Société

Le 8 mars est la Journée de lutte pour les droits des femmes, rappelle l'UFR

Jeudi 7 Mars 2019 - 10:16

Pour l'association qui défend au quotidien les droits des femmes réunionnaises, la journée du 8 mars est une journée de revendications et de lutte. L'UFR tenait une conférence de presse, l'occasion d'un bilan sur les avancées de la lutte vers l'égalité réelle hommes-femmes.


Tatiana Cuvelier, secrétaire générale adjointe, Evelyne Corbière, secrétaire générale, Karine Lebon, membre du bureau de l'UFR.
Tatiana Cuvelier, secrétaire générale adjointe, Evelyne Corbière, secrétaire générale, Karine Lebon, membre du bureau de l'UFR.
Demain 8 mars, sera la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. En France, elle fut officiellement instaurée en 1982 par François Mitterrand, nous rappelle Evelyne Corbière, secrétaire générale de l'UFR. Mais la première fois qu'elle fut célébrée à La Réunion fut en 1974: des Réunionnaises ont alors manifesté, dénonçant l'injustice sociale de la société réunionnaise. "Ce sont des femmes qui ont porté la lutte pour plus de justice sociale, le 8 mars 1974. C'est une date importante pour l'UFR, qui fêtait l'année dernière ses 60 ans d'existence", dit la secrétaire générale.

L'Académie vient de donner (enfin) son aval à la féminisation des noms de métiers, mais, souligne Karine Lebon, membre du bureau de l'UFR, il s'agit en réalité d'un retour dans le passé, car au moyen-âge et à la renaissance, les femmes pouvaient être autrices, ambassadrices, écrivaines... La bénévole préfère donc au terme de féminisation celui de démasculinisation. Il aura fallu attendre longtemps que l'Académie, constituée quasi exclusivement d'hommes, daigne accepter enfin que les métiers se féminisent. "Ségolène Royal disait en 1996 que derrière cette peur sémantique se cache l'idée qu'un titre qui se féminise se dégrade", cite Karine Lebon.

Les mots ont un sens et un pouvoir, les représentations sociales de la femme et de son rôle changent doucement, le vocabulaire est porteur d'idées et de valeurs, que les femmes intègrent malgré elles. Si les femmes pourront désormais se faire appeler Madame la présidente, en lieu et place du grotesque Madame le président, elles sont toujours payées moins que les hommes, et peu représentées dans les conseils d'administration des grandes entreprises ou les hauts lieux de pouvoir. 

Mais le combat pour le droit des femmes à l'égalité réelle est souvent au second plan, lorsque une femme meurt sous les coups de son conjoint tous les trois jours en France. Depuis le début de cette année, 30 femmes ont déjà péri, assassinées par leur conjoint. "Ce ne sont pas des crimes passionnels, mais des crimes possessionnels", s'insurge l'UFR. L'objétisation de la femme, les représentations sociales, jettent l'opprobre sur les femmes violées, souvent suspectées de provocation. Les viols conjugaux, par exemple, sont peu reconnus par la justice, et sont traités au même titre que les violences conjugales, quand ces crimes devraient être jugés aux assises.

L'UFR reçoit un nombre important et inquiétant d'appels à l'aide de femmes réunionnaises victimes de violences, qu'elle soient physiques, psychologiques ou sexuelles. "Lorsqu'une femme décide de partir du foyer violent, il faut absolument qu'elle dépose plainte, qu'elle constitue un dossier, lorsqu'elle part avec ses enfants", affirme l'UFR. Nombre de femmes victimes de violences intra-familiales ont du mal à déposer plainte, et se voient retirer la garde de leurs enfants, accusées d'enlèvement...

L'association organise des groupes de parole, les femmes victimes de violences y trouvent une oreille attentive et aguerrie, et peuvent échanger leurs expériences, pour trouver la force de se battre et de se reconstruire. L'UFR tiendra son 9ème congrès le 7 avril au village corail, et est co-organisatrice d'un festival de cinéma de femmes, au Port du 22 au 25 mars.
Bérénice Alaterre
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1.Posté par laurent le 07/03/2019 12:45

ça sert à quoi ?
et les droits de l'Homme alors ? cela ne signifie rien ?
c'est finalement une forme de sexisme les droits de la femme non ?

même si je sais que des droits élémentaires de certaines femmes sont bafoués sur notre ile, certaines par contre militent un peu trop pour leur paroisse.

et c'est quoi l'égalité réelle ? un pur fantasme politique. où dans la nature ou dans les autres pays y a t il cette """égalité""" réelle

2.Posté par Grangaga le 07/03/2019 13:09

.......................................Parol' d'in z'onm'..............................


Ti koné pa parr' kèl' somin li la passé
Doulèrr' son monmon la siporté
Po mètt' so p'ti boutt' domounn' o mondd'

Domann' ton monmon kan son deu patt' té karté
Konbyin l'assassin li la krié
Pou toué mèm' aprè sa ta konprann'

Sa la pa toué la fé
Sa la pa in zoué
Sa y gainll' pi réparé
Sé po sa y fo portt' rès'pé.......

Lo kou ti èmm' doné
Si y fé sa avèk' toué
Es'ké ti gainll' anparé
Warr' ton guèl' byin krazé......

La ti rantt' toué finn' bèz' ton rak' sou ton l'éfé
Ton gro patt' sal' ti montt' dann' li san bényié
Et ti vé pèr'sonn' y di ti dépass' lé bornn'.........

Atann' ta warr' kan ta fé kwi twé mèm' ton manzé
Ton linz' sal' dann' panié po lavé é repassé
Madanm' là ta di a mwin si déssi lo fron té ékri punching‑ball..............

3.Posté par Papapio, "Pères Amor" le 08/03/2019 13:16 (depuis mobile)

"Ségolène Royal" la même qui fit voter les lois sur la Parité Éducative des Enfants NON APPLIQUÉES depuis 1994. 90% des Pères condamnés de Genre aux JAFs sous le silence complice de Femmes qui crient légitiment a la parité ?! possib ca ?! Crédible ?!

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