Société

Le conseil prud'homal a une nouvelle présidente

Traditionnellement, à mi-mandat, les conseils des prud’hommes changent de président. Le représentant des salariés accède au poste suprême et celui des patrons prends la vice-présidence. Ou inversement... Celui de Saint-Denis vient donc de désigner Marie-Denise Lallemand, la représentante de la CGPME. Mais l'originalité, c'est que les postes de président et de vice-président sont occupés par des femmes. Une avancée en ces temps où l'on évoque tant l'égalité des femmes...

Jeudi 5 Février 2009 - 07:35

Depuis hier, c’est Marie-Denise Lallemand qui est présidente des Prud'hommes, assistée par Marie-Sylviane Dijoux, sa vice-présidente.
Parité oblige, Marie-Denise Lallemand est membre de la CGPME, syndicat patronal et sa vice-présidente fait partie de la CGTR, syndicat des salariés.
"Nous sommes fiers de cette parité qui est garante du principe contradictoire et du droit de défense. Il y a des employeurs et des salariés, ce qui assure que la formation prendra la décision en toute impartialité" souligne la présidente.
L’assemblée générale du conseil de prud’hommes règle les conflits qui sont nés à l’occasion du travail, généralement entre un employé et son employeur. Le conseil est une voie de recours qui peut être saisi par l’une ou l’autre partie.
Une première étape, de conciliation, va permettre de trouver un terrain d’entente, l’occasion de négocier une sortie du conflit. Mais dans le cas où cette étape de conciliation n’aboutit pas, l’affaire est alors renvoyée en bureau de jugement.
Travailler de concert pour manager au mieux l’équipe, voici l’objectif que s’est atteint la juriste. "Notre conseil de prud’hommes reçoit et gère près de 1.600 dossiers par an. L’an dernier a été particulièrement difficile du fait de l’annulation des élections prudhommales en 2005", explique Marie-Denise Lallemand. Les dossiers se sont accumulés mais le retard, précise-t-elle, a été largement résorbé par son prédécesseur, Jean-Claude Perianayagom.
Le point principal du travail du conseil prud’homal consiste pour la présidente à ce que le justiciable reçoive une décision en temps et en heure et que les dossiers ne s’éternisent pas.
Melanie Roddier
Lu 1137 fois




1.Posté par David le 05/02/2009 07:36

Le jour où on remplacera le théatre des prud'hommes par un vrai tribunal composé de vrais magistrats professionnels soucieux de justice et non de vengeance, le chômage baissera. Pour l'instant, les décisions farfelues ne donnent pas confiance aux entreprises.

2.Posté par juillet82 le 05/02/2009 10:33

Cher David,
Pensez-vous réellement que de "vrais magistrats" pourraient sortir l'économie de La Réunion du tunnel? J'ai confiance en nos institutions...En outre, quelques fois j'ai peur de ceux qui mènent nos différentes embarcations. Qu'ils soient du coin ou d'ailleurs, certains seraient à bannir!
Je suis très heureux que deux femmes prennent la tête de cette institution. Je suis très heureux que ces créoles portent aussi haut les Lallemand et les Dijoux.

3.Posté par David le 05/02/2009 13:10

Les magistrats professionnels ne sont pas formatés par les syndicats. Quid du magistrat élu par les patrons, me direz vous ? Croyez vous qu'il veuille prendre le risque d'une grève dans son entreprise ? Oups...quand on met de côté le politiquement correct, on se rend compte qu'il est difficile d'avoir confiance en cette institution. J'ai confiance dans (presque) toutes les institutions de la République, sauf les Prud'homme.

4.Posté par Trouillomètre au maximum le 05/02/2009 14:13

Cherchez les chiffres et vous verrez la proportion de décisions qui donnent raison aux patrons ...
La logique me pousse à dire qu'ils n'ont pas tort systématiquement. Parfois même ont-ils raison à 100 % mais se font condamner presque systématiquement ...
Il arrive même que les juges des prudhommes ne connaissent strictement rien au droit ni même aux principes les plus élémentaires du droit.

Il est curieux qu'un maçon professionnel ou médecin professionnel puisse devenir juge. En revanche un juge professionnel ne peut pas devenir maçon ou médecin. Et en plus ces "juges" sont encartés syndicalistes ...

Chacun à sa place ...
Pauvre France ...

5.Posté par David le 05/02/2009 17:40

Et oui Cher Trouillomètre, et cela en vertu du principe de "l'appréciation souveraine des juges du fond". La différence est qu'un magistrat professionnel voit souvent du bleu quand c'est bleu, du vert quand c'est vert. Mais un conseiller prud'homal, dont l'appréciation souveraine a été formatée par des syndicats irresponsables, voit forcément du rouge partout et tout le temps.
Le résultat est que les patrons ont PEUR d'embaucher.

Pauvre France...

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Si aucune page de confirmation n'apparaît après avoir cliqué sur "Proposer" , merci de nous le faire savoir via le mail contact@zinfos974.com
------
Merci de nous donner les informations suivantes, elles nous serviront à mieux cerner votre situation :
-- Smartphone ou ordinateur (mac ou windows)
-- Navigateur utilisé
-- Votre fournisseur d'accès internet
------
Toute l'équipe de Zinfos974 vous remercie