Education

Langevin: "J'appartiens à une génération où on a banni totalement le créole de l'éducation"

Vendredi 14 Juin 2013 - 12:06

Langevin: "J'appartiens à une génération où on a banni totalement le créole de l'éducation"
En visite dans notre île, la ministre déléguée chargée de la réussite éducative, George Pau-Langevin, a pris le temps d'écouter l'équipe pédagogique mais aussi les parents de l'école élémentaire Eugène Dayot du Port. Au coeur du quartier Rivière des Galets, "sensible", rappelle l'inspecteur de circonscription, le dispositif expérimental de la "classe passerelle" marque indéniablement des points pour sa reconduction.

L'essentiel de ce dispositif test réside dans l'implication active des parents à des ateliers, en présence des enfants et des éducateurs.

Les chiffres sont là pour le démontrer. A l'issue de l'année scolaire 2011/2012, le nombre d'enfants réussissant leur entrée en petite section était de 16 enfants sur les 18 du programme. L'année d'après, 14 sur 17 réussissaient. Le taux de fréquentation est lui aussi avantageux : de 82% à 90% de 2010 à 2012.

"La classe passerelle permet l'adaptation progressive de l'enfant dans le milieu scolaire"; explique Jean-Paul Burki, inspecteur de circonscription. Raison pour laquelle le choix d'une équipe enseignante créolophone a été privilégié. L'autre volet fait appel à l'engagement des parents. "Il permet aux parents de connaître les codes de l'école, de tisser des liens. Des parents qui sont d'ailleurs parfois membres du conseil d'école", relève-t-il.

Enseignants et parents s'accordent sur leur volonté de poursuivre le dispositif
Enseignants et parents s'accordent sur leur volonté de poursuivre le dispositif
"J'avoue qu'au début, quand on m'avait dit qu'il y aurait des parents dans la classe, j'étais un peu réticente", avoue une éducatrice, mais finalement, après trois années pleines d'expérimentation, tous y trouvent leur compte.

"L'anglais est une manière de dire à l'enfant : tu es citoyen du monde"

"Je n'ai pas trouvé de côté négatif", témoigne Maëlle, cette maman de 27 ans qui voit dans le dispositif passerelle l'occasion de suivre pas à pas sa fille de quatre ans dans les murs de l'école. Puisque le dispositif porte décidément bien son nom, d'autres avantages sont, eux, insoupçonnés. "On réalise beaucoup de choses durant ces années. On réalise qu'on a des voisins qu'on ne fréquentait pas forcément", explique-t-elle.

Après avoir salué l'exposé de l'équipe enseignante et des parents ravis, la ministre a répondu aux questions des journalistes sur l'objet de fracture que constitue la pratique du créole en classe, parfois au détriment d'une langue vivante.

"Nous sommes dans une île qui est massivement créolophone, ainsi il faut que l'enfant, pour l'apprentissage du français, s'appuie sur ce qu'il connaît. Par conséquent, la structuration de sa pensée, de son expression dans la langue qu'il connaît est quelque chose qui facilite la vie de l'enfant. J'appartiens aussi à une génération où on a banni totalement le créole de l'éducation en pensant que ce n'était pas bien pour les enfants. Mais c'est une autre préoccupation que celle de l'anglais. L'anglais est une manière de dire à l'enfant : Tu es citoyen du monde, tu peux t'ouvrir à d'autres cultures. Il est quand même paradoxal que ceux qui sont assez contre le créole, en disant finalement qu'il était difficile pour l'enfant de se repérer dans deux langues différentes, soient favorables à l'anglais, qui est aussi une autre langue".

LG
Lu 2248 fois



1.Posté par VALERIE le 14/06/2013 12:26

belle visite pou nout pti cartier....kom koi i fait pas ke casser à la RDG !!! MERCI DE VOTRE VISITE MADAME

2.Posté par David Asmodee le 14/06/2013 13:27

Les socialistes vont encore expérimenter sur les enfants des autres pendant que leurs enfants fréquenteront les meilleurs établissements privés.


"L'anglais est une manière de dire à l'enfant : tu es citoyen du monde"


A Saint-Denis, au CM1, après 4 ans d'initiation à l'anglais, les marmailles savent compter jusqu'à onze. Pauvre citoyen du monde. Heureusement qu'il existe des boites privées qui proposent un enseignement correct de l'anglais à nos marmailles. Mais qu'est ce que c'est cher ! Malheureusement, on n'a pas le choix ; on ne peut pas compter sur les guignols de l'Educ Nat.

3.Posté par WQS le 14/06/2013 14:02

J'aimerais appartenir à une génération où on bannirait les ministres qui ne servent qu'à brasser de l'air !

4.Posté par vrpv974 le 14/06/2013 12:11

Encore une façon de les enfermer un peu plus!!!' Après les hommes politiques " PEI" on veut faire une école "PEI" . On compte déjà plus de 100 000 illettrés sur l'île! Ça ne vous suffit donc pas? Et oui c'est vrai qu'avec une parfaite connaissance du créole, nos enfants vont trouver a coup sur des emplois en métropole ou a l'étranger!!! Encore des lubies du lobby créolophone!!!!!

5.Posté par Zozossi le 14/06/2013 14:11

Les Réunionnais n'ont pas besoin des divagations de "notre" ministre antillaise de service pour savoir ce qui est bon pour nos enfants.
Les propos de cette dame sont très représentatifs d'une tendance observable ici: la volonté systématique de promouvoir partout (enseignement, publicité, média...) le patois créole et la langue anglaise, ce qui ne peut se faire qu'au détriment de notre langue nationale, le français.
Qu'elle reparte donc au plus vite avec ses mauvais conseils, et qu'elle nous laisse parler comme nous l'entendons!

6.Posté par Lastic le 14/06/2013 14:18 (depuis mobile)

Quand j''entends sur les radios des Réunionnais dire qu''ils sont contre l''apprentissage du créole j''enrage,ils ont rien compris. L''effet goyave de France est bien installé chez eux. Les pauvres !

7.Posté par Thierry le 14/06/2013 16:01

Le meilleur moyen de faire taire une minorité est de lui dire qu'elle a raison. Elle va en plus de se taire se contenter de son petit monde et des allocs (monsieur le président la dit, monsieur le maire la dit) ... pendant ce temps, le monde évolue ... et sa place se fait prendre ... il ne lui restera que les miettes ...

C'est une forme de mépris encore plus grand que le simple fait d'enseigner la langue nationale ou celles internationales ... Comme le dit si bien David du post 2 ... les enfants de ces grandes gens doivent déjà être très multilingues... et surs d'accéder aux bons postes ...

8.Posté par noe le 14/06/2013 17:31

Belle prestation de la ministre ! Quel courage !
J'adhère !

9.Posté par Yab des Bas le 14/06/2013 18:39

@4 : Ah parce que l'avenir du kréol se trouve en "métropÔle" ou à l'étranger (Québec, Australie...) ?? Le kréol ne peut en aucun cas avoir d'avenir à La Réunion ? Très bien ! On laisse place à ceux qui veulent une "place au soleil", et nous direction péi la fré c'est ça ? Le kréol doit rester docile et "faire le zorey" pour évoluer socialement ? Être kréol ne veut pas dire être fermé culturellement, ne pas être ouvert d'esprit et encore moins être illettré ou idiot ! Un Français de l'héxagone, un Anglais, un Allemand etc peuvent aussi être illettrés vis-à-vis de la langue kréol. Empêche-t-on les Mahorais de s'exprimer en shimaoré ? Les empêche-t-on de l'instituer dans les médias, dans les administrations ?? Ah oui j'oubliais, Mayotte c'est déjà l'Afrique c'est ça ? Alors que La Réunion c'est la France, c'est l'Europe, rien à voir avec l'Afrique ou Madagascar ? Laissez-moi rire...

10.Posté par MARCO POLO le 14/06/2013 18:54

Ôté Noé quo ça l'arrvv'e à toué ? Toué la vir'e d'e bord quoué ??OU le grand admirateur de SARKOZY, ou l'est d'accord avec "une socialo "????

11.Posté par KAFIR le 14/06/2013 23:10

La liberté d'éducation des parents présume celle de notre pays. L'éducation est une des expressions majeure du respect de la personne. Une éducation juste implique : la liberté et la responsabilité des parents, la transmission à tous des savoirs essentiels, la tension spécifique à ceux qui rencontrent des difficultés scolaires. Le respect de la liberté de conscience des enseignants respectueux, de la dignité et de la beauté de la vie humaine. Faire des parents de véritables partenaires familiaux de l'élaboration des programmes des sciences humaines, et notamment dans le domaine affectif et les SVT, en respectant les compétences scientifique des enseignants. La cohésion de notre pays ne doit pas exclure l'ouverture du monde.

KAFIR

12.Posté par KAFIR le 15/06/2013 00:03




La liberté d'éducation des parents présume celle de notre pays. L'éducation est une des expressions majeure du respect de la personne. Une éducation juste implique : la liberté et la responsabilité des parents, la transmission à tous des savoirs essentiels, la tension spécifique à ceux qui rencontrent des difficultés scolaires. Le respect de la liberté de conscience des enseignants respectueux, de la dignité et de la beauté de la vie humaine. Faire des parents de véritables partenaires familiaux de l'élaboration des programmes des sciences humaines, et notamment dans le domaine affectif et les SVT, en respectant les compétences scientifique des enseignants. La cohésion de notre pays ne doit pas exclure l'ouverture du monde.

KAFIR

13.Posté par alain dimitri le 23/09/2013 20:07

la belle affaire pourquoi parlé créole alors que beaucoup font pas l' effort de parlé français a force de parlé petit nègre on nous prends pour des larbins reste dans fenoir mi avance toujours avec ou sans le créole mon patron i fé mon paye tout les mois pas la créole ...

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter


Dans la même rubrique :
< >