Océan Indien

Le Parlement européen met la pression à Madagascar

Mardi 16 Février 2010 - 09:29

Le Parlement européen s'est réuni à Strasbourg en fin de semaine dernière et a convenu d'un certain nombre de résolutions face à la situation politique à Madagascar. Il a fait part à la HAT (Haute autorité de transition) d'un texte de résolutions d'urgence face à ce qu'il estime être une violation des Droits de l'Homme, de la démocratie et de l'État de droit.


Le Parlement européen met la pression à Madagascar
C'est en son palais à Strasbourg que le Parlement européen s'est réuni le 12 février dernier pour débattre d'un certain nombre de résolutions d'urgence concernant la Grande Ile. Dans le texte qui a été publié et repris sur le journal en ligne madagascar-tribune.com, le Parlement européen est ferme sur sa position et considère que l'instabilité politique qui règne aujourd'hui sur la Grande Ile est la conséquence d'un "coup d'État" d'Andry Rajoelina, l'actuel président de la HAT (Haute autorité de transition), ce qui a conduit le pays "dans une situation précaire tant sur le plan socio-économique qu'humanitaire".

Ainsi le Parlement européen :    

     1. "réitère sa condamnation énergique du processus de la prise de pouvoir à Madagascar par M. Rajoelina, en violation flagrante des dispositions de la constitution malgache, ce qui constitue bel et bien un coup d’État ;
    2. condamne fermement la décision de M. Rajoelina d’annuler la nomination d’Eugène Mangalaza comme premier ministre, installé après un accord de partage de pouvoir entre tous les partis politiques au mois d’octobre 2009 ;
    3. condamne fermement la décision de M. Rajoelina de boycotter la troisième série de négociations à Maputo au mois de décembre et de se retirer des discussions sur le partage du pouvoir ;
    4. demande instamment la mise en œuvre des Accords signés à Maputo et à Addis Abeba conduisant à la restauration d’un gouvernement constitutionnel ;
    5. condamne la répression systématique de l’opposition, la censure des médias et l’intimidation et l’arrestation systématique de journalistes, les arrestations et tortures des civils, d’hommes politiques et la détention sans inculpation et dans des lieux inconnus de nombreuses personnes ; demande la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques et l’annulation des procédures judiciaires contre ceux-ci ;
    6. exprime sa profonde préoccupation quant à la disparition de plusieurs centaines de personnes dont une centaine d’enfants et d’adolescents ;
    7. réclame une enquête internationale indépendante sur tous les meurtres politiques à Madagascar, toutes les violations des droits de l’homme et tous les actes de répression perpétrés par les forces de sécurité et l’armée ;
    8. désapprouve toute tentative de M. Rajoelina d’organiser unilatéralement des élections en mars 2010 et ne soutient que des élections préparées par un gouvernement consensuel et inclusif tel que prévu dans la Charte de Maputo et l’Acte additionnel d’Addis-Abeba, et conformément au calendrier électoral et après consultation du peuple malgache ; demande, par conséquent, à la Commission et aux États membres de n’envoyer une mission d’observation des élections que dans le cadre défini par les Accords de Maputo et d’Addis-Abeba ;
    9. est convaincu que l’accord de Maputo et l’Acte additionnel d’Addis-Abeba sur Madagascar est le seul cadre possible d’une solution à la crise politique à Madagascar ; considère que le dialogue constructif est la seule manière viable d’aboutir à une solution politique de la crise ;
    10. demande la mise en place rapide du processus de désarmement et de dissolution des milices en vue de rétablir une armée républicaine ;
    11. demande qu’en cas de non-respect des engagements pris à Maputo et à Addis-Abeba, des sanctions individuelles et ciblées soient prises sélectivement à l’encontre des dirigeants actuels de la Haute Autorité de Transition (HAT) qui font un blocage délibéré ;
    12. demande que des poursuites judiciaires soient engagées contre des auteurs présumés de pillage des biens privés, des biens publics et des ressources naturelles de Madagascar ; demande à tout gouvernement intérimaire de Madagascar de ne conclure aucun accord ou contrat avec d’autres pays ou entreprises portant sur les richesses naturelles et le patrimoine national, avant que des élections ne soient tenues et que la population malgache n’octroie un mandat légitime à un nouveau gouvernement ;
    13. demande à la communauté internationale et à l’Union européenne d’accroître leur aide humanitaire en faveur du peuple malgache ; rappelle que le rétablissement progressif des programmes de coopération avec Madagascar est conditionné par la mise en place des institutions de la Transition conventionnelle du gouvernement consensuel et inclusif conformément à la Charte de Maputo et à l’Acte additionnel d’Addis-Abeba, et par le respect intégral de l’ensemble des principes démocratiques et des libertés fondamentales ;
    14. soutient les efforts de l’ancien Président de la République du Mozambique, M. Joachim Chissano, médiateur de la Communauté de développement de l’Afrique australe dans ce processus ; et demande aux quatre mouvements politiques à Madagascar de revenir immédiatement à la table des négociations pour convenir d’un agenda politique pour des élections justes, démocratiques et transparentes en 2010 ;
    15.  demande à l’Union africaine, à la Communauté de développement de l’Afrique australe et au groupe international de contact de mener le processus de transition à bonne fin ;
    16. demande à la Commission de rendre compte au Parlement européen de l’évolution du processus de consultation en cours avec Madagascar à la suite de l’application de l’Article 96 de l’Accord de Cotonou ;
    17.  charge son Président de transmettre la présente résolution à la Vice-Présidente/Haute Représentante de l’Union européenne, à la Commission européenne, au Conseil de l’Union européenne, au Conseil ACP-UE, au Secrétaire général des Nations unies, à la Communauté de développement de l’Afrique australe, au Président Joaquim Chissano et à la Commission de l’Union africaine".

Dans un communiqué, le président de la HAT, Andry Rajoelina,  dit "avoir pris acte avec regret" de ces résolutions et considère qu'elles ont été prises de manière "unilatérale".

Un nouveau GIC (Groupe international de contact) est par ailleurs prévu à Addis-Abeba, en Éthiopie, le 18 février prochain pour discuter de la Transition à Madagascar et d’un éventuel retour à la table des négociations.
Karine Maillot
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1.Posté par jubilation le 16/02/2010 10:49

Beaucoup d'élus Européens ne savent même pas où se trouve MADAGASCAR, de même pour l'Ile de la Réunion. Ils sont nombreux à penser que MADAGASCAR et même l'Ile de la Réunion se trouvent dans les Antilles.
Certains croient même qu'il y à des Lions, des Eléphants, des Giraffes et autres dans les Iles des Mascareignes !!!
Ils préfèrent les Voyages en aéronef et TGV, bien sur gratos et aussi les Palais dorés Européens.
Pas confiance en cette Europe là et ses élus. Les malgaches ne pourront s'en sortir que par eux-mêmes et ils le savent. Ils savent aussi que tout un tas de Pays malfaisants font semblant de s'occuper d'eux en ayant comme arrière pensée de profiter des richesses Malgaches.
La première richesse des Malgaches est la gentillesse que n'ont pas les élus Européens !!!

2.Posté par gasy tezitra le 16/02/2010 11:00

les malgaches payent leur incapacité à se mettre d'accord au détriment de la population,
il faut que les malgaches comprenent que les hommes politiques d'europe doivent rendre compte devant le peuple et ne peu pas distribuer l'argent du peuple 800 000 000 euro sans contre partie !!!!
les hommes politiques malgaches sont seuls responsables de cette situation, au puple malgache de les mettre devant leur responsabilité !!!

3.Posté par 78ROSCOS76 le 16/02/2010 11:23

REPONSE POSTE 1
Le Parlement Européen condanne le pouvoir mis en place.IL faut bien lire entre les lignes.
Madagascar est une très belle ile diversifiée.Le peuple est gentil et pauvre. Cette ile est trop chère pour le tourisme par rapport au niveau de vie des Malgaches. L'Europe aide beaucoup de pays mais ne donne pas de l"argent à des dictateurs qui s'en mettent plein les poches comme à Madagascar ou le peuple n'en profite pas pour sa prospérité.
CONCLUSION Avant de critiquer le Parlement Européen et heureusement qu'il existe,de critiquer les Européens,par vos paroles et écrits,vous déclarer une guerre civile et je vous classe dans les révolutionnaires et à partir de cela vous n'avez plus d'issue.Réfléchissez avant d'écrire n'importe quoi,

4.Posté par Zazabe le 16/02/2010 15:41

Le Parlement Européen n'a semble-t-il d'Européen que le nom....Chacun tire de son bord.On l'a vu récemment lorsqu'il s'est agi de soutenir les Pays faisant partie de l'Europe,tel en premier lieu la Grèce...puis dans quelque temps l'Espagne ou le Portugal.
Alors il est plus facile de donner des "Conseils" à Madagascar,qui est loin,pauvre,mais où des richesses sont encore à exploiter dans son sol,et qui attise bien des tentations.
Plus facile également que de faire appliquer les résolutions de l'ONU prises pour GAZA,après la très triste opération "Plomb durci" qui a fait une grand quantité de morts adultes et même de nombreux enfants.
Mais évidemment Madagascar ne touche pas Israël et encore moins l'Europe!

5.Posté par Joseph le 17/02/2010 00:31

Je vous prie de prendre connaissance du fait que le caractère mensonger et outrancier des propos tenus par les 23 Députés Européens (coupables de forfaiture) qui ont réussi à faire voter à main levée leur résolution, va être publiquement relevé par une plainte pour diffamation par nombre d'officiels Malgaches. Une suite va être donnée bien entendu. Cette Europe technocratique complice d'un ancien dictateur qui a détourné des fonds publics et plongé ce pays dans une misère durable en augmentant le PIB pour 10% seulement de la population et s'en glorifie, qui s'est enfui après avoir fait tirer sur une foule tuant plus de 50 personnes et en handicapant à vie des centaines d'autres, ce n'est pas l'Europe que nous aimons et avons élue. Il s'agit là d'une Europe qui défend des intérêts privés d'un Clan et n'hésite pas à mentir effrontément afin d'induire en erreur la majorité des Députés qui ignorent pour la plupart tout de Madagascar.

Il s'agit là d'une campagne de diffamations grossières qui a été concertée de façon simultanée de Paris à Genève en passant par La Réunion (Mme Elyett Rasendratsirofo, Eric Rabenandrazana, Andriantavy etc ...) entre différents acteurs de la SADC, de l'Union Africaine et de l'Europe ultra-libérale afin de prétendre que Madagascar serait à feu et à sang (églises pillées, disparitions, tortures, viols etc ...) dans le but d'imposer un isolement international du régime de démocratisation de Madagascar qui va à l'encontre des intérêts des sociétés et Etats qui ont contracté avec Ravalomanana (mines et agro-industries) dans des conditions très avantageuses en échange d' avantages divers pour ses propres sociétés et qui vont forcément être remises en cause, renégociées, moralisée (Cf déclaration aujourd'hui en ce sens du Ministre Malgache des Mines à Bloomberg Businessweek de retour de Maputo avec Camille Vital).

La SADC et l'environnement économique Anglophone surtout mettent le paquet sur ces opérations de désinformation relayées localement par le petit Collectif de la Réunion qui se prétend représentatif des Malgaches de la Réunion mais qui n'est qu'une officine fidèle à l'ex-Président démocratiquement devenu dictateur en fuite en Afrique du Sud avec ses milliards en poche et son réseau puissant de prédateurs économiques Africains.

Voici la déclaration de ce jour du Président Rajoelina lui-même. A 35 ans on voit qu'on a affaire à un Chef d'Etat et non à un "petit DJ sans envergure", sans vouloir mépriser ni les ex-DJ ni les ex-Laitiers d'ailleurs :

"Cette lettre ouverte aux amis de Madagascar, émanant du Président Andry Rajoelina, a été publiée en anglais dans le « Wall Street Journal » en date du 16 février 2010. C’est-à-dire qu’elle est antérieure à l’exploit des zéros du Parlement Européen qui, à 10.000 km et sans y avoir posé le moindre doigt de pied, condamnent sans discernement aucun, sur la seule base de rapport complètement erroné. Mais c’est ce qui suit que l’Histoire, avec un grand « H » retiendra, lorsque le temps des regrets viendra. Pour le moment, la Communauté Internationale, agissant en capitaliste qui n’a pas perdu son réflexe de colonialiste, est arrivé à diviser pour mieux régner sur les immenses richesses de cette Grande île de l’océan Indien. La suivent, les inconscients qui n’ont d’autres dieux que Marc Ravalomanana et sa capacité de nuisance." Jeannot Ramambazafy (Madagate)
/avec son autorisation/


LETTRE OUVERTE DE SEM ANDRY RAJOELINA 16/02/2010

« Madagascar, mon pays, est en train de s’enliser dans une crise politique d’une extrême gravité, et aucune issue n’est en vue pour le moment. Cette situation est le résultat de la série d’évènements suivants.


Au mois de mars dernier mon prédécesseur, Marc Ravalomanana, réveillé par un mouvement populaire sans précédent, a enfin pris conscience des limites de son exercice autocratique du pouvoir. Il a décidé de quitter le pays, et a confié le pouvoir à un directoire militaire, lequel directoire a ensuite considéré qu’il était juste de me transférer ce pouvoir, ainsi que la constitution l’y autorisait. La Haute Cour Constitutionnelle malgache, composée de membres nommés par Marc Ravalomanana, a validé ces actions et a décrété qu’elles étaient conformes à la Constitution.


La Communauté internationale, cependant, s'est insurgée contre ce qu'elle a appelé un « putsch » ou un « coup d'état » - termes contre lesquels je m'oppose vigoureusement, car ce n’est pas seulement par l’approbation de la Haute Court Constitutionnelle, mais aussi par la volonté d’une large majorité du peuple malgache que je suis à la tête de la Haute Autorité de la Transition.


Dès que j'ai pris le pouvoir, j'ai clairement dit que cette période de transition serait aussi courte que possible. J'ai demandé un retour à l'ordre constitutionnel par un référendum rapide et par des élections transparentes et démocratiques. J'ai demandé à la communauté internationale de soutenir mon pays dans ces efforts.


La réponse (qu’elle vienne des Nations Unies, de l’Union Africaine, de l’Organisation Internationale de la Francophonie comme de la Southern African Development Community) a consisté à imposer une transition « consensuelle et inclusive », sous la menace de sanctions. Dans ces sanctions il y a la suspension de l’aide économique sans laquelle mon pays est condamné à sombrer dans un chaos inévitable et durable. Le principe d’une transition « consensuelle et inclusive » est tout à fait louable en soi. Malheureusement, ce principe s'est heurté à la réalité malgache, réalité dont la communauté internationale n'a pas été apparemment capable de mesurer ou d’apprécier les limites.


Quelle sorte de consensus pourrait-on trouver avec l'ancien président qui est détesté par son peuple, qui a pillé son pays pour son avantage exclusif, et qui a ordonné de tirer sur une foule désarmée qui démontrait sa volonté légitime de voir un changement de régime ?


Pourquoi exiger à tout prix qu'un processus de réconciliation nationale inclue deux anciens chefs d’état, l’un qui a été destitué par l'Assemblée Nationale, et l'autre qui est sous le coup de poursuites judiciaires graves, et dont la représentation politique à Madagascar est quasi non existante?


Comment peut-on imaginer qu'une solution « consensuelle et inclusive » puisse être trouvée avec des chefs de partis et des anciens chefs d'état qui ont été destitués par le Peuple malgache et qui sont revenus sur la scène politique par leur seul art stratégique ? Pourquoi, quand leur seul but est de demander plus que ce qui est raisonnable pour bloquer les compromis et servir seulement les forces de l’inertie, devrais-je être tenu comme seul responsable de l'échec des négociations ?


Il y a, à Madagascar, des forces vives qui sont beaucoup plus représentatives du peuple et de ses aspirations que ceux qui sont responsables des échecs du passé et qui démontrent encore aujourd'hui leur incapacité à surmonter de purs intérêts partisans.


J'avais cependant accepté, sous la pression des autorités internationales et en prenant en considération le risque de sanctions éventuelles pour mon pays, de transiger avec les chefs de partis désignés par ces autorités. Mon espoir était que, si nous sommes guidés exclusivement par l'intérêt du Peuple et du Pays, nous pouvions trouver une voie consensuelle pour organiser des élections rapides.


Le lecteur doit se souvenir que, en dépit du fait que j'ai le soutien d'une grande majorité du Peuple malgache de l'armée, j'ai, lors des diverses négociations à Antananarivo, Maputo et Addis-Abeba, accepté davantage de compromis que de raison, en regard du large soutien que j’avais à la base. Mais ce n'est pas assez pour mes interlocuteurs. Leur esprit revanchard et leur appétit du pouvoir submergent l'intérêt général.


Et le Peuple malgache attend depuis six mois, impatiemment, la fin d’une médiation illusoire et contre-nature. Madagascar est l’otage d’une logique qu'elle ne comprend pas. Puisqu'il n'y a aucune issue en vue et que le pays est au beau milieu d'une longue stagnation, mes compatriotes sont devenus des victimes. Il faut de toute urgence mettre fin à cette situation.


J'ai pris donc la décision d’arrêter de participer aux soi-disant « négociations de Maputo ». C'est ma responsabilité en tant que Président de la Transition de donner la parole au Peuple malgache. Seule une autorité légitime pourra démocratiquement mettre fin à cette difficile période.


J'ai nommé un nouveau Premier Ministre qui dirigera le gouvernement en place, Premier Ministre que je confirme aujourd’hui dans ses fonctions et dont l’unique mission, en dehors de la gestion des affaires courantes, est d'organiser les prochaines élections. Je peux annoncer que l'élection des membres de l'Assemblée Constituante de la Quatrième république se tiendra le 20 mai 2010 (Ndt : cette date n’a pas été retenue, à la suite de la réunion sur les élections, tenus ultérieurement). À cette date, le gouvernement actuel démissionnera.


Je nommerai alors un nouveau Premier Ministre qui appartiendra au parti qui aura obtenu la majorité aux élections. Ce Premier ministre aura la responsabilité de former un nouveau gouvernement, en tenant compte de la représentation des différences forces politiques au nouveau parlement. Ce gouvernement résultant des élections législatives aura la charge d'organiser les élections présidentielles afin que le nouveau Président de la République puisse prendre ses fonctions avant le 26 juin.


Après l'échec Maputo, il n'y a aucune autre solution de mettre fin à cette crise. Le Peuple malgache doit avoir la liberté de choisir son propre avenir. Puisse la communauté internationale comprendre qu'il n'y a aucune autre alternative et nous aider à réintégrer l'ordre constitutionnel ».




ANDRY NIRINA RAJOELINA

Président de la Haute Autorité de la Transition de Madagascar

6.Posté par Joseph le 17/02/2010 00:39

Voici enfin le droit de réponse de Razafisambatra Louis De Mon Désir à la Résolution du 13 février 2010 du Parlement Européen concernant la crise malgache qui va rassurer ceux qui pensaient que la démocratisation de Madagascar était seulement un rêve irréalisable. Avec ces documents, les passionnés de Madagascar auront de quoi lire ce soir ! (mèt ankor, na pa assez ? si ou vé ankor ni sa rodé par aou mêm !)


« Comme tous les pays pauvres, Madagascar sombre dans une crise politique répétitive parce que le Parlement Européen n’a jamais fait preuve d’audace diplomatique pour pousser certains lobbies à remettre en question les effets pervers de la politique du « benchmarking » ; cette institution européenne n’ose pas non plus dénoncer le féodalisme financier entretenu avec la complicité des anciens chefs d’Etat malgaches par certaines institutions financières internationales.

Le Parlement Européen n’a pas droit à oublier son immobilisme et son indifférence totale face aux coûts sociaux très élevés engendrés par le programme d’ajustement structurel, et aux conséquences néfastes des « privatisations à tout va » imposées à notre pays. S’il veut vraiment la paix sociale à Madagascar, qu’il fasse la transparence sur les enjeux stratégiques et économiques qui ont précédé les Accords de Maputo et motivé les soi-disant « facilitateurs » des négociateurs. Le Parlement européen a intérêt à réviser sa politique économique parce que la présence des anciens chefs d’Etat à ces Accords, respectivement évincés une et deux fois par le peuple malgache, ne résoudra pas la crise politique malgache. De même, une éventuelle intervention de la SADC dans le pays provoquera très probablement des affrontements meurtriers, aucun texte du Droit international ne justifiant une telle ingérence destinée à redorer le blason politique des dictateurs ; évidemment, si ces derniers étaient européens, ils ne seraient même pas élus aux fonctions municipales à cause de leur pratique dictatoriale. Mais pourquoi cet acharnement du Parlement Européen à bien soigner l’image de ces dictateurs au plan international ? Je ne laisse à personne d’autres pour y répondre.

N’oubliez pas surtout que le peuple malgache est très déterminé quand ses droits et sa souveraineté sont injustement bafoués et atteints.

Tout cela pour suggérer que les Accords de Maputo ne sont qu’artifices diplomatiques visant à faire revenir au pouvoir les anciens chefs d’Etat responsables de la pauvreté absolue de la population malgache. C’est une manière d’exprimer que le Parlement Européen peut penser à un autre scénario incarnant vis-à-vis du peuple malgache l’alternative politique et le renouveau, par exemple l’insertion dans un Accord d’une clause de disqualification politique des anciens chefs d’Etat et leur interdisant de se présenter aux prochaines élections présidentielles, et une autre clause ne leur permettant de renter au pays qu’après le résultat de ces élections. Toutefois, les membres des autres mouvances, animés par la pleine conviction de redresser le pays ne doivent pas être exclus de la Transition politique. De plus, le Parlement Européen peut proposer au Président Andry Rajoelina de destituer les membres de la Haute Autorité de Transition et les Ministres corrompus. En effet, le peuple malgache veut une Transition politique qui reflète vraiment sa soif de changement social et économique.

La diplomatie du « tape à l’œil » est révolue. Et le moment est venu pour l’Union Européenne de donner les solutions de fond telles que :

- réformes de l’architecture financière internationale et de la politique macroéconomique standard pour prendre en considération les priorités nationales et locales ;

- un franc développement à visage humain ;

- une politique volontariste à l’égard de l’hégémonie intellectuelle mondiale;

- une politique pour une démocratie très participative ;-

repenser «la libre concurrence ;

- abandon du « façadisme » politique et démocratique ;

- une « révolution verte » et une politique de formation de techniciens financiers et économiques dans les pays pauvres ;

- un transfert réel de la technologie;

- une autre approche même de la croissance économique ;

- un financement pour un développement équilibré et harmonieux dans ces pays et non pas de simples programmes d’assistance morcelés ;

En tout cas, la politique spectacle de l’hypocrisie humanitaire n’est pas la meilleure et la dernière solution.

Je crois qu’actuellement où le monde entier va de plus en plus mal par l’effet dévastateur du capitalisme financier spéculatif et par la quasi disparition intellectuelle de l’Etat–providence, le Parlement Européen abandonnera, au nom de la concorde universelle, les solutions de facilité pour avoir de véritables alternatives aussi bien pour les pays développés que pour les pays pauvres ».




RAZAFISAMBATRA Louis De Mon Désir

Fait à Paris, le 15 février 2010

7.Posté par Joseph le 17/02/2010 01:47

A ceux qui veulent savoir un peu la puissance de nuisance de Ravalomanana et de ses souteneurs de la diaspora, allez voir sur Google, tapez "Wikipedia Rajoelina" et ensuite "Wikipedia Ravalomanana".

Vous allez trouver pour Rajoelina une photo ridicule et disgracieuse à souhait (alors que ce jeune Président est un beau gosse!), dont la provenance en étonnerait plus d'un sans doute et un texte voyou, d'une stupidité à faire peur :

Il y est dit qu'on l'appelle à Madagascar le "Petit Hitler", qu'il est sorti avec la fille de Ravalo, c'est pour çà que tout çà c'est qu'une histoire de famille .. Le reste, découvrez le vous-mêmes c'est lamentable et d'une connerie sans fond ...

L'intéressant de l'histoire c'est que lorsque j'ai voulu corriger, même en apportant des liens en appui de mes dires (par exemple un interview de Mialy Rajoelina, la femme même de Rajoelina qui répond aux calomnies sur la liaison avec Sarah Ravalomanana), comme c'est la règle sur Wikipedia, le modérateur de Wikipedia qui s'appelle le "sorcier de la colline" (?) m'a censuré instantanément et m'a banni pour "vandalisme et menaces". La menace, c'était le simple fait de lui avoir dit que les injures et diffamations publiques contre un Chef d'Etat Etranger, même d'une autorité de transition était un DELIT et qu'il se devait de censurer les insultes et affirmation sans preuves.

"Les articles doivent refléter un point de vue neutre (NPOV, dans le jargon de Wikipédia), et leur contenu doit être vérifiable et publié antérieurement" disent-ils. Alors ? pourquoi est-il impossible de modifier l'article à la gloire de Ravalo et celui qui salit Rajoelina ?

Savez vous que Wikipedia et Niels Marquardt l'Ambassadeur Américain à Madagascar si attaché à son ami Ravalomanana ont un point commun ? Ils sont nés tous les deux à San-Diego California, le premier en 2001 (son fondateur en 1971) et le second en 1975. Avec ses 15 000 visites par secondes et son référencement privilégié sur Google, on comprend l'intérêt stratégique de Wikipedia dans la communication du lobby Ravalomaniaque.

Un autre histoire de manip parmi les centaines dont Madagascar est l'objet ?

La voilà : le GTT et tous les journaux du clan Ravalo (ceux de Ratsi ne valent pas mieux) ont annoncé que la HAT allait devoir se présenter devant l'ONU à Genève afin de devoir répondre des crimes, viols, tortures, pillages d'églises, disparitions etc ...

Voilà l'affichage médiatique des trois mouvances marécageuses. Mais quelle est la stricte vérité de cette affaire ?

En fait, même la Suisse elle-même est convoquée devant cette commission sur les droits de l'homme à Genève. TOUS les pays sont appelés régulièrement à une revue des problèmes concernant le respect ou violations éventuelles des droits de l'homme ou éventuellement exactions commises sur leur territoire.

Christine Razanamahasoa, Ministre de la Justice y est allée hier avec une délégation. Elle a pu parler, expliquer, rectifier etc ... Elle a expliqué les délits de droit commun des deux journalistes de la radio protesto-Ravalo Fahazavana (libérés depuis) et parlé sur tout le reste, librement. Absolument intolérable pour le GTT Réunion, alias Collectif sans nul doute. Eux qui ont alerté Journalistes sans Frontières et Amnesty International ...

Pourtant, la Ministre tant haïe de Ravalo parce qu'intègre et opposée à l'impunité et aux amnisties de criminels non repentis et sans jugement (ce qu'exige le GIC d'ailleurs en faveur de son poulain), a été encore l'objet de manoeuvres de la part du GTT qui ont tenté de l'empêcher de parler, ainsi que de quelques pays de .. la SADC bien sûr et de l'Union Africaine. (tentative de réédition de ce qui s'était passé à l'ONU avec le Président, la honte pour tout un pays )

Voilà la vérité et comment on crée un climat artificiel de terreur.

Et il y en a qui voudraient , après toutes ces bassesses que Rajoelina revienne à Maputo IV (jusqu'à Maputo X?) et tende l'autre joue après avoir reçu une baffe des trois coquins, larrons en foire ?

Le GIC (groupe International de Contact) devrait être rebaptisé GISDC (Groupe International pour la Sauvegarde des Dictateurs Corrompus)

8.Posté par Cazaux d'artagnan le 17/02/2010 13:02

Je soutiens de tout cœur, ce jeune président de HAT, monsieur Andry Rajoelina et il est d'une intelligence prodigieuse et si plein de bonne volonté, encore faudrait-il le laisser travailler en paix, encore faudrait-il l'aider au lieu de sans arrêt chercher à lui mettre des bâtons dans les roues! C'est un vrai démocrate, un homme de paix et de dialogue mais il ne faut pas non plus le prendre pour un imbécile, il sait très bien que ces accords de Maputo sont l'alliance du chacal et de la hyène qui ne cherchent qu'à le renverser avant de nouveau se déchirer entre eux et faire sombrer leur peuple dans le chaos! Monsieur Rajoelina a entrepris des réformes extraordinaires contre la corruption et le racket, moi simple touriste j'ai pu m'en rendre compte durant mon deuxième séjour à Madagascar.
C'est vrai que je suis amoureux fou de ce peuple, empreint d'une si grande gentillesse, spontanéité et générosité mais si naïf et si versatile!
ALORS JE CRIE BIEN FORT: MALGACHES, VOTEZ EN MASSE POUR MONSIEUR ANDRY RAJOELINA qui est un homme d'une prodigieuse intelligence, qui va sortir progressivement votre pays du chaos. MALGACHES, SOUTENEZ-LE, IL LE MÉRITE, IL EST UN VRAI MALGACHE DE CŒUR! Tiako MADAGASKARY

9.Posté par Sanchopancha le 17/02/2010 16:31

Merci la Gascogne. Merci M. Joseph. On voit bien que vous êtes bien plus proches des malgaches ne fut-ce que par le cœur. A la fin de son règne, l'ancien président a mis à l'abri son butin en Afrique du Sud et à Maurice, sous le nez d'un peuple naïf et ignare (sans jugement de valeur). Sauver un peuple est une tâche démesurée et ingrate que ce jeune Andry s'est assigné. Bien sûr, il n'a pas l'expérience, bien sûr, il n'a pas les diplômes. Mais partant de ces bases, 1789 n'aurait pas eu lieu. Que les Européens sachent qu'à Madagascar, la majeure partie de la population vit comme les paysans du 18éme siècle en Europe. Pour les touristes on qualifiera çà d'ethnique, d'écologique parce que jamais personne de sensé ne resterait pour vivre cela. Plaquer un raisonnement dogmatique par dessus est le comble de l'aberration. Revoyons la démocratie par ceux qui l'ont inventé: "Quand le gouvernement viole de droit du peuple, l'insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensables des devoirs". Article 35 de Droits de l'Homme et du Citoyen du 24 juin 1793. C'était le cas et j'y étais personnellement avant son action.
La Chine s'est hissée au premier rang mondial en préservant ses valeurs et sa dignité. En Europe, qu'avons nous fait de ces valeurs?

10.Posté par Joseph le 17/02/2010 20:40

Merci Sanchopança, merci Cazaux d'Artagnan, merci Zazabé, merci jubilation, merci aux autres de partager ici votre passion de Madagascar et surtout votre foi dans le changement tant attendu depuis 1960, un changement profond, structurel, définitif, gravé dans un Constitution enfin respectée car accompagnée des outils de contrôle de l'Etat de Droit. Toute cette armada politico-économique qui épaule les anciens chefs d'Etat ne réussiront pas à stopper ce mouvement. S'ils persistent, ils seront balayés encore plus vite et plus durablement.

Addenda au post N° 7 au sujet de Wikipedia :

Les administrateurs de Wikipedia ont enfin reculé, suite à mes injonctions à respecter leur propre règlement bafoué sur les insultes au Jeune Président Malgache et ont au moins enlevé le "Petit Hitler", c'est déjà un bon début. Il ne reste plus qu'à attendre la levée du bannissement afin de pouvoir rétablir une vérité objective, avec toutes les preuves nécessaires. Comme quoi il suffit de menacer de déposer des plaintes et la peur de la sanction est la seule chose qui fait respecter un peu le Droit. C'est ainsi partout, sans Loi et police pour veiller à son respect, les Ravalo de toutes sortes pourront indéfiniment s'emparer du pouvoir et se l'approprier à des fins d'enrichissement personnel.

Quand Madagascar aura de quoi payer davantage que les 700 Magistrats dont elle dispose, peut-être ce pays sera davantage respecté par les pilleurs et abuseurs de toutes sortes, gros et petits, que ce soit des bois précieux, que ce soit des minerais, que ce soit faire travailler des gens pour 40 euro par mois.

Demandez aux gens du Collectif GTT de la Réunion ce qu'ils pensent par exemple des prothèses dentaires fabriquées à Ivato par des gens de grande capacité professionnelle et qui sont payés au lance-pierres ? Demandez leur ce qu'ils pensent de la traçabilité de ces prothèses et de leur prix clients pratiqués par les dentistes en Europe ? Demandez leur pourquoi ces prothésistes compétents ne peuvent pas obtenir un salaire proportionnel au prix réel de revente en Europe de leur propre travail ? Demandez leur qui s'enrichit grâce à cette espèce de SMIC Malgache de la honte, qui leur fait gagner des sommes fabuleuses sans reverser quoi que ce soit au pays qui leur permet ces profits immoraux ?
Demandez leur qui a intérêt à ce que les pays pauvres le restent afin de justifier des salaires très bas, des salaires de survie par exemple dans l'AGOA qui profitent aux Américains autant qu'aux entreprises ? Le postulat capitaliste de base absolument immoral étant que donner du travail est dejà suffisant et justifie TOUT, peu importe les profits d'un côté et l'esclavage moderne de l'autre. Vous avez des spécialistes du Clan Ravalo qui vont vous justifier tout çà. Oui, on "donne" du travail et les Malgaches n'ont plus qu'à dire merci bwana. D'autres rapports sociaux du travail, ils n'en veulent pas. Ils s' accomodent fort bien de ce système miteux et indigne de profit maximum contre salaires de misère.

Du chantage permanent au retrait des "aides", c'est tout ce que savent faire cette prétendue auto-proclamée "Communauté Internationale", ramassis de politiciens verreux agents de commerce des multinationales et adeptes du FMI et de l'OMC.

11.Posté par Relai le 18/02/2010 13:25

Un petit bol d'air pour Joseph & Cie

Karakarao fa mivoraka ?

Par Ndimby le 18 fev.2010

Il y a un an, les dirigeants et les griots de la Haute autorité de transition (HAT) campaient fièrement sur un socle supposé noble, solide et durable : le peuple malgache dans son intégralité (vahoaka malagasy tsy vaky volo), représenté par la HAT, voulait le changement. Les hommes (et femmes) de la transition se présentaient donc en chœur comme les symboles de l’unité nationale : qu’on nous permette de ricaner devant un tel symbole d’unité nationale aussi instable et aussi peu durable. Car à force de faire les autistes, les choristes du changement foncent droit dans le ravin. S’il ne s’agissait que d’eux, on s’en moquerait, et on serait même tenté de les inviter cordialement à aller plus vite. Mais l’ennui, c’est qu’ils entraînent le pays avec eux.

Pour le plaisir, permettez à votre humble serviteur de rappeler son éditorial du 19 mars : « La plate-forme pour la transition vers la IVème République est un patchwork hétéroclite qui ne peut que voler en éclats, quand viendra la distribution des chaises. (…) Comment envisager que des gens comme Jean Lahiniriko, Jacques Sylla, Benja Razafimahaleo, Bruno Betiana, Daniel Ramaromisa, Pierrot Rajaonarivelo, Monja Roindefo, Roland Ratsiraka, Ny Hasina Andriamanjato ou encore Albert Zafy puissent s’entendre de façon durable ? (…) Le seul lien qui unissait la plate-forme était le renversement de Marc Ravalomanana. Cet objectif était fait pour les réunir. Maintenant que cela est réalisé, l’ambition de la plupart de s’imposer aux prochaines élections risque de les diviser. Cette coalition de façade va immanquablement s’effriter au fil du temps, comme le FNDR à la fin des années 90, les Forces vives de 1991 ou le KMMR de 2002 ». Je laisse au lecteur le soin d’évaluer ces lignes écrites deux jours après le coup d’Etat du 17 mars.

Si l’opposition le pouvait, elle chanterait comme lors des matches de basket « karakarao fa mivoraka ». Expression idiomatique, qu’on pourrait traduire imparfaitement par « mettons la pression, l’adversaire panique ». Et effectivement, au vu des évènements de ces derniers jours, le pouvoir de transition est loin d’être serein. Dissensions apparentes chez les civils et les militaires pro-HAT, réunions urgentes (secrètes ou non), utilisation à l'extérieur et à deux reprises en moins d’une semaine de la carte Vital, envoi de délégations dans les capitales qui comptent pour tenter d’éviter les fameuses sanctions internationales, rumeurs de démission de Andry Rajoelina et de mise en place d’un directoire militaire, consultations pour un remaniement improvisé, et comble du comble, Kouchner au Congo : le Bwana est allé faire des salamalecs chez le Président en exercice de la SADC pour soutenir le dernier-né du réseau françafricain. On ne sait cependant si les salamalecs actuels made in France se font comme au temps de Foccart : le chic du chèque et le choc des ventes d’armes. Ou à coups de bombes non artisanales, comme le sabotage du bateau de Greenpeace en Nouvelle Zélande par les services secrets de la France, nation généreuse et patrie de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.



Bras de fer entre modérés et faucons

Ce qui précède sont autant d’exemples qui montrent que dans les coulisses nationales et internationales, le bras de fer entre modérés et faucons fait rage. Signe important qui montre que la HAT fait des pieds et des mains pour trouver une porte de sortie honorable, après la porte d'entrée déshonorante qu'étaient les kalachnikovs : la réunion du GIC prévue lundi dernier a été décalée de quelques jours, afin de donner une dernière chance aux négociations préparatoires, et éviter d’arriver à un point de non-retour. Elle aura donc lieu ce jour à Addis-Abeba. Cela fait des mois que la communauté internationale, le secteur privé et la société civile et la presse avertissent des dégâts de ce coup d’Etat et appellent à une solution. Faillites, droits de l’homme, chômage, AGOA, récession, haine entre les Malgaches, délinquance en hausse : jusqu’alors, l’urine hâtive s’en est foutue royalement. Mais il a suffi que des sanctions individualisées (interdiction de visa, gel des avoirs etc.) soient évoquées contre les apparatchiks de la HAT, pour que tout à coup la mouvance Rajoelina s’aperçoive qu’elle devait vite quitter son arrogance de clan monozygote. Par souci de l'intérêt supérieur de la Nation ? lol.

Il est devenu notoire, du moins selon certains illuminés, que Madagascar a des leçons à donner au monde entier en matière de démocratie. Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, qui a convoqué le Ministre Razanamahasoa et sa délégation pour présenter la situation à Madagascar, a eu droit à l’habituel argumentaire rassis et avarié. « Les réunions de l’opposition ont été suivies de destructions de biens. C’est pour protéger l’ordre public que nous les avons interdites ». « Il n’y a eu en tout et pour tout que trois journalistes emprisonnés, et qui l’ont été pour des délits relevant du pénal, et non de la liberté de la presse ». « Les victimes d'arrestations arbitraires peuvent toujours s’adresser aux voies de recours ». Et ainsi de suite, sans oublier la meilleure, que l'on résumerait ainsi : si la communauté internationale est tellement intéressée à faire progresser les droits de l'homme à Madagascar, qu'elle reprenne l'aide.

Langue de bois et vente de salade en gros : on voit pourtant bien depuis 12 mois que cela ne marche pas vis-à-vis de la communauté internationale. Pourquoi la HAT s’entête-t-elle alors à faire avaler ces couleuvres que personne ne trouve digeste ? Et Raharinaivo Andrianantoandro, qui devait également participer à cette réunion, a été interdit de sortie de territoire, pour éviter au nom de la démocratie de témoigner de la vigueur du respect des droits de l'homme chez nous. Cependant, en bons Malgaches férus de Fihavanana, rassurons-nous : la délégation qui est allée à Genève est en bonne santé, car le ridicule ne tue pas.



Bourdes de communication

Et pendant ce temps, la communication hâtive et poussive poursuit ses ratés. Déjà, le dernier déplacement de Monsieur Rajoelina en Europe a été présenté avec force véhémence comme un « voyage privé ». Or, il s’est avéré finalement que l’emploi du temps a été rempli d’activités en tant que Président de la HAT, ce qui ne le rendait privé que du bout des lèvres. Puis, le service de la communication d'Ambohitsorohitra a démenti avec force et vigueur les rumeurs de rencontre prévue avec Mouammar el Khadafi. Or lors de son interview avec LCI, Andry Rajoelina a lui-même reconnu qu’une rencontre était prévue, mais que finalement « le Guide » n’a pu le recevoir pour cause d’emploi du temps trop chargé. Et maintenant, alors que la HAT est dans une zone de turbulences sévères, la gestion de sa communication se fait à la mode stalinienne, navigant entre silence assourdissant et communiqués propagandistes au français quelquefois approximatif. Car si un éditorialiste ou une secrétaire peut se permettre de faire des erreurs dans le maniement d’une langue, quand on se targue d’écrire au nom de la République, on a au moins la décence de ne pas faire de fautes d’orthographe, de style ou de grammaire dans des communiqués de presse officiels.

Souvent la HAT, connue dans le monde entier pour son respect éclatant des valeurs de la démocratie et des libertés fondamentales, se pose bizarrement en donneuse de leçons envers la communauté internationale dans ces domaines, comme dans son communiqué du 12 février en réaction à la dernière résolution du Parlement européen : « dans les règles démocratiques, une citation pour un droit à la parole sinon des investigations approfondies auraient été de mise avant une telle prise de résolution unilatérale ». Les innombrables victimes de tondro-molotra et Haja la bouquiniste d'Ambohijatovo apprécieront. Et pour le plaisir d'agrémenter le catalogue des bourdes, la Délégation de l'Union européenne à Madagascar vient de distribuer un communiqué sur l'idée de Andry Rajoelina de s'adresser à la Commission de Venise pour demander un « dépannage constitutionnel », informant que cette démarche était inappropriée, car les compétences de cette institution se limitent à l'Europe. Quand on projette des contacts diplomatiques sans même savoir à qui on doit et à qui on ne doit pas s'adresser, on n'est pas loin de toucher le fond. Les regards se tournent encore une fois vers les pseudos conseillers en diplomatie et en communication du Président de la HAT. Seraient-ce les mêmes qui sont à l'origine du discours plagié de New York ?

Andry Rajoelina est donc actuellement en train de payer le choix d'un entourage bidon et bancal, une espèce d'attelage où la carpe et le lapin fréquentent le rapace, le vautour et le dinosaure. Outre le fait que Monsieur Rajoelina aie lui-même des initiatives plus que discutables, la mauvaise qualité de son entourage est une circonstance aggravante. Mal conseillé, mal entouré, il a choisi pour sherpas diplomatiques des personnes à la vision périmée ou au tempérament assez curieux. Par exemple, Norbert Lala Ratsirahonana, théoriquement grand ponte du droit constitutionnel malgache, mais dont le nom sera rattaché aux pseudo- textes juridiques du 17 mars 2009, ou à cette étrange convention d’Epinal qu’il a manigancée derrière le dos de tout le monde, y compris de ses alliés. L’incapacité de Monsieur Rajoelina à couper le cordon ombilical avec les extrémistes qui l’ont porté au pouvoir le mène doucement mais sûrement à une situation ingérable.

Trouver la porte vers la sortie de crise implique qu’il faut poser la bonne question : pourquoi en sommes-nous encore à ce stade de crise aujourd’hui ? Il ne s'agit pas ici de refaire de grandes démonstrations sur la source du coup d'Etat, mais d'identifier les sources du blocage vers la solution. Celles-ci ne sont que différents aspects des mêmes erreurs d’appréciation, et saupoudrée de « Minoa fotsiny ihany» psalmodié ou pensé : croire que le peuple malgache entier est derrière Rajoelina ; croire que Madagascar peut se passer de l’avis de la communauté internationale ; croire que la HAT peut persister avec succès dans son unilatéralisme ; croire que le débauchage de quelques girouettes et retourneurs de veste va transformer un gouvernement monocolore en une équipe inclusive et consensuelle ; croire que les élections législatives à la sauce hâtive apporteront l’apaisement ; croire que Marc Ravalomanana n’a fait aucune erreur ; croire que les zanak’i Dada ont les moyens de renverser la vapeur à coups d’imprécations ; etc.

La solution passe par la discussion, sans la pesanteur des faucons, des incompétents, des inconscients et des contoukour. Comme dirait la forumiste Sevane, cela fait beaucoup de syllabes qui sonnent con, et qui perturbent l'atmosphère par leur haine, leur esprit de revanche et de vengeance, mais aussi leur volonté de protéger leurs petits business juteux nés pendant la crise. Toutes les parties en présence doivent donc mettre de l’eau dans leur vin avant que celui-ci ne soit définitivement tiré. Sinon, il faudra le boire, et jusqu'à la lie.

http://fijery.wordpress.com/



12.Posté par Joseph le 18/02/2010 22:13

Le Ndimby qui sévit sur Madagascar-tribune.com et a contribué à transformer ce prétendu journal écrit le plus souvent par des auteurs anonymes qui se prétendent journalistes mais en sont loin d'épouser la déontologie et le professionnalisme, vient désormais, sans doute rameuté par Andriantavy et sa clique GTT pays, polluer l' atmosphère Réunionnaise avec ses copiés-collés de ses " articles"incolores inodores et sans saveur. Il est intéressant de savoir que ce Ndimby est le prototype parfait du pervers car il avance masqué derrière une apparence d' esprit critique impartial. Il critique la HAT mais parfois aussi son Maître Ravalomanana, afin de tenter de gagner le lecteur crédule et naïf à la cause anti-démocratique qu'il défend. Ndimby roule en effet pour Ravalomanana tout en prétendant que son Patron a bien fait quelques erreurs, qu'il y avait bien sûr quelques petites choses à changer. Pauvre Ravalo en exil, pauvre Ratsiraka, quelle méchante HAT unilatéraliste, méchant disc-Jockey Radomelina, l'agent des Français, etc .. etc ... on sait le fond de sa vraie pensée. Ce type n'a rien d'un journaliste. Moi non plus, mais moi je ne me cache pas derrière cette prétention.

Je n'usurpe pas la profession de journaliste moi. J'avance sans masque, citoyen Réunionnais qui veut que Madagascar entre dans sa première démocratie par sa IV° Répiblique, que les Malgaches cessent d'être inhibés, d'avoir peur, de se sentir coupables de vouloir leur indépendance et autosuffisance, pas peur de vouloir maîtriser leurs richesses, qu'ils cessent d'être des faire valoir pour élire dans la magouille des clans d'affairistes successifs. rajoelina et son équipe veulent ROMPRE avec ce système. Ndimby veut sauvegarder les anciens fonctionnements. Il en vit sans doute.

Ce genre d' individu faux et doucereux est cent fois plus écoeurant qu'un militant agressif et primaire de Magro-Tiko, parce qu' il est une des instruments perfides de la désinformation Ravalomaniaque. J'ai fui madagascar-tribune.com à cause de ce genre d'individu qui a pourri ce petit média qui était pas si mal (et qui est devenu à 60% un instrument de la désinformation sous couvert d'être AU MILIEU, de ne pas prendre vraiment parti. Mias nous ne sommes pas si couillons Ndimby, on sait lire entre les lignes. Votre texte en est un exemple éclairant.) et le voilà qui vient vendre sa soupe malodorante chez nous ! Les vrais Malgaches ne s'y laisseront pas prendre. A vomir, le Ndimby, tellement il sent la traitrise et la manipulation.

C'est " l'intelligent de service" du Clan Ravalo, rien de plus. Bon pour les naïfs, mais efficace, car les naïfs sont nombreux et c'est l'attention de ceux là qu'il vise dans ses écrits. Beuââârk !

13.Posté par Joseph le 18/02/2010 22:24

Histoire de donner un peu la diarrhée à Mr Ndimby, voici le discours du Jeune Président Rajoelina prononcé hier à Ambohitsorohitra (souvenez vous, là où la Grade Présidentielle de Ravalomanana, cet ange tant aimé de la SADC a assassiné début 2009 plus de 50 personnes du Peuple Malgache en colère mais sans armes :

DISCOURS DE SEM ANDRY RAJOELINA le 17 Février 2010 à Ambohitsorohitra
:

« Comme vous le savez tous, une délégation spéciale de la HAT est actuellement à Addis-Abeba pour présenter son schéma de sortie de la crise politique à Madagascar. Vous savez aussi que le GIC se réunit demain et après-demain (Ndlr : 18-19 février 2010) s’y réunit pour se pencher sur les problèmes liés à cette crise. D’emblée, je vous rappelle, que tous -la Communauté internationale elle-même mais surtout la majorité des citoyens malgaches- s’accordent sur le fait que seules des élections permettront la sortie de la crise politique. Notre objectif est donc l’organisation de ces élections. Mais il ne s’agira pas d’organiser simplement des élections mais de régler une fois pour toutes les problèmes insolubles du processus électoral durant 40 ans. La Haute Autorité de la Transition est décidée à organiser des élections libres, transparentes dans les normes de la démocratie, afin que les résultats soient acceptés par tous les citoyens malgaches et par la communauté internationale.



La question qui se pose, actuellement, est : comment procéder pour que les résultats de ces élections soient acceptés de tous ? Nous avons sans cesse répété que la Haute Autorité de la Transition va mettre en pratique tout ce qui aurait du l’être depuis tant d’années. Comme l’organisation des élections par la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante). Car, jusqu’ici, c’était le pouvoir en place qui avait le privilège d’organiser les élections. Si nous résumons, le constat est le suivant : pourquoi, en 40 ans, y-a-t-il eu des problèmes qui ont amené, quatre fois, cinq fois, le peuple à mettre dehors le pouvoir en place ? Parce que les élections n’étaient que des simulacres de vote et que le verdict des urnes était déjà faussé à l’avance. Désormais, tout va changer, à partir de trois éléments vitaux du processus électoral à Madagascar.

- Les listes électorales. Nous connaissons tous l’existence de listes électorales fantômes et/ou fictives. Ainsi, avant même le jour du scrutin, tous les tenants du pouvoir passés avaient déjà une avance de 15 à 20% environ des voix exprimées. Parce que ni les candidats, ni les électeurs n’avaient un droit de regard sur les listes électorales. Aujourd’hui, nous allons nous efforcer de ne plus user de ces pratiques. Nous allons mettre en place un système permettant aux candidats et aux électeurs de vérifier eux-mêmes leur nom sur les listes électorales.



- La délivrance d’ordonnances. Lorsqu’un électeur était en possession de cette ordonnance, un électeur membre de parti, celui au pouvoir, cela allait de soi, il pouvait aller voter 5 fois, 6 fois, 10 fois tout au long du jour du scrutin. C’est pourquoi cette délivrance d’ordonnances sera interdite. Par contre donc : chaque candidat et électeur pourra vérifier son nom sur les listes électorales.

- Le bulletin unique. Quand vous étiez un candidat susceptible de donner du fil à retordre, 50% seulement -et encore- de vos bulletins parvenaient dans tous les bureaux de vote. Parce que c’était uniquement le pouvoir en place, avec tout l’appareil étatique, qui organisait l’ensemble du processus électoral. Par ailleurs, l’ensemble de la classe politique malgache réclamait depuis fort longtemps l’utilisation du bulletin unique. Notre volonté à utiliser ce bulletin unique est donc un gage pour pratiquer la transparence sans en faire un slogan vide de sens. Il existe un grand nombre de bureaux de vote dans tout Madagascar. Tout n’est donc pas contrôlable à 100%. Or, au su et au vu de tous, il existait des endroits, dans chaque « fokontany » (quartier) où le bulletin du candidat du parti au pouvoir était remis à des électeurs contre de l’argent, 5.000 ou 10.000 ariary. Cela signifie sans détour que le choix des électeurs était purement et simplement acheté. Et c’est pour que cela ne se répète plus jamais que nous avons décidé de l’utilisation du bulletin unique. L'égalité des chances n'en sera que plus grande.



L’autre grande question qui se pose est donc celle-ci : sachant cette volonté commune et majoritaire vers autant de changements pour plus de transparence, comment définir cette haine féroce envers la Nation malgache, de la part de certaines personnes ? Rappelons-nous que les sanctions sont déjà bel et bien là. On cherche à sanctionner tout le peuple malgache à travers les dirigeants de l’actuel pouvoir de transition. Ici, je déclare que les sanctions personnelles à mon encontre ne me font pas peur. Mais, de grâce cessez de prendre la population malgache en otage pour des raisons de haine personnelle et/ou d’égoïsme effréné mis en pratique. Aussi, quelles que soient les décisions prises par le GIC, qu’il sache que la majorité des citoyens malgaches est prête à aller se plier au plus vite au verdict des urnes. Tout comme l’organisation citée plus haut est sur les rails, avec tous les changements pour plus de transparence. Néanmoins, si les décisions du GIC portent sur le processus électoral, nous sommes prêts à réétudier la question avec les autres mouvances. Pour l’heure donc, une délégation conduite par le Premier ministre Camille Vital est à Addis-Abeba pour soumettre le schéma détaillé plus haut : aller vers des élections pour la mise en place démocratique de l’Assemblée Constituante.



Cette Assemblée Constituante aura pour mission de débattre sur le projet d’une nouvelle Constitution. Ces élections auront lieu au mois de mai 2010. Cela signifie que, quoi qu’il arrive, nous allons aller de l’avant pour relever le défi vers le grand changement effectif et réel. Le premier changement consistera donc à l’organisation des premières élections libres et vraiment transparentes jamais connues à Madagascar. Parce qu’en matière de démocratie, le dernier mot revient au peuple malgache. Ce sont les citoyens malgaches qui doivent décider de leur parcours, de la voie qu’ils entendent suivre dans la recherche d’un avenir meilleur pour leurs descendants. Leur décision est prise : les élections législatives auront lieu en mai 2010 car MADAGASCAR APPARTIENT AUX MALGACHES ».

traduit par un vrai journaliste courageux et honnête : Jeannot Ramamabazafy et avec sa permission

14.Posté par Relai le 19/02/2010 00:03

hou!!!

Mr Joseph, j'ai l'impression de lire en vous " Jeannot Ramambazafy. Citoyen réunionnais (??!!)

Nb. Ndimby, n'a rien avoir avec ce" copié-coller ". C'est un texte, comme tous les textes de Ndimby, largement diffusés et appréciés. Laissez les Andriantavy en dehors. Il est vrai que le Collectif présidé de ce dernier vous hante. Sinon vous n'en parleriez pas à tout bout de champs.

Bonne nuit quand même!!!


15.Posté par Joseph le 19/02/2010 01:52

Andriantavy ne me hante pas du tout, il hante plutôt à lui tout seul le paysage médiatique réunionnais à toute occasion malgré la représentativité très limitée de son prétendu "collectif". Collectif qui n'est pas si collectif que çà, ne représentant que les irréductibles nostalgiques d'ancien régime.

Les Malgaches et Réunionnais amis de Madagascar ne sont pas, loin de là tous adhérents de ce collectif qui passe son temps à désinformer et à combattre la démocratisation en cours dans ce pays. Je voulais simplement présenter un autre son que le sempiternel hymne à Ravalomanana chanté par les Andriantavistes à tout bout de champ du courrier des lecteurs du JIR aux fêtes nationales en passant par les interventions diffamatoires envers la HAT au Barrachois.

Vous pourriez être surpris de savoir que la Réunion contient en son sein de nombreux démocrates Malgaches et pas seulement celui que vous citez, étant probablement très proche sinon lui-même. L'opération de la dame Heyliette fait partie de,l'offensive Collectif-GTT, il fallait le signaler et je l'ai fait. A la Réunion il n'y a pas eu depuis les premeirs temps de la Création que Andriantavy et Mangalaza comme sommités !

Après l'arrivée des Premiers Malgaches on a eu ici tout un peuplement de milliers de gens déportés dans les champs de café puis de canne, jusqu'à la Reine Rananavalona déportée avec des patriotes Résistants à l'envahisseur Colonial et depuis cette époque à ce jour encore quantité de gens de valeur souvent aussi discrets que courageux. Andriantavy croit-il à lui seul pouvoir s'arroger le droit de parler toujours au nom de tous les Malgaches comme il le fait et déconsidère ainsi tous ceux qui n' acceptent pas ses discours distordus d'avec la réalité Malgache où suinte sa méchanceté de ton dans ses déclarations publiques ?

Quand à Jeannot Ramambazafy vous me faites trop d'honneur d'associer son nom au mien, je vous en remercie, tellement ce journaliste patriote et démocrate mérite d'être encouragé dans sa lutte courageuse contre les abus du pouvoir Ravalo, après avoir, comme beaucoup cru que cet homme allait tenir ses promesses après une ère Ratsiraka si destructrice.

Il est vrai que la presse écrite, surtout sur le Net regorge de nostalgiques de cette espèce qui travestit la vérité en permanence et Jeannot Ramambazafy vous dérange car sur Madagate et La Vérité on entend un tout autre son que dans les richissimes organes du TIM-TIKO-MAGRO. Le Vérité , c'est çà l'ennemi qui vous fait si mal, Relais ("relais" de quoi, de qui) ?

16.Posté par Relai le 19/02/2010 11:12

Mr Joseph.

Les réunionnais ont lu. Ils ont assez d'éléments pour apprécier. Ils feront la part des choses. Et c'est l'essentiel.

OK??




17.Posté par Dago le 19/02/2010 12:41

M. Joseph,
Pourquoi n'allez-vous pas faire l'apologie de TGV à la télé ou à la radio ? Les journalistes seraient contents d'avoir, enfin, des contradicteurs à propos de Madagascar !
A moins que le bilan soit tellement mauvais que vous vous contentez des forums ?

18.Posté par Joseph le 19/02/2010 14:21

Je ne vais pas à la télé comme vous ou votre bande, parce que je suis Français et si c'est votre spécialité de baver vos mensonges à la gloire du voleur assassin de Ambohitsorohitra, ce n'est pas la mienne de me mettre en avant à la place des premiers concernés. C'est aux Malgaches eux-mêmes de le faire, mais la plupart a PEUR de s'exprimer devant l'agressivité de la clique du Collectif.

La peur a été distillée goutte à goutte dans leurs veines par les deux dictatures successives. ils ont peur d'arriver à Ivato et de se faire tabasser. Moi Français je peux parler et si je vais à Madagascar advienne que pourra, je n'ai pas peur des criminels qui appellent au meurtre des Français.

Les GTT ont le bras très long et se procurent les adresses de ceux qui écrivent sur le Net avec la complicité des sites et je sais fort bien que je suis attendu ici ou là. C'est çà la dictature "à visage démocratique" que Ravalomanana a instauré à Madagascar.

Mais ici vous ne m'empêcherez pas de parler ni d' être solidaire de ces gens privés de parole par la pauvreté, par le manque de moyens pour aller au cyber café, par la peur d'être victimes de vengeances au pays.

Vous croyez que je ne parle pas avec les Malgaches de la Réunion ?

Le bilan de la HAT est un bilan passionnant et je vous dirai de vous renseigner auprès de Blanche Nirina Richard sur les Assises régionales, sur le travail accompli pour la faisabilité des élections, auprès de Nadine Ramaroson pour l'Action sociale, de Andriamananoro pour le développement des TIC, etc ... etc ...

De plus vous savez fort bien que la télé est réservée aux éructations de gens qui n'ont rien à dire d'autre que des slogans qui ne doivent pas dépasser 3 minutes. C'est un simulacre d'information. Le bilan (provisoire, comme la HAT) d'une action gouvernementale sur tous les fronts çà se fait avec une émission d'une heure au moins.

Il faut qu'un journaliste s'en charge. Tiens c'est une idée pour votre Maître : aurait-il encore de quoi financer une émission longue à sa gloire ?

peut-être par le biais du droit de réponse et du droit à une information honnête, on aurait droit à une contre-émission ?

Mais vous savez aussi qu'en période d'élections régionales, tout le monde ici se désintéresse presque totalement de Madagascar. Le moment est bien choisi par le GIC aussi pour que les députés Français conscientisés par une première rencontre avec le Président de la HAT, ne mettent pas trop d'empressement à se détourner des élections régionales pour s'intéresser à défendre la cause de la première démocratie malgache.

Allez y, occupez le terrain avec votre propagande néo-colonisatrice, battez vous pour que Madagascar revienne dans le giron de la SADC et soit dirigée de fait par Niels Marquardt. Vous aurez des surprises lors des élections.

C'est INELUCTABLE : la IV° République est en marche et Madagascar connaîtra bientôt sa IV° République et vous vous souviendrez plus tard devant vos petits enfants avec honte de vos combats d'arrière garde pour la sauvegarde et le retour d'un système dictatorial.

19.Posté par Joseph le 20/02/2010 13:31

Nouvelles très concrètes des prix des PPN à Tananarive, malgré la crise politico-économique nationale et la dite "crise internationale" :


Prix au niveau des grands marchés de la Capitale
En moyenne, le kilo du riz makalioka a baissé de 8 à 11% par rapport à l’année dernière. En février 2009, le prix d’un kilo de riz makalioka était à 1 278 Ar contre 1 128 Ar en février 2010. La hausse de la production du riz a contribué à la diminution du prix du vary gasy qui est passé de 1 194 Ar le kilo en février 2009, à 1 090 Ar en février 2010. Le kilo du riz import se vendait à 1 188 Ar en février 2009 et 1 071 Ar, un an plus tard, du fait de l’effet du monopole en 2009. Cette année, grâce à la libéralisation du marché, le prix du litre de l’huile de table est passé de 5 950 Ar à 3 186 Ar. Par ailleurs, le prix d’un kilo de farine a connu une légère hausse allant de 1 443 Ar en février 2009, et 1 493 Ar cette année. La hausse du cours mondial de 500 à 800 Usd, prix Caf Toamasina, a contribué à l’augmentation du prix du sucre allant de 1 736 Ar le kilo en février 2009, à 2 396 Ar le kilo durant ce mois.

Donas Hanitriniony R

20.Posté par CQFD le 21/02/2010 19:05

Messieurs les forumistes légalistes, ne répondez plus aux posts de mr Joseph. Vous perdez votre temps. Vous écrivez une ligne, il vous en met 40. Et, c’est toujours la même chose : Ravalo assassin, Ravalo voleur… Rajoelina Super Star, vive la IVe République… et à l’infini…
Nous, on sait que rien ne va à Madagascar. Qu’un putschiste reste un putschiste. Et que bientôt, c’est la fin du cauchemar.
Un forumiste, ici , a eu l’impression de lire Jeannot Ramambazafy, de Madagate. Joseph pourra en faire encore 1000 lignes, mais je crois que c’est bien lui. Il se dit « citoyen réunionnais ».(Bizarre cet emploi du mot « citoyen »). Les réunionnais apprécieront cette imposture. Trop d’indices, qu’il est inutile d’énumérer ici. C’est impayable la tirade de « je ne veux pas parler à la radio ou aller sur les plateaux de Tv… Comment pourrait-il y être, il est à …Tanà. Et puis, ce n’est pas son genre d’avoir des contradicteurs. Il n’ouvre jamais le site « Madagate » aux réactions.
Il va encore noyer le monde, dans d’innombrables paragraphes, pour essayer de nous prouver que « Joseph, c’est Joseph ». Mais j’aimerais pour en être sûr que son copain « Jeannot , le vrai journaliste, courageux et honnête » le dise lui-même. Dans ce cas, soit, Joseph, alias Jeannot, en 50 lignes, nous sortira le genre « Jeannot n’a pas de temps à perdre », soit le Jeannot Ramambazafy , es-qualité, va le faire. Et là, on va s’amuser… Ce sera le même style avec les mêmes vocabulaires, le même rythme, même agressivité, même délires, même mauvaise foi.. . Il va même sortir du sujet, en revenant sur « Ravalo voleur, Ravalo asssassin, Rajoelina Superstar, Vive la IV République » et même parler du Collectif pour Mada et le GTT….A moins que, pour ne pas se trahir, il ne nous sorte que … trois mots. (Mais, quelle frustration pour lui). CQFD.
Mais ne vous faites pas d’illusions, il va continuer, en utilisant comme répliques, les «L’Irrévérencieux » et autres « Caton2 ». Nous n’allons pas lui contester ce droit. Chacun est libre de faire ce qu’il veut, même se ridiculiser.

21.Posté par Joseph le 21/02/2010 22:00

CQFD vous êtes le parfait exemple du Ravalomaniaque qui diffuse volontairement des fausses nouvelles, qui entretient la confusion faute d'arguments politiques, qui se permet de donner des ordres aux "forumistes" "ne répondez plus aux posts de Mr Joseph"

Alors pour vous, c'est la quantité de lignes qui fait la valeur des arguments ? Une ligne c'est bon, 50 lignes çà vaut pas la peine de lire, c'est du délire sans doute. Respectez ceux qui veulent lire et s'exprimer, nous ne sommes pas à Madagascar ici, on peut s'exprimer sans être menacé trop précisément, parce qu'une Loi nous protège.

Vous voulez donc savoir mon nom, et pour me démasquer vous me provoquez en montant un roman en affirmant que je suis Jeannot Ramambazafy ! Mais si vous étiez plus fin lecteur d'autre chose que de topmada vous sauriez que Jeannot Ramambazafy est un journaliste, un professionnel et je n'ai jamais vu que ce monsieur honnête et courageux, (menacé par les militants du GTT, par Lalatiana Pitchbull etc ...) utilise un pseudonyme pour s'exprimer. Vous l'insultez dans sa déontologie, vous avez tort.

Je peux vous donner une piste, j'habite au Port depuis 20 ans, je vais parfois manger chez des gens, là où Eugène Mangalaza venait aussi parfois. Si vous avez du temps à perdre, recherchez sur le net, vous me trouverez très vite car parfois, ailleurs je signe de mon nom. J'ai pris un café avec Gervais le Maire TIM de Tamatave récemment, vérifiez, il est venu voir un Maire ou d'autres élus, pour affaires. Je ne suis pas Jeannot Ramambazafy et je vous interdis de le redire à nouveau. Ne faites pas comme Ravalo et sa clique, n'affirmez pas des choses avant de les avoir prouvées, uniquement dans le but de rabaisser.

Retirez vos affabulations sur Jeannot Ramamabazafy, vous salissez cet homme courageux en lui prêtant des pratiques non déontologiques qui vous déshonorent vous-même.

Vous donnez là un exemple parfait de ce qui se fait dans les sites et forums des Ravalo-addicts. Vous -avez été formés à l'école de la désinformation, logique donc que vous utilisiez ce genre de diversion lorsque vous ne savez pas répondre sur le fond. Merci de cesser ce genre de propos, car les lecteurs de Zinfos974 méritent des discussions plus passionnantes que des prises de gueule sans intérêt

22.Posté par Caton2 le 22/02/2010 00:37

20. Vos propos font votre portrait. Se dessine un personnage paranoïaque, se sentant menacé par les multiples apparences de Mr Joseph. Au lieu d'argumenter vous chercher avant tout à démasquer votre "ennemi", celui qui vous persécute. Mais est-ce bien Mr Joseph?. CQFD (ce qu'il fallait démontrer), votre pseudo, confirme votre obsession à trouver scientifiquement la source de votre sentiment de persécution. Pourquoi cette quête obsessionnelle? Croyez vous avoir trouvé en Mr Joseph le bouc émissaire idéal? Vous faites fausse route. En fait, je crois que votre attitude de "légaliste" n'est qu'une façade. Comme tous les paranoïaques vous êtes psychorigide. Cette psychorigidité est le signe que vous n'arrivez pas à être solidaire, dans votre être intime, avec les crimes de Ravalo. Allez voir un psy, c'est urgent...

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