Faits-divers

Le sordide par définition : il nie les agressions sexuelles sur sa fille de 8 ans

Samedi 3 Février 2018 - 11:56

Correctionnelle Sud - Jeudi 1er. Février 2018


C’est le genre d’affaire dont aimerait ne pas avoir à rendre-compte. On s’y résout parce qu’il faut sans relâche stigmatiser ces comportements monstrueux ainsi que le refus d’un père (coupable) d’admettre ses responsabilités.

La perversité similaire de deux frères

Harry Claude Fontaine, la soixantaine prétentieuse, a un jour de 1996, croisé la route d’Anita (*) pour le plus grand malheur de cette dernière. Quelques premières années au cours desquelles cela semble s’être plutôt bien passé. Cinq enfants, pas trop de nuages et puis, cela s’est barré en couille ! Pourquoi ? Akoz ? Afèr ? Nul ne le sait. Baizment i pète dans la cour Patel et les monstruosités vont s’en mêler.

C’est d’abord le propre frère d’Harry Claude qui abuse sexuellement d’un de ses jeunes neveux. Une affaire jugée il n’y a guère.

Les relations s’enveniment entre les époux qui en viennent à faire chambre à part. Une des gamines, née en 2007 (7/8 ans au moment des faits, vous vous rendez compte ?) va exiger de dormir avec sa maman sans dire pourquoi. Jusqu’à ce que le médecin de famille fasse « un signalement » aux autorités car il y a chez ce praticien consciencieux suspicion d’atteintes sexuelles.

Le toubib est au courant pour le frère de la gamine abusé par son oncle. Il constate les vêtements négligés de la gamine, ses grandes difficultés d’expression, une énurésie fréquente. Dans son esprit, les violences sexuelles intra et extra familiales ne sont pas loin.

Alcool+zamal+cachets = la cata !

Ce médecin parviendra, à force de patience, d’obstination, à faire dire à la fillette qu’elle est fréquemment sujette aux attouchements sexuels de la part de son père. La gamine en a bien parlé à sa maman mais cette dernière, terrorisée par son époux devenu incontrôlable, n’en a guère tenu compte. Qui n’a jamais pêché…

La petiote raconte que « c’est venu au fur et à mesure » et que même son frère (celui qui a été précédemment victime de l’oncle salaud) en est venu à la caresser lui aussi.

La fillette, depuis, est sujette à des cauchemars terrifiants et a des pulsions de mort.

Comment peut-on causer de tels désastres dans l’esprit d’une gamine (**), surtout de sa propre enfant ?
La fillette va répéter exactement les mêmes faits aux enquêteurs, avec les mêmes mots, les mêmes expressions. Y compris le fait que depuis des années, son « papa » (mérite-t-il seulement ce nom ?) boit de plus en plus et fume du zamal à répétition. Et devient de plus en plus violent, surtout depuis que « papa et maman » ne partagent plus la même chambre. Quand on sait les effroyables ravages que cause le mélange alcool + zamal + cachets…

Incompréhension et dégoût

La maman, entendue par les gendarmes, racontera sa vie de galère : exception faite des premières années, elle a été un objet balloté au gré des désirs de son mari. Déjà qu’avant ce dernier (« le dernier des derniers », si j’ose), elle a vécu le martyre avec son mec précédent. Il y a comme ça des victimes de la vie. Certains persisteront à dire qu’il s’agit d’une épreuve envoyée par un prétendu Dieu d’amour et de générosité… Je vais encore me faire étriper ; passons !

Le prévenu, l’air détaché de toute contingence, écoute une présidente Peinaud manifestement secouée, lire le défilé de ses exactions. Parfois un haussement d’épaules méprisant, sinon une interruption abrupte de l’énoncé des faits. Ce qui lui vaut plusieurs rappels à l’ordre.

Invité à s’expliquer, le monstre nie farouchement toutes ces accusations pourtant avérées. Je jetai de fréquentes coups d’oeil aux rangs des collégiens d’un établissement proche, venus apprendre les dessous de la justice comme cela arrive souvent. Je n’ai lu dans leurs yeux effarés qu’une immense incompréhension, additionnée d’un solide dégoût.

« Vous faites ce que vous voulez ! »

Là où cela devient encore plus écoeurant, c’est lorsque l’accusé avance des trucs immondes pour se justifier. Vous êtes assis, là ? Tenez-vous bien :

« Elle avait peur du petit chat. J’ai donc juste mis ma main en protection devant son intimité ». Oui madame, oui monsieur, voici ce qu’a trouvé ce tas d’immondices pour se dédouaner ! Mieux : « J’ai pensé que ma main était un bon moyen pour l’empêcher de se gratter ».

Je viens à confesse, les amis : j’ai toujours été un farouche défenseur de la loi-Badinter. Mais quand on porte atteinte aux enfants, là, je me pose la question… Faites pardon si j’demande excuse.

Les psy qui ont examiné le monstre n’ont trouvé chez lui aucune personnalité perverse. Il est pleinement conscient de ce qu’il a fait. Mais est totalement inaccessible aux remords. Dans son esprit, il y a lui… et les autres.

Et, dernier coup d’éclat, refusant de répondre plus avant, il dit à la présidente Peinaud :
« Maintenant, je vais m’asseoir, ne plus répondre et vous, vous faites ce que vous voulez. Dites de moi ce qu’il vous plaît, ça ne me gêne pas ! »

On regrette, dans de tels cas, de ne pas disposer du pouvoir de télékinésie : il y a plein d’objets contondants dans cette salle, stylos, chaises, une béquille à portée de main, les matraques et les flingues des policiers de garde…

Me Nathalie Potion redoutable

Avant de laisser la parole à l’avocate des parties civiles, Corinne Peinaud va rappeler le CV de l’individu : juste quelques condamnations pour menaces de mort sous condition et outrages envers les forces de l’ordre.

L’ignoble mec va tenter d’empêcher Me Nathalie Pothin de parler au nom des victimes, la gamine et sa mère, allant jusqu’à « exiger » que ce soit son ex qui s’exprime. Remise au pas aussi sec de la présidente. De toute façon, il en faudrait bien plus pour empêcher la jeune avocate de parler !

Et lorsque Me Nathalie Pothin se met en branle, ça fait mal : elle est redoutable ! Elle s’est dite perplexe et inquiète : « Toute la fratrie va devoir grandir avec ça, à savoir les violences, les agressions. Voici une famille entière qui se trouve totalement déboussolée. Cela semble aller un peu mieux grâce à cette maman qui s’est reprise en mains, et aux familles d’accueil qui s’occupent bien de ces enfants ».

C’est le moment choisi par l’irascible pour interrompre l’avocate, ce qui lui vaut du coup d’être illico expulsé de la salle d’audience.

Tapant (cognant serait plus exact) avec l’obstination de Cassius Clay, Me Pothin va enfoncer le bonhomme dans des tréfonds d’où il n’aurait jamais dû sortir : déni total, refus de collaborer avec les services sociaux, l’invraisemblable histoire de petit chat, les fariboles successives, le stress de toute une famille, le traumatisme qui perdure malgré des progrès.

18 mois !

Après ça, le procureur Benoît Bernard, au bout d’un évident  écoeurement, n’a plus eu qu’à river ses clous de charpentier : absence total de courage, fonctionnement pervers, calcules sordides dans sa défense. Et de solliciter 18 mois de prison, dont 10 avec sursis et retrait de l’autorité parentale.

Le tribunal l’a entièrement suivi dans ses réquisitions, avec une petite louche de dommages-intérêts : 2.500 euros pour la gamine et 800 pour sa maman.


(*) Pseudo.
(**) J’avoue qu’à ce moment de ma rédaction, j’ai dû m’arrêter un long moment. Notamment pour aller vomir et reprendre mes esprits. Désolé pour ce détail sordide.
Jules Bénard
Lu 5400 fois



1.Posté par Cimendef le 03/02/2018 12:10 (depuis mobile)

18 mois de prison dont 10 avec sursis ! Seulement ! Il y a de quoi être doublement écoeuré.

2.Posté par Coup son ka le 03/02/2018 13:01 (depuis mobile)

Horrible

3.Posté par Jafrinette le 03/02/2018 15:15 (depuis mobile)

Le plus horrible pour les enfants, au delà des faits, c''est le regard qu''ont les adultes des faits.
Sinon compte rendu d''audience absent de toute neutralité et jugement lol...qu''est ce que ça aurait été si c''était un viol !

4.Posté par L'Ardéchoise le 03/02/2018 19:56

Mais c'est quoi, cette peine qui n'en est pas une pour de tels faits ?
Ecoeurant !!!

5.Posté par margouillat974 le 03/02/2018 22:39

Mais c'est quoi? Avez-vous une carte de journaliste, fait des études pour écrire avec autant de faute de grammaire et d'accord? Pas de correcteur dans votre ordi? Pitié, je ne mérite pas ça!!

6.Posté par parlamer le 04/02/2018 07:40

il voulait suivre l'exemple d'un gars super bien qui justifie 18 fois dans son livre l"esclavage, notamment sexuel des femmes et des enfants,
à 9 ans il la prend en mariage et apres il la balade dans la rue avec un sac sur la tète pour pas que les autres la voie sinon ils seraient jaloux....
il y a une cinquantaine de pays ou tout ça se pratique encore

7.Posté par Lerna le 04/02/2018 15:12 (depuis mobile)

Quelle horreur !!!!

8.Posté par igard pazot le 04/02/2018 15:19

malheureuse histoire sordide...
Hors mis cette horrible histoire, je me question quand au talent de journaliste qui vous refere.
Je ne veux pas faire mon taquin, mais votre récit ressemble plus a un article poubelle avec mis en situation et voulant faire du sensiationnelle

tous vos blabla avec vos "Je" et vos interruptions cinyque montre la flagrante subjectivité de l'article, completement contraire au journalisme...
parlez de pouvoir telekinesique et de dieu, mais pour qui vous prenez vous donc?

du coup vous faite passez cette histoire qui mérite d'etre entendu par une simple histoire de ladi lafé sans aucun gout...

Allez (re?)lire la charte de munich et faite du vrai journalisme svp? pas du vieux fait divers avec partis pris debile et sans interet,MERCI! on parle d'une gamine violé par sa propre famille, pas d'un débat sur les gout que vous avez par apport a cette histoire...

de toute façon, le journalisme? sur zinfo974? mon dieu qu'il est mort depuis longtemps... entre les allocutions cynique, le partis pris pour la région et les ragot a deux balle... rip le journalisme...

allez, je m'en revait lire mes fake news, qui on du coup plus le gout de vérité, n'est il pas?

9.Posté par Richard LALANNE le 05/02/2018 10:03

Il y en a marre de lire vos conneries M BENARD :
Certains persisteront à dire qu’il s’agit d’une épreuve envoyée par un prétendu Dieu d’amour et de générosité… Je vais encore me faire étriper ; passons !


En quoi Dieu est responsable des actes horrible commis par un homme libre de faire sa vie......

C'est mère de famille n'a pas de chance je vous le concède. Oui, elle traverse des épreuves difficiles mais Dieu n'est pas responsable.
Par contre elle peut encore si elle le dédire le rencontrer et peut être que sa vie sera plus facile.....
SIC

10.Posté par MICHOU le 05/02/2018 17:35

On comprend aisément ta colère Jules d'autant plus qu'une famille entière brisée pour 18 mois franchement.On se demande la valeur de la vie humaine dans ces cas là.
Malheureusement combien de types comme ça sont dans la nature?

11.Posté par ju le 06/02/2018 13:31

Rôôooo: que c'est mal écrit... Long, chiant, réac à mort! M. Bénard, lisez un peu et revenez-nous avec un style moins "too much".

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