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Le Bac, c’est dans deux semaines, les antisèches fleurissent sur le Net

Jeudi 4 Juin 2009 - 15:33

A 15 jours de l’épreuve de philosophie, les élèves de Terminale d’Amiral Bouvet, Saint-Benoît, et des autres lycées de l’île, ont choisi de réviser seul ou à plusieurs, à la maison ou en classe. Il y a aussi ceux qui tentent d’autres méthodes : la prière, la sorcellerie ou les antisèches sur le Net...


Le Bac, c’est dans deux semaines, les antisèches fleurissent sur le Net
Marine, 18 ans, en section littéraire, attend avec sérénité les différentes épreuves. “Ça commence le 18 juin par la philo”. Sa copine Jocya, 17 ans, est moins sereine, “c’est depuis longtemps le stress. J’ai peur de tout oublier quand je serai devant ma feuille”.
“De toute façon, c’est trop tard pour moi, ça passe ou ça casse”. Melody a 18 ans. “Ce sera au petit bonheur la chance”. Mais pas question d’antisèche, ni pour Jocya, ni pour Mélody. “On ne sait pas faire, on n’a pas les … pour ça”.

Ce n’est pas pour autant qu’elles ne sont pas renseignées sur les méthodes qui existent. “Il y a de tout sur internet”. Et c’est vrai. Il suffit de taper antisèches dans un moteur de recherches pour trouver les sites dédiés à la tricherie.
Les antisèches sont répertoriées par catégories : faciles, difficiles et suicidaires (au moins, ils sont gentils de prévenir).

“Quelle émotion il y a, d’avoir son Bac en trichant ?”

Parmi les supports, il faut s’attendre à tout : les cuisses, les fesses, des antisèches dissimulées dans tous les orifices du corps ou dans les toilettes, l’utilisation des effets scolaires et de l’en-cas (soda, sandwich, barres chocolatées…) que vous aurez apporté pour les quatre à cinq heures d’examen… Impressionnant !

Certains se sont même spécialisés dans certaines matières, notamment les mathématiques. Savoir pleinement profiter de la calculatrice est devenu un art pour tricher au Bac. “Quelle émotion il y a, d’avoir son Bac en trichant”, s'indignent-elles.
Mais, ce n’est pas pour cette raison que les trois lycéennes d’Amiral Bouvet n’oseront pas tricher. “D’une part, c’est immoral, d’autre part, nos aînés nous ont souvent raconté la mésaventure arrivée à une fille de Saint-Benoît”.

L’histoire qui se transmet chaque année scolaire, remonte à déjà 23 ans. C’était en 1986, la fille d’un employé de banque s’est fait prendre en train de copier pendant une épreuve du Bac. C’est une autre élève qui l’a dénoncé au professeur qui surveillait l’épreuve.
Ce jour-là, c’est son père qui est venu la chercher dans le bureau du proviseur…
Jismy Ramoudou
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