MENU ZINFOS
Patrimoine

Le Séga Réunionnais


Le séga fait partie intégrante du patrimoine réunionnais. Des familles entières se reconnaissent à travers cette musique variée et cette danse, endiablée parfois, qui sont apparues dès le début du peuplement de l'île et qui n’ont cessé d’évoluer au fil des siècles.

Par Sabine Thirel - Publié le Samedi 26 Décembre 2009 à 08:59 | Lu 8265 fois

Esquisse - SVT
Esquisse - SVT
Lorsque les premiers habitants arrivent sur l’île de La Réunion, ils emmènent avec eux des instruments  légers faciles à transporter comme le fifre, la flute, le violon ou le tambour. Les musiques que les marins en tirent rythment les journées sur les navires et les soirées à terre. Elles sont au départ des musiques militaires ou des chansons de marins. Elles ponctuent les activités maritimes pendant tout le trajet, chansons à hisser, chansons à virer, qui sont aussi des chansons à boire ou à manœuvrer.

Ces marins, pirates ou autres habitués des tavernes européennes s’installent dans l’île et continuent à chanter et à danser comme ils le faisaient avant. Ces hommes de Bretagne ou de Vendée rencontrent des Hollandais, Polonais ou encore Portugais. Se perpétuent alors la Polka, la valse ou le quadrille. Aux petits instruments s’ajoutent le banjo qui supplantera le violon. Dans les grandes maisons de "la bonne société créole" les jeunes filles apprennent le piano. 

Au XVIIIe siècle, dans les soirées organisées par les riches colons, les musiciens jouent ces airs européens. Mais les musiciens sont recrutés parmi les Noirs libres ou esclaves. Ils apprennent à tirer des sons de l’instrument en y ajoutant ici ou là des rythmes liés à leurs origines ethniques, africaines, malgaches ou indiennes. En effet, ces "jouars" comme on les nomme alors, animent les bals.

Au début du XXe siècle se greffent d’autres instruments venus d’Europe, l’accordéon diatonique nommé aussi "ralé-poussé", puis l’harmonica, la guitare, la clarinette, et d'autres instruments à vent qui formeront  l'orkès en cuivre.

Bien entendu, lorsqu’ils retournent chez eux, racontent leurs soirées, font écouter les airs et même parfois miment en se moquant des danses stéréotypées des Blancs. C’est ainsi que nait le quadrille créole.

Huile sur Goni - SVT
Huile sur Goni - SVT
Pendant que les Blancs s’amusent eux-aussi à imiter les Noirs dans les salons, les esclaves, puis les engagés pratiquent la "Danse des Noirs" dans les camps et dans des endroits assez éloignés des colons.

Ils chantent et dansent sur les rythmes africains et Malgaches au son des percussions du "roulèr", du "kaïambe" et de l’instrument à corde "bobre". Ces chants et danses qui se nomment le "tshéga", deviennent le "séga Typique" ou "séga Ravane" à Maurice, "séga Tambour" à Rodrigue et aux Seychelles "Séga Moutia",  "Maloya" à Bourbon.

Le terme "séga" récupéré par la bourgeoisie locale, trouve sa place dans la société coloniale qui l’applique à des chansons et  danses de salons créolisées. Cette musique populaire à l’humeur joyeuse prend aussi sa place dans le cœur des Réunionnais.

Le séga "piqué", séga traditionnel ou séga "dentelle" se danse en couple. Rouler est un séga dont les paroles sont en langue créole, la voie du peuple est reconnue, le temps d’une danse, dans les salons. Il faut noter que les créoles  n'avaient pas de costumes traditionnels. Ceux que nous croyons connaître n’ont été inventés que pour le tourisme par des troupes comme par exemple le groupe folklorique de La Réunion créé par Bernadette Ladauge.

De nombreux musiciens ont assuré la pérennité du séga en le modifiant volontairement ou pas, le faisant passer du séga traditionnel au séga moderne.  Luc Donat, Michel Admette, Michel Adélaïde, Pat'Jaune, la famille de Jules Joron avec Ousanousava ou Baster, Henri Madoré, Pierre Rosély, Jean-Pierre Boyer, Michou, Maxime Laope… Bien entendu, la liste n’est pas exhaustive.

Rattrapé par les musiques étrangères, le séga a du mal à garder son identité, il évolue chaque jour parfois en ségae, raggae, ou autre musique del sol…



Sources :
- Musiques traditionnelles de La Réunion, Jean-Pierre La Selve- Institut de Linguistique et d’Anthropologie de La Réunion
- Christophe David et Bernadette Ladauge, Un siècle de musique réunionnaise, Association Lacaze  
 - Le grand livre de l'histoire de La Réunion / Daniel Vaxelaire. - Ste Clotilde (La Réunion) : Orphie, 2003. - 2 vol.




1.Posté par thierry le 26/12/2009 10:44

Rattrapé par les musiques étrangères, le séga a du mal à garder son identité, évolue en ségae, raggae, ou autre musique del sol…


€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€€


il est surtout considéré comme pipi de chat par les PCReux tendance Maloyistes, tous ces zarcboutans autoproclamés et alimentaires encartés qui confisquent la kiltir pour servir leurs intéréts....



2.Posté par chikun le 26/12/2009 10:49

Comme tout le monde ne la sait pas, le mot patrimoine est la juxtaposition des mots Patrie et moine.
Toujours cette culture religieuse catholique :
Moine : vient du grec ancien monos qui signifie « solitaire » et plus particulièrement « célibataire ».
Patrie : vient de la création de la france par clovis par sa conversion au catholicisme.

Tout nous ramène au catholicisme dans notre petit paradis.
Vive le séga, 1er patrimoine Réunionnais.
Et vive Noël ; comme nous dit en créole :
L'enfant qui va naître va appelle Ali le fils de dieu.

3.Posté par Réaliste et pondéré le 26/12/2009 11:17

C'est ça la musique de réunion ou de l'union de tous les Réunionnais; n'en déplaise à certains . Je me fous de l'inscription du maloya à l'UNESCO ou ailleurs. Je ne me reconnais pas dans le vocabulaire de "mon zié, mon bousse, mon cévé,.." et j'en suis complètement indifférent à l'importance qu'on veut donner au maloya qui n'est pas "mon kiltir"? Quant à l'esclavage, la REUNION n'est pas le centre du monde et l'esclavage continue d'exister en INDE, la soi-disante plus grande démocratie du monde, à travers les castes. Ceux d'ici y gagneraient à aller en croisade dans ces régions où on exploite la population de façon éhontée er barbare. A moins que pour ce genre de pays leurs défenseurs diraient :" c'est leur culture et on ne peut y déroger". Dans ce cas allez vous faire voir!

4.Posté par Choupette le 26/12/2009 13:10

Haaaaa, je vois que je ne suis pas la seule à partir en croisade POUR la reconnaissance du séga comme VRAIE musique culturelle de La Réunion.

Merci les gars ! Je me sens moins isolée.

Pour moi le maloya a été créé pour contrer le séga. Sans vouloir renier mes origines.
Le maloya est devenu très alimentaire.

Voir les jupes virevolter sur un air de séga est un enchantement.

Vive le vrai séga d'origine !

5.Posté par zoreil do fé le 26/12/2009 14:10

Pourquoi, mme choupette vouloir absolument opposer le maloya au séga et chercher qui est LE VRAI son péï...ne peut on pas dire que ces deux mouvements musicaux reflètent à eux deux les composants de la musique réunionnaise dans son ensemble? on peut tout de même ajouter que le Séga est plutôt à vibrations Européennes et que le maloya à vibs Africaines....

6.Posté par bertel le 26/12/2009 14:23

4.Posté par Choupette le 26/12/2009 13:10
.../...
Pour moi le maloya a été créé pour contrer le séga. Sans vouloir renier mes origines."


Hein !? Heuh... ! ...s'cuze mon pardon siouplé... Vous pouvez nous le répéter !.... sans renier vos origines... !?

Il faut interdire les pétards... cela brouille les esprits... Lol

Bertel de Pétard

7.Posté par bertel le 26/12/2009 16:25

4.Posté par Choupette le 26/12/2009 13:10
.../...
Vive le vrai séga d'origine !


J' adoore, Choupette, le mot origine ...

Wouah ! Wouah !

Bertel de Pétard

8.Posté par nicolas de launay de la perriere le 26/12/2009 16:38

le séga a t il besoin d'une reconnaissance...? si oui, pourquoi ,?

9.Posté par didier le 26/12/2009 19:22

maloya & sega

pou moin vive le séga,poukoué artiste de la réunion y mélange la langue malagche avec creole réunion
quabd bana y maloya y parle de mada ,my pense que néna rien a voir avec mada ,,,,

ci zot y veux bien réponde à moin??????

10.Posté par Caton2 le 26/12/2009 19:31

Chikun. Patrimoine vient de patrimonium, de pater, père. en latin et signifie qui vient du père.

11.Posté par Choupette le 26/12/2009 19:57

@ 5.Posté par zoreil do fé et @ 6.Posté par bertel

Vous avez tout à fait raison.
Je devrais me modérer même si je n'aime pas le maloya :-D

12.Posté par chikun le 26/12/2009 20:43

Le séga n'a rien à voir ek le maloya.
Le séga c'est l'amour, c'est la mixité, c'est universel.
Le maloya c'est l'inverse. c'est le repliement sur soi-même, la ségrégation ...le conflit instrumentalisé.

13.Posté par Henri L. le 29/12/2012 04:30

j'ai beaucoup étudié l'histoire des Mascareignes. j'ai fait ma thèse sur le séga et je pense que le séga est la vrai culture de l'océan indien, le maloya ne désigne qu'une branche du Séga qui exprime le mal-être des esclaves, le maloya n'est qu'une INVENTION LOCALE ! regardez à Maurice ou aux Seychelles : il y a pas de maloya, et pourtant nos iles ont eux la même histoire. La musique traditionnelle mauricienne et seychelloise sont très très proche (juste un rythme plus rapide pour le séga traditionnel mauricien). Dans le maloya, les malgaches ont ajoutés beaucoup plus tardivement leurs héritages culturels d’où l'augmentation des percussions (le séga typique devient maloya). Le maloya n'a été crée qu'après le séga traditionnel !!
Certes le maloya est une partie de l'héritage des chants d'esclave mais le Séga est une plus grosse parti de l'héritage des iles de l'océan indien (musique des esclave + celles des colons) il est et restera la vraie musique et la vrai danse des esclaves; le maloya n'existerai pas sans le Séga ! le maloya est inclue dans le Séga ! c'est au séga original que doit revenir la classification à l'Unesco !
Aujourd'hui, pour beaucoup de réunionnais le séga est une musique descendant des colons européens, ils ignorent qu'on a donner le nom de "maloya" a une branche du séga !

Nouveau commentaire :
Twitter

Si aucune page de confirmation n'apparaît après avoir cliqué sur "Proposer" , merci de nous le faire savoir via le mail contact@zinfos974.com
------
Merci de nous donner les informations suivantes, elles nous serviront à mieux cerner votre situation :
-- Smartphone ou ordinateur (mac ou windows)
-- Navigateur utilisé
-- Votre fournisseur d'accès internet
------
Toute l'équipe de Zinfos974 vous remercie
 

1F Rue de La Martinique

97490 Sainte-Clotilde

06 92 97 75 75
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales

- CGU

- Politique de Confidentialité

- Nos Journalistes