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Société

Le Port: 12 ans après avoir perdu leur parcelle, ils réclament toujours un logement adapté


Par - Publié le Vendredi 1 Novembre 2019 à 17:33 | Lu 8066 fois

Dix ans qu'ils espèrent obtenir un logement plus adapté. En 2007, le couple Amad a quitté la parcelle qu'il occupait depuis 25 ans au Port pour rejoindre un appartement attribué dans le cadre d'une opération de résorption de l'habitat insalubre. Car leur logement familial de l'époque faisait partie de la RHI Say-Piscine, dont le chantier a été confié à la SIDR. "Nous avions accepté ce logement comme logement transitoire, le temps des travaux", expliquent les sexagénaires. Mais les travaux sont depuis longtemps terminés, et les époux Amad, eux, n'ont pas bougé.

"On payait les taxes foncières depuis 25 ans. Mais la parcelle a finalement été attribuée à une autre famille", regrettent-ils, contestant fermement avoir renoncé à cette parcelle et accepté leur logement actuel comme solution "définitive". "Il y a anguille sous roche...", estime à ce propos leur fille, Hasna. 
 
Aujourd’hui, plus question pour le couple de se battre pour récupérer la parcelle sur laquelle ils avaient tant de souvenirs. Mais les époux Amad réclament toutefois un logement équivalent à celui dont ils disposaient. "Parfois quand des gens veulent venir, j’ai honte", confie Hélène depuis son salon. "Il leur faut quelque chose de décent, ce n'est pas adapté pour des gens de cet âge", s'indigne aussi Jonathan, leur beau-fils. 

Dossier égaré

Car outre le problème d'absence d'aération dans la cuisine, le couple est las d'être obligé d'emprunter un patio extérieur pour passer d’une pièce à l’autre. Et surtout de gravir un escalier en ferraille en colimaçon (également en extérieur) pour regagner leur chambre. "Quand il pleut, ça glisse, quand il fait chaud, ça brûle". La nuit, en cas d'envie pressante, il leur faut emprunter ces escaliers extérieurs pour regagner les toilettes situés en bas. Sous la pluie le cas échéant. "En cas de cyclone, on est obligé de dormir dans le salon", expliquent-ils. Et si pour le moment, le couple parvient à gravir cet escalier, les années qui passent laissent présager de difficultés grandissantes.
 
À plusieurs reprises, les époux Amad ont cru pouvoir profiter d’un nouveau logement dans le cadre de projets qui devaient sortir de terre. "On nous a dit plusieurs fois qu’on serait prioritaire. À chaque fois on y a cru, on a attendu, puis rien", se désole la famille. "On nous a dit que notre dossier a été égaré deux fois", souligne le mari, Saïd, exaspéré par la situation.
 
Contactée, la SIDR n’explique pas la réattribution de la parcelle à une autre famille, mais indique que les logements ont été attribués "en fonction des situations de l’époque". Le bailleur social assure que la famille Amad validé ce relogement comme étant définitif. Sans toutefois pouvoir fournir un document l'attestant.  

"La SIDR a ainsi assuré son obligation de relogement, validé par la famille, au titre de la RHI.  L'aménagement de la RHI s'est poursuivi sur les terrains libérés  conformément aux plans établis à l'époque", nous indique le directeur de l'aménagement Charles Fischer. "On ne les laisse pas tomber", ajoute-t-il, avant de concéder : "Entre ce qui est possible, ce qui est souhaité, et ce qui est faisable, ça ne matche pas toujours".

Un rendez-vous doit avoir lieu le 12 novembre entre les deux parties. 


Marine Abat
Journaliste - En charge du secteur Ouest - Fortement attachée aux valeurs du développement durable... En savoir plus sur cet auteur


1.Posté par Hoarau le 01/11/2019 17:08 (depuis mobile)

Lamentable la SIDR trouve tjrs une raison.
https://youtu.be/Y_HOxq8HgF8
Anguilles sous roches vous croyez pas si bien dire. Un profond malaise ou les passes droits sont devenus politiquement correct

2.Posté par Choupette le 01/11/2019 17:23

C'est comme ça qu'ils pratiquent. Ils font croire aux gens qu'ils les déplacent et qu'ils reviendront une fois que le logement sera construit, en définitive les gens ne reviennent jamais.

3.Posté par rekin le 01/11/2019 17:24

et pendant ce temps les bonnes connaissances des hauts placés de la SIDR gagnent des logements en 2 semaines 1 mois chrono pendant que les autres galèrent des années

4.Posté par Kreol974 le 01/11/2019 19:09

La SIDR a fait la même chose avec certaines familles de la RHi de la Petite-Île de St-Denis.

5.Posté par durand le 01/11/2019 19:14

si il avait une taxe fonciere il etait donc proprietaire ,,


6.Posté par Marie le 01/11/2019 20:28 (depuis mobile)

Courage mes amis et ne lachez rien !

7.Posté par LAMPION le 01/11/2019 21:28

Dans toute institution,il n'y a personne pour répondre,la seule solution du moins une des seules c'est les tribunaux et là il faut être armée.
Ce qui nous tu encore plus,assez souvent c'est que en face on trouve un interlocuteur qui vient du même monde que soi même et au bout il y a l’indifférence . Autrement dit je n'ai rien à foutre de ton problème.
Quand à moi je suis guéri de l'indifférence.

8.Posté par naila amad le 02/11/2019 01:51

Hélas, nous vivons dans un monde où les malhonnêtes abusent de la fragilité et de la vulnérabilité des personnes qui s'acquittent de leurs dûes envers la société et au bout du compte on leurs tournent le dos, quand ils sont dans leurs droits. Un projet s'est présenté à eux avec en partenariat avec la mairie pour les reloger. Ôù sont ces promesses ? Pourquoi autant de temps ? Mr AMAD a droit à la vérité et à la transparence des démarches pris par la SIDR. Sortez de vos bureaux et allez visiter les logements indécents que vous proposez, soyez réaliste et arrêtez de fermer les yeux dans les situations où vous mettez ces familles, je sais qu'il a beaucoup de famille dans le cas de Mr AMAD. A ces familles faites vous entendre également.

9.Posté par ste suzanne le 02/11/2019 05:20

C EST AVEC LA COMPLICITÉ de qui que la SIDR a pu avoir ses terrains il faut bien que la MAIRIE

les a envoyer un droit d expropriation

voilà se qui arrive ont les fait croire mont et merveille et a la fin rien
eux ils vivent dans les villa leur enfants pareil avec des gros salaire la plupart sans diplôme et sans avoir pointé au chômage

partout c est pareil ils vantent de résorber les habitats insalubre
ET A LA FIN ON ENLÈVE GENS QUI SONT PROPRIÉTAIRES POUR LES METTRE DANS DES BIDONVILLES

et SUR SE DOMAINE LES COCOS SONT PREMIER

10.Posté par KUNTA KINTE le 02/11/2019 05:50

Charles FISHER en ta qualité de ROTARIEN et non de directeur de l'aménagement, as-tu appliqué le critères des 4 question de ton organisation ?
si c'était le cas, cette situation devrait déjà être régler de façon favorable pour ces personnes...

11.Posté par le Parrain... le 02/11/2019 04:36

vol

12.Posté par Juliette CARANTA-PAVARD le 02/11/2019 07:22

*Le mensonge - spécifiquement réunionnais,

*Associé à la naïveté - spécialement cultivée, ICI !

*Un bon mélange...

13.Posté par Thomas GILBERT le 02/11/2019 07:28

Il faut aller jeter un coup d'oeil à St gilles les hauts à Champ de merle avec la SEDRE. Des familles attendent désespérément de retrouver leur bout de terrain. Ils sont logés en immeuble depuis 5 ans, soit du provisoire définitif.
Ces organismes spéculent sur la misère avec la bénédictions des mairies qui apportent un soutien politique et financier en garantissant les emprunts.

14.Posté par Vérité le 02/11/2019 07:42 (depuis mobile)

Ce monsieur devrait interpellé la CNL est une maison de justice ...
En tout cas je souhaite un bon courage à ce mr ...

15.Posté par SIDR Finette le 02/11/2019 08:18

Bana t sar fé le meme nafaire la famille NATIVEL dans la SIDR Finette. Néna une association la bataille pou zot et depuis toute la gain in ti kaz su le terrain zot zancetre la fé grandi a zot. Mais loyer lé exhorbitant

16.Posté par David le 02/11/2019 08:39 (depuis mobile)

Je confirme ce Monsieur avait une maison depuis plus de 25 ans. Sa maison avait une porte bleue. Sa famille a construit la Ville du Port quartier Say Piscine. On devrait l'aider à récupérer sa maison, c'est de l'expropriation.

17.Posté par Dave 2019 le 02/11/2019 08:40 (depuis mobile)

Les responsables de cette expropriation ont tiré un mauvais numéro, ce Monsieur n'est tout seul, toute la communauté, tous les Portois vont l'aider.

18.Posté par x le 02/11/2019 11:51

La commune est partie à l'affaire.
Que la famille saisisse le Défenseur des droits, dont une représentation se situe dans la Zac 2000.
Une bonne solution sera vite proposée...

19.Posté par polo974 le 02/11/2019 14:25

"La SIDR a ainsi assuré son obligation de relogement, ... " nous indique le directeur de l'aménagement Charles Fischer.

Et bien qu'il échange sa case avec la leur...
Pas d'aération dans la cuisine => insalubre

Marchand de sommeil...

20.Posté par Saucratès le 02/11/2019 18:24

Les opérations de résorption de l'habitat insalubre (Rhi) sont de véritables arnaques institutionnelles. On élève (ou on a élevé) des tours ou des centaines de logements sociaux sur des bidonvilles, et on a privé des familles des terrains où des enfants et des générations étaient nés. Evidemment, le plus souvent, ces administrations ont été capables d'arracher des signatures de papiers à des personnes qui leur ont fait confiance. Comment pouvaient-ils imaginer que les papiers qu'on leur faisait signer avaient pour objectif de leur faire accepter l'inacceptable ? Après, combien de ces familles occupaient des terrains qu'ils ne possédaient pas. Combien de terrains ont été volés à de légitimes propriétaires. Familles de petits blancs des hauts, de petits propriétaires ruraux volés à l'occasion du décès d'un patriarche. Cela n'empêche pas de communier avec cette famille AMAD et de contester le vol, le dol, dont ils ont ete victimes de la part d'une institution, La SIDR, qui aurait dû avoir à cœur de traiter humainement cette situation. Saucratès.

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