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Le franc-maçon du jour : L'abbé Grégoire…

Mercredi 28 Janvier 2015 - 09:50

Sa vie profane
 Né en 4 décembre 1750 à VEHO
 Décédé le 28 mai 1831à PARIS

• Evêque constitutionnel

Né à Vého près de Lunéville le 4 décembre 1750, mort à Paris le 26 mai 1831, Henri GREGOIRE est le fils d’un artisan lorrain.

De 1763 à 1768 il poursuit ses études chez les Jésuites de Nancy qui le conduisent tout naturellement au Séminaire de Metz. Ordonné prêtre en 1775, il devient professeur au collège de Pont à Mousson et va chercher à améliorer la situation des pauvres grâce à l’instruction.

Il commence à se faire connaître en tant que poète et publie un éloge de la poésie qui lui vaut une première récompense venant de l’Académie de Nancy.

Henri Grégoire devient curé du village lorrain d’Embermenil en 1782.

En 1788, grâce à ses voyages en Suisse et en Allemagne il acquiert des connaissances qui le poussent à réclamer pour les juifs un statut assurant leur dignité dans son « Essai sur la régénération physique, morale et politique des juifs ». Cet essai lui vaut une nouvelle palme académique à Metz.
Après avoir été élu député aux Etats Généraux, l’abbé Grégoire se joint au Tiers Etat le 14 juin 1789.

Il est à noter qu’il est l’un des premiers membres de son ordre à accomplir cette action.
Il prête serment à la constitution civile le 27 décembre 1790.

Il prend la présidence de la « Société des amis des Noirs » de Brissot de Warville, qui milite pour la suppression de l’esclavage dans les colonies en début 1790.

Toujours fidèle à sa ligne de conduite il réussit à faire admettre le principe de l’égalité civile pour les juifs en septembre 1791.

La même année il est nommé évêque constitutionnel de Blois puis, il est élu à la Convention qu’il présidera en novembre 1792.

Membre des Jacobins aux côtés de Maximilien Robespierre, Antoine Barnave, Pétion de Villeneuve il combat les révolutionnaires un peu trop frigides.

Henri Grégoire est en mission en Savoie lors du procès de Louis XVI fin 1792 début 1793. Il fait savoir à la Convention qu’il est pour la condamnation du roi.
Néanmoins, du fait de ses convictions religieuses, il refuse de voter la mort. Il n’en sera pas moins accusé de régicide durant la Restauration.

Toujours fidèle au catholicisme, en 1793, il refuse de renier sa foi malgré la pression de la Commune.

C’est encore grâce lui qu’est votée l’abolition de l’esclavage le 4 février 1794.

Membre de la Société épiscopale qui est à forte tendance janséniste, il demande à la Convention la liberté des cultes et obtient satisfaction en mai 1795.

L’abbé Grégoire contribue à la fondation du Conservatoire des arts et métiers le 29 septembre 1794, du Bureau des longitudes le 25 juin 1795 et de l’Institut de France le 25 octobre 1795.

Il est l’auteur de l’Article Premier de la Déclaration des Droits de L’Homme et du Citoyen.

Membre du Conseil des Cinq-Cents de 1795 à 1798, puis du corps législatif en 1800, il devient sénateur en 1801.
Il refuse le Concordat parce que Napoléon veut transformer le Consulat en Empire. Pourtant ce dernier lui accorde le titre de comte d’Empire et le nomme au grade de commandeur dans la Légion d’honneur mais il y renonce publiquement en 1828.

L’abbé est obligé de démissionner de son évêché et doit jusqu’à sa mort faire suivre son nom de la mention « évêque constitutionnel de Blois ».

Il se réfugie dans l’opposition à l’Institut de France.

Henri Grégoire milite pour la liberté des hommes de couleur et c’est au Congrès de Vienne en 1815 qu’aura lieu son fameux appel anti-esclavagiste. Henri Grégoire est exclu de l’Institut de France en 1816 lors de la Restauration monarchique.

Elu député de l’Isère en 1819 il ne peut siéger en raison de l’opposition des ultras.

Aux derniers jours de sa vie, l’abbé Grégoire demande l’assistance d’un prêtre. L’archevêque de Paris accepte à condition qu’Henri renonce au serment qu’il avait prêté à la constitution civile du clergé. C’était trop demander à ce républicain convaincu.

Les autorités religieuses lui refusèrent alors les secours de la religion et interdirent l’église à sa dépouille.

Malgré les ordres donnés par sa hiérarchie, l’abbé Guillon lui donna les derniers sacrements.

Ce sont plusieurs milliers de personnes rassemblées autour de La Fayette qui conduisent la dépouille de l’abbé Grégoire au cimetière Montparnasse.

Le transfert des cendres de l’abbé Grégoire au Panthéon a eu lieu le 12 décembre 1989. Une fois de plus l’Église a refusé de s’associer à l’hommage rendu par la République.

Sa vie maçonnique
• Initié à la Loge « Les neuf soeurs », PARIS


JANUS
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1.Posté par KLD le 28/01/2015 22:45

"Henri Grégoire milite pour la liberté des hommes de couleur et c’est au Congrès de Vienne en 1815 qu’aura lieu son fameux appel anti-esclavagiste. Henri Grégoire est exclu de l’Institut de France en 1816 lors de la Restauration monarchique.

Elu député de l’Isère en 1819 il ne peut siéger en raison de l’opposition des ultras.

Aux derniers jours de sa vie, l’abbé Grégoire demande l’assistance d’un prêtre. L’archevêque de Paris accepte à condition qu’Henri renonce au serment qu’il avait prêté à la constitution civile du clergé. C’était trop demander à ce républicain convaincu. "

vraiment , c'est trop cool les "amoureux du prochain" , l'angélisme d'hier , d'aujourd'hui et .de de main ????" fighting against angelic evolution........" , c'est quel verset encore et quelle version et quelle langue ( si , si , les connaisseurs chercheront et trouveront, sa y est ds "le livre " !) ? la lutte continue !

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