Faits-divers

La société E2R condamnée pour homicide et blessures involontaires

Mardi 14 Mai 2019 - 14:21

La société de construction de réseaux électriques, E2R , a été condamnée à 30 000 euros d'amende pour homicide involontaire et 15 000 euros pour blessures involontaires, suite à deux graves accidents de travail. L'ancien gérant, Philippe Neys, et son fils Xavier, nouveau gérant, ont quant à eux été relaxés. 
 
En 2015, un employé voit sa jambe et son pied gauches écrasés. En 2011, un incident bien plus dramatique encore : un homme perd la vie sur le site du Port. "Un traumatisme pour l’entreprise et un traumatisme personnel", affirme Philippe Neys, ancien gérant de cette société basée en métropole, comptant 48 salariés et un chiffre d’affaires de 55 millions d’euros.
 
Le 2 août 2011, Jean Yves Hoareau, père de famille, tombe d’un fourgon de 2,5 m de haut sur lequel il avait placé des tuyaux. Alors que ses collègues s’absentent, la victime serait tombée. Personne n’est témoin de l’accident mais l'homme est retrouvé quelques instants plus tard au sol. Souffrant de plusieurs blessures dont un traumatisme crânien majeur, la cause la plus probable est une chute du fourgon.
 
Selon l’inspection du travail, la prévention de ce genre de risque manquait au sein de l’entreprise. Pour le gérant, "il était interdit de placer les tuyaux sur le toit". Selon un collègue de la victime, c’était pourtant une action habituelle.
 
La procureure avait requis 2 ans de prison avec sursis à l’encontre de Philippe Neys et une amende de 30.000 euros à l’encontre de E2R. L'homme a finalement été relaxé ce mardi. 
 
Concernant le deuxième incident, le nouveau gérant, fils de Philippe Neys, est désormais le représentant légal de E2R. Le 24 juin 2015, c’est un chauffeur de camion qui est victime d’une chute sur un site de stockage à Saint-Pierre. Alors qu’il tient les commandes de la grue du camion, servant à déplacer des palettes, il s’affaire à une autre tâche. Au moment de la chute, la grue lâche une palette sur la jambe gauche de l’employé. S’en suivent trois mois d’arrêt.
 
Pour Xavier Neys, l’action de son employé était imprudente. Pour la procureure, la victime était "dans un certain flou, sans formation spécifique". Elle rappelle ensuite l’absence de mise à jour du document de prévention des risques et le "manque d’organisation et de marquage sur le site de stockage".
Soe Hitchon - soe.hitchon@zinfos974.com
Lu 2560 fois


Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Si aucune page de confirmation n'apparaît après avoir cliqué sur "Proposer" , merci de nous le faire savoir via le mail contact@zinfos974.com
------
Merci de nous donner les informations suivantes, elles nous serviront à mieux cerner votre situation :
-- Smartphone ou ordinateur (mac ou windows)
-- Navigateur utilisé
-- Votre fournisseur d'accès internet
------
Toute l'équipe de Zinfos974 vous remercie

Dans la même rubrique :
< >