Education

Le Collectif “Sauvons les Sciences de l’éducation” accuse “l’UNEF et Rochdi de manipulation”

Vendredi 27 Novembre 2009 - 06:16

C’est désormais la scission sur le campus universitaire entre d’un côté l’UNEF et le président Mohamed Rochdi, et de l’autre, les étudiants des Sciences de l’éducation et leurs enseignants. Ces derniers reprochent à Gilles Leperlier, président de l’UNEF, sa position ambiguë, et au président de l’Université de “choisir des interlocuteurs qui vont dans son sens…”


Le Collectif “Sauvons les Sciences de l’éducation” accuse “l’UNEF et Rochdi de manipulation”
Le Collectif “Sauvons les Sciences de l’éducation” a annulé sa conférence de presse prévue hier sur le campus universitaire. En effet, les étudiants et les enseignants ont d’abord souhaité rencontrer le conseiller régional, Hilaire Maillot.

“Il nous a juste dit qu’il nous soutenait, mais qu’il ne pouvait rien faire pour nous”, a rapporté une universitaire. A un moment de l’après-midi, une rumeur s’est répandue : “On nous a fait croire que Paul Vergès allait nous recevoir”. Cette information “qui venait de Gilles Leperlier”, a été démentie en début de soirée.

Précisions prises, c’est le président de l’Université Mohamed Rochdi qui a fait savoir à Gilles Leperlier, président de l’UNEF, “qu’il était prêt à recevoir quelques étudiants du Nord, c’est-à-dire de l’UNEF, qui ne sont pas dans le Collectif”.

“Ni Gilles Leperlier, ni l’UNEF, n’ont de légitimité pour parler au nom de notre Collectif. Pourquoi le président de l’Université qui est proche du président de la Région Réunion, tout comme le président de l’UNEF, veulent se rencontrer à nos dépens? Il y a là une volonté de manipulation et de casser notre mouvement”.

Certains étudiants du Collectif ont annoncé qu’ils seront présents ce matin sur le campus, pour empêcher cette rencontre.

Autre motif de la colère des étudiants des Sciences de l'éducation : “Nous avons sollicité, à plusieurs reprises, une rencontre avec le président de l'Université, il ne nous a même pas répondu. Depuis qu'il a appris qu'un débat télévisé sur l'avenir des Sciences de l'éducation, sera organisé sur Télé Réunion, il essaye d'en minimiser sa portée”.

“Encore une fois, ceux qui veulent tuer les Sciences de l'éducation, préfèrent pourrir ou éviter le vrai débat plutôt que d'aborder les vraies questions du développement social et économique de La Réunion”.
Jismy Ramoudou
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1.Posté par Aimé LEBON le 27/11/2009 09:45

Ce qui se passe à l’université de la Réunion dépasse de loin le simple mouvement revendicatif que la société connaît souvent dans des entreprises (bien qu’il n’y ait pas de petite revendication pour les travailleurs, surtout en cette période de crise où la perte d’une seule pierre peut entraîner l’écroulement de tout un mur). Quand il s’agit d’investissements pour l’Education-formation, et donc de l’avenir de la jeunesse, toutes les énergies doivent être mobilisées, sans compter qu’un soin particulier doit être apporté à la méthode pour la meilleure prise en compte de la crise. Ce devrait être la ligne de conduite de tous les décideurs qui seront amenés à intervenir dans ce conflit, au-delà de l’ego des uns et des autres, des préoccupations respectables de carrières, des manœuvres des leaders syndicaux, de l’appartenance à tel ou tel réseau d’influence ou de recrutement voire de la tendance de certains politiques à avoir la main sur ce monde de l’université en pensant à tous les partenariats croisés qui se mettent en place (sans compter la recherche de la caution des intellectuels pour soutenir certaines analyses). Une question, à poser et à reposer : Mais que font les parlementaires de la Réunion ? Les présidents des grandes collectivités ? « Un pays qui oublie sa jeunesse est un pays perdu ». Quand on est un enseignant chercheur d’un certain niveau et en même temps un décideur comme le président de l’université, quel honneur pour un tel personnage que d’inviter ces jeunes qui revendiquent à venir discuter, à débattre de tout le dossier, publiquement s’il le faut…et à mettre toute son intelligence et sa sagesse à bien faire mûrir la crise. Parce qu’il aura devant lui de bons et grands acteurs de la Réunion de demain ; c’est plus particulièrement à l’université qu’il faut cultiver le potentiel de chacun.

2.Posté par Avant-Garde974 le 27/11/2009 15:51

Nous sommes entrain d'assister à l'instrumentalisation de jeunes et du monde de la formation dans un but politique!
cela devient trés grave

3.Posté par Attention 974 le 27/11/2009 18:45

Attention ! Certaines informations de cet article sont largement sorties de leur contexte ! De plus, il comporte certaines affirmations mensongères ! Étudiants, battez-vous pour sauver les Sciences de l'éducation mais ne vous laisser pas influencer !!!

4.Posté par UN ETUDIANT le 27/11/2009 19:57

Ce refus d'être représentés par la marionnette du PCR démontre bien que les étudiants ne sont pas dupes.
Voilà un moment que le groupe de M. LEPERLIER ne fait que se coucher face à la politique du Président ROCHDI. Entre ambition personnelle et cirage de pompe, l'hypocrisie et le non-sens de l'UNEF est de plus en plus difficile à cacher.

5.Posté par campus le 27/11/2009 21:52

De qui se moque M.Leperlier?
Quelle est sa licence?dans quel diplome est-il inscrit cette année?
Quelles sont ses relations avec M.Rochdi?

6.Posté par Christopher le 28/11/2009 00:27 (depuis mobile)

L'unef veut contrôler la Fac... C bien parti... Alors etudiants !!! Réveillons nous... Février 2010 sera l'occasion de sanctionner cette politique de privilégie !!!!!

7.Posté par SebMo le 28/11/2009 07:47

Ca fait donc bientot une bonne décénie que les sciences de l'educ' n'arrivent pas a retrouver leur place dorée à la droite du père. Ce que les étudiants d'aujourd'hui oublient peut-etre, c'est que ça a déjà été une grande lutte étudiante au départ pour sortir des guerres de chapelles. Et là, ce sont les étudiants qui semblent vouloir faire tout pour retomber dans ces travers... Bon courage, vous etes pas sorti de l'auberge, mais sachez tenir compte de l'histoire, posez des questions aux anciens leaders étudiants, les Yann Crinon, Laurent Hoareau, Fabrice Leger...vous comprendrez mieux la nature du mal qui vous ronge!

8.Posté par Ancien Etudiant le 30/11/2009 12:45

Je me souviens d'un mouvement de blocage de février 2009 qui a nuit aux étudiants voulant travailler. Et de cette récupération des différents mouvements pour dire devant toute la Réunion que c'est grâce à eux que le monde étudiant bouge. Ce que l'on constate aujourd'hui n'est qu'une nuisance de plus envers les étudiants de l'UR et ne sera pas la dernière.


Dans tous les cas, l'UNEF vit l'UNEF continuera d'installer la dépendance du PCR sur l'UR


9.Posté par Jeff de Bruges le 30/11/2009 13:53

C'est un peu n'importe quoi tout ça. Tout le monde sait que pour des raisons IDEOLOGIQUES les responsables de la filière SCIENCES DE L'EDUCATION ont refusé d'être évalué par l'AERES. C'est par ce geste qu'ils ont eux-même PLOMBE leur propre filière.
Ce refus d'être évalué et de se plier aux rêgles de l'Université a eu une conséquence: mettre hors-jeu la filière et ses représentants. Les responsables pédagogiques s'en fichent: ils ont l'EMPLOI A VIE et seront de toute maniere REPLACES. Ce n'est pas le cas des etudiants, qui perdent beaucoup dans l'affaire.
Comble de cynisme: ce sont ceux qui sont responsables de ce qui arrive à la filière qui essaient aujourd'hui de dissimuler LEURS PROPRES TURPITUDES en montant les étudiants contre l'Administration.
Le pire est que l'UNEF essaie de recoller les pots cassés en proposant une TRANSITION, et que pour s'absoudre de leurs attitudes, les IRRESPONSABLES PEDAGOGIQUES jettent en pâture Mr LEPERLIER à la presse et font de cette manière leur beurre de l'approche des élections.

ETUDIANTS NE VOUS FAITES PAS ROULER!

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