Politique

Le PCR, la singularité d’un parti de 60 ans

Dimanche 19 Mai 2019 - 16:33

Les observateurs et commentateurs qui apprécient le paysage politique de La Réunion à l’aulne de celui de l’Hexagone peinent toujours à comprendre le Parti Communiste Réunionnais. Un parti qui a cultivé une singularité politique et stratégique à partir des caractéristiques propres de La Réunion de l’après-guerre à nos jours.

Pour le Parti Communiste Réunionnais, il existe un peuple réunionnais, avec son pays, La Réunion, sa langue, son histoire, son métissage culturel et cultuel, dont il convient d’assurer la défense, le respect et l’épanouissement. Ce peuple a le droit et le devoir d’assurer son destin en dirigeant son pays, et en décidant de son avenir. Le PCR est donc un parti profondément identitaire qui défend sa singularité et celle de son peuple, les Réunionnais. Il revendique une pensée forgée dans l’histoire et le territoire de La Réunion, émancipée de toute tutelle.

Sur le plan fondamental, le PCR se bat pour la défense et la reconnaissance de l’identité réunionnaise, la liberté d’expression, le pluralisme journalistique, la démocratie électorale, le développement durable et solidaire de La Réunion…

Sur le plan de la gouvernance, le PCR réclame la responsabilisation des Réunionnais pour les affaires qui les concernent, dans le cadre de la République Française. En attendant cet avènement, le PCR a loyalement exploité toutes les ressources de la loi du 19 mars 1946 et celles des lois de Décentralisation, au profit des intérêts réunionnais. Toutefois, plus de 70 ans après 1946, et malgré des avancées sociales, sanitaires, éducatives, infrastructurelles, etc., arrachées par de dures luttes, le statut départemental n’a pas permis la sortie du régime colonial et de son corollaire, la pauvreté : pouvoir central dominant, monopoles commerciaux, exclusivité pavillonnaire, le tout sous perfusion de fonds publics qu’une oligarchie privée transforme en bénéfices et dividendes.

Sur le plan idéologique, le PCR est un parti qui analyse son territoire et son époque avec des outils d’inspiration marxiste. Sa conscience d’un monde “fini” le conduit à concevoir ses relations aux autres et à la Nature selon les principes de la “communauté de destin”, de la préservation de notre “bien commun” et, par conséquent, du respect d’autrui, de la solidarité et de la fraternité, tant au niveau intérieur que sur la scène internationale.

Sur le plan théorique, le PCR a élaboré un cadre de pensées qui s’inscrit face aux contradictions de la “Double Intégration de La Réunion” (institutionnelle, dans la République Française et dans l’Union Européenne, et géographique, dans l’Ouest de l’Océan Indien) et face aux conséquences des “4 Phénomènes Irréversibles” (l’évolution démographique, les effets du changement climatique, la mondialisation des échanges commerciaux et de la circulation des personnes, les innovations techniques et les découvertes scientifiques).

Mais comprendre le PCR nécessite de remonter quelques années avant sa fondation.

Les politologues et amateurs d’histoire politique connaissent bien le Comité Républicain d’Action Démocratique et Sociale (CRADS) dont Raymond Vergès fut l’un des principaux dirigeants et élus. Ce mouvement, au lendemain de la Guerre, a réuni des politiques de sensibilités idéologiques très variées (de “gauche” comme de “droite”), des syndicalistes, des acteurs culturels et sociaux, des chefs d’entreprises et des fonctionnaires, sur un projet de société commun : sortir du régime colonial, non par l’indépendance mais par l’Égalité avec l’ancienne Métropole. Ce choix original devait permettre une reconstruction économique et sociale de l’île plus rapidement et plus solidement que si elle était indépendante ; la loi du 19 mars 1946 promettant l’application de toutes les lois françaises en outremer « avant le 1er janvier 1947 ». Mais la France reniera sa parole donnée.

Le Parti du Consensus Responsable

Un autre événement symptomatique de l’esprit communiste réunionnais a lieu en 1954, lors de l’épisode dit de “Quartier-Français”. Cette année-là, la coopérative sucrière de Quartier-Français peine à rembourser l’emprunt accordé par la Banque de La Réunion. Les usiniers voisins, qui y voient là l’opportunité de se débarrasser d’un concurrent, encouragent les administrateurs de la banque à pousser les propriétaires débiteurs à la faillite et à l’expropriation.

Le directeur de l’usine, totalement aux abois, se laisse convaincre, par un ami d’enfance devenu syndicaliste, de faire appel à un tout jeune homme politique fraichement débarqué dans l’île après avoir servi dans les Forces Françaises Libres : Paul Vergès. Le futur fondateur du PCR dresse une analyse marxiste des contradictions en jeu et expose à son interlocuteur une issue possible : s’appuyer sur les intérêts des planteurs pour contrecarrer ceux des usiniers-concurrents et de la banque. En acceptant d’octroyer aux premiers une rémunération plus importante qu’à l’accoutumée, l’usine de Quartier-Français s’est attiré les faveurs d’un grand nombre de planteurs. Elle vit ainsi son chiffre d’affaire s’accroitre suffisamment pour honorer ses échéances bancaires.

Pour génial que soit ce coup, la singularité de l’événement ne réside pas seulement dans le déroulement de cette opération historique mais aussi et surtout dans l’identité des protagonistes : le “propriétaire” de l’usine avait affronté Raymond Vergès lors d’élections quelques années auparavant ; et il l’a fait de la manière la plus vile qui soit, insultant le père de Paul et déshonorant la mémoire de sa mère défunte. Il fut d’ailleurs pénalement condamné pour avoir publiquement déclaré que « Raymond Vergès avait tué son épouse, placé dans une malle et expédié en Chine » ! Que le directeur de l’usine (qui est le gendre dudit propriétaire) fut si désespéré qu’il accepta de s’entretenir avec Paul Vergès se conçoit. Mais comment expliquer que Paul Vergès, lui, se déplaça à la demeure de celui qui vociférait des vilénies à l’endroit de sa famille… pour l’aider à sauver son exploitation ?

La réponse se trouve dans les répercussions politiques de cette rencontre inattendue : capitalisant sur le succès obtenu par les planteurs autour de Quartier-Français, les communistes engagèrent une campagne de mobilisation des planteurs à travers toute l’île pour réclamer des autres usiniers le même traitement. Ce qui aboutit également au succès électoral de 1956 où Paul Vergès obtint la majorité absolue dans 23 des 24 communes. Ces succès ouvrirent également une période de répression administrative et politique inouïe, orchestrée par l’inénarrable Préfet Perrau-Pradier, et personnifiée par l’âpre affrontement de Paul Vergès et de Michel Debré.

À Quartier-Français, Paul Vergès nous a fait la leçon du dépassement de soi pour l’union des Réunionnais. Voilà la profonde singularité du Parti Communiste Réunionnais : sa capacité à dépasser les divergences pour se concentrer sur des intérêts communs au bénéfice du profit collectif populaire. Et le PCR l’a maintes fois démontré.

En effet, le PCR a été capable de travailler avec toutes les forces politiques de bonne volonté qui l’ont respecté. Il possède la plus grande culture du consensus du paysage politique réunionnais. Le PCR a partagé la majorité au Département avec Christophe Payet (socialiste), Éric Boyer (droite) et Nassimah Dindar (centriste) ; et à la Région avec Pierre Lagourgue (droite), Camille Sudre (sans étiquette), avec d’autres forces écologistes, centristes, de droites “sociale” ou “de terrain”, de gauches réunionnaises et françaises, à travers le Rassemblement ou l’Alliance. Enfin, le PCR a négocié l’application de l’Égalité Sociale avec Mitterrand et Chirac. Il a conclu le protocole d'accord de financement de Matignon avec Sarkozy et De Villepin.

Concrètement encore, le PCR a fait adopter à l’unanimité des groupes politiques de la Région ainsi que des syndicats patronaux et ouvriers le PDA (Plan de Développement Actif) de La Réunion en 1992. C’était un moment historique, où toutes les forces politiques, économiques, sociales et culturelles se sont accordées sur une analyse et des solutions pour La Réunion. C’est ce programme qui a guidé l’action de l’Alliance à la Région jusqu’en 2010.

En 2001, le PCR a été à l’initiative de la loi portant création de l’Observatoire National sur les Effets du Réchauffement Climatique (ONERC), votée à l’unanimité des députés et des sénateurs français, pour étudier les conséquences politiques du réchauffement climatique et de l’augmentation, en nombre et en intensité, des catastrophes naturelles. Auteur de cette loi, le sénateur communiste réunionnais Paul Vergès a présidé l’ONERC et remis annuellement un rapport politique et scientifique à tous les Premiers Ministres qui se sont succédés durant 15 ans.

En 2006, à l’occasion des célébrations des 60 ans de la loi du 19 mars 1946, Paul Vergès et Jean-Louis Debré, fils de Michel, signent la fin d’un affrontement de plusieurs décennies dans une accolade historique. Ils ouvrent ainsi la voie à la réconciliation et à l’unité des Réunionnais. Ce geste restera incompris des exaltés de l’opposition gauche/droite importée du paysage et de l’histoire politique hexagonale.

En 2010, le PCR était en passe de réaliser l’objectif de sa fondation : l’Autonomie de La Réunion, dans le cadre de la République Française. Aux succès des chantiers politiques (chauffe-eaux solaires, fermes solaires et éoliennes, route des Tamarins, coopération internationale, biodiversité, et bientôt tram-train, A380 pour Air Austral, Maison de l’Unité Réunionnaise…), s’ajoutaient les succès électoraux (en 2008, les candidats du PCR défaisaient les 2 bastions historiques de la droite départementaliste à Saint-Paul et à Saint-André, récupéraient Saint-Louis, partageaient la victoire à Saint-Leu, tout en conservant Le Port, La Possession et Sainte-Suzanne). Après le PDA adopté à l’unanimité à La Réunion en 1992, la loi Climat votée à l’unanimité du parlement français en 2001, et l’accolade Vergès-Debré en 2006, le PCR avait installé un climat pacifié dans les relations France-La Réunion, propice à la reconnaissance de la responsabilité et à l’émancipation des Réunionnais.

Depuis, le PCR a, certes, subi des défaites électorales. Mais c’est La Réunion qui a perdu. Aujourd’hui, le développement de La Réunion est dramatiquement stoppé. Les décisions majeures pour notre île sont toujours prises à Paris ; la balance commerciale de l’île est déficitaire à 96%, et majoritairement en provenance de l’Hexagone ; les principaux secteurs économiques de l’île sont tenus par des entreprises qui font remonter la totalité de leurs bénéfices hors de La Réunion. Le département est “socialement hors norme” : 24% de chômage (69% chez les jeunes de moins de 25 ans), 43% de la population sous le seuil de pauvreté national (50% des enfants en âge de scolarité), 110 000 illettrés, 25 000 demandes de logements insatisfaites, 300 000 Réunionnais vivent du RSA, un tiers bénéficie de la CMU…

Notre île demeure dans un système politico-économique que n’aurait pas renié Colbert. Ce que le PCR nomme un régime néo-colonial. Il n’y a objectivement pas de solutions pérennes dans le cadre institutionnel actuel. Dans l’urgence, un peu de plus de subventions par-ci et de contrats aidés par-là peut soulager, un temps, mais ne résout rien à terme.
La Réunion se porte-elle mieux depuis que les communistes ont été chassés de la direction de la Région et de celle du Département ? Objectivement, non. Est-ce que le PCR garde rancune envers ceux qui n’ont pas partagé ou ont même combattu ses projets ? Non. Forcément, non. Pourquoi ? Parce que le PCR sait que la seule issue vers la voie du développement durable et solidaire de La Réunion passe par l’unité d’une large majorité de Réunionnais sur le périmètre et les conditions d'exercice des responsabilités de leurs élus, pour la conduite de la destinée du pays. Cette unité ne peut se concevoir que dans le cadre d’un consensus par le dépassement de soi. Cela signifie que tous les protagonistes acceptent de surseoir une partie de leurs différences pour se concentrer sur leurs convergences. Dans ces conditions, même les personnes qui n’étaient pas rassembleuses hier peuvent le devenir demain.

La Conférence Territoriale Élargie en perspective

Nous convenons tous que la situation sociale et économique de La Réunion n’est pas tenable à terme. Nous pouvons convenir que 72 ans de départementalisation –dont 35 ans de décentralisation, plusieurs lois d’adaptation, d’orientation et lois programmes, et malgré d’indéniables avancées sanitaires, éducatives, sociales, infrastructurelles…– n’ont pas placé La Réunion sur la voie du développement ni durable ni solidaire.

À quelques très rares exceptions près, l’opportunité d’une révision de la gouvernance de La Réunion ne fait plus débat. Quel que soit le nom qu’on lui donnera (« nouvelle page » pour Emmanuel Macron, « égalité réelle » pour François Hollande, « développement endogène » pour Nicolas Sarkozy, « émancipation » pour Didier Robert, « changement de logiciel » pour Patrick Lebreton, « Paris i komand pa nou » pour Jean-Paul Virapoullé, « autonomie » pour le PCR…) il existe, objectivement, un “consensus de fait” à La Réunion pour une réforme du cadre institutionnel de 1946, faisant une large place à la responsabilisation des Réunionnais !

La droite et la gauche assimilationistes, avec le soutien des gouvernements français successifs, ont tenté de perfectionner la Départementalisation dans le but de conserver le statut quo. En vain. Les contradictions étant tellement insolubles qu’ils n’ont réussi qu’à retarder l’inéluctable : constater que le cadre institutionnel de 1946 a failli.
Mais nous pouvons convenir de la sincérité de leurs choix face à l’histoire.

Convenons que, pour la génération politique qui a vécu l’âpre affrontement Vergès-Debré, avec en arrière plan les guerres d’indépendances post-coloniales, l’instauration de l’alinéa n° 5 de l’article 73 de la Constitution procédait d’une crainte légitime : depuis les années 70, le PCR semblait irrémédiablement se renforcer à chaque scrutin, jusqu’aux plus hautes sphères régionales et nationales, cela pendant que les debréistes refluaient constamment. Le "péril indépendantiste" ne pouvait apparaître plus impérieux aux yeux de ceux-là qui doutaient de la bonne foi de “l’Autonomie Démocratique et Populaire de La Réunion, au sein de la République Française”.

Reconnaissons toutefois que 12 années de “pouvoir communiste” à la Région n’ont donné lieu à aucun signe, aussi infime soit-il, de nature indépendantiste. Convenons donc cette menace caduque ; que l’heure est venue de supprimer cet alinéa et d’ouvrir la voie à une réforme institutionnelle qui n’a que trop été différée.

Au début des années 80, l’alternance présidentielle française proposait la Décentralisation, présentée comme une politique « d’intégration sans assimilation » pouvant satisfaire les aspirations autonomistes. En acceptant l’expérimentation, le PCR déclara solennellement : « Une politique décidée à 10 000 km étant vouée à l’échec, tôt ou tard, le choix de l’Autonomie s’imposera ! ». Cette heure est venue. L’outil pour la formation du consensus d’union des Réunionnais est indiqué : c’est la Conférence Territoriale d’Action Publique élargie à toutes les forces de proposition, pour l’adoption d’un nouveau projet global et cohérent de développement durable et solidaire de La Réunion.
 
Durant 6 décennies, le PCR a forgé des cadres et des militants émérites qui se sont épanouis en son sein et/ou à travers tout le paysage politique, syndical, social, culturel et institutionnel réunionnais. Comprenons qu'il n’est nul besoin que les uns disparaissent pour que les autres existent. Voilà encore une singularité du PCR.
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1.Posté par ste suzanne le 19/05/2019 17:42

après 60 ans de règne vous avez toujours dit d avoir une solution pour notre île
ELLE EST OU

c est bien beau de venter les mérites d un partie
AUJOURD’HUI ilen est ou

une seule commune qui vie sous perfusion a cause de la corruption et du mensonges
combien vous avez exploité la misère des autres pour vous enrichir et en est encore le cas jusqu a maintenant
dans votre dernier bastion comment ils sont arriver aux pouvoir
a cause de la fraude la corruption le mensonge combien de foi vous avez accuser les autres
hors que c était votre partie
quand ont vante un partie il faut dire aussi son passer catastrophique
son leader en 1962
atteinte à la sureté de l état
son fils partie en cavale dans les années 90
jusqu à maintenant le MAIRE DE SON dernier bastion ne cesse d êtres dans tous les fraudes

VOTRE DERNIER BASTION VIE SES DERNIERS SOUFFLES QUE LES COCOS DE VILLE
QUI CROIENT ENCORE EN VOUS

2.Posté par Pascal le 19/05/2019 19:19 (depuis mobile)

"Objectivement" comme le dit cet article, les Vergès ne sont-ils pas liés, de père en fils et petit-fils à des crimes financiers ou physiques ? Des "on-dit" répètent à qui veut s''''en souvenir de la mort d''''Alexis, de la fin de la femme de Raymond...

3.Posté par Qui est l’auteur de cet article ? le 19/05/2019 21:26 (depuis mobile)

En tout cas c’est très bien écrit pour qui veut bien lire sans a priori.

4.Posté par Raasimanda le 20/05/2019 09:00

Le parti PCR à plutôt instrumentaliser et s'est servi de la misère des Réunionnais, et ces derniers sont toujours dans la merde. Le coco Maurice Gironcel n'avait rien avant d'arriver a Sainte-Suzanne et il parait qu'il paye l’impôt sur la fortune, a vérifier. Et Karl Marx était contre le capitalisme et le communisme c'est quoi aujourd'hui?

5.Posté par Bato le 20/05/2019 09:20 (depuis mobile)

@ post 1 et 2.il faut pour vous revoir l histoire de la reunion...debre perreau pradier...connais pas ?....

6.Posté par Zorg la légende le 20/05/2019 09:36

[PCR,Come-Back !

7.Posté par Taloche le 20/05/2019 10:00 (depuis mobile)

L''alliance de la Région jusqu''en 2010. Après, se voyant pousser des ailes, le parti refusa l''alliance du PS aux régionales et avait perdu la majorité au sein de cette collectivité.

8.Posté par titang le 20/05/2019 14:09

C est amusant cette propagande.... comme si la famille Verges, derniers membres influents, n avait, au nom du Parti, mis en place ses enfants .... Françoise qui a dirigé la MCUR .... qui n a jamais existé, le fils à qui on a commandé via la SR21 bien des études bidons.... Au lycée un professeur un peu provocateur nous disait que trois mots ne peuvent être mis ensemble : communiste, honnête et intelligent.... on peut les marier deux à deux mais pas les trois.... indubitablement l ancien président e région était intelligent et communiste 🤣🤣

9.Posté par tang Sauvage le 20/05/2019 16:33

:C'est un gag tout de même cette page a la gloire des Vergès ... Je n'ai rien de personnel contre eux cependant, l'anti-colonialiste a été élevé dans une demeure coloniale appartenant à une grande tante( modèle qu'il denonce)
Un passage à Louis Le Grand (connue pour être une école dédiée aux personnes de simple condition) ....

Jeune adulte, Paul Vergès fut condamné à cinq ans de prison avec sursis pour coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Il fut amnistié en 1953. la condamnation n'a pas été annulée comme cherche à nous le faire croire wiki !! ce n'est pas la même chose ....

Après il n'a eu de cesse que de penser à lui et aux siens ...

Je ne nie pas qu'il ait eu une vision moderne de la Réunion, mais APRES avoir assuré ses arrières pour les siens et lui !!!

L'angelisme décrit me fait doucement rigoler .....

10.Posté par parlamer le 21/05/2019 08:48

Suite à une procédure d’opposition du journal Tagesspiegel, le ministère fédéral des Affaires étrangères a dû confirmer que le pacte de migration avait été en partie négocié en secret.

Contrairement aux déclarations officielles du ministère fédéral des Affaires étrangères (AA), le pacte des Nations Unies sur les migrations a été négocié en partie à huis clos. C’est ce qui ressort d’une décision du ministère fédéral suite à une demande du Tagesspiegel en vertu de la Freedom of Information Act (IFG). Ainsi, les cessions intergouvernementales de négociations à New York n’étaient que « partiellement publiques ». Il y avait également eu des « réunions non publiques en amont et en aval ». D’après le ministère, c’était « tout à fait normal »

11.Posté par Fabrice le 21/05/2019 14:29

N'oublions pas que les communistes ont tué des millions de chrétiens !

12.Posté par parlamer le 22/05/2019 08:07

Pour rafraichir la mémoire ou plutôt pour développer la culture historique de ce jeune trublion, voici quelques rappels historiques.

Sur l’engagement très tardif du PC”F” dans les actions de résistance (mai 1941) et les début de la Collaboration impliquant des communistes :

Le 23 août 1939, l’URSS signe le pacte germano-soviétique, un accord de non-agression et de partage de l’Europe centrale avec l’Allemagne nazie. Le Parti communiste français approuve la signature du pacte, bien qu’un cinquième des élus du parti s’y oppose. Lorsque la guerre éclate, l’Union soviétique reste neutre et achève même l’invasion de la Pologne telle que prévue par le pacte.

Le gouvernement Daladier estimant que les communistes découragent l’effort de guerre, la presse communiste est interdite le 26 août 1939. Le Parti communiste (SFIC) est ensuite interdit par un décret-loi du 26 septembre 1939. Les 43 députés restés fidèles à la ligne du parti fondent le Groupe ouvrier et paysan français à la Chambre des députés. Ces députés sont toutefois arrêtés le 8 octobre 1939, déchus de leur mandat le 21 janvier 1940, puis condamnés à des peines allant de quatre ans de prison avec sursis à cinq ans de prison ferme ainsi qu’à cinq ans de privation de leurs droits civiques et civils. Certains parlementaires sont déportés en Algérie, puis libérés après le débarquement allié en Afrique du Nord en 1943, tandis que d’autres vivent dans la clandestinité en France ou sont emprisonnés. Le secrétaire général du PCF, Maurice Thorez, mobilisé, déserte l’armée française en octobre 1939, et se réfugie en Belgique, où est reconstitué la direction du PCF, désormais clandestin.

Mais en parallèle, des militants communistes s’impliquent dans la Collaboration. En juin 1940, des militants suivis de près par Jacques Duclos et Maurice Thorez demandent aux autorités allemandes l’autorisation de faire reparaître légalement L’Humanité

13.Posté par Aimé TECHER militant de la cause humaine depuis 56 ans. le 22/05/2019 14:02

Je suis arrivé en Métropole le 7 septembre 1961- Avant la mise en place du BUMIDOM; Arrivé parmi les premiers et hasard du calendrier sont arrivés en septenbre 1961 les victimes de l'ordonnance DEBRE.
En 1962 je rencontre Paul VERGES, Gervais BARRET, Nelly BARRET et les autres victimes de cette ordonnance. La rencontre se fait au 94 rue Jean Pierre TIMBAUD PARIS ° Un samedi après midi avec d'autres compatriotes. Chaque samedi après midi était organisé un bal kréol . Juste avant ,des discours..;pas pour nous. Nous c'était le bal. Mais j'écoutais , j'écoutais sans rien comprendre..;puis petit à petit les choses devenaient plus claires...Je commençais à comprendre pourquoi mes parents sont pauvres alors qu'ils travaillaient très dur.
Le dimanche matin nous allions à Ma CASE avec sœur IMENE pour notre messe dominicale. Je décidais de créer avec d'autres le premier groupe folklorique Réunionnais. Je participais avec l'équipe de ma Case à l'organisation de voyage ..;Je me sentais Réunionnais. ET je reconnais mes amies, amis, mes responsable de toute la communauté Réunionnaise ( La CASE- l'U.G.T.R.F.- la Direction du BUMIDOM- la direction du Foyer REUNIONNAIS..;nous étions d'accord pour dire que j'étais fait pour être un animateur.
J'ai été en formation : 2 ans. J'ai découvert ...la philosophie . Moi je ne suis intéressé que ce qui est vrai et naturel. Nous sommes en 1969. Les élections Présidentielles. Moi je n'avais jamais voté et je me suis dit : faut que tu ailles voter .
Socialiste. Communistes. P.S.U. R.P.R. U.D.F. ...Des mots ...rien en moi .
J'ai alors découvert GRACCHUS BABEUF. 1760-1797.Il est influencé par Denis DIDEROT et Jean Jacques ROUSSEAU; Plus je lisais BABEUF, plus je voulais en savoir plus et encore plus.
La vérité est : c'est Gracchus BABEUF qui est à l'origine du mot communiste. Il est le premier a avoir organisé le premier parti communiste AGISSANT. J'ai beaucoup aimé "AGISSANT" Il est le premier a avoir donné ce MOT de communiste à des valeurs humaines. Il est le premier a déclaré la fin de la misère en créant le premier parti communiste agissant. Son premier principe: être au service des petites gens, des paysans (en son temps).
Il n'était pas d'accord avec les thèses de ROBESPIERRE et de DANTON qui eux défendaient encore la noblesse, les commerçants.. . BABEUF est fils de paysan pauvre; A 12 ans il travaillait dans les fermes..;Ce que BABEUF proposait aller trop loin...il fut guillotiné...
J'ai adhéré au Parti communiste Français en 1969 . Lorsque Georges Marchais et toute la direction du Parti se sont agenouillés devant le dictât de François MITTERAND- programme d'austérité- le lendemain des élections présidentielles:1981- j'ai quitté ce parti . Ce parti a abandonné ce pour quoi il est né .
Je dois avouer tout au long de ma vie de militant indépendant j'ai souvent eu comme partenaires des chrétiens mais aussi des militants communistes.A ces militants Chrétiens et communistes je leur dois beaucoup...beaucoup.Je me défini comme un : kto-coco ou coco-kto à vous de choisir.
Je ne suis pas indifférent à cette élection européenne. Je sais pour qui je voterai ...je voterai pour celle qui est disponible dans son quartier. Je voterai pour celle qui n'a pas entendu d'être élue pour être solidaire de ces grandes mères seules, de ces femmes seules avec des enfants à nourrir, Elle n'a attendu d'être élue pour s'occuper des chômeurs....Je lui reproche d'être discrète, d'être réservée -c'est le reproche que l'on fait aux Réunionnais- alors que d'autres battent le tambour au moindre souffle pour annoncer ce qu’elles, ce qu'ils ne feront jamais..;du bruit..
Enfin : j'ai témoigné dans ce documentaire BUMIDOM.

Na Artrouv'

Aimé TECHER

yab de Palmiste Rouge

14.Posté par @ Aimé TECHER le 22/05/2019 15:46

Je suis touché par votre histoire, toutefois, je le répète et le re-dis, on ne peut être communiste et chrétien !

Ces gentils chrétiens qui ont suivi les communistes ont été manipulés ! Le but du communisme est de détruire toutes les religions (surtout le christianisme) pour créer une religion unique, voir Laïcque !

Je vous invite à lire : Pardonne-moi Natacha
Livre de Sergei Kourdakov

Le témoignage vécu d'un jeune tortionnaire, dans toute la brutalité froide du système soviétique à l'encontre des " croyants " dans les années soixante 70. Malgré une ascension programmée sur l'échelle de la violence, ce militant des jeunesses communistes, Sergei, poussé à la tête de véritables commandos de la terreur par une hiérarchie cynique, violant la légalité et même ses propres scrupules, va croiser le regard d'une de ses jeunes victimes... Véritable " Saint-Paul du XXe siècle ", l'auteur a témoigné après son évasion vers le Canada où il meurt à 22 ans... " accidentellement ". Son récit, traduit dans une dizaine de langues, bien sûr interdit dans les pays de l'Est, y fut longtemps diffusé clandestinement.

Ceci dit je vous remercie pour votre témoignage.

Yab de la Réunion

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