Société

La solidarité familiale envers les gramounes se maintient à La Réunion

Vendredi 18 Mai 2018 - 17:07

L'ARS a livré les résultats de son enquête "Gramoune Care. Une enquête réalisée conjointement avec le DMG (Département de Médecine Générale de l’Université de la Réunion) et le CGEOI (Collège des Généralistes Enseignants Océan Indien). Son objectif, dans un contexte de vieillissement de la population réunionnaise, est d’apporter un éclairage sur l’état de santé et les conditions de vie de nos "gramounes". Cette première enquête du genre pourra éclairer la mise en oeuvre et le suivi des actions collectives de prévention du vieillissement, et d’accompagnement des personnes âgées.


La solidarité familiale envers les gramounes se maintient à La Réunion
L’INSEE prévoit un doublement des personnes âgées de 65 ans ou plus pour 2040. Les séniors devraient y représenter alors 21% de la population réunionnaise. G ains d’espérance de vie, progrès en termes d’autonomie et arrivée de générations nombreuses aux âges élevés... La Réunion fait ainsi face à un enjeu démographique majeur : le vieillissement de sa population. 

L'enquête "Gramoune Care" avait pour objectif de définir des profils sociaux et sanitaires des personnes âgées et à observer les interrelations qui peuvent exister entre santé et conditions de vie. 875 personnes âgées de 65 ans ou plus, vivant à domicile, ont ainsi été interrogées du 1er juillet 2016 au 31 mars 2017, à partir de la patientèle des médecins généralistes de l’île.

Un tiers des gramounes déclarent de faibles ressources financières avec moins de 800 € par mois

Les principaux résultats démontrent qu'un tiers des gramounes déclarent de faibles ressources financières avec moins de 800 € mensuels au sein de leur foyer et 26% déclarent y arriver difficilement. Cette situation devrait évoluer plus favorablement, les plus jeunes générations des séniors déclarant des niveaux de ressources supérieurs aux plus anciennes, indique l'enquête.

Les solidarités familiales et de proximité se maintiennent toutefois, malgré l’avancée en âge. Les séniors s’appuient essentiellement sur leur famille avec une aide intergénérationnelle bien présente et principalement non financière. Ainsi 70% d’entre eux reçoivent de la visite au moins une fois par semaine de la part de leur entourage familial, et la part des personnes vivant seules reste constante
malgré le vieillissement (inférieure à 30%, quel que soit l’âge).

Par ailleurs, huit gramounes sur dix déclarent être satisfaits de leur mode de vie actuel et souhaitent rester dans leur logement pour les années à venir. Pour la moitié d’entre eux, un aménagement de leur logement serait nécessaire en raison de l’avancée dans l’âge, principalement pour la salle de bain et les toilettes. Mais avec peu de moyens financiers pour la majorité d’entre eux, il leur est difficile de procéder aux rénovations nécessaires. Seuls 2% envisagent d’aller vivre dans une maison de retraite ou en famille d’accueil.

Pour nos gramounes, le médecin généraliste est un interlocuteur fréquent. Un sénior sur deux consulte un médecin au moins une fois par mois et 46% d’entre eux consomment au moins trois médicaments par jour. Seuls 10% d’entre eux n’en consomment aucun. Au cours des six derniers mois, 17% des séniors ont été hospitalisés.

L'utilisation d'internet chez les séniors les plus jeunes progresse

L’utilisation d’internet et du téléphone portable progresse fortement chez les plus séniors les plus jeunes. Des risques de dépendance sont identifiés, avec des expositions relativement élevées. Les personnes  âgées ont été interrogées sur un panel de questions permettant d’identifier les risques de dépression, de troubles cognitifs, de dénutrition, de chute. Ces tests constituent des éléments-clés de la première étape du dépistage et  ont permis d’identifier des facteurs associés à ces risques : âge, consommation médicamenteuse, autonomie, moral, composition familiale, visite  de l’entourage.

46% des séniors ont un risque de dépression

L’enquête met en avant que 46% des séniors ont un risque de dépression, 32% un risque de troubles de la mémoire, 23% un risque de dénutrition et 14% un risque de chute. Elle permet d ’identifier un profil de personnes à risque de dépendance : un âge supérieur à 75 ans, un isolement quotidien, une anxiété ou un sentiment d’être déprimé, la consommation de plus de 6 médicaments par jour.
N.P
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1.Posté par requin le 19/05/2018 13:35

Et voilà le travail!!! Tu parles que les gramounes sont bien considérés!!! Voir cet article du même journal!!!

"L’octogénaire est morte seule dans une chambre remplie d’excréments le 24 juin 2015, dans la résidence Clos de Sylvia, ruelle Samat à Saint-Denis. Pendant des mois, sa fille, Nathalie I., 32 ans, n’a fait que la nourrir, de façon basique, quelques fois par jour. Fini les changes, les bains et les soins depuis 2014.
 
C’est en 2013 que cette femme de 87 ans fait un AVC. Aucun de ses enfants ne se propose pour la prendre en charge – la famille serait "particulière" et la violence entre ses membres connue de la justice – sauf Nathalie I. qui l’accueille chez elle et reçoit une indemnité d’environ 400 euros par mois. Elle vit alors avec Joachin C., 41 ans et 18 condamnations sur son casier judiciaire.
 
Au début, les visites des infirmières se font régulièrement, même quotidiennement, ainsi que les kinés et médecins. Mais les visites se font de plus en plus rares. Selon la fille, sa mère ne veut plus les voir et se montre hostile. Et étant enceinte, elle a du mal à soulever sa mère pour la soigner. Pourtant, le personnel soignant dit n’avoir aucun souci avec la patiente, sinon une réticence à être touchée en début de traitement.
 
Négligence de l’UDAF ?
 
Et donc… plus personne ne passe. Le mandataire de l’UDAF (Union nationale des associations familiales) chargé de la protection de la gramoune est même contacté par Nathalie I. en juin 2015, peu de temps avant la mort de la victime, qui explique qu’elle ne s’en sort plus. Mais aucune réaction de l’organisme.
 
Délaissée par sa famille et par l’UDAF, cette femme diabétique et souffrant des complications liées à son AVC, décède. À leur arrivée, les secours retrouvent une pièce dans laquelle jonchent des excréments sur le sol, les murs… les draps n’ont pas été changés non plus. La victime a quant à elle des vers et larves au niveau du cou ainsi que des plaies de macération sur tout le corps. Cela fait plus de 24 heures qu’elle est morte.
 
Me Ariane Bouvet, l’avocate du couple absent et pourtant jugé par le tribunal correctionnel de Saint-Denis pour homicide involontaire et non-assistance à personne en danger explique que pour un homicide il faut qu’ils aient causé la mort. Or, la mort est notée comme "naturelle" dans l’autopsie. Et pour non-assistance, il faut avoir conscience qu’il y a un danger. Or elle rappelle "la misère sociale et le niveau intellectuel bas" de la famille.
 
Relaxés pour homicide involontaire, le tribunal a retenu la non-assistance à personne en danger et les a condamnés à 2 ans de prison et délivré un mandat d’arrêt à leur encontre."

2.Posté par Ne vous inquiétez pas le 20/05/2018 16:47 (depuis mobile)

Ne vous inquiétez pas pour la sénatrice. Avec ce qu elle a .... elle est à.l abris.
Que fait la justice ?

3.Posté par FAIVRE Daniel le 20/05/2018 18:33

C'est faut la solidarité familiale est très rare, l'ARS devrais excusée pour ces mensonges ils cache la réalité
ils e L'ARS arrête les mensonge la solidarité familiale est très rare des milliers de personnes âgées sont abandonné essaye de survivre
L'ARS arrête les mensonge la solidarité familiale est très rare des milliers de personnes âgées sont abandonné

la plus petite retraite dont j'ais le document c'est 80 centime par mois

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