Courrier des lecteurs

Le problème n’est pas le prix du carburant, mais le carburant

Lundi 5 Novembre 2018 - 11:59

Le problème n’est pas le prix du carburant, mais le carburant
Vous en avez entendu parler : un appel à bloquer les routes pour protester contre la hausse du prix du carburant, le 17/11. Après une pétition signée par 300000 personnes, des dizaines d’appels à bloquer les routes. Une vidéo du 24/10 appelant les automobilistes à déposer un gilet jaune devant leur pare-brise : 4 millions de vues, et le 15/10. Un groupe " Stop au carburant au prix de l’or" s’est créé, rassemblant depuis près de 66 000 membres, devenu "La France en colère".

Au moment où nous devons réduire notre dépendance aux énergies fossiles, entre deux marches pour le Climat, le peuple de France va descendre dans la rue pour râler contre le prix à la pompe. Symptôme de notre déni. Etrange schizophrénie.

Notre objectif est de limiter le réchauffement climatique : comment penser que les changements que cela impliquera se feront sans heurts ? Oui, le prix du carburant va augmenter. Et encore. Et encore. Parce que les ressources se raréfient, parce que les lobbies pétroliers veulent en profiter, parce nos dirigeants sont cul et chemise avec les pétroliers.

Oui, le prix du carburant va augmenter, et une vraie politique de transports doux doit être pensée. Cette hausse doit aider à mailler le territoire, les campagnes, là où les Français ne peuvent vivre autrement qu’avec une voiture. Le covoiturage, le télé-travail, doivent être incités. Les solutions existent. 

La hausse du carburant impliquera de changer la façon d’exercer son métier, ou de changer de poste, si le métier ou le poste implique de faire des trajets de 50 ou 70 km en voiture chaque jour sur une planète qui n’en peut plus. Ces défis impliqueront des changements colossaux, la remise en question ce qu’a été notre vie jusque-là. Parce que notre vie ne tient pas la route. Parce qu’on ne change pas le monde simplement. Oui, cela va être difficile. Non, cela ne va pas se faire sans efforts. Nous pouvons relever le challenge. Nous le devons.

Cet appel mesure aussi le ras-le-bol des Français : des conditions de plus en plus difficiles (un Français sur cinq ne mange pas à sa faim), des choix de dirigeants qui nomment la responsable de communication de Danone secrétaire d’Etat à l’environnement, ou qui refusent d’interdire le glyphosate.

Ras-le-bol ? Ne nous trompons pas de combat. Ne descendons pas dans les rues contre la hausse du carburant.

Le problème n’est pas le prix du carburant. 

Le problème, C’EST le carburant.

Le problème, c’est Total, ses incursions inadmissibles dans les rares lieux de nature préservés, ses investissements coûteux en émissions de gaz à effet de serre. 

Le problème, ce sont aussi les autres compagnies pétrolières, guère plus vertueuses, le fait que des milliards de personnes dépendent chaque jour de ces entreprises irrespectueuses de l’environnement et des enjeux pour survivre.

Le problème, c’est eux. C’est Danone. C’est Nestlé. C’est le système, c’est notre civilisation. 

Pour faire savoir notre ras-le-bol, pour dire à nos dirigeants et aux entreprises que nous sommes prêts, et que nous n’en pouvons plus, que nous devons boycotter les transnationales qui s’immiscent dans le droit des Etats et le droit des peuples ; les supermarchés et les enseignes de fast-food qui nous empoisonnent ; les magasins de fast-fashion qui nous poussent à surconsommer ; le plastique qui nous asphyxie ; les pesticides qui nous tuent.

Ne nous trompons pas de combat. Si nous rejoignons ceux qui descendent dans la rue pour dénoncer la hausse des prix du carburant, en espérant dénoncer autre chose, en espérant faire converger les luttes, c’est illusoire : les médias aiment les raccourcis, ils ne dissocieront pas les revendications.

Soyons patients : le 23/11, 6 jours plus tard, ce sera le Green Friday. Enfin le 8/12, ce sera la marche mondiale pour le Climat au moment de la COP24, en Pologne. C’est là qu’il faudra être nombreux, plus nombreux que pour la Coupe du Monde, plus nombreux que pour l’hommage à Johnny, et bien sûr plus nombreux que le 17/11…
 
Bruno Bourgeon, porte-parole d'AID
Lu 591 fois



1.Posté par Le vrai problème le 05/11/2018 12:25 (depuis mobile)

Le vrai problème c'est .... Macron.

2.Posté par Fredo974 le 05/11/2018 13:59

Eh mon gars , Bruno
Le problème , c'est toi !

3.Posté par Ti tangue Gillet jaune le 05/11/2018 14:47 (depuis mobile)

Post 1 le vrai problème
C vous et Macron et tous ceux qui roulent les dimanches au lieu de laisser le plein pour la semaine,et qui achète à crédit tous les cochonneries qui arrivent de Made in China

4.Posté par Madame Irma le 05/11/2018 15:30

Le vrai problème ce sont tous ces "hauts" fonctionnaires à Bercy qui pensent qu'inventer des taxes est la seule solution aux problèmes de la France. Changez moi ce ramassis d'incapable et Macron aussi.

5.Posté par blacksun le 05/11/2018 17:12

Déja la plus grosse part de la hausse vient du prix du brut et de la dévalorisation euro/dollar.
Les taxes ne représentent que 25% de la hausse , mais dire que ç'est pour lutter contre le
réchauffement est une blague !
La France ne représente que 1% UN POUR CENT des émissions mondiales , alors toutes
les mesures nationales qui nous pénalisent ne servent juste à RIEN.
Lutter contre le réchauffement climatique imposerait que le monde entier change radicalement
de mode de vie mais ça ne risque pas d'arriver...de plus , ce réchauffement est peut-être un
phénomène naturel et cyclique de très long terme , il me semble que la terre a connu des périodes
de glaciation et de réchauffement radicales bien avant l'apparition de l'homme at aussi dans la
préhistoire , changements qui ont favorisé les migrations à l'origine du peuplement de la terre.
Si tel est le cas , tous ces efforts demandés aux populations et qui leurs pourrissent la vie sont vains.

6.Posté par zean le 05/11/2018 17:26

on a inventé le PV 135 euros et - 6 points sur le permispour defaut de priorité aux pietons, mais on crée un laissez passer pour les pietons, car ils peuvent passer meme quand le feu est vert pour les autos qui sont obliger de s'arreter
dans les grandes villes déja embouteillées on va crée encore de l'embouteillage

7.Posté par Bruno Bourgeon le 05/11/2018 18:28

De toutes façons, réchauffement climatique ou pas, que nous y croyez ou pas, tout cela n'est que démagogie (les 17 novembristes) :
- en 1973, avec une heure de SMIC, on se payait 3 l d'essence, en 1980, 5.3 l, en 2001, 5.8 l, et en 2018, 6.7 l
- en 1973, avec une heure de SMIC, on pouvait parcourir 30 km en voiture, en 2018, 134 km.

Vous voyez donc que le problème n'est pas le prix, mais l'essence elle-même! Taxons le kérosène comme l'essence, et toutes les compagnies low-cost disparaîtront. Abandonnons les projets de contournement routier et les centres commerciaux périphériques. Cessons l'étalement urbain, et revenons à une TVA modeste pour les transports en commun. Vous voyez qu'il y a des choses à faire. Et cette mesure de renchérissement du prix de l'essence n'est qu'une tartufferie de plus du gouvernement : 45% de ces augmentations iront dans les poches de l'état, et seulement 19% seront dévolus à la transition énergétique : de qui se moque-t-on?

Fredo974 : inutile d'aller aux insultes, cela ne fait que prouver l'inanité de ton argumentaire. Tu peux faire mieux.

8.Posté par A post 3 le 05/11/2018 18:29 (depuis mobile)

Vous êtes sérieux ou vous êtes abruti ?

9.Posté par Ti Tangue gillet jaune le 05/11/2018 20:58

@ post 8

Sérieux ....alors dimanche commence par reste out kaz ...et arrête fais crédit ....alors l'abruti c'est qui ? hi hi hi

10.Posté par JORI le 06/11/2018 11:00 (depuis mobile)

Les 10 plus gros super tankers qui naviguent (sans être taxés sûrement) polluent plus que toutes les voitures circulant dans le monde. Les interdit on de naviguer au nom de l'environnement?. Non bien sûr.

11.Posté par A mon avis le 06/11/2018 13:25

Ne nous trompons pas de combat.

Vous avez mille fois raison : Le problème n’est pas le prix du carburant, mais le carburant

Et j'insiste sur votre appel ;

Soyons patients : le 23/11, 6 jours plus tard, ce sera le Green Friday. Enfin le 8/12, ce sera la marche mondiale pour le Climat au moment de la COP24, en Pologne. C’est là qu’il faudra être nombreux,

Et comme le conseille "Ti Tangue gillet jaune" : "le dimanche commence par reste out kaz ...et arrête fais crédit ....". Voilà un bon conseil écologique !

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Lundi 12 Novembre 2018 - 11:44 Collusion ARS, departement et ... SANOFI