Océan Indien

Le prix du riz flambe à Madagascar

Vendredi 24 Décembre 2010 - 10:32

Le prix du riz flambe à Madagascar

A la veille de Noël, une bien mauvaise nouvelle attend les habitants de Madagascar. Le prix du riz, base de l'alimentation, ne cesse d'augmenter en raison de l'inflation galopante que subit la Grande île.

Une charge qui représente près de la moitié des revenus pour la grande majorité de la population malgache. En début de mois, le kilo de riz avoisinait les 1.200 ariary (environ 0,40 cents euro/kilo) et a augmenté de près de 150 ariary en quelques semaines.

Plusieurs raisons sont pointées du doigt concernant cette augmentation, le contexte mondial, le cours de la tonne du riz, qui évoluait aux alentours de 400 dollars, est passée à 460 dollars la tonne. Un prix en constante augmentation et qui ne s'arrange pas avec l'augmentation du cours du dollar à Madagascar, "mais c'est son prix au niveau mondial qui a fait grimper la facture", explique Alain Ratsimbaharison, secrétaire exécutif de la plate-forme riz à Madagascar.

Pour une "facilitation dans l'implantation et la distribution du riz ou un allégement fiscal"

Autre raison, la mise en place du "Tsena mora", produits de première nécessité à prix bradés, "comme sur le riz", explique l'express de Madagascar, ce qui a contribué à une augmentation des prix. Une situation qui s'accentue par "le dérèglement de l'importation et de la gestion des stocks qui a aussi joué un rôle dans cette hausse".

Alain Ratsimbaharison souhaite une "facilitation dans l'implantation et la distribution du riz ou un allégement fiscal". Pour lui il s'agit d'une décision qui doit être prise au niveau "politique".

Une réunion de l'ensemble des ministères, parlementaires et professionnels de la filière doit avoir lieu dans les prochains jours pour enrayer la spirale inflationniste qui touche le riz à Madagascar.
Julien Delarue
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1.Posté par Gajik le 24/12/2010 17:08

intéressant de comparer les autres articles de journaux sur le sujet. Les Nouvelles de Madagascar évoquent une rétention de stocks de riz afin de faire monter les prix (ce que l'Express cite comme élément secondaire) :

Le riz: objet de rétention Les Nouvelles

Dans certaines localités de l'île, le prix du « kapoaka » de riz atteint parfois les 500 ariary. Face à ce constat et en prévision d'une inflation monstre qui risque de survenir au mois de janvier, les membres de la commission développement rural du conseil supérieur de la Transition (CST) se sont réunis hier matin au palais du Sénat d'Anosy.

Les participants ont été unanimes sur le fait que cette hausse incessante des prix du riz est due à des manœuvres de rétention, sans pour autant préciser à quel niveau surviennent celles-ci.

Pour sa part, l'Observatoire du riz (ODR) parle d'une « hausse générale des prix du riz au niveau national ». En effet, dans ses derniers relevés, il constate que les cours moyens au kilo sont de 1 234 ariary pour le « vary gasy », de 1 236 ariary pour le « makalioka » (soit une hausse de 2% pour les deux variétés par rapport à la semaine passée) et de 1 224 pour le « tsipala » (hausse de 1%).

Expliquant les raisons de cette tendance, l'ODR évoque notamment des spéculations perpétrées par quelques opportunistes mais aussi un déséquilibre entre l'offre et la demande sur le marché, ou encore la difficulté d'acheminement du riz des zones productrices vers les villes due au mauvais état des routes.

Des mesures s'imposent

Sous la houlette du président de la commission, Herimanana Razafimahefa, les participants ont ainsi planché sur la meilleure manière de faire baisser les prix et les maintenir stables.

A cet effet, d'autres acteurs de la filière rizicole ont également assisté à la réunion, dont le président des associations des grossistes, Honoré Rasolonjatovo, ainsi que des responsables de la Plate-forme du riz, représentés par le président, Rakotovao Andriambololonirina et son secrétaire exécutif Alain Ratsimbaharison.

Pour eux, il faudra prendre des mesures drastiques contre ce genre de pratique dont les consommateurs sont les principales victimes.

Quoi qu'il en soit, il a, en outre, avancé que si l'Etat injectait du riz sur les marchés, cela mettrait rapidement fin à la rétention, sachant que l'initiative coûterait environ 40 millions d'ariary, selon le calcul effectué par les participants.

A noter que les travaux menés par la commission sur ce sujet relatif au riz n'en sont qu'à leurs débuts puisqu'une grande réunion aura encore lieu prochainement. Elle regroupera toutes les entités concernées dont la Plate-forme du riz, les exploitants agricoles, les importateurs, les autorités douanières, le ministère du Commerce, les banques…


2.Posté par Gajik le 24/12/2010 17:30

pour compléter l'info, voici l'article de la Gazette de Madagascar :

Commercialisation du paddy: Une hausse des prix au kilo

Vendredi, 24 Décembre 2010

Dans la plupart des Régions, le paddy est vendu à plus d'Ar 550 le kilo. Seule la Région Sofia a affiché le prix moyen au kilo d' Ar 524. De plus, les prix moyens au kilo ont été compris entre Ar 524 (Région Sofia) et Ar 800 (Région Amoron'i Mania).
Par rapport à la semaine dernière, on a observé une hausse de prix moyens au kilo du paddy dans les Régions Alaotra Mangoro (13%) et Menabe (5%). Cette hausse est expliquée par l'arrivée des pluies, rendant difficile le séchage et la commercialisation du paddy pour Alaotra Mangoro et la baisse progressive des stocks au niveau des paysans producteurs pour Menabe. Par contre, les prix ont chuté dans les Régions Boeny, Atsimo Atsinanana et Anosy.
Cette situation est expliquée par le déstockage des paysans pour préparer les fête de Noël et de la fin d'année pour Boeny ; par le début de la récolte de " vary hosy " pour Sud-Est ; et par le début de la récolte de " vary aloha " à Betroka pour Anosy.
De la sorte, l'Observatoire du riz note que les prix moyens au kilo du paddy au niveau des Districts ont varié entre Ar 466 (Districts de Mandritsara et de Befandriana Nord, Région Sofia) et Ar 870 (District d'Ihosy, Région Ihorombe)
.

La Gazette précise aussi dans un autre article que la route RN44, laissée longtemps à l'abandon puis ayant fait l'objet d'un litige entre l'Etat et l'entreprise adjudicataire il y a quelques années de cela, ou du moins une bonne partie de cette route sera bientôt en bon état. De quoi désenclaver la région Alaotra-Mangoro un des premiers greniers à riz du pays et inciter les paysans à augmenter leur production. Notons que les travaux d'aménagement financés par le Fonds d'entretien routier (FER) s'étaleront sur 8 mois. Ils incluent le tronçon entre Marovoay et Vohidiala, soit 113 km. La longueur totale à bitumer est de 19 km, tandis qu'une partie des travaux consistera à réhabiliter les points critiques.
Le 22 décembre dernier, le ministre des Travaux publics, Eric Razafimandimby accompagné d'une forte délégation de techniciens de son département était sur place pour voir de près l'avancement de la phase de mise en place du chantier. Celle-ci avance comme prévu et ne connaît donc pas de retard. Ainsi, les matériels lourds sont déjà sur place tandis que les stations de concassage sont opérationnelles. Le ministre précise que les travaux seront effectués de manière progressive. Ce qui signifie qu'il faudra procéder aux travaux programmés avec le financement disponible tout en mettant l'accent sur la bonne qualité des travaux. Le ministère souligne que l'objectif est de mettre à la disposition des usagers une route qui dure et non une route requérant des retouches régulières et très rapprochées qui coûtent chers au final.

Ainsi on a une information plus complète sur le sujet. Cependant, l'inflation n'est pas aussi catastrophique que le dit l'express. Pour un pays à 70% agricole, qui a été privé depuis 2 ans des dons empoisonnés de l' étranger, je trouve qu'ils s'en sortent pas mal, après des décennies de mise à genoux et d' appauvrissement et d'installation de régimes corrompus qui captaient les "aides" en partie.

La Transition est en train de démontrer qu 'un Etat souverain peut se passer de la tutelle arrogante des puissants. Avec des contrats équitables vers l'Asie déjà signés et en voie d'être signés par la HAT, en matière d'énergie par exemple, l'Occident est en train de perdre une grosse partie de son marché africain.
On a beau dire, la Chine ou les Emirats Arabes Unis, s'ils font des affaires et ne sont pas des philanthropes et sont peu soucieux du respect de l'environnement, au moins ils ne font pas de pressions politiques néo-coloniales arrogantes comme le font l'Europe, les USA et leurs lobbies africains en armant des opposants pour provoquer des massacres au profit de leurs hommes de paille. Croyons nous que Sarkozy soit davantage soucieux du respect des droits de l'homme en Birmanie avec Total, ou ailleurs avec Aréva et d'autres ?

Qui parle de l'organisation mondiale du riz, cette super organisation authentiquement corrompue à un point inimaginable ? C'est un peu plus complexe que ce qu'en dit l'express je pense.

3.Posté par Manso le 25/12/2010 22:57

Les fluctuations du prix du riz sont des facteurs qui, ponctuellement, jouent un rôle important.
Par contre la croissance permanente et vertigineuse de la population malgache est LE facteur de fond, celui qui empêche et empêchera la population de l'île d'être autonome sur le plan alimentaire, et ne parlons même pas du reste de ses besoins...

La population de Madagascar était de 4 millions d'habitants en 1950.
Elle est aujourd'hui de 20 millions d'habitants et en 2050, si rien n'arrête cette folie reproductrice (encore 4,5 enfants en moyenne par femme ! ), la population pourrait être de 43 millions d'habitants soit une multiplication par plus de 10 en un siècle...

Les élites qui connaissent ces prévisions, si elles n'essaient pas de les contrer, seront responsables des drames à venir !

4.Posté par Grim Reaper le 26/12/2010 15:49

L'autonomie alimentaire reste une étape importante à franchir. Le contexte de la mondialisation étend le probleme au delà du soucis de la capacité de production. Si certains régimes arrêtaient d'expoter sur le marché international la production locale puis d'importer les memes produits pour profiter des taxes à l'importation, les choses s'arrangeraient peut-être plus facilement. (c'est l'idée que j'en ai encore que je ne sois pas économiste)

5.Posté par Gajik le 26/12/2010 22:12

Vous n'êtes pas économiste cependant vous dites là une vérité fondamentale qui est un des aspects parmi d'autres de la gestion mafieuse internationale du riz.
On ne peut se contenter de lire l'article de l'express ci dessus ou même des deux autres articles cités, car la réalité est beaucoup plus complexe et ne dépend plus uniquement de chaque nation productrice

Avez vous vu le reportage vérité sur Arte en avril 2010 ?

Auteurs : Jean Crépu et J-Pierre Boris
Titre : main basse sur le riz

Un aperçu You-Tube de l'enquête sur la très discrète mafia mondiale du riz mise à jour suite à la crise provoquée par elle au printemps 2008 :

http://www.youtube.com/watch?v=wyhMSqtczb0

Voyez la page ARTE sur le sujet :

http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Main-basse-sur-le-riz/3100360.html
ou :
http://www.artepro.com/fr_fichiers/fichiers/03251629.pdf

film entier, incontournable pour tous ceux qui veulent savoir ce qui se trame derrière la gestion internationale du riz, un scandale pas tout à fait aussi gros que le scandale pétrolier qui dure depuis la guerre de 14-18, mais çà vaut son pesant d'or !

à télécharger en VOD à 9,90 Euro sur :

http://www.artevod.com/main_basse_sur_le_riz


6.Posté par Gajik le 04/01/2011 23:32

ANALYSE DE L'ECONOMISTE DE LA GAZETTE DE LA GRANDE ILE :

Stock de riz blanc: Un excédent de 136 000 tonnes

Mardi, 04 Janvier 2011

Bonne nouvelle: nous sommes excédentaire de 136.000 tonnes pour le riz blanc. Mais pourquoi la hausse du prix actuel? Il faut reconnaître que le riz n'est pas encore un article commercial à Madagascar car il ne répond pas parfaitement à la loi de l'offre et de la demande normale. Le moindre psychose modifie l'offre ou la demande (menace de pénurie, menace d'offre hypothétique venant de l'extérieur et pendant les périodes électorales) une forte élasticité de la demande est aussi observé car il y a une augmentation de la consommation en fonction de la période et tous ceci influent sur le prix du riz aux marchés. Par ailleurs une mauvaise fluidité de la circulation du produit surtout en période pluvieuse influe sur l'offre.
Plus, et de l’avis d’un spécialiste, il apparaît que la situation actuelle (hausse du prix du riz) est normale, pas la peine de se paniquer car à cette période de l'année la fluidité de la circulation des produits agricoles est entravée par le mauvais état des infrastructures. Nous sommes en période de soudure et seul les grands opérateurs dispose des stocks influant sur le prix du marché. Une situation de pseudo monopole dans un marché libéralisé est observée. Par ailleurs si nous suivons les données de l'Instat il y avait eu relance de la consommation à partir du début octobre et dans ce contexte la hausse du prix des aliments est normale. Pour le cas du riz l'excèdent de 136 000 tonnes est stocké soit sous forme de thésaurisation chez les producteurs soit sous forme de rétention chez les revendeurs, collecteurs ou grossistes. Pour savoir le niveau de stock chez les grands opérateurs il faut coopérer avec les banques et les assurances. Les autorités locales peuvent renseigner le niveau de thésaurisation chez les paysans. Si nous optons pour une importation massive maintenant le riz importé arrivera vers la fin février à moins qu'on mobilise le stock flottant qui va nous coûter un peu plus cher que le cours normal. A ce moment le riz importé inondera le marché et fera baisser le prix de collecte aux producteurs; le prix de collecte sera fixé par le prix du parité mais pas par rapport au coût de production dans ce cas le prix du riz import ne devra pas être artificiel et l'État ne doit pas favoriser cette importation.
Dans ce contexte, notre spécialiste de poursuivre que l'approvisionnement des grands centre de consommation comme la région du Grand sud Est, la ville de Tamatave, la ville de Sambava, Antananarivo et Antsirabe pendant la période cyclonique est assuré par la récolte du riz de contre saison ou de la récolte du vary aloha à partir du mois de janvier, de la région de Haute Matsiatra, Amoron’i Mania, Menabe, Bongolava, Marovoay et d'Alaotra Mangoro.
L'importance d’un message de sérénité en cette période n'est plus à démontrer. Il faut faire savoir aux consommateurs urbains qu'il n'y aura jamais pénurie du riz même si nous n'importerons pas du riz et que le gouvernement suit de près le marché du riz. Il faut faire savoir aussi aux opérateurs qu'un gouvernement est un gouvernement et qu'il peut réquisitionner le stock en rétention en cas de besoin.
Par ailleurs, observe-t-il, il faut motiver à consommer localement (le riz local) pour enrayer la pratique usuelle pour profiter des fluctuations exorbitantes du prix pendant la période de collecte et pendant la période soudure.
Je profite de l'occasion pour vous signaler qu'une hausse du prix du riz est favorable pour le développement de la production rizicole par conséquent à notre économie rurale. Il faut seulement une distribution ciblée pour les plus vulnérables qui n'arrivent pas à acheter du riz au prix normal sur le marché.
Et lui de noter que les prix des PPN, les prix des carburants, les prix des engrais, semences et produits phytosanitaires ont connu des hausses, pourquoi faire baisser le prix du riz à moins que nous voudrions opter définitivement pour une éternelle importation de riz?

7.Posté par Gajik le 08/01/2011 22:10

Suite du feuilleton du prix du riz à Madagascar, pour ceux que çà intéresse davantage que de couiner tous les ans sur le kéré (affaire récurrente depuis ...1930 et qui fait les choux gras des compassionnels d'Antenne Réunion qui n'achèteront pas un mètre de tuyau pour aider à régler la question durablement en amenant l'eau de là où elle est en abondance, mais qui creusent des puits et "donnent" 0,5 % de nos surplus aux pauvres !) :

(note : 1180 Ar = 0,42 Euro ce jour)

" Un ouf de soulagement pour tous les ménages ! En effet, consécutivement aux deux réunions, dirigées par le Président de la Haute autorité de la Transition, avec les opérateurs dans la filière riz, il a été décidé par les deux parties que, à partir de ce jour, le kilo du riz blanc sera vendu, sur le marché national, au prix de 1 180 Ariary.
Rappelons que, mardi dernier, Andry Rajoelina a invité ces opérateurs en riz au Palais d’Etat d’Ambohitsorohitra, pour discuter ensemble des stratégies à adopter en vue de faire baisser le prix de cette denrée alimentaire de base pour tous les Malgaches. Prix du riz blanc qui, ces derniers temps, a même atteint plus de 1 500 Ariary le kilo. Hausse vertigineuse qui, selon le communiqué d’hier de la Direction de la Communication à la Présidence, a été due à la conjonction de plusieurs facteurs : notamment, le cours international - qui fut de 474 Dollars la tonne, rendue à Toamasina – et un léger glissement, ces derniers temps, de la monnaie nationale.

D’une manière concertée…
En tout cas, lors de la seconde réunion d’hier, toujours dirigée par le Président Rajoelina qui a eu à ses côtés les ministres Hery Rajaonarimampianina (Finances et Budget) et Freddy Mahazoasy (Commerce), tenue avec les mêmes opérateurs, les deux parties, chacune de leur côté, ont consenti à concourir à l’abaissement du prix du riz. Ainsi, les importateurs, grossistes et détaillants en riz ont conjointement décidé de baisser, d’une manière conséquente, leurs marges bénéficiaires respectives. Tandis que l’Etat a également décidé d’adopter un taux de change paritaire à 2 000 Ariary le Dollar au profit exclusivement des importateurs de riz, dans le cadre de leurs activités. De même, l’Etat a consenti à aménager en baisse les taux de frais de magasinage et de débarquement, aux ports, en matière d’importation de riz. Autant de concessions concertées qui, fruits du « souci permanent d’observer l’intérêt supérieur de la Nation entre les deux parties » (selon le communiqué officiel dont il s’agit), ont ainsi abouti à la prise de décision devant ramener, à partir de ce jour, le kilo du riz blanc à 1 180 Ariary sur le marché national.

Véritable manne…
Joint par téléphone hier, Freddy Mahazoasy, ministre du Commerce, a tenu à marquer que « la prise de cette décision capitale a été due à l’observation de l’intérêt général pour les deux parties ». Quoi qu’il en soit, en ce début de la période de soudure, ramener le kilo du riz blanc à 1 180 Ariary, au lieu de 1 500 Ariary (soit un écart impressionnant de l’ordre de 320 Ariary) constitue, sans conteste aucun, une véritable manne venant du ciel pour la quasi – totalité des ménages. D’ailleurs, après les 12 000 tonnes de riz dernièrement importées pour satisfaire les besoins nationaux, deux autres lots de 16 000 tonnes et de 20 000 tonnes vont également être importés, d’ici quelques semaines, pour pallier un éventuel manque. Bref, toujours dans la ligne du slogan du Cinquantenaire de l’Indépendance, « Fierté nationale et amour de la Patrie », le régime de Transition et les opérateurs dans la filière riz ont, d’une manière concertée, largement soulagé les soucis des ménages
".
Recueillis par R. A. Maxime

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