Océan Indien

Le père du jeune karane libéré revient sur la captivité de son fils

Vendredi 9 Juin 2017 - 11:01

Yanish Ismaël a été libéré par ses ravisseurs lundi soir 5 juin, après 3 semaines de captivité. Son père, Danil Ismaël, revient sur ces jours de terreur et les conditions de détention de son fils.


Le père du jeune karane libéré revient sur la captivité de son fils
Yanish Ismaël, jeune karane de 26 ans a retrouvé sa famille lundi soir, après 22 jours de captivité, dans des conditions dantesques. Danil Ismaël s’est exprimé dans la presse malgache sur cette terrible épreuve, pour son fils, bien sûr, mais aussi pour sa famille, pétrie d’angoisse. "Mon fils était enfermé dans une petite chambre. Il n’a pas vu la lumière du jour pendant 22 jours.", raconte l’important homme d’affaires, l’un des plus gros investisseurs à l’île Maurice. "Yanish était ligoté et encagoulé en permanence, la cagoule était enlevée uniquement lorsqu’il se rendait aux toilettes et pour manger", poursuit le père, passablement éprouvé par cette longue attente. Il poursuit, la voix tremblante : "Ne pas avoir de nouvelles de son fils, ne pas savoir ce qui peut se passer à n’importe quel moment est juste invivable".
 
Durant ces 22 jours, Danil a pu parler à son fils au téléphone par deux fois, moyen de pression pour le paiement de la rançon, car Yanish était en larmes, renforçant ainsi l’angoisse de son père : "Ils m’ont laissé lui parler pour faire pression sur moi. À chaque fois que je l’entendais, j’allais encore plus mal".
 
Une rançon que le père a fini par payer. Le montant réclamé au départ était d’un million d’euros, somme que le riche parent a négociée, mais dont il tait le montant final. La police n’a pas été mise au courant des conditions de libération, qui s’est tenue lundi soir. Le jeune homme a été rendu à sa famille en bonne santé physique, mais choqué. "Au début, il a été brutalisé par ses ravisseurs, mais maintenant, il se porte bien physiquement. Tout le monde essaie de lui faire oublier ce moment, et ce n’est pas chose facile. L’heure est à la gestion de l’après", conclut le père.
Bérénice Alaterre
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1.Posté par DIMI le 10/06/2017 08:39

s ' il n'y avait pas autant de corruption dans ce pays cela ne serait pas arriver , la preuve un autre vient de se faire enlever , sauf a vérifier un faut enlèvement pour détourner de l'argent ....

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