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Le franc-maçon du jour : Emile Combes


- Publié le Lundi 26 Janvier 2015 à 09:16 | Lu 1043 fois

Sa vie profane
 Né le 6 septembre 1835 à ROQUECOURBE
 Décédé le 24 mai 1921 à PONS

• Sénateur, Président du Conseil

Fils d'un tailleur devenu plus tard tisserand, Emile Combes fit ses études au petit séminaire de Castres (Tarn), et les poursuivit à Paris à l'école des Carmes.

Bachelier en 1851, il entra à la Sorbonne où il se fit recevoir licencié ès lettres.

Elève au grand Séminaire d'Albi de 1855 à 1856, il devint professeur au collège de l'Assomption de Nîmes de 1857 à 1860.

Il reçut le diplôme de docteur ès lettres en 1860 avec une thèse française : La psychologie de Saint Thomas d'Aquin et une thèse latine : La querelle de saint Bernard et d'Albélard, après quoi il vint enseigner la philosophie au collège de Pons (Charente-Inférieure), de 1860 à 1862. Il abandonna alors l'état ecclésiastique auquel il semblait jusque-là voué, non sans avoir publié un ouvrage élogieux : De la littérature des Pères et de son rôle dans l'éducation de la jeunesse.

Se fixant à Paris, il y fit ses études de médecine de 1864 à 1868 et les termina par une thèse sur l'Hérédité des maladies. Il ouvrit son cabinet médical à Pons, où il exerça de 1868 à 1885.

Il s'y occupa également de politique. Conseiller municipal et maire de Pons en 1874, il entra au Conseil général de Charente-Inférieure en 1879 et le présida de 1897 à 1921.

Dés lors, sa rupture avec l'Eglise catholique fut consommée et c'est avec les idées républicaines les plus avancées qu'il se présenta aux élections générales législatives du 21 août 1881 dans la deuxième circonscription de Saintes. Il ne recueillit que 6.924 voix, contre 7.486 à M. Jolibois, sur 14.523 votants.

On sait, par contre, qu'il fut élu sénateur au renouvellement du 25 janvier 1885.
A peiné arrivé au Palais du Luxembourg, il s'assura vite une des premières places par son inlassable activité et son dévouement à la chose publique.

Siégeant au groupe de la gauche démocratique, dont il devint le président, il se spécialisa d'abord dans les questions d'enseignement et s'intéressa également au projet de loi relatif à l'exercice de la médecine (1892). Le 20 novembre 1893, il fut élu vice-président de la Haute-Assemblée.

Il retrouva son siège de sénateur au renouvellement du 7 janvier 1894, au premier tour de scrutin, par 559 voix sur 999 votants.

Réélu vice-président du Sénat dès l'ouverture de la session il démissionna le 4 novembre 1895 pour prendre le portefeuille de l'Instruction publique, des beaux-arts et des cultes dans le cabinet Léon Bourgeois formé le 1er novembre. A ce titre, il défendit le budget de son ministère et s'intéressa à la constitution des universités (1895 et 1896).

Au moment de l'affaire Dreyfus, il s'affirma un des partisans les plus déterminés de la révision du procès et entreprit dans le pays, dans la presse et au Parlement, une lutte passionnée pour la « défense républicaine et laïque ».

Vice-président de la Commission des finances en 1900 et de la Commission de la marine en 1901, il intervint sur le projet de loi concernant les associations.

Après les élections générales législatives de 1902 qui marquèrent le triomphe de la politique de Waldeck-Rousseau, celui-ci abandonna le pouvoir et désigna Emile Combes pour lui succéder. Ce fut incontestablement la grande période de sa vie.

En même temps que la présidence du Conseil, il prit le portefeuille de l'Intérieur et des cultes, et ne se contenta pas de poursuivre la politique de son prédécesseur, il l'accentua fortement dans le sens de la lutte anticléricale.
Il s'appuya sur une majorité républicaine et laïque appelée « Le Bloc » composée des éléments socialistes, des groupements d'instituteurs et de la franc-maçonnerie, pour faire fermer des centaines d'établissements enseignants et fit repousser par la Chambre les demandes présentées par les congrégations non autorisées pour obtenir l'autorisation.

Il entra ensuite dans un violent conflit avec le pape au sujet de la nomination des évêques de Dijon et de Laval et finit par rompre les relations diplomatiques avec le Vatican.

Il entreprit alors la séparation des Eglises et de l'Etat, mais n'eut pas le temps de mener son projet à bien. Son cabinet fut en effet obligé de démissionner le 18 janvier 1905 à la suite des remous causés par l'affaire des fiches qui avait déjà amené le général André à se retirer le 15 novembre 1904.

C'est au socialiste Aristide Briand que la Chambre des députés confie la charge de rapporteur d'une loi qui, après de longues discussions, est votée le 9 décembre 1905, Loi dite « de la Laïcité ».
Elle assure la liberté de conscience et la liberté de culte, mais rompt avec le concordat de 1801 ; après quatre années durant lesquelles les ministres du culte sont indemnisés, toute subvention leur sera retirée. Les biens ecclésiastiques sont transférés à des associations culturelles.

Emile COMBES retrouva son siège de sénateur aux élections du 7 janvier 1912, au premier tour de scrutin, par 664 voix, sur 990 votants. Il eut l'occasion de se faire entendre dans la discussion du projet de loi relatif à la liquidation des congrégations (1913).

Il mourut à Pons, le 24 mai 1921, à l'âge de 86 ans.

Outre les ouvrages cités plus haut, Emile Combes publia : De l'état actuel de la médecine et des médecins en France (1869), Une campagne laïque (1904), Une deuxième campagne laïque (1905). Il écrivit de nombreux articles dans la presse dont quelques-uns furent très remarqués : Virgile, poète didactique et poète médecin ; Le saint-simonisme, etc.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

Sa vie maçonnique
• Initié le 1er juin 1869 à la Loge « Tolérance et étoile de Saintlonge réunies »
• Frère de la Loge « Les amis réunis », BARBEZIEUX


JANUS



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