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Courrier des lecteurs

Le franc-maçon du jour : Gaston MONNERVILLE …


Par JANUS - Publié le Mercredi 4 Février 2015 à 05:19 | Lu 927 fois

Le franc-maçon du jour : Gaston MONNERVILLE …
Sa vie profane
- Né le 2 janvier 1897 à CAYENNE
- Décédé le 7 novembre 1991 à PARIS

• Avocat, Président du Sénat

Fils d'un fonctionnaire de l'administration coloniale, Gaston Monnerville est d'abord élève du collège de Cayenne, sa ville natale.

Etudiant aux Facultés de lettres et de droit de Toulouse, il passe à la fois sa licence ès lettres et sa licence en droit avec félicitations du jury. C'est également avec félicitations du jury qu'il est reçu, en 1921, docteur en droit, après avoir soutenu une thèse sur L'enrichissement sans cause.

Dès 1918 Gaston Monnerville s'inscrit au barreau de Toulouse. Reçu en 1921 au concours des secrétaires de la conférence, il prononce à une séance solennelle de rentrée, un discours remarqué sur « La critique et le droit de réponse ».

Gaston Monnerville s'inscrit en 1921 au barreau de Paris. Il devient le principal collaborateur du célèbre avocat, César Campichi ; il devait le rester pendant huit ans.

En 1923 il est reçu au concours des secrétaires de la conférence des avocats à la cour d'appel de Paris et, en 1927, il est élu président de l'union des jeunes avocats.

Gaston Monnerville plaide plusieurs grands procès, en particulier celui de l'affaire Galmot où il fit acquitter, devant la cour d'assises de Nantes, les Guyanais qui y avaient été traduits à la suite des incidents de Cayenne en 1928.
C'est à la suite de ce procès retentissant que ses compatriotes lui demandent de se présenter en Guyane contre le député sortant, Eugène Lautier.

Elu au premier tour de scrutin en 1932, il est réélu en 1936, après avoir été élu maire de Cayenne en 1935.
Inscrit dès cette époque au parti radical et radical-socialiste, Gaston Monnerville resta toujours fidèle à son parti.

Au congrès de Marseille en 1938, il en était élu vice-président.

Deux fois sous-secrétaire d'Etat aux colonies dans les 3e et 4e cabinets Chautemps, sa connaissance des questions internationales et d'outre-mer le font choisir comme membre de la délégation française à la conférence du Pacifique qui a lieu à Bruxelles en 1937 lors de l'agression du Japon contre la Chine.

En septembre 1939 n'étant pas mobilisable comme parlementaire âgé de plus de quarante ans, Gaston Monnerville déposa avec cinq de ses collègues sur le Bureau de la Chambre des députés une proposition de loi permettant aux parlementaires de contracter un engagement volontaire. Un décret-loi lui donna satisfaction et il s'engagea dans la marine.

Démobilisé le 17 juillet 1940, il se rend à Vichy pour protester contre l'armistice et la situation faite aux originaires d'outre-mer par le gouvernement du maréchal Pétain. Joignant l'acte à la parole, Gaston Monnerville milite, dès l'hiver 1940-1941, dans le mouvement Combat. Avocat à Marseille, il défend de nombreuses personnes poursuivies pour délit d'opinion ou d'origine raciale. Ceci lui vaut d'être, à plusieurs reprises, inquiété et arrêté par la police.

A partir de l'invasion de la zone libre, il rejoint et participe activement, sous le nom de commandant Saint-Just, aux maquis d'Auvergne d'octobre 1942 à octobre 1944.

De juin à août 1944, il administre, toujours avec son épouse, l'hôpital militaire FFI de Cheylade qu'ils ont créé.
En récompense de son courage et de son patriotisme, il reçoit à la Libération la croix de guerre 1939 1945 et la rosette de la Résistance. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1947.

En 1945, le gouvernement provisoire de la République française appelle Gaston Monnerville à la présidence de la commission chargée de préparer le futur statut politique des territoires d'outre-mer.

Le 21 octobre 1945, il est élu, au premier tour par 3 298 voix contre 1 393 à Albert Darnal, député de la Guyane à la première Assemblée nationale constituante.

Il rejoint naturellement le groupe radical-socialiste et suscite la création d'un intergroupe des élus d'outre-mer.
Inscrit au groupe du Rassemblement des gauches républicaines, il est nommé vice-président du Conseil de la République.

Le 14 mars 1947, suite au décès prématuré, le 6 mars, d'Auguste Champetier de Ribes, Gaston Monnerville est porté, par 141 voix contre 131 au communiste Henri Martel, à la présidence de la Haute Assemblée, qu'il ne devait plus quitter tout au long de la IVe République. Ses collègues apprécient l'objectivité, la compétence et la dimension personnelle de sa présidence de leurs débats.

Dès les premiers mois de son mandat, il doit faire face au climat politique très difficile provoqué par le départ, en mai 1947, des ministres communistes du gouvernement. Il préside notamment des séances très houleuses, fait rarissime au Palais du Luxembourg à cette époque, notamment lors de l'examen du projet de loi sur la protection des libertés et la défense du travail. Il fait preuve à ces occasions d'une grande fermeté, renforçant l'estime que lui portent ses collègues.

Enfin, le point d'orgue de cette reconquête, par la Haute Assemblée, de sa place dans les institutions, orchestrée par Gaston Monnerville, est la révision constitutionnelle du 7 décembre 1954. Elle rétablit la navette entre les deux chambres et le droit d'initiative des sénateurs en matière législative. Elle institue le droit, pour le Conseil de la République, d'examiner en première lecture les propositions déposées par ses membres. Elle rouvre la possibilité, pour le gouvernement, de déposer ses projets en première lecture sur le bureau de l'une ou l'autre des deux assemblées. Le Conseil de la République redevient ainsi une assemblée législative effective.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

Sa vie maçonnique
• Initié à la Loge « La France équinoxale », CAYENNE
• Frère de la Loge « La prévoyance », PARIS




1.Posté par Bouhhh le 04/02/2015 15:05

La Sainte du jour :
Véronique, il s'agit d'une femme pieuse de Jérusalem qui, poussée par la compassion lorsque Jésus-Christ portait sa croix au Golgotha, lui a donné son voile pour qu'il pût essuyer son front. Jésus accepta et, après s'en être servi, le lui rendit avec l'image de son visage qui s'y était miraculeusement imprimée.
SIC

2.Posté par KLD le 04/02/2015 22:03

wikipedia : "Dans les troisième et quatrième gouvernements de Camille Chautemps, il est sous-secrétaire d’État aux Colonies en 1937 et 1938. Ses ministres de tutelle sont Marius Moutet puis Théodore Steeg. La nomination d'un homme de couleur au gouvernement ne fut appréciée ni en Allemagne, ni en Italie. Dans L'Azione coloniale du 22 juillet 1937, un article titré « Derrière le Rouge du Front populaire vient le Noir » annonce la création d'un sous-secrétariat d'État aux Colonies « confié au noir G. Monnerville » et commente : « La France a adopté une politique indigène qui, outre qu'elle est une folie pour la nation française elle-même, est un danger pour les autres nations de l'Europe, car cette action qui dépasse le cadre purement politique pour rencontrer le cadre biologique, doit être dénoncée à l'opinion publique mondiale, là où existe une race incontestablement supérieure à celle de couleur que la France voudrait implanter au cœur de l'Europe ».

sympa , sympa , les fnistes et autres afficionados sauront apprécier.........

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