Océan Indien

Le passeur en kwassa-kwassa n'aura plus le droit de venir en France

Vendredi 6 Avril 2012 - 07:50

Le passeur en kwassa-kwassa n'aura plus le droit de venir en France
Un Anjouanais de 29 ans, Ibrahim Hadhirou, a été condamné une seconde fois devant la Cour d'appel pour avoir organisé le transport d'étrangers sur le territoire français et avoir mis leurs jours en danger.

Selon Le Quotidien, le récidiviste avait été confondu le 1er février 2009, alors qu'il faisait voyager quinze personnes à bord de son kwassa-kwassa, une mince embarcation rudimentaire, simplement équipée d'un moteur et ne comportant ni gilets de sauvetage, ni fusée de détresse, ni élément d'orientation.

Le passeur comorien n'est pas parvenu à faire annuler la charge de mise en danger de la vie d'autrui par la Cour d'appel sous prétexte d'une mer calme et l'homme condamné en première instance à quatre ans de prison devra achever sa peine.

Interdit jusqu'à présent de séjour pendant 10 ans en France, l'Anjouanais dont l'épouse vit à Mayotte, est visé par un expulsion définitive qui prendra effet dès la fin de sa détention.
.
Lu 2424 fois



1.Posté par mazenbron le 06/04/2012 08:34

Noe va prendre la relève avec son radeau ?

2.Posté par durandal le 06/04/2012 09:49

pas une bonne âme de gauche pour défend c boug la

3.Posté par bilout le 06/04/2012 10:13

mdr !!!!!!

4.Posté par MissFati le 06/04/2012 12:04

Mise en danger de la vie d'autrui, je trouve ça complètement aberrant ! Je ne pense pas qu'il leur a mis le couteau sous la gorge pour embarquer sur son kwassa-kwassa. C'était pas des enfants, ils savaient bien à quoi ils s'exposaient en montant "à bord", surtout en sachant ce qui est déjà arrivé à beaucoup de leurs compatriotes. Mais bon, apparamment la mer était calme........

5.Posté par Lor-hein ! le 06/04/2012 19:02

Normal, très bien !

6.Posté par Sadjik le 06/04/2012 20:53

Environs 200 pilotes de kwassa-kwassa sont passés et passent encore depuis deux ou trois ans des séjours à la prison du Port, condamnés entre 2 et 4 ans et davantage s'il y a eu naufrage (entre 5 et 8 ans). La prison de Majicavo explose, on envoie ces Palestiniens du Banthoustan des Comores en exil pour soulager Mayotte qui ne veut et ne sait donc quoi faire pour résoudre ce problème créé de toutes pièces par le gouvernement français lors de la décolonisation des Comores et le rapt de Mayotte.

Ce sont tous des jeunes hommes qui risquent leur vie, au même titre que les passagers, comme le dit très justement MissFati pour entre 200 et 300 Euro le passage. Ils risquent beaucoup plus leur vie que les passagers, car ils passent parfois deux ou trois fois avant d'être arrêtés et selon l'état de la mer ils en meurent aussi souvent eux-mêmes.

Mais ils partent quand même car là bas à Anjouan, pour trouver 20 Euro par mois il faut travailler très dur. Les Mahorais exploitent leurs frères dans l'agriculture après avoir renié leur "Comoritude" et il faut bien que des jeunes Anjouanais se sacrifient comme pilotes de kwassa pour nourrir un peu leurs enfants en aidant à traverser ceux qui veulent tenter de se vendre aux Mahorais pour 2 ou 300 Euro par mois dans les champs. Car les Mahorais, cette aristocratie qui se dit française donc supérieure, ne s'abaisse plus à travailler la terre.

L'Etat français néo-colonial juge ces gens et les arrache à leurs familles en les emprisonnant pour 3 ou 4 ans, en toute illégalité. car, à ce que je sache, les Lois Internationales priment sur les Lois nationales et donc la France occupant illégalement en droit international Mayotte, ces décisions judiciaires sont illégales.

Mais existe-t-il un seul avocat courageux sur cette planète pour lancer auprès des ces jeunes sacrifiés des recours jusqu'aux instances internationales contre la France pour ces crimes d'incarcération abusive par une puissance étrangère, sur l'une de ces bases légales :

- instauration en 92 de l'inique et assassin visa Balladur (que des sénateurs socialistes à l'invitation de Thani ont récemment remis en question ... enfin !);

- double langage des gouvernements Comoriens successifs (qui ont tous la double nationalité comme Larifou) qui font semblant de s'opposer à la France mais signent sans cesse des contrats d'allégeance financière à la puissance néo-coloniale;

- peut-être 6 000 morts noyés depuis 92, femmes, vieux, enfants, hommes valides, handicapés, malades, etc etc à cause de Balladur qui a clandestinisé sur leur propre sol et dans leur propre patrie les habitants légitimes de Mayotte originaires des trois autres îles

Combien de femmes et d'enfants souffrent à Anjouan ou à Moheli de l'absence de leur mari ou fils emprisonné à Majicavo ou au Port ?

Par chance un tout petit nombre obtient un petit emploi en prison et envoie un peu d'argent à leurs familles, pour adoucir le manque de leurs bras, car ils sont tous agriculteurs ou pêcheurs et leurs épouses meurent parfois faute d'argent pour se soigner et tous leurs enfants sont déscolarisés car là bas même l'école publique se paye. Combien de personnes malades sont mortes noyées dans le kwassa qui les amenait sur Mayotte pour les déposer sur la plage pour tenter de soigner leur cancer, leur brûlure d'un réchaud qui a explosé, leur fracture, leurs plaies infectées faute de soins ?

Honte à la France qui a détruit l'unité d'un pays et dressé un frère contre les autres en l'achetant sous prétexte d'un patriotisme "français" de substitution, gadget de pacotille, sésame pour avoir des sous et la liberté d'aller et venir !

Pour en revenir à ce pilote de kwassa, s'il a été pris en février 2009, celà fait donc 3 ans et 2 mois qu'il est incarcéré, sur une peine de 4 ans. Il n'a donc pas pu bénéficier de liberté conditionnelle. Est-il normal qu'un appel mette 3 ans pour être audiencé à la fin de la peine du pauvre type ?

S'il vous plaît, un peu de rigueur dans les infos : il ne s'agit sûrement pas de "son" kwassa-kwassa comme dit l'auteur de l'article. Savez vous combien çà coûte un moteur de hors-bord ? Non, le patron, lui, est bien à l'abri à Anjouan , à Domoni sans doute, la ville la plus proche de Mayotte d'où partent la plupart des kwassa et comme il a perdu son bateau et que le moteur a été saisi, il ne payera même pas le pauvre jeune homme pour ses misérables 2 ou 300 Euro et qui va entrer après 4 ans de souffrances à la Réunion, séparé de toute sa famille. Et s'il va réclamer au patron, il sera menacé ou battu, avec la complicité des gendarmes qui n'obéissent là bas qu'aux puissants.

Voilà ce que la France fait aux jeunes Anjouanais, elle les arrache à leurs familles pour 4 ans et les expatrie à la Réunion, alors qu'ils ont risqué leur vie, ont perdu parfois des frères dans des naufrages, et tentent de survivre comme ils peuvent.

Pas un Réunionnais ne supporterait la vie de chien d'un Anjouanais. Honte, oui, honte aux autorités comoriennes et françaises, complices dans l'envoi en enfer de ces braves gens !

Vous parlez des gens de gauche, oui vous avez raison, tout le monde s'en fout, jusqu'aux organismes telles la LDH, la CIMADE, le PCR, Amnesty, HRW etc ... qui se congratulent dans des DEBATS DÎNATOIRES (!) sur la misère et la faim dans le monde pendant que ces gens crèvent à leur porte à cause des politiques aberrantes de leurs gouvernements respectifs. SILENCE, CIRCULEZ !

7.Posté par Ah quelle bande de kons !!! le 07/04/2012 10:23

6.Posté par Sadjik le 06/04/2012 20:53

Saddjk a très bien parlé, mais n'est pas arrivé à la conclusion :
Il faut rendre sa souveraineté à Mayotte. Que ce pays continue son chemin sans la France, seul ou avec les Comores.

Pour rappel : Y a t-il eu un référendum pour demander aux français si ils voulaient de Mayotte comme département français ?
Pourquoi est ce que seuls les mahorais ont été interrogés, mais pas les con tribuables qui les arrosent malgré eux ?

Tel Caton et son "Delenda est Carthago", il faut inlassablement répéter cet épisode de l'histoire :

Le Conseil de gouvernement du Gabon, s'appuyant sur l'article 76 de la Constitution, demanda à devenir un département français. Léon Mba, président du Gabon, chargea Louis Sanmarco de présenter la demande auprès du gouvernement métropolitain. Reçu à Paris par le ministre de l'Outre-mer, Bernard Cornut-Gentille, Louis Sanmarco reçut cette réponse sans ambiguïté :
"Sanmarco, vous êtes tombé sur la tête ? N’avons-nous pas assez des Antilles ? Allez, indépendance comme tout le monde !"!


La réponse du ministre Cornut-Gentille reflétait la pensée du général de Gaulle, qui confia à Alain Peyrefitte :
"Nous ne pouvons pas tenir à bout de bras cette population prolifique comme des lapins (…). Nos comptoirs, nos escales, nos petits territoires d’outre-mer, ça va, ce sont des poussières. Le reste est trop lourd"3. Le général de Gaulle s'expliqua en ces termes sur l'"affaire gabonaise" : " Au Gabon, Léon M'Ba voulait opter pour le statut de département français. En pleine Afrique équatoriale ! Ils nous seraient restés attachés comme des pierres au cou d'un nageur ! Nous avons eu toutes les peines du monde à les dissuader de choisir ce statut"


Prenons en de la graine ...

8.Posté par leonidas le 07/04/2012 14:20

Pour répondre à Sadik qui tente de faire pleurer dans les chaumières en faisant du Zola de bas de gamme, nous dirons dans un premier temps que si la France a eu un tort, ce fut d'organiser un référendum île par île, et non global. Si tel avait été le cas, il n'y aurait pas de problème.

Puis, nous rappellerons à cet ardent défenseur des lois internationales, qu'il en existe une qu'il semble méconnaître, celle qui reconnaît aux peuples le droit à disposer d'eux-mêmes. La France n'a rien acheté: on a simplement compté des voix dans des urnes.

Rien enfin n'est définitif, et ce qui a été mis en place par une loi, peut être remis en question par un autre. Ce que beaucoup de français souhaitent!

Quant aux mahorais, traités avec bien du mépris par ce monsieur, c'est sûr qu'ils n'ont pas envie de tomber sous la coupe de Moroni: ce que monsieur Sadjik oublie de préciser, c'est que les mahorais, conservent dans leur inconscient collectif la façon dont ils ont été traités par les grands comoriens avant la venue des Français. Eh oui, à l'époque, l'aristocratie et le pouvoir étaient à Moroni, monsieur le donneur de leçon. Et les mahorais étaient traités avec mépris, comme vous le faites maintenant, mais pas pour les mêmes raisons, c'est vrai.
Parler d'unité du pays, c'est un bien grand mot, chaqu île ayant sa propre langue et sa propre culture.

Rendre Mayotte aux Comores serait logique, et à terme ce sera inéluctable. Cela n'améliorera en rien le sort des autres îles! La misère et la souffrance seront toujours là: ils seront simplement plus nombreux à les partager.
Le problème soulevé ici ne peut trouver de solution que dans une concertation régionale; il semble que dans ce domaine les puissances concernées ont crée une dynamique.
Jeter l'opprobre et vociférer ne feront en rien avancer les choses.

9.Posté par Rraména le 07/04/2012 15:54

post 6:
Balladur qui a clandestinisé sur leur propre sol et dans leur propre patrie les habitants légitimes de Mayotte originaires des trois autres îles
JE NE COMPRENDS rien de ce que tu racontes!!tout est, peut être que...Peut être si...
je ne savais pas que les anjouannais,grand comoriens ou mohéliens étaient des Mahorais!
tu parles sans rien dire!!
Sais tu au moins que se sont les sans papiers eux mêmes qui viennent frapper aux portes des mahorais pour demander du travail.
NON,bien sûr c'est trop facile de raconter tes âneries sur les mahorais, sans comprendre l'histoire ou ce qui se passe sur cette île.
allez continue tes bla bla!!! de la part d'un mahorais de souche!!

post7
a-t-on demandé un référendum aux métropolitains quand la reunion ou les antilles on eu leurs statuts de dom?Non! Alors va voir ailleurs si j'y suis!!

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter