médicaux sont gratuits, n'est-ce-pas? Vive la République une et indivisible me semble t'il.
La vidéo de l'hôpital européen de Marseille vous donnera un aperçu...

24.Posté par Marc le 20/03/2018 13:04

18. Une élection législative partielle, ça se convoque par décret. C'est donc bien légalement une décision du gouvernement. Et les élus locaux ne pouvaient pas anticiper l'appel au blocage des élections qui a eu lieu moins d'une semaine avant le scrutin (et n'est pas sans lien avec l'agacement des manifestants suite à la visite ratée de la ministre).

22. Les Comoriens de Marseille sont là depuis avant l'indépendance des Comores, les 1ers sont arrivés dans les années 40. Ils s'installaient, comme beaucoup de migrants, dans des grandes villes portuaires mais pour des raisons de climat ont préféré le grand port du sud: Marseille (ils sont également nombreux en région parisienne, mais c'est commun à beaucoup de communautés étrangères). Il faut rajouter à ça les anciens étudiants, avec des politiques publiques ad hoc dans les années 50 et 60. Tout cela explique qu'ils soient pour la plupart Français de naissance, avec souvent une double-nationalité. Ca n'a pas grand chose à voir avec des questions de droit du sol.

25.Posté par JORI le 20/03/2018 18:40

16.Posté par Marc le 19/03/2018 17:49
Et pourtant à chaque nouveau gouvernement, les outre mers prétendent toujours être les oubliés de la Nation. C'est donc votre droit de croire que sous celui ci ce serait pire. Mais cela montre bien que votre "n'importe qui", n'existe pas encore.

26.Posté par JORI le 20/03/2018 18:41

19.Posté par ali le khafir le 19/03/2018 21:41
+++1 et j'attends la réponse de 17.Posté par Blackmare le 19/03/2018 20:47

27.Posté par Marc le 20/03/2018 20:10

25. Parce que la situation est grave depuis des décennies. Effectivement, les Outre-Mer n'ont jamais eu l'attention qu'ils méritaient de la part de la France. Mais en quoi le fait qu'avant il n'y avait pas assez excuse le fait d'avoir encore moins que le pas assez aujourd'hui? Quand quelqu'un vit sous le seuil de pauvreté et s'en plaint, est-ce que le gouvernement qui lui diminue ses aides peut se défausser sur ses prédécesseurs de la façon dont vous le faite?

Macron, et je le maintiens, est l'un des présidents les plus hostiles aux Outre-Mer depuis des décennies. Les chiffres le montrent. Sa politique le montre. Son attitude le montre. Ses prédécesseurs étaient peut-être insuffisants mais lui est pire que tout.

28.Posté par JORI le 22/03/2018 01:14 (depuis mobile)

27. Marc. C'est votre avis alors que d'autres diront que c'est tel ou tel de ces prédécesseurs. d'autant plus que nous ne sommes qu'à un an de mandat.

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